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note moyenne
2,9
36 notes dont 8 critiques
25% (2 critiques)
13% (1 critique)
0% (0 critique)
38% (3 critiques)
13% (1 critique)
13% (1 critique)

8 critiques spectateurs

Sagramanga

Suivre son activité 18 abonnés Lire ses 421 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 30/04/2012

Dire que ce film est hermétique relève de l'euphémisme : c'est un peu comme si on avait retrouvé de vieilles bobines d'un film tourné dans les années 1940/50 par un proto-David Lynch (scène de rêves éveillés, sensation hallucinatoire où s'estompe la frontière entre réel et songe), et qu'on aurait remonté ces fragments oniriques et bizarres dans le désordre, sans chercher à comprendre le fil conducteur de l'histoire. On aboutit donc à une suite de scènes qui seraient comme un assemblage de fragments de films de gangsters, d'une étrangeté quasi-hypnotique, assez joliment filmées (dans ce beau noir et blanc un peu flouté typique de l'esthétique de Maddin), mais tellement décousues que, si on ne s'est pas armé d'un briefing préliminaire, ce film semblera sans queue ni tête, et toute tentative pour l'apprécier risquera de sombrer dans les abîmes de l'irrésolution... Pourtant, après le très beau WINNIPEG MON AMOUR, documentaire fictionnel extrêmement poétique sur la ville de Maddin, j'avais naïvement cru que ce cinéaste s'était mis à réaliser des films agréables à voir... Mais non, après avoir vu une demi-douzaine de ses films (et oui, je m'accroche), j'ai l'impression de m'être encore laissé avoir par un cinéaste avant tout préoccupé par sa petite recherche nombriliste. C'est certainement très utile pour lui, mais en tant que spectateur, on se dit qu'on s'est juste infligé une épreuve superflue.

anonyme
Un visiteur
5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 12/03/2012

Les pulsions et la perte de mémoire sont le point de départ du nouveau film de Guy Maddin.La perte de mémoire qui engendre une perte de repère et de morale.Dire d'Uysse,souviens-toi! qu'il est un film fantastique se serait sous-estimer le cinéaste canadien.Ici,nous avons à faire à une métaphore de la psyché humaine,peuplé de ses fantômes et de ses désir refoulés.C'est bien dans cette métaphore que Maddin atteint de sommets en matière de chaos filmique,c'est ainsi qu'il signe un grand film.

norman06

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2,5Moyen
Publiée le 06/03/2012

Inspiré délibérément ou non de Welles et Lynch, un exercice de style séduisant mais un peu vain, qui inaugure un nouveau genre : la série B d'auteur.

douggystyle

Suivre son activité 327 abonnés Lire ses 3 456 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 05/03/2012

Réaliser un film en s’inspirant de ses propres rêves, comme l’a fait une fois de plus Guy Maddin dans ce huis-clos filmé en noir et noir, ne peut donner qu’un résultat s’approchant du surréalisme. Or, vouloir raconter une histoire avec une construction similaire à un immense foutraque visuel devient, même avec un génie narratif surprenant, un défi insurmontable. C’est bien le problème de ce cocktail d’images empruntés aux classiques du film de gangsters et de maisons hantées, qui malgré un semblant de trame scénaristique et de morale sur les liens familiaux, s’avère au final n’être qu’un méli-mélo de représentations d’émotions intenses et une fable lyrique sans queue ni tête. Il est certains que le jeu très profond des excellents acteurs donne davantage de corps à ces sensations de peur et de frustration omniprésentes dans le film mais ne parviendra jamais à aider le spectateur moyen à entrer dans le délire psychédélique de cette chimère cinématographique.

jean_baptiste b.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 29/02/2012

En tant que distributeur de Guy Maddin en France depuis son premier film, nous savons à quel point son cinéma est tout sauf artificiel. Guy Maddin cherche avant tout à imprégner sur l'écran les émotions qu'il ressent. Sa démarche ne consiste pas à raconter une histoire comme une simple suite de péripéties, mais à faire éprouver au spectateur, presque physiquement, les sensations sont il a lui-même fait l'expérience. Sensations humaines et universelles (la peur, le désir, la jalousie, la joie...), que chacun peut reconnaître et surtout avoir lui-même vécu d'une façon ou d'une autre. Loin des métaphores et des symboles, Guy Maddin s'intéresse à un cinéma intuitif, viscéral, un cinéma qui vous prend aux tripes. C'est aussi un cinéma poétique qui aime le mystère. "Ulysse, souviens-toi !" est sans doute son film le plus intime. Le personnage de Manners rêve qu'Ulysse, son père mort, revient auprès des siens. A travers les différentes pièces de la maison de son enfance, Manners tente de lui faire retrouver la mémoire, de lui faire se souvenir de la vie qu'ils menaient tous ensemble. Mais comme dans tous les rêves, celui-ci comporte une part d'espoir et une part de désillusion. Ce père qui renaît de ses cendres dans l'imaginaire de son fils n'a jamais été ce héros, chef d'une bande de gangsters. Il n'a jamais été non plus celui qui pourrait rendre la vie à sa fiancée morte noyée. Et surtout, il n'a jamais été ce père aimant puisqu'il brillait déjà par son absence alors qu'il était vivant. Voilà, "Ulysse, souviens-toi !" est un film sur le besoin de continuer à faire vivre en nous les proches que nous aimons et qui nous ont quittés.

