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    Seven Sisters
    note moyenne
    4,0
    11027 notes dont 983 critiques
    15% (144 critiques)
    40% (394 critiques)
    26% (251 critiques)
    11% (104 critiques)
    4% (44 critiques)
    5% (46 critiques)
    Votre avis sur Seven Sisters ?

    983 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2348 abonnés Lire ses 637 critiques

    4,5
    "Seven Sisters" déploie par 7 sa capacité à nous surprendre, nous amuser et à nous ravir ! Une Noomi Rapace sous sept aspects différents, qui s'en plaindrait ? D'autant plus que chacune d'elle est croquée avec tellement de conviction, aussi bien sur le plan du caractère que de l'apparence, que l'on en reste plus d'une fois ébahi... Au bout du compte, de quoi multiplier notre plaisir par sept ! Et que dire du contexte où évoluent ces septuplées clandestines, un univers sombre et gris, où des immeubles lugubres et inquiétants sont en même temps truffés d'une technologie high-tech, tout comme le sont les humains jusqu'au creux de leur main ! Cette SF qui prend le chemin d'une dystopie, a tout pour devenir rapidement intéressante, voire passionnante. En effet du sujet brûlant de la surpopulation à son traitement pour le moins très original et particulièrement efficace, on va de surprise en surprise ! Tommy Wirkola a su distiller le flot d'informations qui concernent ces 7 sœurs de manière intelligente, intrigante et même presque diabolique ! On se fait un malin plaisir à comprendre petit à petit l'organisation pour le moins compliquée de la semaine de cette fratrie peu ordinaire, et ce qui pourrait passer pour des incohérences se trouve vite rétabli rubis sur l'ongle ! Ainsi, chaque petit détail a son importance et compte dans le déroulement de ce scénario aux petits oignons ! Quel amusement également de regarder évoluer chacune de ces Karen Settman toutes différentes, garçon manqué, intello, blonde platinée façon Maryline Monroe (impayable !) ou sportive accomplie ! Des tas d'instants drôles viennent en plus émailler la personnalité de chacune d'entre elles. Cette SF qui se déroule dans une époque assez proche finalement, dénuée d'effets spéciaux est à mon humble avis la meilleure de toute, celle la plus en prise avec nos maux de société, la plus encline à la réflexion et celle dont on sort le sourire jusqu'aux lèvres même si ce que nous annonce 2073 fait froid dans le dos ! À méditer !
    ATHMOS.ONER
    ATHMOS.ONER

    Suivre son activité 98 abonnés

    3,5
    Dystopie, fin imprévisible, performance d’acteur… On nous l’a déjà promis mainte fois à la sortie de films de science-fiction et nous avons souvent été déçus. Cette fois-ci, ces promesses sont tenues : Seven Sisters est un divertissement sympathique. Si l’on sent assez souvent que c’est un film à petit budget, le scénario (malgré quelques incohérences et un manque d’épaisseur) est bien plus élaboré que les habituels blockbusters dont les effets spéciaux couteux ne parviennent pas à masquer le manque de trame. Passé la mise en place de l’histoire qui montre bien les problèmes engendrés par une fratrie confinée dans un appartement, l’action prend le pas et propose nombre de scènes qui font sursauter par leurs accélérations, par certaines trouvailles mais aussi par leur violence. Si le sang et souvent hors cadre, il n’en reste pas moins une intensité fulgurante. Pourtant, la mise en scène, à de rares exceptions est d’un classicisme qui colle mal à cet univers futuriste. Et surtout, le rythme s’écroule et certaines scènes semblent bâclées au moment du dénouement final, alors que la fin non prévisible et crédible ouvrait une voie royale à une superbe cerise sur le gâteau. Si les seconds rôles ne sont pas tous convaincants, si la peau trop retendue de Glenn Close lui confère une apparence de robot Trump, reste 7 Noomi Rapace à l’écran. Et là, on tient le point fort du film. Une interprétation efficace à défaut d’être magistrale, ainsi qu’une intégration parfaite des 7 sœurs dans les scènes où elles sont toutes à l’écran au même moment. Pari osé et réussi. Si vous vous êtes déjà demandé à quel point un look peut changer une même personne, Noomi Rapace va vous montrer qu’elle est capable d’interpréter 7 jumelles avec des caractères et des looks très différents. Diantre, nous ne sommes pas passés loin d’un très grand film, d’autant plus que la surpopulation est depuis longtemps un problème majeur !
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

