City on fire
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Ti Nou

625 abonnés 3 863 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2026
Si on retient beaucoup John Woo dans le cinéma d’action hong-kongais des années 90, il ne faut pas non plus oublier Ringo Lam, qui signe ici un film très réussi dans sa structure dramatique, descente aux enfers d’un héros poussé au sacrifice.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 850 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 mai 2026
Au lieu d'exploiter les thématiques intéressantes (compétition funeste entre inspecteurs, nécessité pour les policiers d'agir comme des criminels, obsession professionnelle, peinture interlope de Hong Kong, conflit de loyauté) voire (soyons fous!) d'infuser de l'originalité ou de la personnalité dans le récit ou la mise en scène, cette infiltration empile les clichés du genre, se vautrant dans la caricature, présentant un héros à la toxicité stupéfiante (jusqu'à l'agression sexuelle). Malheureusement le scénario (aux rebondissements attendus et/ou invraisemblables) ne rachète aucunement la superficialité psychologique (dont cette amitié improbable avec un sociopathe), les dialogues terriblement convenus, les touches d'humour ineptes, la platitude affligeante de la réalisation, même dans les séquences d'action. Rendons hommage à ce que Tarantino a su en extraire pour construire Réservoir Dogs!
Roub E.

1 308 abonnés 5 375 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 mai 2026
Un polar Hong-Kongais de l âge d or du genre. City On Fire est un film de braquage dépressif, avec des fulgurances d action et de violence dans une ville surpeuplée décrite comme une cocote minute. Un film remarquable qui aura marqué son époque et influencé le genre; il est en effet difficile de ne pas penser à Reservoir Dogs et Infernal Affairs en le regardant.
Peter Franckson
Peter Franckson

79 abonnés 1 344 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 janvier 2026
Le film a gagné de la reconnaissance depuis la sortie de « Reservoir Dogs » (1992) de Quentin Tarantino qui s’en est largement inspiré. Pourtant, le scénario est très conventionnel, avec 2 fils rouges, d’une part, l’histoire d’un flic infiltré Ko Chow (Chow Yun-fat, 32 ans) dans une bande de braqueurs de bijouterie, et d’autre part, la rivalité entre 2 flics, l’un âgé et l’autre jeune qui est son chef. Les poursuites et bagarres (dont une « impasse mexicaine ») dans Hong Kong sont réussies mais l’histoire est affaiblie (dans son intérêt et son rythme) par la relation sentimentale en dents de scie de Ko Chow avec Huong, sa petite amie qui attend désespérément qu’il l’épouse. Sachant que Ringo Lam a réalisé ultérieurement « Prison on fire » (1987), « School on fire » (1988) et « Sky on fire » (2016), ses admirateurs pourront y voir une description sans fards de la société hong-kongaise (belle scène dans un cimetière de Hong Kong). Les autres apprécieront plus la présence des 2 acteurs, Chow Yun-fat et Dany Lee (qui joue Fu, un braqueur) que l’on retrouvera dans « The killer » (1989) de John Woo ( spoiler: avec inversion des rôles de flic et de truand
), film mieux maitrisé, encore plus violent (120 morts dénombrés, au lieu d’une vingtaine). Cela rappelle « L’enfer des armes » (1980), film de jeunesse très moyen de Tsui Hark, et bien plus nihiliste, alors que le film de Lam traite aussi d’amitié.
Pascal
Pascal

255 abonnés 2 427 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 janvier 2026
Ressortie en salle de ce classique hong kongais ( 1987 ) du cinéma de genre ( polar/action ), réalisé par un des cinéastes mythiques du registre : Ringo Lam ( DCD 2018 ).

Quentin Tarantino a dit beaucoup de bien de ce titre dont il s'est inspiré pour son premier ling métrage " réservoir dogs " réalisé quelques années plus tard.

Moins fourni en cascades et en échanges de coups de feu que chez John Woo, le scénario est ( selon moi )aussi plus fin.

