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    En Mai Fais Ce Qu'il Te Plaît
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "En Mai Fais Ce Qu'il Te Plaît" et de son tournage !

    Appel à témoins

    Pour nourrir le scénario du film, Nord Ouest Production a lancé début 2012 un grand appel à témoin lui permettant de recueillir la parole de personnes qui ont des anecdotes à livrer sur l'invasion allemande de mai 1940. "Nous avons été submergés de témoignages : beaucoup de lettres, mais aussi des journaux de bord, des enregistrements faits auprès de papis et de mamies dans les maisons de retraites… Nous avons reçu des choses inimaginables, comme ce témoignage où les enfants tombent sur un soldat allemand qui agonise et leur demande de l’aider à mourir plus vite. Ce que j’ai eu envie de reconstituer dans le film", confie Christian Carion.

    Thématique personnelle

    La thématique de l'exode de mai 1940 a profondément marqué le metteur en scène Christian Carion puisque sa famille en parlait régulièrement lorsqu'il était enfant. Très vite, parallèlement à son envie de réaliser des films, il a eu envie de concevoir un long métrage là-dessus.

    Explorer l'histoire

    Avec En mai, fais ce qu'il te plaîtChristian Carion mêle à nouveau l’intime et l’historique comme il l'a fait sur L'Affaire Farewell et Joyeux Noël, deux films se centrant sur une période précise de l'histoire puisque le premier se déroule pendant la Guerre Froide tandis que le second se passe pendant le Première Guerre mondiale.

    Cadeau d'anniversaire

    En mai, fais ce qu'il te plaît est aussi, pour Christian Carion, un cadeau d'anniversaire pour sa mère de 90 ans qui lui a raconté l'histoire du film se déroulant en mai 1940 : "Ma mère m’a dit que c’était un des plus beaux mois de sa vie. Le plus chaud du 20e siècle aussi ! Ils dormaient à la belle étoile. Elle était éclaireuse sur son vélo, comme l’institutrice dans le film. Comme elle, ma mère n’a pas toujours raconté ce qu’elle voyait. C’était un monde renversé. Mais pour quelqu’un qui avait 14 ans à l’époque cela avait quelque chose de formidable. J’ai essayé de toujours garder en mémoire cette énergie, cette envie de vivre, qui nous ont guidés à l’écriture du film", explique-t-il.

    Clore un chapitre

    Avec En mai, fais ce qu'il te plaîtChristian Carion confie avoir l’impression de clore un chapitre, celui où il portait, via ses films, son regard d’enfant sur ses parents : "Je vieillis, je vais devoir passer à autre chose, avoir des désirs de cinéma différents."

    Un film à hauteur des Français

    Lorsque Christian Carion a soumis à Jérôme Seydoux cette idée de faire un film sur l’exode, le producteur a rétorqué que pendant cette période la France n'est pas montrée sous un jour très glorieux, ce à quoi le réalisateur a répondu : "Toutes proportions gardées, lorsque que nous regardons Titanic, nous savons bien qu’à la fin le bateau coule ! L’exode de mai 1940, c’est la France qui coule. Ce n’est certes pas très beau à voir, mais comme sur le Titanic, sur les routes de France il y a des gens qui veulent vivre, survivre. Ce qui m’intéresse c’est l’énergie de ces gens qui ne veulent justement pas couler. Je vous propose de faire un film à hauteur des Français qui étaient sur les routes et qui ne voulaient pas sombrer."

    Tournage en France

    Le film a été tourné dans le Pas-de-Calais, là où les gens ont véritablement vécu l’exode et les figurants venaient de familles qui avaient toutes vécu cette histoire. Tourné en Roumanie ou au fin fond de la Bulgarie aurait été moins cher, mais les spectateurs auraient senti que l'histoire ne se passe pas en France et donc auraient rapidement décroché.

    Authenticité garantie

    Pour éviter une reconstitution historique trop propre et pas assez vivante, des figurants locaux ont été choisis et la production leur a donné des costumes avec lesquels ils ont dû vivre. Ces figurants ont vu leurs cheveux coupés comme en 1940 mais ce sont eux qui se coiffaient tous les matins de la même manière qu'ils s'occupaient de leurs habits. Cette manière de faire (sans habilleurs et sans coiffeurs) a renforcé le réalisme du film selon Christian Carion : "Par la suite, il n’y avait plus de respect, au bon sens du terme, du vêtement. On était sur les routes, il faisait chaud, donc tout le monde était débraillé, personne n’aurait pu le faire pour eux ! Cela venait naturellement et non de l’équipe H.C.M. (habillage, coiffure, maquillage). Ce qui était une économie certes, mais surtout un gain de réalisme." 

    Côté photo

    Pierre Cottereau, qui a à la fois signé la photographie de films historiques comme L’Oranais ou plus intimistes comme Brodeuses, s'est chargé de l'image de En mai, fais ce qu'il te plaît. C'est justement ce mélange qui a motivé Christian Carion à le choisir, tout comme le travail de Cottereau sur l'envoûtant Café de Flore de Jean-Marc Vallée.

    Référence de prestige

    Terrence Malick a servi de référence pour l'espace et la nature qui devaient être pensés dans le film de Christian Carion comme des personnages à part entière : "Ma mère m’avait dit que les champs - qui représentaient pour elle le travail, elle les avait traversés au moment de l’exode comme un décor qu’elle ne savait plus voir. J’ai cherché comment traduire cela dans mon travail, notamment dans la composition de l’image."

    Difficultés de tournage

    Pendant le tournage, la plus grande peur de l'équipe a été la pluie, parce qu'il n'y avait pas de décors couverts pour les extérieurs. Heureusement, le mois de juin 2014 était sans pluie. Autre crainte : la scène de l’attaque des Stukas qui a duré une semaine et qui a demandé un temps de préparation très important : "Tout est décomposé, tout est long : recharger les impacts au sol, gérer le stress des chevaux… Cette semaine m’a épuisé. Même si je suis plutôt content du résultat…", confie Christian Carion.

    Ennio Morricone aux platines !

    C'est Ennio Morricone qui s'est chargé de la musique du film. Au départ, ce n'était pas du tout prévu que le compositeur culte d'Il était une fois dans l'Ouest (1968) prenne part à l'aventure. Christian Carion se souvient : "Je suis allé à Rome en me disant que le projet allait capoter. Et me voilà dans un sublime appartement, qu’Ennio Morricone avait racheté à Sophia Loren, qui, elle-même, l’avait reçu en cadeau de son mari Carlo Ponti ! Ennio Morricone m’a expliqué sa manière de travailler : « Je reçois les réalisateurs qui me parlent de leur film, et pendant qu’ils écrivent le scénario, je compose puis j’enregistre avant le tournage et je livre la musique au réalisateur. Nous nous revoyons au montage et s’il faut adapter, on adapte. Et c’est terminé. »"

    Retrouvailles

    Christian Carion retrouve Mathilde Seigner qu'il avait dirigée dans son premier long métrage Une hirondelle a fait le printemps.
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