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Monuments Men
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Monuments Men" et de son tournage !

Une histoire vraie

Programme lancé par le département Fine Arts, and Archives section, de la commission chargée de plaider la cause artistique en temps de guerre aux USA, l'équipe des Monuments Men se compose d'une douzaine d'hommes, trop vieux pour avoir été embrigadés par l'armée à l'aube du conflit. Ils sont plasticiens, historiens d'art, conservateurs de musée et sont envoyés en France dans les six semaines qui suivent le débarquement en Normandie. C'est le président Eisenhower qui lance le programme, après que les troupes Alliées aient gratuitement détruit une abbaye ancienne.

C'est finalement Roosevelt qui donne son accord à George Stout, futur chef officieux des Monuments Men, pour former son équipe de choc, quelques temps après que les Alliés aient manqué de détruire "la Cène" de Léonard de Vinci. Le décret Néro d'Hitler, soit une destruction totale à sa mort, n'a heureusement jamais été appliqué. Le roman de Robert M. Edsel se base sur l'histoire de ces hommes, après que celui-ci se soit demandé comment le Ponte Vecchio de Florence avait pu survivre, comme tant d'autres oeuvres, aux spoliations et à la brutalité du conflit.

La main dans le sac

Un article de journal du 13 décembre 2013 fait part de l'arrestation d'un dénommé Cornelius Gurlitt. Ce fils de marchand d'art nazi avait amassé dans son appartement de Munich près de 1400 oeuvres volées pendant la guerre, dont 590 extorquées à des collectionneurs juifs, parmi lesquelles on trouve quelques Picasso, Matisse, Munch et Cézanne. Une découverte qui tombe pile pendant la campagne publicitaire du film.

Et je le fais bien

Göring, lors de la Seconde Guerre mondiale, était entre autres chargé d'approvisionner la collection d'oeuvres d'art d'Hitler en plus de pouvoir lui-même allègrement se servir. Il est venu pas moins de vingt fois au Jeu de Paume, qui servait d'entrepôt d'art aux nazis à Paris, dans cette optique. Quand on l'accusait d'être un pilleur, il répondait : "C'est habituellement appelé du pillage. Mais aujourd'hui, les choses sont devenues plus humaines. En dépit de cela, j'ai l'intention de piller, et de soigneusement et complètement le faire." Lorsqu'il fut arrêté, sa collection personnelle dépassait la section peintures européennes de la National Gallery de Washington. Il avait besoin de deux wagons attachés en queue de son train pour transporter tout son butin artistique.

Un travail d'équipe

Evidemment, les Monuments Men n'ont pas sauvé à eux seuls le patrimoine artistique européen. Beaucoup des personnes travaillant dans les musées ont participé à la sauvegarde des collections. Ainsi, la "Mona Lisa" de Léonard de Vinci fut déplacée six fois pendant la guerre pour éviter qu'elle ne soit volée. La plupart des musées majeurs ont purement et simplement fermé leurs portes pendant les six ans que dura la guerre et cachèrent leurs collections en divers lieux sûrs. Le "David" de Michelange fut heureusement déplacé dès l'entrée en guerre de l'Italie, alors que sa "Madonne de Bruges" fut dérobée par les nazis tout juste huit jours avant l'arrivée du Monuments Man Ronald Balfour.

Retour à l'envoyeur

Les vrais Monuments Men ont retourné à leurs légitimes propriétaires environ cinq millions d'objets artistiques (tableaux, sculptures, arts appliqués) qui avaient été volés pendant la guerre. Parmi ceux-ci, "la Dame à l'hermine", de Léonard de Vinci, "le retable de Gand", de Jan van Eyck et "la Madonne de Bruges" de Michelange. Cependant, des centaines de milliers d'objets de valeur n'ont jamais été retrouvés et ce malgré l'implication de quelques 350 Monuments Men de 13 pays pendant le conflit.

James boude

Le personnage de James Granger (Matt Damon) devait initialement être interprété par Daniel Craig. Mais en raison d’un emploi du temps trop chargé, l’acteur britannique a dû abandonner le projet.

Ils enfoncent le Clooney

Après la Trilogie Ocean (Ocean's Elven, Twelve et Thirteen), Confessions d'un homme dangereux et Syriana, George Clooney et Matt Damon signent avec The Monuments Men leur sixième collaboration.

Y’a pas Urgences !

