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    Les Bêtes du sud sauvage
    note moyenne
    3,9
    2776 notes dont 442 critiques
    répartition des 442 critiques par note
    76 critiques
    149 critiques
    100 critiques
    57 critiques
    39 critiques
    21 critiques
    Votre avis sur Les Bêtes du sud sauvage ?

    442 critiques spectateurs

    islander29
    islander29

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    4,5
    Publiée le 13 décembre 2012
    Le cinéma indépendant américain, nous offre régulièrement des pépites, des films qui ont une âme..... La louisiane ( ou ailleurs, j'ai cru au début que le film se passait en afrique du Sud, puis en Australie), apparait comme un lieu parfois apocalyptique, et l'histoire que nous raconte le film est celui d'une petite fille et de son père exilés de chez eux par une tempête (on pense aux inondations de l'ouragan Katrina)....Les dialogues du père envers sa petite fille sont souvent cruels, il voudrait lui apprendre la vie, mais c'est sa vie à lui, une vie dure et sans joie..... Les scénes ont parfois quelque chose d'animal (d'où peut être le titre)..... Le film contient une belle dose d'intériorité et d'émotion, pour qui veut voir un autre monde, la misère et un peu comme London ou Dickens : "les bas fonds".... la mise en scène est synthétique, efficace et prenante.....La vie c'est cela aussi nous dit elle.....Les images nous apprennent aussi à faire face à la vie....La dualité de ce message est forte et la fin du film où la petite fille, devient héritière du monde (son père étant "mourant") confirme la force de ce qui forge aussi une part du mythe américin : "faire face"......Je conseille....
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,5
    Publiée le 5 janvier 2019
    C’est un conte, mais c’est aussi une apocalypse. C’est un premier film, mais c’est aussi une réussite. Les Bêtes du Sud Sauvage, c’est une BO magnifique, une histoire sincère, un esthétisme profond, une émotion garantie, mais surtout une révélation : Quvenzhané Wallis. Une gamine de six ans et déjà d’une sagesse époustouflante. Triomphe à Sundance, Caméra d’or à Cannes, grand prix à Deauville, ce long-métrage de Benh Zeitlin est un conte pour adulte.
    poet75
    poet75

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    4,0
    Publiée le 17 décembre 2012
    Pour un premier film, c'est un coup de maître et qui n'a pas volé sa Caméra d'Or à Cannes! Nous voici transportés en Louisiane, dans le bayou, là où vivent les pauvres et les laissés-pour-compte. Il y a pourtant comme une sorte d'art de vivre dans ce lieu et ceux qui y subsistent ne changerait d'environnement pour rien au monde. Or précisément, ce monde est menacé, il est en grand péril: les tempêtes surviennent, les eaux montent, les plantes et les animaux succombent... Il y a comme des forces millénaires qui sont tout à coup libérées et qui dévastent tout. Ainsi ces aurochs qui surgissent de la nuit des temps, mais qu'un regard de petite fille met à genoux! Car ce qui fait la force et la beauté de ce film et lui donne une allure de conte, c'est que tout est vu à travers le regard de la petite Hushpuppy, une fillette de six ans. Son regard est tantôt candide (comme doit l'être celui d'une petite fille) et tantôt comme désabusé (comme si la petite fille avait dû grandir un peu trop vite et assister à des spectacles qui ne sont pas faits pour elle)! Grâce à Hushpuppy, en tout cas, dans ce film qui pourrait dresser un constat amer, voire désespéré, est sauvegardée la flamme de l'espérance. Rien ne sera jamais totalement perdu, semble nous dire le réalisateur, tant qu'il y aura des enfants, tant qu'il y aura des "Hushpuppy" sur cette terre!
    Laurent C.
    Laurent C.

