Mon Allociné
Il était une fois dans l'Ouest
Séances Bandes-annonces Casting Critiques spectateurs Critiques Presse Photos VOD
Blu-Ray, DVD Musique Secrets de tournage Box Office Récompenses Films similaires News
note moyenne
4,5 17375 notes dont 805 critiques
77% 623 critiques 17% 134 critiques 2% 19 critiques 2% 19 critiques 1% 6 critiques 0% 4 critiques

805 critiques spectateurs

Trier par
Critiques les plus récentes
  • Critiques les plus utiles
  • Par les membres ayant fait le plus de critiques
  • Par les membres ayant le plus d'abonnés
blacktide

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 737 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 25/09/2016

Les Westerns se couchent à l’Ouest Pour une poignée de regards, Leone dépoussière le temps, l’imprègne de sa musicalité mélancolique, magnifiant un Duel au soleil de la décadence stimulante de ses "gueules" saillantes. La sueur ruisselle, les regards fusillent, un ballet mortuaire se joue devant la porte du paradis. Au silence infiniment désertique succède une faucheuse chimérique, emportée par l’inexorable requiem d’une vengeance mutique. Les notes se font lourdes, grinçantes, attendues à l’image d’une mort imprévisible et paradoxalement conjecturée. Une gare délabrée, des gueules cassés, une goutte d’eau, des portes mal huilées, une girouette, une mouche racoleuse,… l’ouverture frappe l’inconscient de son génie aphasique. Tout s’enchaîne, l’attente diffuse sa fureur authentique. Waiting. Un train émerge du cadre. Avec lui, la mort transcende l’espace, les sons s’évanouissent dans le vent, Blowin’ in the wind dirait Bob Dylan. Les regards fusionnent, les sourcils flanchent, la main cherche un appui extérieur. La foudre s’abat à la faveur d’un Harmonica. Leone donne le ton. Un western ? Non, une épopée néoréaliste, un High Noon crasseux et carnassier, la dissection d’un genre aussi vaste que les plaines d’Arizona. Once upon a time in the West incarne la beauté perdue du cinéma, l’inévitable alchimie d’une œuvre avec son spectateur. Sergio Leone, cinéaste talentueux, poète contemplateur, prophète dans l’arène de la vie, Rimbaud des images, autant de casquettes que de sang dans le corps humain (Convertissez-vous donc au Leonisme !). Leone accumule les acmés épiques à en faire rougir John Ford. Loin du romantisme Fordien et d’une caméra fixe écarquillée par les amours éternels et les chutes de titans, Leone retourne le western de son lyrisme pervers et de sa cruauté magnifiée. Dans la fuite des nuages, par des panoramiques d’une beauté sauvage, les vestes flottent dans le vent, soufflent la poussière de leur ombre répulsive. Le silence règne à Sweetwater, le désert rouge s’empare de l’innocence, les gros plans accaparent l’enfant immobile devant l’impossible imminence de sa mort. Frank, un sourire sadique, un regard plongeant, tueur d’enfants lui-même esclave d’un âge de cristal, l’homme des vallées perdues secoue d’impétuosité. L’arrivée d’Henry Fonda est fracassante : humaniste aux yeux bleus clairs, emblème d’une Amérique victorieuse, le voilà à endosser l’abject incarné ; d’un mouvement circulaire de caméra, Fonda apparaît, glacial, un contraste saisissant à la hauteur de la portée symbolique de ce rôle. Toucher au sublime, Leone nous le promet. Son ambition s’engouffre en nous telle une balle hors de son revolver. Le temps d’un travelling arrière sur le quai d’une gare, Leone capte toute l’intensité que peut procurer le cinéma, une sorte d’apogée émotionnelle dans une œuvre déjà irréellement sensationnelle. Claudia Cardinale, beauté incarnée, s’abandonne au gré d’un vent porteur de renouveau, avançant vers des contrées inconnues, d’un regard affectueusement désenchanté à une ville foisonnante de modernité : seule la voix d’Edda Dell’Orso berce son avancée, élévation de la caméra, élévation de la voix, érection émotive d’un phantasme naissant. D’une myriade d’onirismes voilés, Jill se mue en Noodles, abusée par les mêmes désillusions mélancoliques qu’Il était une fois en Amérique. Notre cœur vacille sous la symphonie épique de Morricone. Mais par quels démons angéliques peut-il être habité ? Cette musique, envolée lyrique reflet d’une image emphatique, s’incruste dans l’être, réflecteur de l’âme celée dans la psyché de chaque. Musique et mouvement sont indissociables. Une musique souvent omniprésente mais au rôle bien défini. L’entrée en scène de ces bons, brutes et truands entrelace des mélodies distinctes, sollicitant la reconnaissance presque aveugle de ces caractères singuliers. Cheyenne, Jill, l’Harmonica, tous s’affirment par la musicalité de l’image. Tout visage est un paysage choisi dirait Leone, non seulement pour sa capacité à véhiculer des émotions pures, mais aussi pour transposer un vécu dissipé dans le relief d’une peau lacérée, poussiéreuse. Les yeux, emblèmes de l’introspection, hypnotisent de leur empreinte impénétrable, complexe, et élèvent la tension à la clarté d’une pupille fixe. Les répliques, quant à elles cinglantes et percutantes, fusent (on ne parle pas pour rien dire chez Leone), interpellent, marquant à jamais le cinéma de leur empreinte indélébile. Mais, une fois de plus, la brillante idée de Leone est de jouer sur l’inhabituel, l’insensé. La scène d’ouverture, à elle seule, exprime la rupture avec ses œuvres précédentes, d’un rythme effréné à une fresque modérée, une entité. Par son apparition presque providentielle et fantomatique, L’harmonica se mythifie, habité par un Charles Bronson indéchiffrable, d’une passivité à toute épreuve, tourmenté par une silhouette vaporeuse, chimère d’un passé ineffaçable. Jill, la putain au cœur d’or, transcende l’austérité masculine de son éclat invétéré, nous entraînant dans la profondeur d’un regard charbonné, une Scarlett O’Hara à l’épilogue de Gone with the Wind, forte et déterminée à tout rebâtir. Cheyenne, lui, ténor de la gâchette, empoche notre attachement, éternel complice d’une irrésistible sympathie. Leur destinée se croise l’espace d’un conflit commun, jusqu’au crépuscule des hommes, éternels conquérants, justiciers, arpentant l’Ouest en quête d’une contingence idéalisée. Mais c’est dans son dénouement que l’intensité est à son comble. Le flashback s’éclaircit dans la vision en close-up d’un Bronson froissé par les vestiges d’une arche fatale. Fonda s’avance, ralenti oblige, dans cette réminiscence, tortionnaire accablant d’une corde la fraternité et d’un harmonica-témoin les stigmates d’un calvaire. Something to do with death. Tout s’articule autour de la musique, l’affrontement se fait attendre, les hommes s’interrogent, chancellent dans un duel circulaire. Un dernier tango pour la dernière race d’homme. Les frissons montent. Les mouvements se font fluides, puissantes sont les images. Les plans s’enchaînent à la vitesse d’une mort terrassante. Le temps se suspend pour côtoyer les cieux. Tout s’emboîte. Frank mord la poussière, entraînant dans sa chute les legs du passé. Dans son ultime souffle de vie, l’Harmonica épouse la circonférence de ses lèvres. La clairvoyance l’achève. La violence succombe à la culture, l’Ouest n’est plus qu’un souvenir parmi tant d’autres, et la femme renaît dans sa postérité. Ecrire sur Il était une fois dans l’Ouest, c’est un duel avec soi-même dans le but de retranscrire le plus fidèlement possible la beauté de ces fragments contemplatifs, quelque chose d’impossible à extérioriser hors de son cadre. Le virtuose a réussi son coup, net et durable. Par la mélancolie de l’objectif, Leone arrête le temps, immortalise un monde qui s’efface à mesure que le soleil se couche, où les hommes, les vrais, s’éclipsent dans l’ombre de l’impitoyable progrès. Puis le temps passe, les souvenirs restent intacts, le petit fugitif s’évade dans la nostalgie d’une œuvre au succès éternel, s’engouffre dans les yeux élégiaques de Bronson et de sa légendaire vendetta… Le fantasme d’un gosse… https://cineyourlife.wordpress.com/2016/04/24/critique-de-il-etait-une-fois-dans-louest/

