Mon AlloCiné
    Cartel
    note moyenne
    1,8
    4974 notes dont 858 critiques
    3% (30 critiques)
    11% (94 critiques)
    16% (137 critiques)
    19% (162 critiques)
    23% (201 critiques)
    27% (234 critiques)
    Votre avis sur Cartel ?

    858 critiques spectateurs

    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

    Suivre son activité 93 abonnés Lire ses 278 critiques

    1,0
    Publiée le 18 novembre 2013
    Vous sortez de chez vous dans un froid glacial, prenez le bus et le tram pour vous rendre à un cinéma qui n'est pas très loin mais pas très proche non plus de votre habitation. Vous arrivez donc dans ce dernier pour prendre votre place et entrer directement dans la salle. Une salle climatisée et accueillante. Après quinze minutes de pubs, le film commence enfin. Petit bémol : le groupe de cinq acteurs/actrices (normalement excellents), sont dans la caricature la plus extrême. J'ai entendu quelques soupirs de consternation, et je comprend pourquoi (par rapport à Gravity). J'ai voulu quitter la salle, mais en même temps la place coûte cher pour un adolescent qui ne reçoit que vingt-cinq pièces par mois et qui veut voir tous les évènements cinématographiques. Donc l'adolescent subit, voit une violence indélicate, une scène de sexe lancée sans beaucoup de raisons, et surtout un réalisateur perdu dans un film qui ne lui ressemble pas du tout. Un thriller inintelligent, avec un bling-bling grossier qui ne fait aucunement rêvé tellement que les scènes sont voués à une bêtise méconnaissable du grand réalisateur qui les à crées.
    Swallow Team-fg
    Swallow Team-fg

    Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 67 critiques

    0,5
    Publiée le 11 novembre 2013
    Je sors à l'instant de la salle, et je dois dire qu'à part "soporifique", le seul mot qui me vienne à l'esprit est : Belle "bouse" ! Comme souvent, l'affiche avec tout plein de beaux noms est ce dont il faut se méfier mes amis ! Car c'est pour mieux éclipser un manque total de scénario qui tienne la route. C'est une longue, mais alors très longue partie philosophique sur chaque mot et chaque scène qui se présente. On nous parle de tout un tas de choses qui sont censées nous faire frémir, seulement, on n'en voit jamais la couleur (ah si, Brad spoiler: se fait décapiter, mais ça il faut attendre pas loin de 2h00 pour y arriver ). Cartel vous fait penser à la drogue ? Ben cherchez bien, on en parle presque pas, on ne voit pas le cartel en question, juste des cons qui font des petites magouilles, et qui finissent par se faire dessouder par des tueurs, qui se font eux-mêmes dessouder par d'autres... Soulignons la belle performance de Michael Fassbender, qui s'écroule en larme devant un DVD posé sur le lit (waouh), la morve en plus, et pour lequel on ne compatis pas une seconde. Je vous le dit Mister Ridley Scott, nous deux, c'est bel et bien fini !
    anonyme
    Un visiteur
    1,0
    Publiée le 23 novembre 2013
    Comment un réalisateur comme Ridley Scott peut il nous pondre et cautionner une histoire si déconcertante et à la fois intéressante. Oui il y avait matière à réaliser un bon film, un casting de luxe, des décors corrects, une mise en scène qui aurait pu s’avérer efficace, mais le résultat final n'est pas au rendez-vous. Nous assistons impuissants à un défilé de personnages qui apparaissent et disparaissent, sans aucune raison logique, une succession de scènes n'apportant rien à une intrigue inexistante. Immense déception, lassitude, frustration, agacement ... que dire de plus ? RIEN. La seule excuse valable qui pourrait justifier un tel plantage est le suicide du frère du réalisateur : Tony Scott. J'en conclu que Ridley à surement voulu lui rendre hommage et le résultat est bien présent, ce film est un : "SUICIDE ARTISTIQUE".
    Jean-philippe N.
    Jean-philippe N.

