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Sublime de bout en bout: comédien, mise en scène. Helmut Berger est fabuleux et est rentré dans l'histoire du cinéma avec ce rôle magnifique. A voir, à revoir...
Ajoutée le 26 janv. 2013 à 20h370 abonné | Lire ses 51 critiques |
Sublime de bout en bout: comédien, mise en scène. Helmut Berger est fabuleux et est rentré dans l'histoire du cinéma avec ce rôle magnifique. A voir, à revoir...
Ajoutée le 26 janv. 2013 à 20h37
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On est pris à la gorge, éberlué tant une telle qualité s'est raréfiée en salles ! Enfin, pour qui préfère le subtil au sensationnel, fonctionne, peu avare sur la marchandise savamment déballée dès lors qu'elle embarque en douceur. Dans un constant balancement entre rêve et réalité... Là où il faudrait se frotter les yeux en basculant du terre-à-terre au fantastique, Visconti trouve la fluidité... Il y a des ruptures à l'image, eh bien soit, on bascule, confiants puisqu'il y a aussi cette malice (grognement du monarque, mimique du comédien tenu à l'amuser sans dormir) qui annonce qu'il s'agit d'une fiction et qu'on va en avoir pour son argent. Le couple-fétiche (Schneider-Berger) est inoubliable de similitude physique dans l'adversité, d'abord cousins racés jouant à qui perd gagne, puis brouillés par orgueil et cependant jumeaux jusqu'à l'os. Tout sonne juste si l'on tient dans la durée (défaut majeur, supériorité du dvd permettant deux séances !). On se surprend à penser que l'homosexualité masculine sied même à ce monarque à démarche androgyne, les épreuves lui féminisent l'allure, il déraille, visage ramolli, dents de devant cariées ! Ce n'est jamais sordide pour autant. Un ballet permanent, finement orchestré, on guette le thème sonore principal tout en appréciant d'autres apports, toujours aussi fluides... Une manière incomparable de déployer le décor, avec une profondeur de champ d'une ironie évidente quand ça débouche sur "pas âme qui vive"... Des costumes impeccables et le maintien qui convient pour les porter, stoïque dans la glaciale Bavière (les voilettes de l'impératrice !)... Assortis à ces trouvailles, plein de petits bruits qui font vrai (crépitement des torches, jappement canins (ou... gloussements féminins dans des galeries désertes !). Rien n'est là juste pour faire joli, tout prend sens, parfois un peu plus tard (ce parapluie noir sur le ciel comme ailes de corbeau !). Les yeux écarquillés, aucune miette ne doit être laissée. C'est tellement bien fichu qu'on se figure à l'intérieur des scènes, juste dans les pas du cadreur, comme ces gosses qui montent en manège, on accueille ces chevaux harnachés, on prend place à bord de ces vaisseaux silencieux, on s'approche des cygnes, on joue du violon dans les escaliers avec Wagner, on peigne ces interminables chevelures lors d'une querelle et on suit cette traîne montant le tapis rouge... Somptueux film au son, à l'image, qui relate en la personnalisant sans jamais la défigurer une page d'histoire en insistant sur l'éternel dilemme politique des traités à signer entre voisins... Une folie de souverain qui peut se comprendre... Ce film c'est le déluge, entre ambivalence amoureuse, facettes du pouvoir, rôles des conseils dans l'ascension, dans le déclin, études de caractères, écart entre paroles et gestes... Sans violence pour rameuter et toujours plaisant grâce à la succession de chroniqueurs marquant les étapes. Le chef-d'oeuvre de Visconti à amener sur l'île déserte. Pas une seule ride en 2012 !
Ajoutée le 03 oct. 2012 à 23h491 abonné | Lire ses 12 critiques |
Probablement un des meilleurs Visconti. Une ambiance digne du dernier roi romantique d'Europe... Helmut Berger sublimé par le réalisateur. Pour moi, un des chefs d'œuvre du cinéma !
