Furyo
Note moyenne
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118 critiques spectateurs

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mazou31
mazou31

130 abonnés 1 363 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 janvier 2016
Film revu plus de trente après en la mémoire de David Bowie qui avait aussi du talent en temps qu’acteur. L’histoire, qui se déroule dans un camp japonais de prisonniers, à Java en 1942 – camps qui, l’histoire l’a prouvé, n’avaient rien à envier aux pires camps nazis – est une histoire d’horreurs et de sadisme. Mais aussi une histoire d’affrontements entre des hommes de cultures radicalement différentes. Le code de l’honneur japonais et l’obéissance aveugle s’opposent à l’esprit de résistance et l’humour occidentals. Cet Occident qui fascine malgré lui le capitaine japonais, qui semble aussi bien troublé par des pulsions homosexuelles, le perdra. Le film, très sombre et très dur, se termine par une note d’espérance quand, la guerre finie, des protagonistes démontreront davantage de compréhension mutuelle qu’il n’y paraissait.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 247 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 janvier 2016
Apathique, lent et rappelant fatalement «le Pont de la Rivière Kwai», ce choc des cultures dans un camp de prisonniers japonnais durant la Seconde Guerre mondiale, réalisé par Nagasi Oshima, ne m'a guère séduit. Vu à l’époque que pour la présence de David Bowie à son générique, « Furyo » peut compter sur les bonnes performances de Tom Conti et de Takeshi Kitano mais aussi sur celle incolore de Ryuichi Sakamoto, plus inspiré pour composer la belle musique du film que pour interpréter cette tête à claques de chef de camp sadique.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 janvier 2016
L'occasion d'un hommage pour David Bowie sur arte pour poser une rapide critique de Furyo. Deçu de ce revisionnage. Et pourtant ça me fait bien mal au coeur, j'aurais aimé t'apprécier pour ce film
Bowie, RIP à toi, grand artiste précurseur, mais me concernant ce n'est pas ce film que je retiendrai de toi. L'époque de tournage et son interprète principal me faisait espérer de retrouver un film pétant les années 80 dans toute sa splendeur. En fait, je me suis retrouvé devant une oeuvre non seulement vieillie en ce qui concerne les coups en carton assenés aux protagonistes ou encore les hara-kiri où l'épée ne rentre pas du tout dans le ventre mais en plus extremement lent dans sa narration qu'on appréhende difficilement (où veut-ils en venir?). Après peut-être que le cinéma d'aujourd'hui, plus évolué dans son approche consumériste, m'a conformer à des films dynamiques sans fond intellectualisé, qu'on gobe pour l'image

pendant 2 heures, pour attirer le plus de monde, puis pour passer à autre chose qu'on a à nous vendre.

Peut-être, oui. Toujours est-il que la scène finale est certes jolie, avec Bowie (oui, on/je voit plus David

Bowie le chanteur que le soldat Jack Celliers) ensablé et agonisant au soleil sous les choeurs solidaires

des soldats... mais rendu à ce stade du film qui a cumulé les défauts surranés et les longueurs qui perdent

le spectateur on n'y croit plus vraiment, malheuresement. Surtout quand on a vu Le Dernier Samourai qui

fait mieux (sous un angle plus théatral et moins réaliste, sans doute, mais largement) en terme de dualité

occidentale-nippone, ou encore Le Pont de la Rivière Kwaï en ce qui concerne la peinture d'un camp de

soldats prisonniers américain pendant la guerre. Selon moi le film souffre en plus de l'aura de Bowie qui

n'est pas réellement crédible en acteur (au moins ici, je trouve), malgré son jeu et son faciès que j'ai trouvé

juste. En effet, attribuez au Pape, Barack Obama, ou à Michael Jackson un personnage, et voyez

combien il devient difficile de voir autre chose que la célibrité en question, trop connu de la culture

populaire. Ni décors, ni musiques, ni plan réellement marquant, et ajoutez-y une fin ambigüe, vous

obtiendrez un film qui sonne creux, pas réellement défendable pour son histoire pas assez singulière, ni

pour sa forme trop deffectueuse. Mais promis David, j'écouterai certaines de tes chansons encore et

encore avoir un plaisir qui ne décroira pas (en particulier Life On Mars...).
cocolapinfr
cocolapinfr

85 abonnés 634 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 janvier 2016
Film intéressant à la mise en scène vieillote. Un des 1ers grands films où l'on peut voir Takeshi Kitano commencer à cligner des yeux et à marcher les jambes arquées. Le film a pris un sacré coup de vieux avec des musiques étranges, des plans étranges, des couteaux dont la pointe ne tuera visiblement personne. Un méchant jap avec un maquillage forcé. Le film vaut grâce aux chants des prisonniers et à quelques scènes marquantes notamment spoiler: le hara-kiri, et la bise
. Bowie s'en sort honorablement malgré l'obsolescence des scènes de sa "jeunesse", on avait bien compris que c'était un homme avec son courage et ses faiblesses.
carbone144
carbone144