    Suivre son activité 74 abonnés Lire ses 833 critiques

    2,0
    Publiée le 26 mars 2014
    Il est certain que si on compare le dernier Ridley Scott a un cru prestigieux d'un grand château dans une mauvaise année, on ne peut qu'espérer qu'il se bonifiera avec le temps. Par contre, dans l'hypothèse des "nouilles au ketchup", çà sentira vite le rance puis le moisi. Pour le reste, on ne peux que constater les préoccupations "ante mortem" du vieillissant Scott. Après ses interrogations apophatiques dans "Prometheus", voilà qu'il nous balance ses conclusions sur l'état de l'humanité dans "The counselor". Non qu'il n'y ai de bonnes raisons de ne pas croire à ses raisonnements passablement pessimistes, mais quand on pense aller voir un bon vieux polar-action des familles dont le maître a le secret, çà désoriente. Sans parler de la pénible impression de se trouver parfois devant un film des frères Coen, l'humour en moins. Impression de plagiat déjà ressentie avec son dernier film, sauf qu'en l'occurrence , il se copiait lui-même: il n'aura échappé à personne les similitudes douteuses dans leur facilité avec "Alien" sorti trente trois ans plus tôt. Encore une fois, on peut se demander si à force de chercher de nouveaux angles de plus en plus improbables pour continuer de traiter des styles maintes et maintes fois vus au cinéma comme le thriller, la romance ou la SF, l'originalité de ces genres ne soit devenue elle aussi moribonde. Avant d'être considéré comme un art, le cinéma, à ses débuts, était une attraction de fête foraine. Alors Mr Scott qui êtes vous: le clown blanc ou l'Auguste?...
    Estonius
    Estonius

    Suivre son activité 224 abonnés Lire ses 1 030 critiques

    3,5
    Publiée le 15 mars 2015
    On aurait aimé savoir quels sont les rôles exacts de Bardem et de Pitt dans cette organisation et comment Fassbinder doit s'y insérer, mais aussi comment le cartel fait pour retrouver le camion, comment Diaz fait pour retrouver Brad Pitt... Ça fait beaucoup de questions éludées. On aurait aussi pu raccourcir certains dialogues qui certes, martèlent le message du film mais qui en deviennent lourds. Le film va bien plus loin que son message de premier niveau ("il y a des engrenages dont on ne peut se tirer, comme l'illustre par métaphore le mécanisme étrangleur") de par son pessimisme absolu, nous montrant la nature prédatrice de l'homme, nous montrant que ceux qui tiennent les ficelles, les tiennent décidément très bien. C'est très bien joué, les scènes sexy sont originales, et la scène du confessionnal est amusante. Il y a quelques scènes choc (la mort de Pitt). Sans le surcroît de blablabla et avec moins d'ellipses, on aurait sans doute eu là un chef d'œuvre.
    Edgar L.
    Edgar L.

    Suivre son activité 155 abonnés Lire ses 175 critiques

    2,0
    Publiée le 2 décembre 2014
    Pourtant, tout commençait bien : plan d’ouverture sublime sur le désert mexicain dont un véhicule qui roule à pleine vitesse semble briser la quiétude. Des guépards qui courent après un pauvre lapin apeuré sous les yeux ébahis et un peu pervers de leurs maîtres interprétés par Cameron Diaz et Javier Bardem. Quant à la scène dans le lit entre Penelope Cruz et Michael Fassbender, elle a tendance à nous plonger d’emblée dans le doute. Ridley Scott avait-il besoin de choquer à l’aide de dialogues crus pour se sentir dans le mouvement actuel du cinéma ? Toujours est-il que les propos sexuels sont loin d’être fins et trop souvent gênants dès le début du film. S’en suivent des scènes interminables de dialogues, souvent ennuyeux et parfois même inutiles. Le film s’enlise alors dans un rythme particulièrement lent, et met plus de 30 minutes avant de trouver un rythme de croisière plus convenable (autant dire que le début du film est particulièrement soporifique). [...] Heureusement, tout cela se décante un peu par la suite avec quelques scènes de meurtres assez sordides et cruelles qui redonnent du rythme et de l’intensité au film. Telle une punition divine le mauvais sort s’abat au fil du film sur les différents protagonistes qui pensaient tous pouvoir s’en sortir. Côté scénario, on ne cassera pas trois pattes à un canard, autant vous prévenir ! En résumé, un avocat américain se plonge dans le dangereux milieu de la corruption par le biais d’un cartel mexicain. Dans sa vie personnelle, il est fiancé à une superbe créature un peu naïve qui n’a absolument aucune idée du bordel dans lequel son homme est plongé. L’avocat est, quant à lui, persuadé d’être intouchable, il se pense à l’abri d’un quelconque incident. C’est donc l’histoire d’une bourgeoisie qui se compromet dans une criminalité brute et sans pitié. [...] "Cartel" est donc un ovni cinématographique que tout le monde n'appréciera pas de la même manière. Si je n'ai pas détesté le film, loin de là, la promesse du casting et du réalisateur m'avaient laissé espérer un tout autre niveau. Une déception donc pour un film relativement lent qui ne nous offre que quelques moments savoureux.
    elbandito
    elbandito