    Suivre son activité 1101 abonnés Lire ses 2 461 critiques

    2,0
    Ralalah ! Il me frustre ce film ! Mais il me frustre ! Que de bonnes idées posées pour êtres finalement savatées par une plâtrée de déceptions ! Parce que oui, j’avoue qu’en cette période où le cinéma de science-fiction manque cruellement d’imagination, moi ça m’a fait bien plaisir d’assister à quelques belles tentatives dans ce « Seven Sisters » ! Déjà ça fait du bien de voir un film de science-fiction se rappeler qu’à la base, le genre est pensé pour se projeter dans l’avenir. Là, en s’investissant de la question épineuse de la surpopulation (qui, paradoxalement n’est pas tant traitée que cela au cinéma : moi, à part « Soleil Vert » et la série « Utopia », rien ne me vient…), ce « Seven Sisters » a déjà le mérite de renouer avec ce qui fait pour moi le vrai sel du genre. Autre plaisir, le film se risque aussi très rapidement à nourrir une intrigue aussi riche dans son univers que dans les péripéties qu’il entend traiter. Il y a là-dedans un petit côté puzzle qui nous oblige à jongler avec toute la logique nouvelle de ce monde (celui de la fédération européenne et du contrôle strict qu’elle impose aux populations) mais aussi celle de ce monde présent à l’intérieur du monde (celui des sept sœurs qui elles aussi se doivent de s’imposer une discipline et une logique qui leurs sont propres). Or, ça aussi pour moi, ça fait partie des petits plaisirs que peut nous refiler la science-fiction. Ah ça ! La gymnastique intellectuelle, rien de tel ! Surtout qu’en plus de ça, le film imprime dès le départ un rythme très soutenu, ce qui fait que je n’ai pas vraiment pris le temps de m’ennuyer. Très rapidement, le film sait alimenter l’exercice gymnastique avec de nouveaux éléments apportés à l’intrigue. Bref, « de bonnes idées » vous disais-je… Le problème, c’est que – comme je vous le disais aussi – ce « Seven Sisters » se font assez rapidement laminer par un joli paquet de déceptions, à tel point qu’on pourrait presque rebaptiser ce film « Seven Deceptions ». Première déception : la forme. Ah ça ! Sur un scénario comme ça, mais qu’est-ce qu’il me manque un réalisateur comme peut l’être un Andrew Niccol ! C’est très sensationnaliste. La direction artistique est assez incipide. La musique est omniprésente et très pompière (Il y a tellement de cornes de brume dans ce film qu’on se croirait en pleine chasse à cour) ; quant aux bruitages, ils sont souvent exagérés de manière vraiment abusive, frôlant parfois le ridicule dans certaines scènes d’action. Personnellement, je trouve que ça dessert totalement le film. C’est vouloir asséner à coups de marteau ce qui pourrait passer assez sobrement au vu de la richesse initiale du scénario. D’ailleurs, deuxième déception, c’est que ce traitement de bourrin apporté à la forme, on finit aussi par le retrouver dans l’intrigue, et notamment dans l’univers mis en place. Alors qu’au départ il y avait un côté très ambivalent dans cet Etat de la Fédération européenne (OK, leurs mesures sont drastiques, mais on nous fait bien comprendre qu’au fond on n’a pas mieux pour assurer un avenir à l’humanité), très rapidement le film n’hésite pas à binariser les positions (oui, « binariser », j’invente des mots quand ça m’arrange). Et puisque dans ce film les sept sœurs sont les gentilles, alors forcément l’Etat sera méchant… Mais alors vraiment très méchant ! Et encore une fois, je trouve que c’est un choix plus que discutable car, d’une part je trouve qu’une répression froide est finalement plus glaçante pour le spectateur (…et surtout plus crédible qu’un monde où les agents des allocations familiales se transforment en commandos dignes des waffen-SS. Bah oui, c’est bête, mais bon moi à chaque fois que j’entends parler de ce bureau des allocations, ça m’a fait sourire, comme quoi !) et puis d’autre part, la binarisation du propos tue finalement toute la réflexion qu’il serait possible d’avoir sur la question éthique ici posée. Après tout, pourquoi écouter les arguments de l’Etat régulateur puisque ce sont les méchants ? (Là encore, un Andrew Niccol manque terriblement.) Le pire, c’est qu’à force d’impacter le scénario, ça finit par le tuer littéralement puisque – troisième déception – la dynamique par l’intrigue est très vite remplacée par une dynamique par les scènes d’action. En gros, le film tient trois bons quarts d’heure avant que l’intrigue se se fasse littéralement torpiller par ses scènes d’action. Elles deviennent très vite nombreuses, régulières, interminables, si bien que l’intrigue se retrouve très fréquemment mise entre parenthèses. Et si encore c’était de la bonne action ! Mais non ! Il faut qu’en plus ces scènes soient mal gaulées ! Chacune d’elle est interminable, surfaite, souvent invraisemblable, parfois ridicule, et surtout manquant terriblement d’imagination. Là, une fois de plus, la froideur d’un Andrew Niccol aurait fait des merveilles. Au lieu de cela, on a à faire avec un Tommy Wirkoka qui passe son temps à faire hurler ses personnages tout en faisant exploser nos tympans à chaque coup de feu tiré. Et encore, je suis gentil, je ne vais pas évoquer tous les pompages éhontés et peu inspirés auxquels se risque ce film (« Allez vas-y Neo ! Saute sur ce toit d’immeuble ! Tu peux le faire ! ») Cette surenchère de scènes d’action à répétition en vient dès lors à poser un terrible paradoxe : loin de faire respirer ce film, celles-ci finissent par casser et diluer le rythme. Et le problème avec ça, c’est que moi, face à ça, forcément je dilue aussi mon implication dans ce film, même si pour le coup, je trouve que les torts à ce sujet sont partagés. Parce que, pour le coup, si les scènes d’action paraissent aussi répétitives, c’est aussi parce que – quatrième déception – le scénario a décidé de les enchaîner dans une structure aussi rigide que mécanique. En gros, on nous annonce dès le départ que l’intrigue se déroulera