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    En Mai Fais Ce Qu'il Te Plaît
    note moyenne
    3,7
    671 notes dont 118 critiques
    14% (17 critiques)
    40% (47 critiques)
    31% (37 critiques)
    12% (14 critiques)
    2% (2 critiques)
    1% (1 critique)
    Votre avis sur En Mai Fais Ce Qu'il Te Plaît ?

    118 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

    Suivre son activité 2433 abonnés Lire ses 645 critiques

    2,5
    Publiée le 6 novembre 2015
    "En mai fais ce qu'il te plait" dicton un peu en contradiction avec les faits dramatiques et réels de cette période de l'histoire, n'a pas toutes les qualités et arguments pour convaincre pleinement ! Christian Carion semble vouloir faire du cinéma plaisant, presque distrayant en mêlant plusieurs histoire dans la grande... Il faudrait peut-être réaliser que l'entrée dans la guerre et l'exode qui s'en est la conséquence, relevaient plus de la véritable angoisse et de la terreur totale, sans commune mesure avec que ce que le cinéaste veut bien nous montrer... Un film avec un tel projet doit se donner les moyens de son ambition... Ici, on ne sent pas plus la douleur, l'épuisement, la crasse, la faim qui tenaille, la maladie, parmi ces familles alors que pourtant Christian Carion réalise un film sensible, bien léché, soigné dans la photographie, presque trop beau ! La multiplicité des histoires qui se recoupent, dont celle de ce père allemand militant anti nazi et son fils réfugiés en France, ce soldat écossais puis celle de ce village qui entame l'exode, complexifie le tout sans justification réelle. Si bien qu'au lieu de se focaliser sur l'exode et ses drames, on se perd plutôt dans des histoires personnelles avec lesquelles le réalisateur veut jouer sur la fibre sentimentale et affective en voulant créer de l'émotion, de la tendresse mais en oubliant l'essentiel, la réelle misère et le traumatisme de tous ces gens qui s'exilent en laissant tout derrière eux... On ne ressent pas d'enjeu dramatique, tout a l'air trop souvent bon enfant et gentil, ce qui est sans doute le but recherché... Pourtant Olivier Gourmet et Mathilde Seigner sont bien là et forment un couple plutôt convaincant... D'ailleurs la scène de la fusillade poignante et saisissante, est le moment où la réalité de la guerre nous prend, nous secoue vraiment ! Le seul et unique moment d'intensité qui noue la gorge vraiment... Plusieurs scènes sont de plus totalement invraisemblables, sans préciser lesquelles et uniquement pour privilégier l'intrigue qu'a voulu nourrir Christian Carion. Intrigue qui n'était justement pas nécessaire et dont l'issue est prévisible aussitôt... Une idée qui promettait un film d'une autre dimension, un film avec un vrai choc émotionnel... On ressort de la salle avec la sensation d'avoir vu une réalisation finalement pas désagréable du tout, avec de trop belles images, que certains qualifient même d'excellent moment et de véritable plaisir... Au fond, un comble, alors qu'il faudrait être totalement bouleversé, anéantis par les stigmates de cette deuxième guerre mondiale... L'idée d'enjoliver les faits historiques à ce point-là, a pour moi quelque chose de dérangeant...
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein
    Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