    Suivre son activité 202 abonnés Lire ses 609 critiques

    1,0
    Publiée le 26 novembre 2013
    Cruelle déception que «The Counselor», de Ridley Scott. Preuve en est qu’un casting de rêve et une bande annonce alléchante ne font pas nécessairement un bon film. Intrigue volontairement décousue et confuse, titre français inapproprié, violence et vice transposés en images de rêves stylisées de type Miami Vice, héros décontenancés par leur sort pourtant logique (Michael Fassbender et Pénélope Cruz peu inspirés). Quant à Cameron Diaz, elle simplement ridicule… seuls Brad Pitt et Javier Bardem tirent leur épingle du jeu, notamment grâce au «Bolito», dans cette manipulation géante définitivement pas crédible. Sponsor oblige, nous retiendrons aussi l’envahissante publicité pour une célèbre marque de motos japonaises et de bières allemandes.
    Caine78
    Caine78

    Suivre son activité 771 abonnés Lire ses 4 985 critiques

    3,0
    Publiée le 25 novembre 2013
    C'est presque le risque aujourd'hui : dès que vous osez sortir du rang en présentant un film offrant une vision ultra-réaliste, sombre et pessimiste, il y a de grandes chances que le public ne suive pas. « Cartel » en est l'implacable démonstration, tant les critiques ont été nombreuses sans tenir compte des profondes qualités de l'entreprise. Alors je ne dis pas : ça parle beaucoup, et si je ne me suis pas ennuyé, on perd légèrement en émotions ce qu'on gagne en crédibilité. De plus, on ne comprend pas toujours tout, si bien qu'un peu plus de précisions n'auraient pas été de trop. Toutefois, il faut reconnaître que Ridley Scott surprend franchement à travers ce constat désespéré sur la nature humaine, superbement mis en images et nous offrant plusieurs scènes mémorables, aussi violentes par moments que sexy à d'autres. Et puis il n'y a pas à dire : avec pareil casting, difficile de ne pas voir la température monter, avec une petite préférence (une fois n'est pas coutume) pour Brad Pitt, étonnant en intermédiaire aussi lucide que cynique. Bref, si la réunion d'autant de talents (sans oublier Cormac McCarthy au scénario) pouvait laisser espérer quelque chose d'immense, il serait toutefois dommage de passer à côté d'une œuvre désabusée, glaçante et finalement très représentative du monde actuel, à l'image de plusieurs échanges aussi brillants que terrifiants : percutant.
    Christiane D
    Christiane D

    Suivre son activité 1 abonné Lire sa critique

    0,5
    Publiée le 14 novembre 2013
    je suis allez voir ce film hier et j en suis rester sur le c...... tellement il est nul .j arrive même pas a comprendre avec un casting pareil et un réalisateur de cette qualité on arrive a une tel nullité. je penser n avoir rien compris mais en fait en lisant les autres critique je suis rassurer il ni a pas grand chose a comprendre . le fil conducteur c est la drogue mais a part ca rien !!! on ne nous explique pas qui sont les vrais bonnet qu elle rôle joue réellement Pitt pourquoi Fassbender se retrouve dans cette m...... je n est pas non plus compris quelle rôle joue le pauvre motard et pourquoi des méchants qui on l air de travailler pour Diaz s entre tu quand Braden lui aussi est très bon dans son rôle mais je ne vois pas a quoi il sert dans le circuit comme Pitt et Braden . la seule qui perce l ecran c est DIAZ malgres certaine scènes de grand n importe quoi je pense a la scene bizarre de la voiture et celle avec le pretre completement hors sujet ( s il y avais sujet d ailleurs ) et sans interet .et pour finir je n est payer que 5€ et je les regrette .
    rennet
    rennet