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    2,5
    Publiée le 17 décembre 2012
    C'est un film tourné à la façon d'un conte africain poétique. La photo est magnifique. La petite actrice est parfaite. Il manque quelque chose à la narration pour rendre les choses captivantes.
    this is my movies
    this is my movies

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    2,0
    Publiée le 5 mars 2014
    (...) Bon, bien sûr, je ne suis pas fan de ce genre de cinéma mais je me suis tout de même lancé dans le visionnage de l'oeuvre avec entrain, sans vraiment savoir à quoi m'attendre. Assez vite, je suis sortis du film et son visionnage s'est rapidement apparenté à une longue route malgré sa courte durée. En effet, le film accumule les poncifs du genre et le final, certes émouvant, ne reculera devant aucun moyen pour vous arracher cette foutue larme. Mais tout d'abord, les poncifs. Dans le cinéma indé, on aime bien donné aux personnage principal un prénom pas possible, certains diront originaux, et qui sonnent de façon très mignonne à l'oreille, et surtout, on le répétera dans chaque scène afin que le spectateur qui somnole se souvienne du nom de ce dernier entre 2 roupillons. Ensuite, on nous vend le quotidien assez misérable de cette petite famille comme étant une vie saine, une vie en lien avec la nature, une vie loin du stress, du bruit et des préoccupations quotidiennes de notre foutue société moderne. Effectivement, moi-même en voyant le film, je me suis dit que c'était une vie plutôt sympa et un vrai bonheur à vivre pour les enfants, loin de toutes nos contraintes. Maintenant, de là à en faire un idéal de vie, c'est autre paire de manches et je suis pas sûr que le spectateur bobo ait eu une envie soudaine de tout lâcher pour aller apprendre à son enfant à pêcher le poisson à mains nues et aller vivre dans une maison faite de tôles et de planches au milieu des marécages. Les scènes s'enchaînent tandis qu'entre-temps, le réalisateur nous balance des plans de ces animaux disparus, les aurochs, qui s'apprêtent à débarquer dans cette terre frappée du malheur et à mettre fin au règne des hommes. Mais au juste, pourquoi diantre intégrer les aurochs à l'histoire ? La suite sur
    Benito G
    Benito G

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    3,5
    Publiée le 20 janvier 2013
    L'histoire d'une petit fille dans un univers complètement dévasté (physiquement et psychologiquement), à part, dur, chaotique, une communauté touchante autant que désorientée, vivant de rien. Un voyage complètement dépaysant, dans la solitude et la douce folie, les contes de grands-mères en guise d'éducation. Tout cela vu à travers les yeux imaginatifs d'une enfant. Ce film est une oeuvre magique et unique ; elle met le déclin de la planète en parallèle avec celui des hommes. Ce film est irracontable, il faut simplement le vivre comme une expérience : filmé caméra à l'épaule de façon tout à fait instinctive mais qui n'en devient pas "nauséeux" comme pour beaucoup de poroductions utilisant ce moyen Le cinéma indépendant américain est l'un des rares à nous offrir de telles oeuvres, à la fois puissantes et jamais ennuyeuses : un film unique, jamais vu, fantastique (avec les aurochs notamment). Un film réellement particulier, inclassable, "flottant", spirituel, une oeuvre que l'on ressent plus que l'on comprend, bien qu'elle soit emplie d'une sagesse indescriptible. On arrive à se demander, comme ubn scénariste ; à pu avoir en tête un tel scénario. D'une justesse psychologique effroyable et un ensemble à la fois dramatique, rêveur et fantastique (le fait que l'on voit par la vision de l'enfant). Un film unique, qui vaut vraiment le détour et qui en met plein les yeux. On en ressort, les yeux écarquillés et encore bluffés par toute cette beauté et cette histoire qui n'aurait pu être mieux raconter. Une vraie réussite.
    Guimzy
    Guimzy

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    3,0
    Publiée le 9 février 2013
    C'est un film assez étrange et perturbant. Il m'a vraiment fait pensé à Into The Wild mais la découverte de l'inconnu est vu du point de vue d'une enfant. C'est assez touchant, ça montre clairement la vision des pauvres qui rêveraient de découvrir ce qu'ils ne connaissent pas - donc inverse des classes sociales dans Into The Wild - et la bande-son est vraiment jolie. Les décors quant à eux sont plutôt réussis mais sont gâchés en général par cette caméra qui à mon goût faisait bien trop amateur. Ça bouge parfois dans tous les sens et ce n'est vraiment pas agréable. Et malgré donc un univers assez émouvant, il y a une cruelle absence d'histoire, de scénario. Le truc des aurochs et de la fille qui veut retrouver sa mère, on ne le voit qu'au début du film mais après ça part dans quelque chose de beaucoup plus philosophique. On notera le très bon jeu de la jeune Quvenzhané Wallis, qui a bien mérité sa nomination - ou son oscar je ne sais plus - et quant aux personnages secondaires, cela m'a une fois de plus fait penser à Into The Wild quand elle découvre de nouvelles personnalités vivant dans un monde différent du sien. Le fait que ça soit touchant tout le long, ça part finalement dans une petite niaiserie à la fin du film ce qui est dommage, car on du coup on décroche un peu. C'est un film donc assez étrange, bien joué et bien mis en scène mais qui manque cruellement de choses très importantes pour un faire un très bon film. A voir tout de même pour réaliser la vision qu'ont les pauvres sur le monde, et en particulier les enfants pauvres.
    reggie miller
    reggie miller

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    4,5
    Publiée le 17 décembre 2012
    A la frontière du docu et de la fiction, un film beau, dramatique, poétique, puissant... La jonction improbable entre "The tree of life" de Malick, "Still Life" de Jia Zang Ke et "Tropical Malady" d'Apichatpong Weerasethakul
    Requiemovies
    Requiemovies

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    4,0
    Publiée le 28 novembre 2012
    Rarement, mais de temps en temps, surgissent des films forts qui changent la donne d’un cinéma viscéralement lié à la finance. Films dont l’énergie soudainement déployée nous emportent vers ce que le Cinéma tend à faire résonner, de l’émotion pure, une innovation créative marquée et un auteur qui émerge à travers son oeuvre. Ces conditions sont pleinement remplies par le premier film de Benh Zeitlin. Tel un poème à la structure anarchique mais épique, ode à l’enfance où l’innocence serait le fil conducteur, Les Bêtes du Sud Sauvage procure ce bien être qui nous séduit, autant dans la perte de repère qu’il créé, que dans les séquences d’un naturel confondant que le réalisateur à le talent de mettre en scène. Si il n’y a pas une lecture unique pour en apprécier toute la saveur le film prend place en ce que chacun peut ressentir devant une telle œuvre. La force du métrage tient essentiellement dans l’interprétation de son actrice principale, du haut de ses 5 ans, Quvenzahné Wallis magnétise par son interprétation chacune des séquences dans lesquelles elle apparaît. Son naturel à imprégner chaque scène par la note constante qu’elle délivre, réside entre le charme et le caractère appuyé du personnage mais aussi de l’actrice elle-même. Le désir de Zeitlin de ne pas vraiment inscrire le film temporellement et laisser un flou constant sur la géographie précise de son histoire, contribue à insuffler une note poétique. Si certains peuvent rester de marbre à l’aspect déstructuré de l’histoire (de nombreuses ellipses), l’intention première n’est jamais perdue, celle de trouver une narration moderne et figurative à ce conte. Son propos ne sera que plus fort lors d’envolés fantastiques où une horde de bêtes fantasmagoriques, à la taille démesurée, viendront prendre place dans le récit pour une confrontation finale lourde de sens. Si le regard principal est souvent celui de Hushpuppy (Quvenzahné Wallis), le réalisateur n’oublie jamais de conjuguer son récit imaginaire avec celui plus réaliste et même critique de la société et des laissés pour compte. C’est au travers du regard adulte cette fois (celui du père et des villageois) que Benh Zeitlin se charge de faire une critique acerbe de l’Amérique. Là, où les forces de l’ordre, incapables de gérer la situation enlèvent le peu de liberté qui reste aux hommes. Ce point de vue comme le décorum fait indubitablement penser à l’après Katrina. Au milieu de cet ensemble, comme un fil conducteur, se bat avec son innocence, la jeune héroïne, qui devient alors vecteur d’une fuite en avant, mêlant courage et volonté. Benh Zeitlin démontre ainsi le pouvoir de l’imaginaire et de la structure que les rêves forment à l’âge adulte, et ce, sans ne jamais mettre de côté son innocence. Loin des formats actuels d’un cinéma plus souvent divertissant, Les bêtes du Sud Sauvage engendre le plaisir de découverte d’un cinéma bricolé, fort de sens et de beauté. On ne réalise pas seulement des films de cette trempe en 3D mais également avec un sens de la narration et de la réalisation, même si risquée, marquée et personnelle. Beau et touchant…pendant très longtemps. http://requiemovies.over-blog.com/
    Nyns
    Nyns