sur sept jours, qu’à chaque jour une sœur sera jetée dans l’arène pour faire avancer l’intrigue, et qu’au final cela permettra d’aboutir à la révélation… Seulement voilà, autant je trouve que ça marche au départ tant que le film parvient à rester très évasif sur ce qui arrive chaque jour à la sœur qui était de sortie, autant ça ne marche plus du tout dès que les choses deviennent plus triviales et que la mécanique répétitive est lancée. A partir du moment où on sait qu’on voit se répéter ad nauseam un schéma : une sœur sort – elle part à la recherche d’un indice - elle l’obtient après une longue scène d’action – puis spoiler: elle meurt : eh bah c’est tout de suite beaucoup plus compliqué d’assurer l’attention de spectateurs je trouve. Pire, je trouve que cette mécanique de scénario incite presque implicitement le spectateur à ne pas s’attacher aux personnages. Et là pour le coup, ça en vient carrément à questionner la pertinence du nombre de sœurs. Cinquième déception : il y a trop de sœurs… Bah ouais, je comprends le trip « une sœur – un jour » mais dans les faits, ça entraine plein de complications. Avec sept sœurs, on oblige le film à se diviser en sept jours. Or, ces sept temps, le scénario n’a clairement pas de quoi les occuper. Le problème se pose d’ailleurs aussi pour les personnalités des sœurs ! Va faire coexister sept personnages principaux sur un temps de film aussi court ! Va permettre d’ailleurs au spectateur de les identifier ! Du coup, la solution trouvée a été de grossir le trait pour chacune d’entre elle. Les conséquences désastreuses sont multiples : personnages caricaturaux ; surcharge des scènes où elles sont à sept ; identifications difficiles… Le pire c’est que ça se fait au détriment de Noomi Rapace qui y perd toute la subtilité qu’elle aurait pu donner à cette gymnastique d’actrice. Franchement, avec seulement quatre sœurs, tout ça aurait été plus clair. L’intrigue pouvait toujours s’accomplir telle quelle ( spoiler: Lundi était toujours la traitresse. Mardi l’éborgnée qui partait à sa rescousse le lendemain. Jeudi et Samedi les deux restantes pour mener le reste de l’intrigue ) ; elle se serait d’ailleurs déroulée plus vite, et on aurait même évité les multiples scènes larmoyantes vite gonflante à chaque mort de sœur ! Alors après, tu les appelais Printemps, Eté, Automne, Hiver et tu faisais une rotation tous les quatre jours ! Et hop ! C’était réglé ! Parce qu’à vouloir trop en faire, finalement, ce film finit par faire n’importe quoi. C’est d’ailleurs ma sixième déception : le scénario s’emmêle très régulièrement les pinceaux et n’hésite pas parfois à envoyer balader sa propre logique. spoiler: Au départ on décompte les jours, et puis finalement on ne les décompte plus ! On ne cesse de nous montrer que tout est contrôlé, y compris l’achat de nourriture, mais qu’un mec ait pu nourrir huit bouches à lui tout seul pendant trente ans, ça n’attire pas l’attention d’un Etat pourtant très tatillon. Le mardi, on mène un assaut dans l’appartement des sept sœurs pour toutes les éliminer, et puisque l’assaut se révèle être un échec, l’Etat décide de… laisser les sœurs tranquille dans leur appartement jusqu’au vendredi suivant ! Ah ça il n’y a pas à dire ! Comme quoi aux allocations familiales on a su conserver une fibre sociale visiblement ! Idem, on nous suggère l’idée que Lundi et Mardi sont mortes au début du film pour finalement nous apprendre à la fin que non… Sauf que le souci c’est qu’une heure plus tôt on nous avait montré un sac pleins d’yeux qui confirmait bien que les deux sœurs étaient bien mortes, du moins qu’elles avaient été toutes les deux éborgnées ! Et je n’ose même pas parler de ce monde politique où même trente ans plus tard ce sont toujours les mêmes pubs qui sont diffusées ; où une politicienne attend trente ans pour se présenter à un poste… qu’elle devait certainement déjà occuper trente ans auparavant puisque sa politique a été appliquée ; ou bien encore où il est possible qu’une population entière croie qu’on pourra décongeler tous ceux qui sont en trop dans un avenir où il n’y aura plus de surpopulation (mais oubliant visiblement au passage que si on les décongèle, eh bah on revient à la situation de surpopulation initiale !) Enfin bref, beaucoup de soucis vous en conviendrez… Mais reste le dernier qui est finalement le plus regrettable à mes yeux. Ma septième et dernière déception : c’est le traitement qui est fait du sujet choisi… Bah oui, c’est tout bête, mais la question de la surpopulation est une vraie question intéressante qu’il est bien dommage de réduire à la simple situation évoquée dans ce film. spoiler: En gros, soit on se bouffe un Etat autoritaire et meurtrier, soit on subit les taux de natalité élevés. Bref, on a l’air de nous dire qu’il n’y a pas de solution de toute façon. Or, pour moi, c’est une façon de benner le débat philosophique et politique qui peut exister autour de cette question. Beaucoup de pays développés ont une population qui baisse actuellement, ce qui pourrait être très bien vécu par ces sociétés si celles-ci adoptaient d’autres modèles de développement et une autre logique de répartition des richesses. Là, en réduisant tout son propos qu’à un simple horizon binaire indépassable, le film rate totalement l’occasion de traiter le sujet avec le minimum d’intelligence qu’on était en droit d’attendre d’un film de science-fiction… En somme, pas mal d’audaces et d’ambitions dans ce film, c’est vrai… Mais malheureusement – encore et toujours – ce sont les audaces les plus essentielles qui auront manqué à ce « Seven Sisters » : l’audace de développer un propos, de le politiser, de ne pas caricaturer et binariser les personnages comme les postures, de ne pas faire de matraquage formel… Une belle occasion de manquée donc… En tout cas moi c'est ce que j'en pense. 62.Après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
    SSiders
    SSiders