    Suivre son activité Lire ses 3 critiques

    5,0
    Publiée le 16 novembre 2013
    Film superbe de dialogue et jeux d'acteurs....une lente descente aux enfers qui vous laisse cassé....un tres grand film mais dont le titre français mal traduit a dû induire le téléspectateur lambda en erreur. 5 étoiles haut la main.
    Le cinéphile
    Le cinéphile

    Suivre son activité 91 abonnés Lire ses 700 critiques

    4,0
    Publiée le 14 novembre 2013
    Après un début compliqué, long à démarrer, ou assez brouillon, où l'on ne sait pas forcément qui est qui avec certitude, on est pris dans le truc surtout grâce au casting prestigieux! Et alors qu'on s'attendait plus à un film salle, crasseux, violent, et décapant, à l'image du cartel et du trafic de drogue, on tombe en réalité sur un drame presque incontournable et assez stressant! Les interprètes sont tous géniaux, entre un Bardem hérisson ultra charismatique et plutôt drôle, une Cruz qui est pour peut etre la première fois fragile et vulnérable, un Pitt encore et toujours en retenu et ça fait plaisir, un acteur qui s'est étonnement superbement assagi, un Fassbender dont l'évolution dans le film est carrément super intéressante mais surtout qui offre une prestation de souffrance, de chagrin, et d'impuissance rare ; mais l'acteur, ou plutôt devrai-je dire l'actrice, qui crève l'écran ici c'est bien Cameron Diaz, à qui Ridley Scott offre un rôle mémorable et qui permet à Diaz de laisser exprimer son talent, sa grâce, sa beauté, sa malice, son côté félin et son pouvoir comme jamais! Certainement sa meilleure prestation! Les dialogues sont merveilleusements bien écrits, où Scott incorpore discrètement ici et la ses cultissimes questions sur l'existance! Voilà! Pas le meilleur Scott mais quand même une belle réussite! Sinon niveau technique, sa photographie reste moins sublime qu'habituellement et la bande originale moins subtile! Et on se souviendra d'une Diaz qui se frotte le minou sur un pare brise ( oui oui vous avez bien lu ) et deux meurtres assez costauds : une décapitation et une ouverture des artères grâce à un collier assez désagréable!
    Koko C.
    Koko C.

    Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 20 critiques

    5,0
    Publiée le 17 novembre 2013
    Un des films de l'année. Elliptique à souhait. À placer à côté de ceux de Melville. Ici, la violence ne s'étale pas à coup de grosses tâches pyrotechniques. Elle infuse lentement tous les personnages et toutes les situations. Elle est d'autant plus terrible qu'on la voit peu alors qu'on l'attend à chaque seconde. Le final est à ce titre proprement effrayant. Scott adopte un vrai point de vue et ne se laisse pas aller aux grosses ficelles que d'autres auraient utilisées. Les acteurs sont parfaits. Mention spéciale à Fassbender et Brad Pitt. Ce film deviendra culte avant peu.
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 550 abonnés Lire ses 4 294 critiques

    3,5
    Publiée le 17 novembre 2013
    "Cartel" se présente comme un thriller implacable et sophistiqué,qui en laissera tout de même beaucoup sur le bas-côté. Auteur américain dans toute sa grandeur,Cormac McCarthy signe son premier script pour le cinéma,à la fois très noir et gorgé d'ellipses. Associé à la science esthétique du toujours vert Ridley Scott,cela donne un film vraiment singulier,dont certains dialogues rentreront d'ores et déjà dans les mémoires tant ils sont spirituels et recherchés. Un avocat(dont on ne saura jamais le nom),ivre de cupidité,pénètre le monde des narco-trafiquants,et se retrouve très vite dépassé par les conséquences de ses actes. Tous les personnages ont une classe folle,stylisés au possible,des stéréotypes tendant presque à l'abstraction. Et ils sont incarnés par 5 stars incontestées. Michael Fassbender en homme croyant que les apparences font tout. Pénélope Cruz en petite amie trop propre sur elle pour tenir le choc. Brad Pitt en intermédiaire parano et plouc sur les bords. Javier Bardem en baron totalement azimuté. Et surtout Cameron Diaz en bimbo impitoyable fan de guépards! L'échiquier de la vengeance se met en place. Les fulgurances sanglantes sont marquantes et inventives. La morale d'une désespérance sans concessions. Et les punchlines jubilatoires. Même si Ridley Scott frôle l'exercice de style,il le fait avec une maestria qui enterre la plupart de la concurrence.
    Dandure
    Dandure