    Suivre son activité 95 abonnés Lire ses 278 critiques

    2,0
    Publiée le 9 novembre 2015
    « En mai fais ce qu’il te plaît » est à l’image de la musique créée exclusivement par Morricone : classique et pas assez caractériel. Et il y’avait pourtant de quoi faire avec comme directeur de projet une personnalité telle que Christian Carion. Si la plus grande preuve qu’on peut en donner est sa carrière talentueuse, on peut aussi parler de sa plus grande inspiration pour ce film en particulier, ou la vision intimiste, entre poésie et pure leçon de philosophie axée à la vie et à la mort, fondée grâce à l’imaginaire de Terrence Malick. Le tout possède de bonnes idées artistiques, mais il se répète affreusement dans des scènes qui prônent le larmoyant, comme lorsqu’une arrestation aussi implacable que péremptoire, avec les pleurs de Joshio Marlon en fond sonore. Ce plan fixe, montrant le père s’éloignant au loin dans la nuit noire avant de disparaître derrière les arbres, dans son carré de lumière, est une décision esthétique hautement discutable. Mais on s’aperçoit bien d’une chose et ce dès le départ : les trois directrices de casting (Susie Figgis, (qui avait déjà travaillée dans bon nombre de projets intéressants, en commençant sa carrière par le « Gandhi » d’ Attenborough) Anne Walcher (dont c’est la première participation cinématographique) et Franziska Aigneront (qui a assisté Müllerschön pour son « Baron Rouge » sorti cette année) ont su bien entourer le réalisateur d’interprètes talentueux, comme Gourmet et Seigner en couple qui représente la meilleure idée concernant le casting. Le problème principal de ce film ne tient pas de sa mise en scène mais de l’émotion qui s’en dégage, qui veut tremper dans l’attendrissant mais dont on ne ressort que bien dépité. Autant la scène de l’attaque venant du ciel offre bien sa séquence de pure frayeur et se veut donc réussie, autant les retrouvailles du père avec un fils perdu de vue se veulent lourdes car la réalisation tombe soudain dans une lenteur barbante, délivrant autant de larmes de la part des acteurs que de pitié de la part des spectateurs. De ces plans et ce travelling derrière les tombes (atmosphère morbide à souhait) se détache cette scène délirante dans laquelle on aperçoit la balle tirée par un soldat écossais se fracasser contre la caméra d’un cinéaste de propagande allemande. Écran noir. On aimerait en voir plus, des scènes folles et déterminées comme celle-ci, qui ferait passer le film pour un peu plus qu’il est réellement : plus qu’un film ne racontant que l’exode, plongeant parfois dans l’anticonformiste et en ressortant victorieux, pour ensuite rendre hommage à toutes ces femmes et à ces hommes, filles et fils de, qui se sont retrouvés sur les routes d’un France désordonnée, en feu et en sang. Voilà ce qu’on voudrait, quelque chose d’inaccoutumé déployant des personnages piégés dans leurs raisonnements du bien et du mal, objet cinématographique sur la souffrance et sur la perte de ses biens physiques et matériels, qui innove avec des idées de mise en scène formelles et voire peut-être même pittoresques. Malheureusement l’original et l’historique ne font pas la pair dans le cinéma français produit par Gaumont. Tant pis, on repassera.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 2 février 2017
    Un excellent film français, chargè d'histoires et de choses personnelles sur nos parents et nos aïeux! Ce n'est pas un film de guerre, juste une histoire qui se passe pendant la guerre avec des gens qui cherchent la paix! Pourquoi Christian Carion a voulu rèaliser "En mai fais ce qu'il te plaît" ? C'est avant tout parce qu'il a voulu mettre en scène une histoire familiale avec des sentiments et des souvenirs bien à lui! De plus, ses parents ont vècu l'exode de mai 1940 et que cela faisait plusieurs annèes que sa mère lui racontait cet exode durant la Seconde Guerre Mondiale! Exode qui fut l'un des grands mouvements de population du XXe siècle avec plus de huit millions de personnes sur les routes! La France, dans toute son histoire, c'est du jamais vu! Car jamais autant de gens n'ont ètè abandonnès à ce point et ont errè sur les routes! Carion a voulu donc donner la parole au peuple des routes avec un phènomène de masse incroyable qui laisse encore une trace très vive dans la mèmoire collective des familles! Imprègnès de tèmoignages sur les gens du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie, voici un film historique somme avec son propre rythme dramatique (forme de soumission, perte de moral terrible, perte de conviction et de foi...), sur des hommes et des femmes courageux qui vivent des moments douloureux en rase campagne! Bien plus important en tout cas que l'aspect militaire ou politique de la guerre avec des choses qui scandalisent toujours autant aujourd'hui! La reconstitution est fidèle et d'une nettetè absolue lors des bombardements sur le Beffroi et la Place des Hèros d'Arras, les acteurs merveilleusement dirigès avec un soin portè au rôle de Suzanne et la musique d'Ennio Moriccone de toute beautè et constamment juste! Très belle rèussite...
    leblogdekat
    leblogdekat

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    3,0
    Publiée le 19 novembre 2015
    En mai ce qu’il te plait nous plonge dans cette France de mai 1940, lorsque presque 8 millions de Français se retrouvent sur les routes, fuyant l’arrivée des troupes allemandes. Basée sur le témoignage de la mère du réalisateur, Christian Carion, qui a elle-même pris la route, le film touche par ses faits marquants et réalistes, également inspirés d’autres témoignages, qui ont d’ailleurs donne lieu à un recueil (Paroles d’exode mai-juin 1940, publié chez Librio). Oscillant entre scènes légères, par des touches d’humour, apportées par les personnages (sans oublier l’oie, qui accompagne les villageois!), et scènes plus tragiques, nous suivons un convoi de plus de 300m et leurs vicissitudes au fil des jours ; certaines scènes sont quelque peu répétitives, mais certainement représentatives du vécu de ces villageois, et j’ai trouvé le film un peu trop... (la suite sur le blog)
    Ovalie82
    Ovalie82

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    3,0
    Publiée le 24 novembre 2015
    Film sincère, mais qui n a pas réussi!à m'embarquer pleinement... On ne peut pas dire pour autant qu'il était déplaisant, mais il manque qq chose pour que ça prenne ... Scenario peu convainquant. De belles musiques d'Enio Morricone . Des acteurs qui font de leur mieux. Peut être que le fait qu il y ait pas mal de bombardements, mitraillettes etc..m'a perturbé avec les événements récents, et que du coup j'ai moins accroché...!?!?!
    Philippe G.
    Philippe G.

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    2,0
    Publiée le 4 novembre 2015
    Bon d'abord je comprends pas le titre , et je ne saisis donc pas bien les intentions du film . La phrase de conclusion du maire est quand même improbable , à moins qu'elle annonce un prochain film de cartoon sur la collaboration ?? Mieux vaudra s'abstenir , car joyeux Noël à Vichy : faut pas charrier . Dans les bons moments quelques références à la septième compagnie ( le General Français qui se prépare à faire sauter le pont ressemble furieusement à Robert L'amoureux : le fil bleu sur le bouton bleu etc ) et le commerçant avec sa femme ( on attend la réplique : vous avez dû à l'ail ? Ou le Affreux de Bourvil dans la traversée de Paris ) , la fin du film fait penser à la vache et le prisonnier lorsqu'ils passent le barrage . Malheureusement ce film n'atteint jamais l'intensité émotionnelle des meilleurs films du genre . Faut passer à un autre sujet pour le prochain à mon avis .
    Pauline_R
    Pauline_R

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    2,5
    Publiée le 4 novembre 2015
    Un film au sujet très fort mais souvent plombé par les clichés sans compter que cela reste très convenu et prévisible. J'ai eu du mal à rentrer dans le film dont les premières minutes s'avèrent laborieuses, voulant poser les personnages et les enjeux mais avec des traits bien trop appuyés. La deuxième partie du film s'avère plus forte et prenante mais reste toutefois gâchée par des scènes trop chargées dont on devine la volonté du réalisateur de faire pleurer dans les chaumières, ce qui m'est insupportable. On tombe souvent dans la caricature de scènes d'émotions qui s'enchaînent à tout-va, avec la musique trémolo qui tourne pendant 10 minutes, histoire de te prévenir que, attention, grosse émotion là tu vas pleurer ou être choqué. Bref, c'est too much. Le film est un peu choral dans la mesure où il fait place à plusieurs personnages, fait des va-et-vient entre différentes situations, ce qui fait qu'on a un peu de mal à s'attacher à eux, même si la relation entre le père allemand et son fils reste au centre du film. Le jeu des acteurs m'a semblé assez déséquilibré entre la justesse d'un Auguste Dieh ou d'un Olivier Gourmet et les mimiques à claques de Laurent Gerra (bon j'avoue que j'ai eu du mal à me détacher de l'image de l'imitateur donc je suis peu objective).
    Hallyne de Cinéglobe
    Hallyne de Cinéglobe