Ajoutée le 29 sept. 2012 à 19h40
325 abonnés | Lire ses 3346 critiques |
Enfin j'ai réussi à mettre la main sur la version allemande de près de quatre heures que j'avais vu il y a des années de ce chef d’œuvre. La seule facilement disponible jusqu'ici était l'italienne mais franchement quelle aberration d'entendre Louis II de Bavière et Élisabeth de Wittelsbach parler la langue de Dante entre eux. Aberration d'autant plus grande que mise à part Silvana Mangano aucun italien n'a un rôle important dans ce film et que Visconti était plus à une période où il se réclamait des Mahler, des Schumann, des Wagner bien sûr et des Thomas Mann que des Verdi ou des Rossini. Il était inévitable que la grandeur baroque de Louis II de Bavière ne croise pas celle de Luchino Visconti, il était inévitable que ce même Louis II de Bavière ne soit pas incarné par Helmut Berger dont la ressemblance physique avec son modèle est très troublante, et il était inévitable que Romy Schneider ne joue pas enfin une vraie Sissi à mille lieues de celle rose bonbon tête à claques dont une réplique sur deux est de dire d'un air énamouré "Oh Franz !". Bref on a vraiment l'impression en visionnant cette oeuvre que Louis II et Sissi ont vécu juste pour que Luchino Visconti en fasse un jour un film. La perfection et la splendeur absolues au niveau de la reconstitution, choix de la musique, décors, costumes, coiffures, objets (interdiction de parler d'accessoires pour un Visconti !!!), images (ces paysages neigeux nocturnes, inoubliables !!!), cachet habituel du cinéaste, sont bien évidemment plus-que-jamais présentes. Ses thématiques à base de mort, de solitude et de dégénérescence le sont aussi. Ce qui fait que c'est autant une réussite totale en tant que portrait clinique d'un homme qui est loin d'avoir révéler tout son mystère qu'en tant que fresque historique crépusculaire. "Ludwig ou le Crépuscule des dieux" est incontestablement une des plus belles merveilles de l'Histoire du cinéma.
Ajoutée le 21 sept. 2012 à 13h46
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Un biopic colossal, extrêmement fouillé et très brillamment interprété par un Helmut Berger qui crève l'écran. Ludwig ne manque pas de qualités : la finesse de l'analyse psychologique du monarque en premier lieu, dément, incapable de gouverner, pathétique, a la recherche de lui-même... Au niveau de la mise en scène, Luchino Visconti distille une présence musicale discrète, efficace, et tout une gamme de lumières (a dominance sombre) qui magnifie le jeu de ses acteurs, dont on peut scruter les visages et les moindres émotions : impressionnant. Pourtant, le film s'étire inutilement en longueur et enchaine trop de temps faibles pour être véritablement plaisant et accessible au grand public. Visionnage intéressant, mais impression finale mitigée.