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    4,0
    Un excellent blockbuster, une intrigue totalement captivante, une histoire de SF très recherchée et originale, une Noomi Rapace formidable méritant un Oscar haut la main. Quelques petites incohérences et des séquences parfois un peu invraisemblables et prévisibles.
    Naughty Dog
    Naughty Dog

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    4,0
    Eh bien, très bonne surprise que le nouveau film de Tommy Wirkola, qui même avec des pitchs très simples de série B, arrive toujours à insuffler des éléments surprenants en prenant lesujet au sérieux. Ce qui frappe tout d'abord est ce futur de 2073 où seul les familles à enfant unique sont tolérées : très réaliste et plausible dans les thèmes abordés ou dans son architecture. Le budget du film a été très bien utilisé pour la constitution des décors, on y croit à fond, et chaque petit détail, comme des "bidonvilles" sur des toits jusqu'au fonctionnement des appareils électroniques futuristes donnent un sentiment de vie ! Noomi Rapace est excellente (comme à son habitude), joue les 7 soeurs de manière unique et différente, ce qui en font des personnages à part entière, un vrai tour de force, surtout que leurs interactions entre elles sont "seemless". Même si on devine rapidement la réponse à la question "qu'est-il arrivé à Lundi ?", le film comporte son lot de surprises, tant dans sa violence et ses révélations tantôt jubilatoires tantôt déchirantes (une scène en particulier lié au fameux protocole de la Child Allocation Bureau). La mise en scène n'est pas forcément marquante, mais Wirkola nous gratifie toujours d'une caméra fluide, où l'action est toujours visible, et certaines scènes sont vraiment excellentes de par leur découpage (mention spéciale aux passages avec Willem Dafoe, peu présent, mais dont le personnage garde une réelle empreinte sur les 7 Soeurs Settmann). En conclusion,un très bon film dystopique lorgnant vers la série B, qui malgré quelques incohérences et un genre balisé avec des oeuvres comme Fahrenheit 451, 1984, le Meilleur des Mondes ou encore les Fills de l'Homme qui ont réellement phagocyté à peu près tous les messages que l'on peut véhiculer, Seven Sisters en reste pas moins pertinent, prenant et captivant 4/5
    Shelby77
    Shelby77

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    3,5
    Seven Sisters est une bonne surprise dont je n'attendais pas grand-chose hormis un film de science-fiction sans prétention. Si on retrouve un peu de cela, cette réalisation peut compter sur l'intéressante interprétation de Noomi Rapace dans le rôle de sept personnalités différentes. On pouvait s'inquiéter du risque d'un tel pari mais elle remporte l'épreuve haut la main. Elle parvient en effet à donner à chacune de ces sœurs une interprétation différente mais efficace.
    elbandito
    elbandito