"The Oscar Season" correspond à la période durant laquelle les films dignes de remporter la précieuse statuette sortent au cinéma. Elle débute généralement en novembre, à mi-chemin entre les blockbusters estivaux et la fin de l’année. Bien que la cérémonie des Oscars se déroule entre fin février et fin mars, seuls les films sortis avant le 31 décembre de l’année précédente ont le droit de participer. The Monuments Men, un adversaire de taille dans la course aux Oscars, devait initialement sortir en décembre 2013, c’est-à-dire en pleine Oscar Season. Mais à la grande surprise d’Hollywood, sa sortie fut repoussée au 29 janvier 2014. George Clooney souhaitait en effet bénéficier de plus de temps pour peaufiner la post-production. L’acteur qui incarnait autrefois Doug Ross a donc tenu à améliorer son film tout en étant conscient de le pénaliser par la même occasion.

Un nounours ?

Monuments Men, s'il n'a pu être sélectionné aux Oscars du fait de son changement de date de sortie, a en revanche été retenu pour la prochaine Berlinale, dans la catégorie hors compétition, aux côtés de La Belle et la Bête, de Christophe Gans, et de Nymphomaniac Volume 1 de Lars von Trier. De quoi consoler quelque peu le monsieur Nespresso.

Un producteur en or

George Clooney a su bien s'entourer pour réaliser son cinquième film. Grant Heslov, qui travaille avec lui au niveau du scénario et de la production, est un partenaire qui donne confiance : il a co-écrit deux des longs-métrages de Clooney, Les marches du pouvoir ainsi que Good Night, and Good Luck, qu'il coproduit également, tout comme Monuments Men. Il avait entretemps produit le multi-oscarié Argo, ce qui a plutôt tendance à faire croire aux films pour lesquels il s'implique.

THE compositeur

Si on retrouve des morceaux Cole Porter et des Mills Brothers dans le film de Clooney, c'est Alexandre Desplat qui signe la musique originale de Monuments Men. Le compositeur français est des plus appréciés et demandés par le public comme par la critique puisqu'il est nommé en ce début d'année 2014 pour la B.O. de Philomena, alors qu'il signe parallèlement celles du prochain Grand Budapest Hotel, de Wes Anderson et du remake de Godzilla, de Gareth Edwards. George Clooney s'offre décidément la crème de la crème pour Monuments Men.

La guerre, c'est cool !

Les grands événements de l'histoire de l'humanité sont souvent l'objet d'adaptations romanesques et délirantes de la part des cinéastes hollywoodiens. Clooney et Helsov ont ainsi voulu s'inscrire dans la lignée des Douze Salopards, de La Grande Evasion (celle de John Sturges et non de Raoul Walsh) et du Pont de la rivière Kwaï où les personnages comme les situations, guerrières, militaires, étaient traités de façon amusante et décapante sans pour autant perdre un certain réalisme.

Devant et derrière la caméra

C'est la première fois que George Clooney doit diriger un tel casting de stars tout en tenant lui-même le rôle principal du film. Il fait confiance aux acteurs pour ne pas se mettre constamment en avant afin de lui laisser plus de liberté dans la mise en scène. Selon Matt Damon, "lorsqu’on fait un film sous la direction d’un réalisateur en qui on a toute confiance, porté par un scénario et un casting fabuleux, on a tout sauf l’impression de travailler." Il précise également que Clooney avait déjà son montage en tête pendant le tournage, ce qui permit aux acteurs de rester concentrés à chaque prise, sachant qu'elle serait probablement dans le montage final.

Duo de choc

Bill Murray a été contacté très tôt, deux ans avant le tournage, pour savoir s'il voulait être dans le film. Emballé, il rejoint vite l'équipe et se plaît d'autant plus sur le plateau que son personnage doit mener la vie dure à Bob Balaban, avec qui il avait déjà joué dans Broadway, 39ème rueMoonrise Kingdom et qu'il a retrouvé sur The Grand Budapest Hotel.

Voyage scolaire

Alors que le film est majoritairement tourné en Angleterre et en Allemagne, Clooney et Heslov embarquent avec eux leur équipe technique habituelle. On retrouve le directeur de la photographie Phedon Papamichael (qui travaillait déjà avec Clooney dans The Descendants et Les Marches du pouvoir) et le chef décorateur Jim Bissell qui avait été nommé aux Oscars pour son travail sur Good Night and Good Luck, du même Clooney. Enfin, le chef monteur Stephen Mirrione et la chef costumière Louise Frogley, qui ont collaboré avec le cinéaste-acteur une dizaine de fois chacun, et sur chacune de ses réalisations, répondent eux aussi de nouveau à l'appel.