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    3,0
    Publiée le 6 novembre 2015
    Ce long-métrage décrit l'exode des populations françaises pendant l'invasion allemande de la Seconde Guerre mondiale. L'intrigue repose sur le destin d'un enfant allemand et de son père opposant au régime nazi, qui vont brutalement être séparés, après s'être réfugiés en France. Le genre de film à faire sortir les mouchoirs. La musique symphonique (très neutre) de Ennio Morricone est omniprésente, et le réalisateur immisce dans le récit quelques scènes fortes. La reconstitution ambitieuse du cinéaste est plutôt soignée. L'idée de mélanger des personnages de plusieurs nationalités donne une bonne dynamique aux dialogues. Cependant la tension dramatique reste très artificielle, donnant vie à une fiction plutôt banale : le gros plan sur "le village français" est plat. L'aventure et les émotions restent donc trop bien pensantes sur la forme, mais on ne les boudent pas pour autant : l'ensemble reste cohérent et supportable. Quelques ombres au casting surgissent par ailleurs : la présence de Mathilde Seigner dans un rôle que l'on lui connaît vraiment par coeur, et Alice Isaaz (l'institurice) qui joue très mal.
    lionelb30
    lionelb30

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    2,5
    Publiée le 8 novembre 2015
    Sujet historique toujours interressant. Mais rien d'exceptionnel dans le scenario ou le jeu d'acteur.
    sardes
    sardes

    Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 6 critiques

    5,0
    Publiée le 9 novembre 2015
    Un excellent film, qui rentrassent ce qu'ont vécu nos Parents et grands parents, très émouvant et à la fois au plus près de la réalité. À voir absolument.
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 4 novembre 2015
    Après l'échec de son film le plus ambitieux, L'affaire Farewell, Christophe Carion revient à ce qu'il sait le mieux faire avec En mai, fais ce qu'il te plait. A savoir, un film populaire, de facture honnête. Populaire est un mot grossier sous la plume de certains critiques, ils devraient se souvenir que l'on écrivait la même chose des films de Clément, Duvivier, Autant-lara ou Allégret dans les années 50, des cinéastes aujourd'hui considérés comme d'excellents artisans, voire des classiques. En mai, fais ce qu'il te plait ne passera certainement pas à la postérité mais si l'on fait abstraction de la musique envahissante de Morricone et d'une intrigue bien trop éparpillée, l'affaire n'a rien de honteux. L'exode de 40 n'est pas un thème si récurrent dans le cinéma français : Clément, Téchiné et Rappeneau, notamment, l'ont abordé, pour un résultat globalement moyen. Carion reste coincé entre la fresque historique et l'intimisme qu'il affectionne : c'est bancal mais cela fonctionne en partie. Surtout quand Olivier Gourmet, toujours formidable, donne le la et un peu de chair à un film qui n'ose pas s'aventurer au-delà d'une certaine dramaturgie convenable et trop souvent convenue.
    islander29
    islander29

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    3,0
    Publiée le 23 novembre 2015
    Deux parties dans le film, la première, le départ est trop longue à mon goût, (50 minutes) je l'aurais shuntée de 20, voire 25 minutes, on s'y ennuie un peu et on apprend pas grand chose.....La seconde est plus intéressante car enfin il se passe quelques chose, c'est l'exode sur les routes......Les acteurs jouent bien, mais je trouve quand même que le film édulcore la guerre; qu'elle ne semble pas une chose pitoyable et détestable, qu'au fond il y a trop de "gaité" dans ce film qui devrait être triste (malgré un beau titre).....C'est mon autre petit reproche, car la maitrise du film est présente et la technique impeccable, même si cela sent l'uniformité de la prise de vue des gens et des paysages dépeints.....J'aurais voulu un scénario qui creuse davantage ses possibilités, on était en droit d'attendre davantage du réalisateur......Bref un film plutôt consensuel, je trouve, qui se regarde avec plaisir certes, mais qui manque de caractère....Ä vous de voir...
    circusstar
    circusstar