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    3,0
    Énième dénonciation de la possible société totalitaire qui nous guette dans un futur proche… Noomi Rapace est sept fois convaincante, elle est le point fort de "What happened to Monday", titre original et plus parlant. Il est frustrant de voir que le réalisateur s’attarde sur des scènes d’action, aussi surprenant soit leur final, plutôt que de s’intéresser aux multiples points communs et différences de personnalités de ces septuplées qui montrent rapidement les limites du plan de leur grand-père, toujours percutant Willem Dafoe. Ce thriller d’anticipation trouve sa source dans les classiques tels que "l’âge de cristal" ou encore de "Minority report" notamment, mais "Seven Sisters" souffre par ailleurs de nombreuses incohérences et maladresses scénaristiques qui l’empêchent de devenir une œuvre marquante pour les esprits.
    Frederic S
    Frederic S

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    4,0
    Sept soeurs jumelles. Sept mini-Noomi Rapace à laquelle une femme donne vie tout en perdant la sienne. Si les amateurs d'excellentes actrices demanderont la canonisation immédiate de la défunte mère, le futur dystopique dans lequel ces bébés naissent, lui, voit cette situation d'un très sale oeil... Ben oui, déjà, à notre époque, on s'en rend bien compte : notre planète fait des burn-out de plus en plus fréquents et ne parvient plus à délivrer suffisamment de ressources pour rassasier tout le petit monde qui la peuple. Dans le futur de "Seven Sisters", c'est encore bien pire : non seulement, les idiots d'humains que nous sommes avons essayé de traiter le problème en produisant de la nourriture en abondance par des biais pas très naturels mais, en plus, les denrées ainsi créés ont engendré un taux de fertilité complètement dément. Du coup, une scientifique (Glenn Close) met en place une politique de l'enfant unique où les progénitures "en surplus" de ceux qui ne respecteraient pas cette directive sont cryogénisées en attendant des jours meilleurs... N'ayant pas une folle envie de voir ses sept petites-filles mises au congélateur, leur grand-père décide de les élever dans le plus grand secret en les conditionnant à un ensemble de règles assurant leur survie. Chacune héritera d'un prénom correspondant à un jour de la semaine (heureusement qu'elles ne sont pas huit, ça aurait été une vraie galère), elles adopteront l'identité commune de Karen Settman (le patronyme de leur mère) et pourront ainsi sortir dans le monde extérieur en se servant de cette couverture lors de la journée qui correspondra à leur prénom, le monde entier (et surtout les autorités) ne croira donc qu'à l'existence d'une seule et même personne. Malin comme tout, le papy ! Trente plus tard, les sept soeurs continuent à plus ou moins bien suivre ce code de conduite mais lorsque l'une d'entre elles ne rentre pas à la maison après sa sortie quotidienne, c'est le début d'une galère qui va prendre des proportions assez folles... Astucieux, le postulat de "Seven Sisters" parvient à combiner deux formes archaïques de récits a priori très éloignées : le conte de fée et la dystopie. En effet, après un prologue installant les bases d'un univers pessimiste aux résonances forcément actuelles, la première partie choisit de se concentrer sur l'éducation en vase-clos de ces fillettes aux prénoms enfantins. Sous la menace encore éloignée mais omniprésente d'une méchante sorcière destructrice d'enfance (le personnage de Glenn Close), les leçons de survie transmises par leur grand-père passent par des épreuves aussi cruelles que naïvement démonstratives (l'épisode du doigt) et donc renvoyant inaltérablement à l'image du conte. On assiste à une sorte de "Petit Poucet" inversé où les parents, en l'occurrence le grand-père, feraient tout pour garder leurs enfants auprès d'eux en leur délivrant toutes les miettes nécessaires afin d'éviter l'ogre. Les années passant, les soeurs ont grandi mais continuent de vivre dans cette logique (leur présentation au dîner est dans cette continuité tout en montrant une affirmation de leurs personnalités propres) jusqu'à ce que l'univers totalitaire s'immisce dans leur confort relatif en faisant disparaître Lundi. C'est à ce moment que, tout en gardant ses fondations de conte de fée, le récit va prendre toute sa dimension dystopique. Bon, dans les grandes lignes, pas avec la plus folle originalité (qui dit dystopie, dit dénonciation et renversement d'un système, on connaît déjà pratiquement tout du cadre de l'histoire et le film ne prendra pas vraiment de gros risques de ce côté-là) mais, en plaçant toujours en son coeur (dans tous les sens du terme) et en y liant intrinsèquement la destinée de ces sept soeurs, "Seven Sisters" va fonctionner de la meilleure des manières. Alors que leur survie devient le caillou dans la chaussure d'un système qui a décidé qu'elles ne pouvaient être qu'une aberration, Tommy Wirkola donne le coup d'envoi d'une chasse à l'homme qui ne faiblira quasiment jamais et dans laquelle chacune des sœurs aura son moment pour s'affirmer. Évidemment, le choix de leurs apparences pour résumer leurs personnalités pouvait laisser craindre une certaine facilité dans l'utilisation d'archétypes mais il n'en sera rien, chacune trouvera le moment de briller face au danger et de laisser apparaître des failles plus profondes que ne le laissait suggérer leur simple physique. D'ailleurs, il devient temps de souligner la prestation monumentale de Noomi Rapace. S'il est amusant de souligner de manière anecdotique que l'actrice a inventé un passé, trouver un parfum ou une playlist de musiques propre à chacune des soeurs, ces recherches perfectionnistes ne font en réalité que renforcer le sentiment que "Seven Sisters" ne serait pas la même réussite sans elle. De bien sûr la quasi-totalité des plans, Noomi Rapace crèvera l'écran en donnant vie à sept personnages bien distincts tout en assurant énormément autant dans les scènes physiques (la première confrontation avec les soldats ou la poursuite autour de Mercredi sont des morceaux de bravoure à rendre la vie à un loir comateux) que dans un registre plus émotionnelle lorsque certaines soeurs disparaîtront nécessairement en cours de route (et on ne s'attendait pas forcément à avoir les yeux si souvent embués devant un truc pareil). Face à une prestation pareille, le reste du casting n'aura donc pas trop le temps de briller mais Tommy Wirkola va avoir l'idée assez géniale de faire appel à des acteurs à la stature impressionnante pour imposer des personnages en quelques scènes. Ainsi, Willem Dafoe en mentor paternel et surtout Glenn Close en figure antagoniste pas si manichéenne (ses intentions sont louables après tout) apporteront une aura et donc une crédibilité à leurs rôles malgré de courtes apparitions. Si, comme on l'a dit, le cadre dystopique enfermera de fait le récit dans une certaine linéarité, les surprises qu'il induira sur la relation complexe entre ces soeurs feront au final de "Seven Sisters" une des plus chouettes surprises de cette fin de période estivale, à la fois capable d'être à l'aise sur tous les registres qu'elle ambitionne d'exploiter et de remettre sur le devant de la scène une Noomi Rapace qui s'était quelque peu égarée dans ses derniers rôles.
    psychiio
    psychiio