Cette histoire aux contours psychologiques, de policier infiltré dans une équipe de malfrats, qui rencontre l'amitié avec un des membres de l'équipe, mais qu'il doit trahir par nécessité légale, n'est pas mal trouvée.

" City on fire " fut un succès et lança la carrière du cinéaste. Les amateurs du genre ne le laisseront pas passer !
Theo
Theo

35 abonnés 1 076 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2026
Je suis tombé sur *City on Fire* un peu comme on retombe sur une cicatrice ancienne : on se rappelle la douleur, mais on redécouvre surtout la précision du trait. Ce polar de Ringo Lam n’a pas l’esthétique clinquante qu’on associe parfois, par raccourci, au cinéma d’action hongkongais des années fastes ; il a mieux que ça : une rugosité, une sueur, une impression de bitume encore tiède, et cette façon de filmer la ville comme un organisme nerveux, imprévisible, qui avale les corps et recrache les consciences en lambeaux.

Ce qui m’a immédiatement happé, c’est la manière dont le film installe une tension morale avant même de chercher l’adrénaline. Oui, il y a un dispositif de thriller — un flic infiltré, un gang, un coup qui se prépare, une loyauté qui se brouille — mais Ringo Lam s’intéresse moins au mécanisme qu’au prix humain que ce mécanisme exige. C’est un film sur la promiscuité : promiscuité des ruelles, des bureaux, des planques, des regards. Tout le monde vit trop près de tout le monde, et cette proximité fait naître un paradoxe superbe : plus on se rapproche des autres, plus on s’éloigne de soi.

Chow Yun-fat, ici, n’est pas encore l’icône opératique que beaucoup ont surtout retenue par la suite : il est mobile, presque fébrile sous la coolitude apparente, comme si chaque sourire devait être aussitôt remboursé avec intérêts. Son jeu a quelque chose de très physique, mais pas au sens de la démonstration : au sens où l’on sent le poids de la couverture, le calcul permanent, l’épuisement de devoir être deux personnes à la fois. Face à lui, le film a l’intelligence de ne pas transformer le camp adverse en simple bloc de noirceur. Les figures criminelles ont des codes, une camaraderie, un sens de l’honneur parfois plus lisible que celui des représentants de l’ordre ; et ce n’est jamais asséné comme un discours, simplement laissé à l’observation, à un détail de comportement, à une réaction qui dure une demi-seconde de trop.

La mise en scène est d’une efficacité qui ne cherche pas l’ovation. Ringo Lam filme l’action comme une conséquence, jamais comme une démonstration de force. Les éclats de violence, les courses contre la montre, les moments de panique sont précis mais dépouillés : l’espace est concret, encombré, parfois ingrat, et c’est précisément ce qui rend chaque geste lisible et chaque choc brutal. On a souvent l’impression que la caméra n’embellit rien, qu’elle est là parce que les choses arrivent ainsi, parce que le monde ne s’interrompt pas pour offrir un plan iconique. Cette sécheresse peut surprendre, mais elle installe une tension continue : on ne se relâche jamais complètement, car le film ne vous accorde jamais le confort de la distance.

À force de vouloir rester au plus près du réel, *City on Fire* accepte aussi certaines limites. On sent par moments son époque : quelques transitions un peu abruptes, deux ou trois passages où les coutures du scénario apparaissent, et une caractérisation de certains rôles secondaires qui reste davantage fonctionnelle qu’approfondie. Rien de rédhibitoire, mais suffisamment perceptible pour empêcher le film d’atteindre cette sensation d’évidence absolue à laquelle il frôle souvent. Il se situe dans une zone intermédiaire passionnante : celle d’un très grand polar imparfait, solide, nerveux, avec des aspérités qui lui donnent paradoxalement plus de vie.

L’atmosphère mérite à elle seule qu’on s’y attarde. La ville n’est jamais un simple décor, elle est une pression constante. Les nuits saturées de néons, les intérieurs étroits, les visages qui passent d’une lumière à l’autre créent une sensation d’étouffement moral presque physique. Tout concourt à faire ressentir le poids de la situation, et l’on sort du film avec l’impression d’avoir passé du temps dans un espace qui ne pardonne rien, ni aux erreurs ni aux hésitations.