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    4,0
    Publiée le 14 février 2016
    L'exode de 1940 est magnifiquement dépeinte dans ce film réalisant une œuvre puissante et assez intense. Les acteurs sont parfaits avec une mention spéciale à Olivier Gourmet et surtout à Mathilde Seigner. C'est palpitant de bout en bout et la mise en scène est sans faille. C'est une très belle œuvre cinématographique qui nous est présentée tout à fait poignante. Mention spéciale également à Laurent Gerra qui a un rôle marquant et qui gagne dans ce film ses galons d'acteur.
    Jorik V
    Jorik V

    Suivre son activité 559 abonnés Lire ses 81 critiques

    2,0
    Publiée le 4 novembre 2015
    On se doutait bien que le nouveau film de Christian Carion n’allait pas être moderne, novateur et encore moins révolutionnaire. Il est le chantre d’un cinéma populaire voire populiste qui encense la vieille France rurale (« Une hirondelle a fait le printemps ») ou embellit des épisodes de son Histoire (« Joyeux Noël »). En général, un cinéma gentil mais fédérateur qui, s’il ne grimpe pas sur les cimes du septième art hexagonal, fait passer un beau moment. Et bien, ici ça ne prend à aucun moment. Choisissant de suivre l’exode d’un village du Nord de la France face à l’invasion allemande en 1940, il se plante à tous les niveaux et c’est triste à voir… De plus, comme s’il n’avait pas confiance en son histoire, il en ajoute une seconde où un père doit retrouver son fils. L’alternance entre ces deux histoires est un mauvais choix ne permettant jamais de s’accrocher à l’une ou l’autre et désamorçant toute tension ou dramaturgie possible. En effet, et c’est le comble pour un film traitant de ce sujet, on n’est jamais ému par ce qui arrive même si la musique d’Ennio Morricone en rajoute des tonnes pour nous signifier que c’est triste. Quant aux quelques moments se voulant drôles, ils sont plutôt lourds. Le film pêche également par un trop-plein de sujets traités - ou plutôt survolés - tout comme de personnages à peine esquissés : un écossais perdu dans les lignes ennemies, un cinéaste de propagande allemand, des bons soldats allemands et des mauvais, … Jamais on ne parvient à s’intéresser à quoi que ce soit puisqu’on n’en a pas le temps et que tout concourt à fuir le sujet principal : la condition de vie sur les routes lors du grand exode de la Seconde Guerre Mondiale. Quant à la forme, elle est purement télévisuelle. On se croirait vraiment devant un banal téléfilm ou un feuilleton type « Un village français » (par ailleurs bien meilleur). « En mai fais ce qu’il te plait » est un film daté et périmé qui sera vite oublié. Même les acteurs n’ont rien à jouer et sont dans des rôles vignettes à caractère unidimensionnel. Malgré tout cela passe bizarrement assez vite. Et heureusement la reconstitution a de la gueule et garantit quelques beaux plans et scènes réussies (l’attaque des avions ou le passage des tanks) mais c’est bien peu et ne justifie pas de se farcir ces presque deux heures de cinéma suranné.
    Jean Marc Dinaut
    Jean Marc Dinaut

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    3,0
    Publiée le 10 novembre 2015
    En voyant ce film, je me revois enfant, écouter ma grand mère, assise sur le seuil de sa porte, me raconter "son évacuation". J'étais attentif et intrigué par ses récits complètement extraordinaires, où se mêlaient la peur, l'anxiété, l'horreur de la guerre qui débutait. Le film : Les expressions scéniques, les décors naturels, l'authenticité des situations, attisent une certaine émotion, imprégnée d'une dramaturgie de peurs contraintes et forcées devant l'avancée de forces allemandes. Cette avancée que l'on ne voit presque pas, donne au film et dans les yeux des personnages, une menace de mort inéluctable. La peur devant la férocité et la violence des assaillants traduit bien la débâcle honteuse de 1940 pour les civils et notre armée. L'aspect champêtre et lumineux de la campagne, la musique sirupeuse de Ennio Morricone renforce encore ces notifications funèbres spoiler: jusque l'image finale digne d'un happy end hollywoodien.
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