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    4,0
    Souvent violent et sombre, Seven Sisters surprend plus d'une fois tout au long de son intrigue haletante. L'affaire est très bien troussée. On navigue entre de la science-fiction effrayante et un thriller d'anticipation, le tout ponctué d'humour et d'émotions.
    Chris46
    Chris46

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    4,0
    " Seven Sisters " très bon thriller futuriste de Tommy Wirkola . L'histoire se déroule en 2073 . La terre est surpeuplée . Il y a de plus en plus de personnes sur terre et de moins en moins de nourriture pour nourrir tout le monde . Pour remédier à cette situation catastrophique le gouvernement , sous l'influence d'une femme nommer Nicolette Cayman ( Glenn Close ) , décide d'instaurer la loi de l'enfant unique . Chaque couple ne pourra avoir qu'un seul et unique enfant . Si ses couples ont d'autres enfants ils leurs seront enlever et cryogeniser en attendant de trouver une solution au problème de surpopulation . Un homme nommer Terrence setteman ( Willem Defoe ) décide de garder secrète l'existence de ses 7 petites filles né en même temps ( des septuplés) . Enfermées dans leurs appartements elles devront chacune leur tour partager une seul et même identité à l'extérieur . Elles réussissent à garder ce secret intact pendant une trentaine d'année . Mais tout s'écroule le jour où l'une d'elle disparaît mystérieusement . Ses sœurs vont alors prendre de gros risques pour tenter de la retrouver et comprendre ce qui lui est arriver ... " Seven Sisters " est un très bon thriller futuriste réaliser par Tommy Wirkola . Le film est l'un des meilleurs de l'année 2017 . L'histoire est vraiment originale avec 7 sœurs septuplés qui tente de cacher leurs existence dans un monde futuriste ou les gens ne doivent avoir qu'un seul enfant . Leurs vie pas commune où elle doivent cacher en permanence leurs existence en adoptant une seul et même identité à tour de rôle est vraiment originale , prenante et intéressante . (Dommage qu'ils n'est pas exploiter un peu plus cette partie du film j'aurais aimer voir un peu plus leurs vie ) . Jusqu'au jour où l'une d'elle disparaît mystérieusement . Elle vont alors prendre tout les risques pour la retrouver en risquant de mettre leur secret en péril ce qui va nous tenir en haleine du début à la fin et donner lieu à son lot d'action , de suspense , de rebondissements , de violence et d'humour noir . Le suspense est très bien maîtriser . L'action aussi . les rebondissements ne manquent pas dont certains assez innatendu spoiler: ( je m'attendais pas à ce que la plupart des sœurs meurt au court du film et de manière aussi violente ) . Sans oublier une bonne dose de violence et d'humour noir . Sa fait plaisir de voir un film qui n'est pas aseptiser et qui sort un peu des sentiers battus n'hésitant pas à utiliser la violence nottament en spoiler: supprimant certains personnages de manière assez violente . Le film est un très bon mélange de science fiction , d'anticipation , de thriller et d'action . J'aime bien l'univers futuriste du film sombre et pessimiste avec cette planète archi surpeuplé et le gouvernement qui limite la natalité avec leur loi d'un enfant unique par couple et qui contrôle à chaque coin de rue l'identité de chacun pour voir si les gens n'enfreigne pas la loi . Et si ils enfreignent la loi leurs enfants " ilegaux " leurs sont enlever de manière très brutal . Un univers qui fait peur et dans lequel on aimerais pas vivre . c'est de la science fiction mais réaliste et très crédible car on est pas à l'abri de voir ça un jour dans le futur tellement notre planète par en sucette ( surpopulation , réchauffement climatique, pollution ...) . Le film à un petit côté total recall ( au niveau de l'univers futuriste ainsi qu'au niveau de l'intrigue qui mélange thriller , mystère et action ) que j'aime bien . Le film est porter de bout en bout par Noomi Rapace ( Prometheus ) qui est juste excellente dans le rôle de sept sœurs qui tente de cacher leurs existence . Elle joue à elle toute seul sept sœurs aux caractères totalement différents ( la garçon manquer , l'intello geek , la sportive , l'exubérante ... ) avec chacune un look totalement différents ( la blonde platine style Maryline Monroe , celle avec les cheveux court , l'autre avec les lunettes ...) . Et le pire c'est qu'elle est hyper crédible dans chacune des rôles différents qu'elle incarne . Sa doit pas être évident de devoir jouer sept personnages différents et encore moins quand elle doit jouer les 7 personnages ensemble dans le même pièce qui se parle les unes aux autres ( les effets spéciaux pour donner l'illusion qu'elle sont toute dans la même pièce sont bien fait ) . Et elle le fait à merveille . J'aurais aimer quand même qu'on s'attarde un peu plus sur chacune d'entre elle . On survole un peu certains personnages . Ils auraient du exploiter un peu plus le début du film pour qu'on découvre un peu plus les différentes sœurs et qu'on s'attache un peu plus à elle . Le reste du casting tient bien la route également avec entre autre Willem Defoe qui est très bon dans le rôle de ce grand père qui fera tout pour cacher et protéger ses 7 petites filles . J'ai bien aimer le voir dans ce rôle d'un grand père protecteur touchant prêt à tout pour protéger ses petites filles . Un rôle assez différent des rôles de méchants dans lequel on a l'habitude de le voir ( le bouffon vert de spider-man ) . Sans oublier Glenn Close très bonne comme d'habitude dans le rôle de cette femme impitoyable qui a mis en place la loi de l'enfant unique et qui est intransigante avec ceux qui ne respecte pas cette loi . Elle joue très bien ce nouveaux rôle de " méchante " . Elle est parfaite dans ce genre de rôle à l'image de ses rôles dans les 101 dalmatiens ou liaison fatale . " Seven Sisters " est un très bon thriller futuriste à voir au moins une fois .
    BF2070
    BF2070