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    3,0
    Publiée le 11 juin 2016
    Les quinze premières minutes des Bêtes du sud sauvage correspond totalement à ce à quoi je m'attendais, prévoyant quelque chose de très poétique et métaphysique, le tout vu par une fillette de 5/6 ans élevée à la dure. Et puis le reste du film la réalisation se fait beaucoup plus paresseuse, il a quelque chose qui passe bien sur, mais c'est principalement dû à tout ce contexte du bayou, de cette communauté d'irréductibles. Certes il y a ces fameux aurochs imagés dans l'esprit de Hushpuppy, mais je me suis principalement contenté de ça personnellement. À la limite peut importe le point de vue à savoir si ce film est à la hauteur de l'idée écologique qu'il véhicule, la vérité est qu'on s'ennuie un peu, voire beaucoup. La petite joue incroyablement bien, je suis toujours admirative de ces gosses aux talents précoce, les adultes savent tous jouer la comédie après tout... L'écriture n'a en soit rien d'extraordinaire, la beauté des Bêtes du sud sauvages réside dans la pureté des images. La relation père/fille parvient quand même à quelque chose, c'est ce qui est le moins laborieux parmis les messages passés par le réalisateur. Du mal à comprendre autant d'enthousiasme du coup, c'est une petite déception.
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    3,5
    Publiée le 24 février 2013
    Quand un film arrive précédé d'une telle réputation, déjà épaulé par une belle moisson de récompenses, le spectateur est forcément à la fois conditionné et inquiet : et si jamais je n'aimais pas "les Bêtes du Sud Sauvage" alors que tout le monde est dithyrambique, est-ce que cela veut dire que je suis stupide ? Ou pire, que je n'ai pas de coeur ? En fait, "les Bêtes du Sud Sauvage" est exactement ce que tout le monde en a dit : une fable à la fois triviale et cosmique sur l'avenir - déjà advenu - de notre monde, racontée par un petit être qui se bat entre douleurs familiales - mère disparue, père malade - et rêve d'être assez forte pour résister à l'apocalypse. Le tout filmé avec des acteurs amateurs dans un décor - réel - de la Louisiane du quart-monde, après le passage de l'ouragan Katarina. Original. Impressionnant. Régulièrement bouleversant, en partie la dernière partie, avec le défi - relevé avec panache - de la confrontation "lo-fi" entre Hushpuppy et les aurochs. Et pourtant, "les Bêtes du Sud Sauvage" a peiné à me convaincre tout-à-fait, comme si le "geste artistique" résolu de Benh Zeitlin, se confrontant courageusement à la misère et la bestialité, ne trouvait pas exactement la forme nécessaire à exprimer son évidente sincérité : est-ce le filmage caméra - tressautante - à l'épaule et le montage qui fractionne l'action, deux techniques auxquelles je suis parfaitement allergique, et que Zeitlin assimile de manière erronée à une forme de réalisme ? Est-ce la difficulté de trouver le juste équilibre entre le non-dit de la fiction (à nous d'imaginer ce monde en lambeaux, au bord du naufrage...) et sur-lignage des émotions (la voix off, souvent en trop) ? Toujours est-il que j'ai trouvé difficile d'adhérer en continu aux choix esthétiques et narratifs de Zeitlin... ce qui, bien entendu, ne diminue en rien la belle singularité de son geste cinématographique.
    7eme critique
    7eme critique

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    2,0
    Publiée le 14 janvier 2013
    Tout ça pour ça !!!! Encore un film dont je ne comprends pas l'engouement, je crois qu'on nous livre tellement de choses similaires ces derniers temps, que la moindre originalité est sur-notée comme pas possible... Suite aux critiques, je m'apprêtais à voir un très bon film, au lieu de ça je tombe sur cette histoire qui n'a rien d'extraordinaire. "Les bêtes du sud sauvage" est cucul comme pas possible, les lignes de narration mignonnes façon Walt Disney pour 8-10 ans, whaaa c'est beau... La gamine m'a épuisé pendant une heure trente avec ses mimiques agaçantes, c'est un film gentillet, ni plus ni moins. Le scénario est ultra-simple, le cadrage j'aurais pu le faire moi-même entre deux sandwichs, la prestation de la petite (même si elle m'a insupporté) reste bonne pour une enfant de 6 ans sans pour autant mériter une nomination aux Oscars, on aperçoit une ou deux jolies scènes et la musique colle bien à l'univers, voilà tout. Maintenant, comme le font tout au long du film les vétérans du village, je vais aller boire un coup pour oublier cette déception.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    3,5
    Publiée le 26 décembre 2012
    Pas aussi magique et envoutant que j'espérais mais Benh Zeitlin nous livre tout de même, avec "Les Bêtes du sud sauvage" une oeuvre poétique, émouvante et intelligente. De plus, le film est servi par un casting de qualité et une BO époustouflante.
    Sergio-Leone
    Sergio-Leone

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    4,5
    Publiée le 17 décembre 2012
    Gros coup de cœur si ce n'est plus pour un premier film très prometteur pour la suite. La mise en scène brute et à fleur de peau de Benh Zeitlin fait ressortir et jaillir toute la puissance contenue de ce couple hallucinant père/fille interprété en partie par peut-être l'un des meilleurs enfants acteurs depuis Christian Bale dans "Empire du soleil"... Une réussite totale et une grande claque pour tous ces réalisateurs qui cherchent à atteindre la beauté visuelle ou émotionnelle par facilité alors que Zeitlin tel un Dostoïevski ressort toute la quintessence à travers les plus insignifiants.
    Paul M.
    Paul M.

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    4,0
    Publiée le 19 janvier 2013
    Les Bêtes du sud sauvage est une vraie surprise et un film qui plaisir. En effet Behn Zeitlin livre un premier film généreux à l'image de ses personnage et de sa musique. La mise en scène est vivante, fraîche et inventive avec un côté malickien pour la célébration de la nature, du sauvage, sans le côté solennel de ce dernier et une poésie plus libre et plus simple que dans George Washington de Gordon Green (même si j'adore ces derniers). On prend vraiment plaisir à voir un auteur qui réalise son premier film en étant sûr de ce qu'il fais avec une naïveté assumée et qui veut partager tant avec son spectateur sans jamais le snober. Ainsi le film prend la forme d'un conte, celui de la vie de Hushpuppy qu'elle nous narre elle-même et c'est dans ce choix que réside la grande force du film: avec un tel point de vue on tombe facilement dans le ridicule (surtout dans le cinéma américain) mais là on est toujours dans le juste ce qui d'ailleurs donne l'impression que les paroles ont été écrite par l'enfant plutôt que pour; le choix de cette petite fille et son absence de point de vue critique évite donc au film de tomber dans le misérabilisme et on est face à une constante célébration de son mode de vie, certes pleine d'illusion mais pas fausse car très communicative. Le film n'est jamais mélancolique ou larmoyant (même concernant la mère perdue) mais est toujours très fort et "va de l'avant" comme son personnage principal. Et si certains ont été gêné par cette manière de filmer ce qui reste une grande misère (pauvreté, alcoolisme) je pense que le réalisateur est totalement sincère et ressent une grande joie à filmer cette communauté vivant en otarcie contre le reste du monde et qui est la seul à affronter avec courage la fin du monde, sa fin du monde, tout en étant plus que jamais sur de ses choix. Le film m’apparaît donc comme totalement cohérent et sincère dans la mesure où tout y transpire la même générosité, la même vitalité, la même joie et la même force que ses personnages et tant mieux car ça fait du bien!
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