On a beaucoup parlé du film pour ses résonances avec un certain cinéma criminel américain apparu plus tard. La comparaison est tentante, mais elle passe souvent à côté de l’essentiel. *City on Fire* n’est pas tant un film de répliques ou de posture qu’un film de fatigue, de peur rentrée, d’attachements qui naissent là où ils ne devraient pas, et de tragédie intime quand le devoir finit par se confondre avec une identité de remplacement. Le film ne cherche pas à être séduisant ; il cherche à être juste, et cette exigence lui donne une force particulière.

Au final, c’est un film que je recommande avec enthousiasme mesuré : un polar âpre, tendu, souvent remarquable dans sa façon de faire exister un dilemme plutôt qu’un simple suspense, porté par un acteur central capable de rendre palpable une fracture intérieure sans jamais la souligner. Ce n’est pas une œuvre qui écrase par sa perfection, mais une œuvre qui marque par sa cohérence et sa lucidité, et qui reste en tête longtemps après le générique, parce qu’elle a compris que le vrai danger d’une infiltration n’est pas seulement d’être découvert, mais de ne plus savoir, une fois tout terminé, quel visage était censé être le sien.
Paul B
Paul B

89 abonnés 1 519 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 janvier 2026
Il aurait été de bon ton d'ajouter comédie à la catégorie. Ici on se bidonne beaucoup autour d'une enquête palpitante et le suspense est habilement utilisé.

Chapeau.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 novembre 2025
Sans même savoir pourquoi, il y avait longtemps que je voulais le revoir. C'est maintenant chose faite. Et mon avis est strictement le même que lors de la première fois. Si ce "City on fire" assure totalement sur la partie action (se composant de fusillades méga brutales comme dans tout film hongkongais de l'époque se respectant) il assure nettement moins sur le plan narratif. Souffrant d'un scénario gruyère et qui s'encombre de séquences inutile. Quel intérêt peuvent présenter celles de Chow et sa petite amie ? Je vous le demande. Surtout qu'elles n'apportent pas de petit plus émotionnel dans le final. Restent donc l'action et Chow-Yun-Fat, moins badass que dans les films de John Woo, mais toujours aussi charismatique et à son aise. Cela suffit à faire la farce.
Seb De Niro
Seb De Niro

2 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2024
Bon film de Hong-Kong, à nouveau avec des policiers infiltrés dans le monde criminel. Difficile de choisir entre 3,5 et 4/5.
Quelques scènes intenses et très crédibles.
Bons acteurs, en particulier Chow Yun-fat qui démontre une grande aisance. C'est d'ailleurs ce film qui va faire de lui une star établie.
Quelques belles land-rover parmi les véhicules de police.

Vu en 2024.
Serpiko77
Serpiko77

77 abonnés 1 633 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2024
L'histoire captive, Chow Yun-Fat a un charisme impressionnant, c'est bien shooté mais ce polar est peut-être un peu trop sage en comparaison aux films Hongkongais de l'époque.
pierrre s.