Maitre Kurosawa

Suivre son activité 102 abonnés Lire ses 842 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 21/09/2016

Il suffit de cette scène inaugurale, dans une gare inquiétante, pour comprendre que le film auquel on a affaire sera immense, et ce, de bout en bout. Une scène d'attente pour commencer, qui dure, existe seulement grâce aux bruits insolites (celui d'une mouche, de goûtes d'eau tombant sur un chapeau, etc.) et qui capte notre attention parce que son but reste longtemps obscur : au final, des coups de feu, brefs mais terribles, à l'image de ceux qui retentissent dans le film. "Il était une fois dans l'Ouest" montre que Leone est moins intéressé par l'idée de filmer la violence dans la durée que de saisir le moment où tout se déclenche, où le long silence indicatif laisse place au son, net et brutal. De ce film sauvage qui condamne ses personnages à une solitude éternelle, on reste sans voix devant cette pure ambition de cinéma, celle de faire de chaque scène un spectacle en soi mais de toujours garder en tête l'idée de l'ouvrir à un horizon encore plus grand, de faire de cette fresque intime et historique une montée en puissance sur le plan dramatique absolument vertigineuse, jusqu'à un duel final anthologique et bouleversant. Fait d'histoires de vengeance au moment où l'Amérique se construit (les chemins de fer) et d'histoires d'amour impossibles, ce chef-d'oeuvre absolu parvient avec une maestria inégalée à interrompre son souffle tragique et à injecter une dimension comique qui doit autant à l'inventivité des situations qu'à la percussion des dialogues, deux composantes qui ont certainement dû influencer Tarantino. Impossible de ne pas rire devant "Il était une fois dans l'Ouest", mais impossible aussi de retenir ses larmes au moment où Claudia Cardinale arrive à la gare, accompagnée de son thème musical déchirant, ou devant ce plan où sur le trajet en charrette qui suit, Leone filme les grands espaces comme pour dialoguer avec John Ford, au sein d'une proposition de genre radicalement différente. Incarné par un suprême élan lyrique, le film nous emporte tel un torrent sans jamais faiblir avant de nous faire chavirer. Foudroyant !