    Suivre son activité 105 abonnés Lire ses 50 critiques

    4,5
    Publiée le 15 novembre 2013
    Attention, cet avis contient des spoilers tels que : spoiler: si le film manque de chair, sa fin ne manque pas de sang. Tsss, vous n'avez rien compris. Ridley livre ici un film d'auteur, politiquement engagé après son poétique Blade Runner. Pour sa démonstration, il s'est engouffré sur le même segment que Winding Refn et son Dieu seul pardonne, le polar abstrait : intrigue minimaliste, décors lounge, personnages sans identité, violence sophistiquée et construction symétrique (la première heure prépare la seconde). A ce petit jeu, Cormack McCarthy n'est pas Jean Echenoz. En pratique, les vedettes posent, cabotinent et les discours triviaux, scabreux ou philosophiques n'éclairent que leur propre fatuité. On a les images d'une relation amoureuse ou de l'amitié, les images de la réussite ou de la richesse et d'un certain art de vivre mais c'est du flanc symbolique. C'est creux et avec un peu de chance, c'est fait pour. En fait Ridley ressasse jusqu’à épuisement toute une imagerie idéalisante de la société de consommation pour mieux dénoncer la cruauté sous-jacente de cette avidité partagée par tous les protagonistes, et par nous aussi un peu. D'ailleurs, le héros comme vous et moi ne fait rien contre et demeure passif pendant toute l'histoire. A bon entendeur...
    Flaw 70
    Flaw 70