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    3,5
    En raison de l’explosion démographique, le gouvernement décide d’imposer une politique de l’enfant unique aux familles, les contrevenants s’exposant à ce que l’enfant de trop leur soit enlevé et enfermé dans un caisson d’hibernation. Afin de préserver de ce sort ses sept petites filles septuplées, Terrence Settman (Willem Dafoe) va alors organiser la vie de ses filles afin que ce secret ne soit révélé au péril de toutes. On les retrouve 30 ans plus tard sous les traits de Noomie Rapace. 7 sœurs est un film d’anticipation qui bénéficie d’une construction narrative plutôt bien fichue, malgré un certain nombre d’incohérences ( spoiler: comment le grand père a pu s’occuper seul de 7 bébés, filles sans que cela se voit, surtout dans une société ultra surveillée avec une vidéosurveillance partout, des bracelets électroniques obligatoires pour contrôler les individus et servant accessoirement d’ordinateur portable, cela n’est pas très crédible ; comment fait-on pour se sectionner net un doigt en faisant du skateboard, etc. ). En fait, l’intérêt du film est la performance d’actrice de Noomie Rapace qui interprète les 7 sœurs qui, par l’effet du numérique, se retrouvent souvent à jouer face à ces autres personnages. C’est assez bluffant ; si elle obtient un oscar, il sera mérité. D’ailleurs, tout le film tourne autour d’elle. En outre, ces sept sœurs aux différentes personnalités sont particulièrement attachantes. Le film bénéficie de scènes d’action plutôt bien réussies parfois très violentes. Sans aucun doute, le meilleur film du réalisateur norvégien Tommy Wirkola (réalisateur des « Dead snow » qui brillent plus par l’originalité que par la qualité).
    Cinemadourg
    Cinemadourg

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    3,0
    Epoustouflante prestation de Noomi Rapace qui endosse à merveille 7 rôles de 7 soeurs jumelles dans un futur de notre planète plutôt terrible : c'est la loi de l'enfant unique qui prime, tout réfractaire à ce système aura sa progéniture congelée pour d'éventuels temps meilleurs... Le scénario est très original, il est vraiment dommage que trop d'invraisemblances gâchent un peu l'histoire et que la fin se devine trop tôt et trop facilement... C'est néanmoins une dystopie rythmée avec une bonne réalisation globale : ne boudons pas notre plaisir, ce n'est déjà pas si mal ! --> Site CINEMADOURG
    alice025
    alice025