Et les oeuvres d'art ?

Comme on peut s'en douter, l'équipe technique n'a pas emprunté, pour les besoins du film, les quelques milliers d'oeuvres nécessaires aux différents musées et collectionneurs d'Europe. Environ 1000 reproductions durent être faites, qu'il s'agisse de peintures, sculptures ou tapisseries, avec une extrême fidélité, bien qu'elles n'apparaissent parfois que très furtivement à l'écran. Quelques originaux, pas des chefs d'oeuvre mais tout de même, ont aussi été loués par la production, notamment une série de portraits à l'huile. Le reste des oeuvres fut numériquement imprimé après avoir été passé en haute résolution.

Oeuvres phares

"La Madone de Bruges", comme les quelques grandes oeuvres du film, fut traitée de façon particulière, selon les plans où elle apparaissait. Une reproduction en fibre de verre fut trouvée aux studios romains Cinecittà et une autre en mousse de haute densité fut réalisée sur commande par un artiste berlinois. Une reproduction du même matériau fut par ailleurs fabriquée pour "Les Bourgeois de Calais", de Rodin, alors que "l'Autel de Gand" fut imprimé en haute résolution puis recouvert d'une couche de peinture de finition pour plus de réalisme.

Encore volé !

"L'Autel de Gand", aussi appelé "Adoration de l'Agneau mystique", de Jan Van Eyck, est une des oeuvres les plus volées de l'histoire de l'humanité : achevé en 1432, le retable est caché en 1566 pour éviter que les calvinistes ne le brulent. Entre 1784-1860, deux panneaux de l'autel disparaissent mystérieusement, alors qu'en 1794 l'armée française enlève quatre panneaux représentant l'Adoration de Paris. En 1816-17, six des panneaux restants sont achetés par Frédéric-Guillaume III de Prusse, avant que le retable ne soit totalement séparé entre 1914-1918. Berlin, Bruxelles et Gand se partagent l'oeuvre. Les Allemands volent deux panneaux en 1914 avant de les rendre en 1923. Enfin, une demande de rançon est faite suite au vol de deux panneaux en 1935 : l'un est rendu comme gage de bonne foi, l'autre est encore aujourd'hui porté disparu. Ce sont les nazis qui volent le reste et le cachent dans les mines de sel d’Altaussee avant que les Monuments Men ne découvrent la cachette. Alors, une fois de plus ou de moins au cinéma...

Brocante militaire

Beaucoup de films ont été réalisés sur la Second Guerre mondiale. Pourtant, il devient difficile de trouver des costumes d'époques en bon état. La chef costumière Louise Frogley avait bien trouvé des hauts d'uniformes nazis, mais ils étaient tous beaucoup trop petits et pire encore, il manquait le pantalon. Pour ne rien arranger, les uniformes changèrent pendant la guerre et il a fallu gérer des costumes militaires français, belges, anglais, allemands et américains. La majorité d'entre eux fut alors rapatriée d'un peu partout dans le monde : "Nous avons fait venir des uniformes du monde entier. Certains éléments ont été fabriqués en Pologne, d’autres ont été achetés en Hollande ; le tissu venait du Pakistan, et les bottes du Mexique", témoigne Louise Frogley.

Papa à l'écran

Dans le film, l'acteur qui joue Frank Stokes vieux n'est autre que le père de George Clooney, qui joue le jeune Frank Stokes. Nick Clooney signe donc avec Monuments Men son premier rôle crédité au cinéma. Il était auparavant apparu dans "Handle with Care", de David Friedkin et dans L'amour coûte cher de José Ferrer, mais n'avait pas été crédité au générique.

What else ?

Lors de l'avant-première privée du film, toute l'équipe des Monuments Men était présente pour le présenter au public français. Un invité spécial fit même son apparition : le dernier Monuments Man vivant était présent. A l'époque le plus jeune de la troupe, Harry Ettlinger a quitté l'Allemagne à 13 ans pour se réfugier au New Jersey et a rejoint l'équipe des Monuments Men en tant que natif allemand. Il a tenu à remercier George Clooney et les acteurs présents pour avoir fait revivre ce morceau d'histoire, qui, grâce à eux, ne tombera pas dans l'oubli.
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