    Suivre son activité 226 abonnés Lire ses 98 critiques

    5,0
    Publiée le 25 novembre 2013
    The Counselor ( ou Cartel en France ) est le nouveau film de Ridley Scott qui a pu livrer par le passé des chefs d’œuvres absolu ( Alien, Blade Runner et Gladiator ) comme de honteux navet ( 1492 et G.I Jane ). Ici il s'impose clairement dans la première catégorie même si il n'atteint pas l'excellence de son début de carrière, il livre son film le plus aboutie depuis maintenant 13 ans ou il oscillait entre du très bon ( American Gangster et La chute du faucon noir ) et le carrément moyen ( Une grande année et Prometheus ) mais son film doit beaucoup à son scénariste le génial Cormac McCarthy. Auteur de Best Seller comme The Road, No Country For Old Men ou encore Child of God, il signe ici son premier scénario original qui est parfois nébuleux, volontairement opaque mais incroyablement intelligent. Le pitch de départ est simple mais l'histoire se révélera bien plus complexe en jouant sur les faux-semblants et la manipulation évitant les clichés propres au genre. Point de happy end, de vengeance final ni de scènes d'actions démesurées ou les gentils en sortent vainqueur car il n'y a ici que le mal. Le film s'intéressera plus à l’échiquier qu'aux pions qui s'y trouve car c'est véritablement un jeu d'échec qui se joue, les personnages, tous très bien écrit notamment les personnages féminins, sont volontairement laissés dans l'ignorance, on ne connaîtra pas vraiment leurs motivations et ce qui les poussent dans l'illégalité mais on s'intéresse davantage à leurs choix et les conséquences que ceux-ci implique. D'ailleurs le film s'évertue avec un certain talent de ne jamais appeler un chat, un chat tout en nous permettant de comprendre le sens des métaphores grâce à des dialogues impeccables, inspirés et intelligent, d'un calibre rare, on a rarement vu aussi abouti, aussi culte et aussi dense. Je comprend que certains soit décontenancé par les nombreuses parties dialogués ( environ 90% du film ) que l'ensemble peut paraître long mais parler de nullité je trouve sa extrême, malvenu et en totale opposition de ce que le film est réellement. Le film en devient métaphysique, il traite de tout, des femmes avec une justesse effarante et un respect plus que bienvenu, de sexe sans jamais être trop vulgaire et de la vie avec là encore beaucoup de justesse. Il s'éloigne alors grandement des films du genre par sa noirceur abyssale qui se rapproche plus de Traffic de Soderbergh. Ne faisant aucune concession sur son nihilisme en faisant un constat désespérément noir sur la condition humaine et les tréfonds de l’âme. L'avocat dont on ne connaîtra jamais le nom payera le pris de sa cupidité, on nous le présentera comme un homme stupide et lâche, il ne comprend pas ce qui lui arrive, il est la représentation du spectateur, on est parfois aussi perdu que lui et on subi cette descente aux enfers ou il n'y a ni pardon ni rédemption, ou la fin est déjà annoncé et on ne peut rien faire pour ses hommes et ses femmes qui sont en train de tout perdre pour q'une tierce personne puisse s'enrichir. Comme le film l'explique il y a plusieurs monde que l'on crée, certains vivront une vie paisible tandis que d'autres s'embourberont dans les galères et que tous s'oriente selon nous choix, et malgré les apparences c'est un monde de femmes qui est dépeint ici. Les hommes n'ont aucune chance et se font littéralement bouffer par ces femmes fortes et indépendantes qui les surpassent en beaucoup de points, qui somme nous face à tant de charme, de beauté et d'intelligence, femmes qui sont autant capables d'amour véritable et pur, de bonté ( Laura ) que de froideur et de manipulations ( Malkina ). De véritables chasseuses qui une fois prisent entre leurs griffes nous ne sommes plus que leurs esclaves spoiler: ( tout le symbolisme de la scène de chasse ) . De plus le film fait preuve d'ironie et d'un humour noir des plus savoureux tout en accentuant le symbolisme qui parfois prendra forme quelques scènes plus tard spoiler: ( la demande en mariage, les scènes avec Brad Pitt ainsi que la séquence déjà culte du "poisson chat") . Le scénario est donc captivant, réaliste et foisonnant montrant tous le talent de McCarthy et le tout est desservie par un casting irréprochable. Michael Fassbender est toujours aussi talentueux et aussi classe, Brad Pitt est comme à son habitude très bon, Javier Bardem s'impose avec charisme et talent tandis que du coté féminin Penélope Cruz est peu exploité malgré son jeu très juste et Cameron Diaz créer la surprise en manipulatrice qui à une ambivalence de jeu bienvenue et signe ici un de ses meilleurs rôles. Pour sa réalisation Ridley Scott n'a pas été aussi inspiré depuis longtemps, il signe une mise en scène efficace et froide, tranchant radicalement avec ce qu'il a l'habitude de faire et même si le film est majoritairement bavard, il distille quelques scènes d'actions inspirés spoiler: ( la fusillade et la course poursuite ) et certains sont voué à être culte spoiler: ( la scène du fil et de la moto ainsi que la scène du "bolito" ) . Ajoutons un photographie impeccable et une BO excellente pour un film à l'ambiance unique, véritable OVNI cinématographie. En conclusion The Counselor est un film d'auteur, mais pas de celui auquel on croit car il appartient plus à Cormac McCarthy qu'a Ridley Scott ( endeuillé par le décès de son frère auquel le film est dédié ), on retrouve alors les thèmes chers à McCarthy se qui semble avoir déconcerté le publique ainsi que la presse qui non pas compris la richesse du film qui mérite plusieurs visionnages pour être pleinement apprécié et compris. On est alors devant un polar noir, amoral et brillant, cela fait plaisir de voir que certains producteurs on le courage de sortir de tel film, ce qui me redonne confiance en Hollywood et qui me conforte dans l'idée que cette année 2013 à révélé bien des surprises qui j'espère en révélera d'autres et que les producteurs auront plus confiance en ce genre de film à l'avenir malgré l'accueil très froid de celui-ci qui n'est en aucun cas mérité. Un vrai chef d'oeuvre.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top