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    4,0
    Je m'étais imaginée une idée de scénario avant d'aller voir ce film et finalement rien à a voir, j'ai été agréablement surprise de « Seven Sisters ». Le jeu de Noomi Rapace est d'ailleurs excellent, elle a tout de même sept rôles à interpréter. Alors oui, il y a des sœurs qui ont un peu des rôles clichés, (la timide, la rebelle, la geek...) mais en même temps c'est grâce à leur différent caractère et à leur coupe/couleur de cheveux que l'on arrive à les différencier. Du moment que Lundi ne rentre pas le soir comme convenu, tout s'effondre. Ses sœurs vont essayer de savoir ce qu'il s'est passé et arrive le début des problèmes. J'ai trouvé l'histoire super entraînante et haletante. Il y a pas mal de mystères et de course-poursuites, le tout mélangé avec une certaine violence et parsemé d'un peu d'humour. On se doute de ce qu'il arrive aux enfants « en trop » , mais on est scotché jusqu'à la fin avec la révélation du twist, que j'ai particulièrement aimé et que je n'avais personnellement pas deviné. Malgré quelques petits défauts, ce thriller dystopique est globalement une réussite, avec une Noomi Rapace au meilleur de sa forme. Dommage que Willem Dafoe ne soit pas aussi présent que je l'aurais espéré. cinephile-critique.over-blog.com
    Marc T.
    Marc T.

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    2,0
    Bien dommage qu'un tel film, avec un telle capacité scénaristique, sombre dans le banal film d'action passé la première moitié qui - elle - laissait présager un film un tant soit peu intelligent et élaboré. Car on peut faire fi des quelques incohérences par ci par là, mais on est aussi en droit d'en attendre plus qu'un simple film de "baston" au féminin. Ma note est peut être un peu sévère mais elle est à la hauteur de ma déception. Et puis par pitié, arrêtez de faire tourner cette statue de cire qu'est devenue Glenn Close, elle est totalement inexpressive et insipide.
    garnierix
    garnierix

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    3,0
    Sept jumelles avec la même carte d’identité ça fait désordre, surtout sur une planète qui interdit plus d’un enfant. L’intelligence de l’idée fait son œuvre, au début, où l’on ressent avec effroi les effets de la surpopulation, où l’on a l’impression d’étouffer dans les rues, bousculé par des centaines de gens au quotidien, des centaines d’ombres, comme dans une fourmilière. Cette ambiance extérieure de début est saisissante, sombre, et contraste avec l’intérieur de la famille aux sept sœurs, meublé dans un style cossu 1930, où l’on colle au passé en cet an 2073, malgré les derniers gadgets informatiques. Toute l’idée du film et son immense potentiel sont contenus dans ce début, avant même le générique, où ça commence très fort, où on a déjà aperçu la méchante (l’excellente Glenn Close dont on devine qu’elle a gardé quelque chose de la Cruella d’Enfer des "101 Dalmatiens"). Mais ces débuts de film intelligent et prometteur s’évanouissent d’un seul coup, curieusement, dès qu’on se demande ce qui est arrivé à Lundi, l’une des sœurs (le titre original du film est d’ailleurs "What Happened to Monday?"). A partir de ce moment, le film défile et dégringole, dysfonctionne, pour finir dans une fin qu’on n’est même pas sûr d’avoir comprise tellement elle est bâclée. Et ceci malgré des prouesses de réalisation, comme faire jouer sept rôles à Noomi Rapace (performance remarquable), ou organiser des combats façon "Atomic Blonde". Malgré ces prouesses ou à cause d’elles plutôt : car justement, on en fait trop dans ce film, c’est peut-être pourquoi il dégringole les échelles de la consistance et de la vraisemblance. Il y a un petit quelque chose pour tout le monde, des complots aux combats, de l’idée de sacrifice au droit d’enfanter, en passant par les scènes gore, le maquillage assisté, la chute de reins de Marwan Kenzari. Mais on aimerait plus d’âme, ressentir plus d’émotion. Il aurait fallu plus de temps sur tout ce qui arrive. Il aurait fallu plus de temps pour connaître les filles, petites puis grandes, la rebelle, la sexy, la matheuse, la sportive etc, leurs quêtes de liberté, d’identité, leurs quêtes de l’étranger, de l’ami, de l’amant, dans cette pauvre société du futur meurtrie par elle-même et condamnée à la conformité. Il aurait fallu quatre ou cinq films en fait. Ce film n’est pas bien cuit, semble-t-il, manquant de vraisemblance comme film d’action, de sérieux comme film de science-fiction (ce qui n'enlève rien de la performance de Noomi Rapace). Mais ça reste visible, et même très divertissant.
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