Michel T.

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0,5Nul
Publiée le 25/02/2012

Au début je me disais : waow ! On aurait dit un mélange de Sin City et de David Lynch. J'accrochais vraiment, les images étaient magnifiques, c'était rapide et il y avait même de l'action. Mais arrivé à la moitié, j'ai compris (oui, j'ai mis du temps mais le film n'est pas vraiment super limpide) que c'était vraiment une transposition de l'histoire d'Ulysse dans un film de gangsters, mais alors complètement hermétique. À la fin j'étais complètement largué, je n'avais pas même plus la force d'essayer de comprendre tant c'était n'importe quoi. Enfin, c'est sûrement pas n'importe quoi, mais quand même faut pas trop tirer sur la corde.

stebbins

Suivre son activité 288 abonnés Lire ses 1 782 critiques

1,0Très mauvais
Publiée le 25/02/2012

Deuxième film de Guy Maddin que je regarde sans vraiment regarder, que j'écoute sans vraiment écouter... En même temps quand le bonhomme additionne les images à la vitesse de la lumière et qu'il gonfle le mur du son avec la légèreté d'un zeppelin on se dit qu'il faut être sacrément maso pour apprécier un truc pareil ! Ca n'a ni queue ni tête, c'est assommant et complètement artificiel dans son intégralité, ce bidule ! Guy Maddin a du style, et mieux que personne : il n'a pourtant rien à dire, se contentant de faire joujou avec les surimpressions, les stroboscopes, les plans manucurés et autres trucages cacophoniques. Peut-être qu'avec beaucoup moins de chichis j'aurais pu rentrer un minimum dans ce délire onirique que les aficionados comparent déjà à du David Lynch... La belle affaire ! Pour ma part ce vacarme audiovisuel me laisse parfaitement de marbre, me confortant dans l'idée que je n'aime définitivement pas ce réalisateur. Un cinéma aussi ampoulé que celui de Guy Maddin relève presque de l'indécence. Vulgaire, tapageur et beaucoup trop original pour l'être vraiment...

La_Mort_Dans_L_Oeil

Suivre son activité 22 abonnés Lire ses 248 critiques

4,0Très bien
Publiée le 22/02/2012

Une bande hétéroclite de gangsters des années trente, décimée par la répression armée, se retranche un soir d'orage dans une maison familiale digne d'un vieux film d'horreur rétro : architecture rêvée de toute pièce, hantée, où se mêlent (sans se distinguer autrement qu'en fonction de leur position par rapport au tapis du salon) vivants et fantômes, trahison et loyauté, souvenirs effacés, objets égarés, regrets, temps perdu à jamais, manques, pertes, fantasmes inassouvis, refoulés, inavouables ; un moyen dérivé pour le chef de bande - le père de famille - de faire son retour tonitruant dans ce foyer qu'il a abandonné et littéralement oublié, où il ne reconnaît même pas son propre fils qu'il trimbale comme un otage ligoté et bâillonné. Déroulant la pelote des liens filiaux défaits pour retracer le plan d'une histoire familiale occultée (il n'y a que dans le cinéma de Guy Maddin que l'on peut croire qu'en changeant les meubles de place, on résout les situations), Guy Maddin se lie plus personnellement que jamais à ses personnages et ferraille lui-même à travers la nuit obscure de l'oubli, tentant de recouvrer et rassembler une mémoire intime qui s'échappe par tous les bouts, de couloirs en couloirs, pièces par pièces, explorant l'absence à l'aveuglette, le moindre tiroir, placard, objet, chambre, trou de serrure, histoire improbable du cinéma, soulevant dans une tornade existentielle mille secrets et trésors cachés dans l'ombre, mis en lumière soudainement par le flash d'un éclair, le feu de la mitraille, le miroitement chatoyant d'un reflet......

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