115 abonnés 845 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 septembre 2015
J'avais vu ce film il y a longtemps, et le seul souvenir qu'il m'en restait était la scène très mal foutue du Seppuku (hara-kiri) où un soldat essayait de se tuer sans enfoncer sa lame. Ce film, je l'ai revu et redécouvert et je comprends que j'aie pu l'oublier assez vite : à la fin du film que j'ai regardé sans m'ennuyé, j'en suis sorti avec la sensation que j'avais vu quelque chose de vide. Rien de marquant sur l'ensemble. Chaque séquence est intéressante voire passionnante, mais au final, rien ne se dégage pour en faire un film de choix. Dur dur de savoir ce qu'il faut pensé, ce qui m'a laissé assez perplexe.
Acidus

872 abonnés 3 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 septembre 2015
Après le succès international de "L'empire des sens" et de "l'empire de la passion", le réalisateur Nagisa Ōshima s'attaque au sujet sensible des camps de prisonniers japonais durant la Guerre du Pacifique. Cela nécessite donc un casting international et le cinéaste nippon a réussi à embaucher le célèbre chanteur David Bowie. Ce point est bien l'une des principales curiosités de ce long métrage qui, il faut l'avouer, demeure dans le domaine du classique. S'il est d'une facture conventionnelle, "Furyo' dégage cependant une certaine intensité dans les rapports humains liant les différents protagonistes ainsi que dans certaines scènes mémorables.
pelu
pelu

27 abonnés 1 090 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 août 2015
Film fort ennuyeux pour ma part.... Le film vieillit mal... Et on le ressent... Je n ai pas aime l histoire qui ne m a jamais intéresse aucune accroche ... Le contexte historique , le lieu , l intrigue... Rien ne fonctionne pour moi... Meme les personnages sont moyens... Aucun ne trouve Grace a mes yeux et encore moins leur relations ambigus .... Je suis content de voir takeshis kitano c est tout.. Je trouve la bande sonore ignoble... Peut etre a l époque c etait bien mais la c est inécoutable !!! Mise en scène molle et des dialogues pas utiles....il fait partie de ces films de guerre comme le pont de la rivière kwai qui ne trouve pas grace a mes yeux
BigDino
BigDino

9 abonnés 473 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juin 2015
Tout donne envie dans ce film, mais je trouve qu'il y a pas mal de défauts. Déjà le personnage du capitaine Yonoi est sabordé par le jeu d'acteur de Ryuichi Sakamoto, qui signe par ailleurs une jolie bande son, mais une prestation assez misérable. Le sujet de l'attirance homosexuelle, de ce jeu de chat et de souris auxquels se livrent les deux chanteurs, Sakamoto et Bowie, ne convainc du coup pas du tout. Finalement, c'est Tom Conti dans son rôle de diplomate improvisé, car il peut parler japonais, qui tire son épingle du jeu. Si certains passages sont assez forts, et si le renversement final remet tout ça en perspective, montrant l'hypocrisie anglaise, qui, se targuant de mieux traiter les prisonniers, agit finalement de même, Furyo sera malgré tout une déception pour moi.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 7 juin 2015
Il y a des films, on ne les voit pas venir, mais quelle claque ils vous mettent ! Furyo est l'un de ces films. Par où commencer ? L'histoire, tout d'abord, est celle de quatre hommes dans un camp de prisonniers japonais : Celiers, un soldat mystérieux hanté par son passé, Lawrence, un britannique posé et réfléchi, Hara, un japonais violent mais humain et Yonoi, le commandant du camp, traditionaliste et dur. L'écriture des personnages est juste excellente, tous ont une personnalité complexe et bien étudiée, surtout par l'intermédiaire de leur passé. Les relations entre ces quatre personnages sont également extrêmement travaillées, la palme revenant à la relation Celiers/Yonoi, amoureuse et dérangeante. Au-delà de ça, Furyo est un film de guerre qui pour une fois se place du côté japonais de la guerre. Normal, me direz-vous, car le réalisateur est japonais. C'est vrai, mais celui-ci ne se prive pas non-plus de critiquer le traditionalisme aveugle des militaires japonais, par l'intermédiaire de Yonoi en majeure partie. Les américains en prennent aussi pour leur grades, avec le personnage du sergent, qui méprise Lawrence alors que celui-ci essaye de concilier les cultures. La musique est absolument sublime, je dis un gros bravo à Sakamoto pour cette composition pleine d'émotion et de puissance. Pour finir par la fin, celle-ci est absolument magnifique, la dernière réplique avec la musique, qu'est-ce que j'ai pu avoir comme frissons !
Un film magnifique sur une guerre où les cultures se sont affrontées sans que l'une d'entre elle n'est eu raison.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 avril 2015
Un chef d'oeuvre assez dérangeant, comme sait si bien le faire le cinéma japonais. BAFTA de la meilleure musique en 1983.
Redzing