556 abonnés 3 428 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 novembre 2023
La grande majorité du métrage est assez laborieuse, heureusement les 20 dernières minutes sont géniales et sauvent le film.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2021
"City on Fire" a été réalisé en 1987 par Ringo Lam, c'est un film dont Tarantino s'est grandement inspiré pour Reservoir Dogs, il a repris cette histoire de flic s'infiltrant dans un gang mafieu. Ringo Lam réussit à introduire de nombreux passages comiques notamment dans cette rigolote romance entre Chow interprété par l'acteur Chow Yun-Fat et sa petite amie Huong. Ces moments comiques sont très bien insérés dans cette histoire qui n’a pourtant rien de drôle. Le cinéaste Hong-Kongais fait dans le pur style asiatique, les acteurs brillent par leur charisme, allumant cigarette sur cigarette les yeux cachés derrière leurs lunettes de soleil. Les asiatiques ont un don pour faire de beaux polars, celui-ci ne déroge pas à la règle.
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 mai 2020
City on Fire a plutôt une bonne réputation néanmoins je le trouve décevant, de Ringo Lam j'ai vu de bien meilleur film.
Ce polar est assez mou, contrairement à ce que j'ai lu dans les autres avis je ne le trouve pas du tout nerveux, niveau violence il ne l'est pas plus que d'autres polars d'action hongkongais de la même période, les scènes d'action n'y sont pas nombreuses (elles sont correctes bien que pas réellement impressionnantes).
L'intrigue à base de flic infiltré dans un gang sans être originale n'est pas mauvaise mais elle est touffue et l'histoire d'amour du flic est mal intégrée au récit, Chow Yun-fat acteur que j'apprécie joue ce flic quoiqu'il ne m'a pas semblé sortir le meilleur de lui-même.
Cela se veut par moment une sorte de drame intimiste or le réalisateur n'est pas à l'aise avec ses passages qui sont illustrés par une musique jazzy sirupeuse.
City on fire n'est pas désastreux cependant il n'est pas du tout à la hauteur de sa réputation.
gimliamideselfes

3 435 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2019
City on fire est une pure baffe, ça fait longtemps que je voulais le voir, notamment parce qu'il avait inspiré Tarantino pour Reservoir Dogs, mais je n'avais jamais vraiment pris la peine de m'y pencher. En réalité c'est bien mieux que le Tarantino (ou du moins du souvenir lointain que j'en ai). C'est le genre de film où il y a tout, de l'humour, de l'action, de l'amour, du drame, de l'amitié et où le tout forme quelque chose de profondément cohérent et tragique.

Le film est violent, sec, nerveux lorsqu'il le faut, ce qui tranche assez radicalement avec les phases plus légères où le héros essaye de reconquérir sa copine. Ceci participe à rendre le personnage humaine, attachant et surtout ça lui fixe un objectif : rejoindre sa dulcinée. De manière générale les relations entre les personnages sont très bien traitées, même ceux qui sont des tueurs à sang froid finissent par être touchant, notamment dans le final.

La force du film est là, montrer des policiers et des voleurs se courir après car c'est dans la nature de chacun d'entre eux et pourtant réussir à s'attacher l'un à l'autre, à se comprendre, malgré cette opposition fondamentale. C'est d'autant plus intéressant que le héros, flic infiltré s'entend bien mieux avec les gangsters qu'avec les autres policiers qui ne lui épargnent aucun supplice.

Forcément la tension monte lorsqu'on approche du dénouement, le moment venu quel camp va-t-il choisir ? Va-t-il oser trahir ses amis ? Va-t-il oser tirer sur un collègue policier ? Les dilemmes moraux sont donc vraiment bien gérés, sans en faire des caisses (à part avec quelques analepses un peu tape à l’œil, mais rien de bien grave

City on fire c'est donc un grand film qui brille vraiment par la construction de ses personnages, un beau film !
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 septembre 2018
Film qui a inspiré le "Reservoir Dogs" de Q. Tarantino, même si on peut parler d'inspiration au sens large, le film de Tarantino ne copiant que la dernière partie de celui de Lam, tant au niveau du dispositif que des péripéties (avec quelques plans en sus). Mais pour le reste, on dirait bien que Tarantino a tout zappé, y compris le fort romantisme désespéré qui s'en dégage (mais au fond, c'est bien normal vu que Tarantino n'est pas un romantique). Voilà donc un polar estampillé HK par un maître du genre, avec une histoire assez classique. Le hic, pour moi, ce sont les pitreries incessantes de C.Y Fat, qui campe un personnage parfois horripilant, sans oublier son amourette de lycée avec sa donzelle. Mais bon, le film reste bien mené, parfois spectaculaire, et assez bien fait pour nous captiver de bout en bout. Sympathique mais sans plus. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
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