Ajoutée le 02 juin 2012 à 01h01
31 abonnés | Lire ses 302 critiques |
Après avoir visionné un tel film, on en sort ébloui à la fois fasciné par la réalisation de Luchino Visconti et l'interprétation d'Helmut Berger dans la peau de Louis II de Bavière. Le spectateur assiste à un destin hors du commun, celui d'un homme qui commence son règne à l'âge de dix-neuf ans et qui le termine de façon dramatique. Luchino Visconti nous montre un homme sincère, rêveur, franc, sensible à la beauté des arts et particulièrement celui de la musique. Etrangement, cet homme décrit dans le film représente le portrait d'un enfant qui réalise ses rêves sans songer à ses responsabilités ni aux conséquences financières de ses actes certes raffinés dans leur but mais qui provoquent petit à petit sa décrédibilité au sein du peuple et au sein de ses propres ministres. Le film montre que le monarque était très amoureux d'Elisabeth d'Autriche qui s'avérait être sa cousine. Cette dernière, restée célêbre dans l'histoire pour avoir choqué les moeurs de l'époque avec son ton sincère et son envie de croquer la vie à pleine dents durant son existence, utilise en effet ses charmes pour envoûter son cousin. Il faut avouer que tomber amoureux de Romy Schneider dans la peau d'Elisabeth n'est pas un acte fou. Mais l'idée d'épouser un membre de sa famille était considéré comme tel et comme Sissi aimait son cousin, elle ne voulait pas l'entraîner dans cette spirale infernale. Toujours est-il qu'à partir de ce moment, toutes les illusions du roi qui avaient été forgées sur le romantisme avec les femmes s'éteignit soudainement. Cependant, Louis II de Bavière concevait la relation avec les femmes de façon enfantine dans le sens où le sexe ne l'intéressait pas. Ce qui l'intéressait, c'était la beauté, le luxe, l'or, l'architecture du château de Versailles et les relations avec des hommes qu'il jugeait extraordinaires soit au niveau de la beauté physique soit à celui du génie artistique. Son homosexualité et cette façon de gouverner déplaisait à ses ministres et ces derniers ne furent pas étrangers à la fin de son règne, attirés par le pouvoir et les arrangements. L'histoire nous avait appris que Louis II de Bavière s'était suicidé aux alentours d'un hôpital psychiatrique dans lequel il séjournait, Visconti lui laisse planer le doute à cette mort, ceux qui verront le film comprendront pourquoi. Au final, Luchino Visconti délivre son film le plus hallucinant qu'il a réalisé, un chef-d'oeuvre indémodable dans le registre de la fresque historique!
Ajoutée le 25 févr. 2012 à 16h22
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Froid dans les scènes et sa beauté, Ludwig de Visconti dégage une chaleur humaine exceptionnelle. Le personnage de Louis II de Bavière apparaît constamment torturé par ses sentiments et ses désirs homosexuels refoulés, son hystrionnisme consolé partiellement par une générosité affable devant Wagner, sa passion incestueuse pour sa cousine Élisabeth d'Autriche, la ravissante Romy Schneider. Ludwig est l'un de ces monuments qui se laissent contempler de si loin qu'une telle grandeur paraît l'effet d'un mirage. Ludwig est un opéra de la chute du "plus beau roi d'Europe", qui reprend le titre de la dernière journée du Ring fataliste des Niebelungen, Le Crépuscule des dieux. Car Visconti peint le chant du cygne des colosses aux pieds d'argile, le désespoir, la fureur et la violence des êtres. Ludwig erre, dans 'immensité de ses palais vides, seul avec sa folie, définitivement seul. Un dernière scène onirique pour achever le rêve wagnérien : c'est un soir d'hiver, le carrosse du roi fuit dans la plaine enneigée, au rythme effréné des chevaux blancs, accompagné d'une douce mélodie, mélancolique et d'une triste beauté.
Ajoutée le 09 nov. 2011 à 22h5793 abonnés | Lire ses 4697 critiques |
Visconti signe une oeuvre remarquable sur la vie d'un personnage complexe et fascinant que fut Louis II de Bavière, une mise en scène très soignée et des acteurs prodigieux avec bien sur Berger en dans le rôle de ce roi étrange et souffrant mais aussi Romy Schneider reprenant le personnage de l'impératrice Sissi de façon plus réaliste sans oublier Trevor Howard et d'autres encore.
Ajoutée le 26 sept. 2011 à 15h59
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Ludwig - Le crépuscule des Dieux est un film magnifique à travers ses décors incroyablement splendides , deux beaux et très bons acteurs , Helmut Berger m'a beaucoup impréssionné , il est incroyable dans Ludwig , la musique de Wagner nous emporte et je ne sais que dire d'un film si grandiose et surprenant ...
Ajoutée le 16 août 2011 à 22h44
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Prodigieux: mise en scène, acteurs, décors, scènario. Helmut Berger tient Le rôle de sa vie dont il n'a pu sortir indemne.
Ajoutée le 12 août 2011 à 23h52
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De Nicolas Winding Refn
Avec Ryan Gosling, Kristin Scott Thomas
Film - Thriller
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