1 451 abonnés 4 915 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2015
"Merry Christmas, Mr Lawrence" narre la vie dans un camp de prisonniers britanniques sur l'île de Java, et se centre sur quatre personnages bien creusés. Un officier anglais bilingue qui s'efforce d'améliorer les rapports avec les geôliers, un garde japonais brutal mais pas forcément mauvais, un nouvel arrivant britannique charismatique et impertinent, et le capitaine nippon intransigeant qui va tomber sous son charme, ce qui va à l'encontre de son code de l'honneur. On apprécie en premier lieu ces quatre acteurs, dont Takeshi Kitano dans l'un de ses premiers rôles majeur, et surtout David Bowie, à l’interprétation magnétique. La réalisation n'est pas en reste, avec une ambiance hypnotique (lumière éclatante le jour, filtre bleuté la nuit, BO au synthé langoureux), à laquelle se greffe parfois des séquences assez brutales. Par ailleurs, outre la condition des prisonniers de guerre, le film aborde le choc des cultures occidentales et nippones, et traite de l'homosexualité de manière subtile, en non-dits et en sentiments réfrénés. Un drame original et intéressant.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 1 avril 2015
Un peu déçu par ce furyo que j'ai trouvé peut-être trop lisse et facile parfois. Les personnages sont en somme assez caricaturaux (la scène de flashback m'a interloqué - le personnage de Celliers en général en fait) et seul l'égard de Yonoi envers Celliers nous sort de cette routine au seul intérêt documentaire. Quelques beaux plans / belles scènes quand même (le face à face yonoi/celliers lorsque ce dernier est enterré jusqu'au cou) mais ça n'a plus rien à voir avec ce qu'on pu me transmettre les premiers oshima
weihnachtsmann

1 618 abonnés 5 732 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2015
Davantage l'affrontement de deux mondes antagonistes avec leurs codes spécifiques hérités de leur culture qu'un film sur la guerre. Oshima prend le prétexte d'un camp de prisonniers pour exacerber leurs différences et faire ressortir par la tension leurs singularités. Témoin par exemple la scène où il mange la fleur. On a également beaucoup de huis clos qui donnent un éclairage encore plus explicite. En cela c'est un film fort et prenant. Malgré tout des longueurs subsistent d'autant que le propos est souvent philosophique.
Bulles de Culture
Bulles de Culture

147 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 mars 2015
Si le cadre du film est celui de la Guerre du Pacifique en 1942, le fait d’avoir planté le décor dans un camp de prisonniers relève plus du huis-clos que de l’apologie du char d’assaut. Ici, pas de fusillade à tout crin, pas de combat d’anthologie, mais une fine description des rapports humains et masculins en temps de guerre, entre courtoisie et répression.

C’est bien cette limite que le réalisateur vient aborder ici, non sans égratigner au passage la vision du camp nippon, sans complaisance. La Convention de Genève fait place à la subjectivité des jugements personnels. En temps de guerre, nous dit Oshima, il n’y a guère plus d’objectivité. Enfermez des hommes et leurs pulsions ressortiront, quoiqu’il arrive.

On a beaucoup évoqué l’homosexualité comme sujet du film. Certes, Oshima prend un grand plaisir à flouter les limites et explorer ainsi les rapports d'intimité entre hommes, une première à l'époque, ou presque. Mais si l’homosexualité est présente, elle est aussi et surtout un vecteur de résistance.

Face à un système rigide, militaire, codifié et fanatique à l’absurde, s’oppose un monde où humour et dérision, voire provocation sont des armes de pacification, d’alerte, et de liberté.

Vu sous cet angle, le film est finalement pessimiste et visionnaire. À toute provocation ne peut répondre que provocation. Il n’y a aucun échange lorsque les deux systèmes continuent de fonctionner à la surenchère.

Une leçon par les temps qui courent !
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 février 2015
D'abord, on pense au "Pont de la rivière Kwaï". Nous sommes en effet dans un camp de prisonniers anglais à Java en 1942. Le camp est dirigé d'une main de fer par le capitaine Yonoi, un japonais qui se voit rapidement troublé par l'arrivée d'un nouveau prisonnier en la personne de Jack Celliers. Il y a effectivement de quoi être troublé puisque Celliers est incarné par David Bowie et que tout chez lui, sa stature, ses cheveux, ses yeux vairons, attire le regard. C'est là que Nagisa Oshima s'éloigne du film de David Lean. Il y a dans "Furyo" une multitude de thématiques brassées avec une profonde humanité, celle des relations entre les prisonniers et leurs gardiens, celle de la différence des cultures qui mène à l'incompréhension et celle de l'attirance homosexuelle qui lie Yonoi à Celliers. Film très troublant mais très beau, d'un humanisme saisissant, "Furyo" hypnotise d'abord par la qualité de sa musique, inoubliable dès ses premières notes. Mais il fascine également par le traitement de son histoire et de ses personnages, tous très bien écrits. Parfois déroutant dans la construction de son scénario (est-ce un film centré sur Celliers ou sur Lawrence dont le nom est dans le titre original ?), le film souffre de quelques longueurs mais témoigne d'une vraie maîtrise de la mise en scène. Si le jeu de Ryuichi Sakamoto (également compositeur de la musique) dans le rôle de Yonoi n'est pas toujours convaincant, le reste du casting est excellent et surprenant puisque Tom Conti et David Bowie y côtoient Takeshi Kitano qui trouve ici un rôle superbe.
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