JohnDark1988

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 10 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 12/09/2016

Un des meilleurs western ! a voir et a revoir sans hésitation! musique splendide det culte. Ainsi que la beauté de Gabriele Franzi et la cruaute de Fonda.

Brigitte B.

Suivre son activité 0 abonné Lire ses 7 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 10/09/2016

un film extrêmement mythique et très culte de l'excellent Sergio Leone l'un des meilleurs western du cinéma américain.

Emilien L.

Suivre son activité 0 abonné Lire ses 27 critiques

4,5Excellent • Publiée le 16/08/2016

Ce film de Sergio Leone assume et assure totalement sa position de référence du western. Dans une ambiance calme mais tendue, on suit avec grand intérêt les (més)aventures des différents personnages. Un Charles Bronson intrigant et mystérieux, un Henry Fonda détestable et presque effrayant, un Jason Robards attachant et engagé et une Claudia Cardinale charmante et courageuse, ce véritable monument du cinéma ne manque pas de personnages variés, intéressants, attachants et magnifiquement bien interprétés ! Une mise en scène impeccable qui fait s'allonger le temps indéfiniment, une BO mythique, des décors splendides et des costumes très beaux s'ajoutent à un scénario déjà en béton. Sergio Leone parvient a nous tenir en haleine jusqu'à la fin du film où le mystère de l'homme à l'harmonica est enfin dévoilé, à l'occasion d'une scène exceptionnelle aujourd'hui devenue culte. Petit coup de cœur aussi pour la scène d'intro qui, peut-être moins connu, mérite sans doute autant de reconnaissance que le final. En bref, un grand moment de cinéma du début à la fin.

pierrre s.

Suivre son activité 20 abonnés Lire ses 1 527 critiques

4,0Très bien • Publiée le 09/08/2016

L'homme à l'harmonica, Henry Fonda en méchant, l'incroyable musique d'Ennio Morricone... Voilà, j'ai enfin vu ce mythe, cette légende. Alors même si pour moi, la trilogie du dollar est encore meilleur au même titre que l'est, Il était une fois en Amérique, Sergio Leone a néanmoins réalisé un très grand film!

Tietie008

Suivre son activité 18 abonnés Lire ses 55 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 01/06/2016

Un chef d'oeuvre du western, qui tranche avec le classicisme du western américain et qui renouvelle totalement le genre. Certaines scènes sont stupéfiantes, comme la scène d'ouverture et la musique de Morricone, géniale ! Un monument du cinéma ! http://tietie007.over-blog.com/article-5429495.html

clement T.

Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 65 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 21/04/2016

Sergio Leone signe ici le plus grand western spaghetti du cinéma et sûrement l un des plus grand chef-d'oeuvre du cinéma tout court.La musique est le principal atout du film,la musique est excellente et mythique tout comme les grand silence qui laisse la place aux acteur de signe des prestations excellente.Charles Bronson,Henry Fonda mérite l Oscar sans hésiter.La scène final est vraiment immense entre deux acteur monumental qui nous montre pourquoi l harmonica suit Frank àvec la musique d ennio morricone.Un western à voir.5/5

Manutendo

Suivre son activité 35 abonnés Lire ses 17 critiques

4,5Excellent • Publiée le 05/02/2016

Quelle beauté ! Et je ne parle pas que du film, cette Claudia Cardinale a de quoi en rendre fou amoureux plus d'un ! Pour moi certaines scènes font partie des plus belles de toutes l'histoire du cinéma. Accompagné des musiques extraordinaires de Morricone, Sergio Leone parvient à créer un univers dans le western qui met en scène le personnage joué par Bronson livré à lui même au reste du monde. Le personnage reste très mystérieux et on ignore ses intentions. Finalement il s'apparente au "gentil" (les références à " Le bon la brute et le truand" sont très appréciables) et Spoiler: à la fin il devra affronter le diabolique personnage joué par Fonda, Frank.Cette scène est juste magnifique. Pour conclure, ce film est un chef d'oeuvre pour son rythme, ses plans exceptionnelles, ses acteurs hors du commun et ses musiques inoubliables. Le scénario reste classique pour un western ce qui fonctionne très bien avec l'esprit de rédemption et de vengeance que dégage les personnages. Meilleur western et meilleur film de Leone, chapeau pour cette perle !

Karim A.

Suivre son activité 2 abonnés Lire ses 570 critiques

5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 22/01/2016

La perfection du western spaghetti La musique, la musique, cet harmonica, on veut que Charles Bronson nous le donne, pour qu"on puisse continuer à en jouer. Les gros plan sur les visages tannés par le soleil et la poussière. Les dialogues sont excellent. Les seconds rôles dépassent parfois les 1er Un régal dans l'Ouest américain.

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse