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    Syngué Sabour - Pierre de patience
    note moyenne
    4,2
    960 notes dont 177 critiques
    22% (39 critiques)
    49% (87 critiques)
    18% (32 critiques)
    8% (14 critiques)
    1% (2 critiques)
    2% (3 critiques)
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    177 critiques spectateurs

    Agnès C
    Agnès C

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    5,0
    Publiée le 16 mars 2013
    magnifique actrice, sujet des plus actuel traité tout en finesse, un superbe film pour servir le cause des femmes opprimées par les tyrans religieux
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

    Suivre son activité 47 abonnés Lire ses 618 critiques

    3,0
    Publiée le 16 mars 2013
    A côté de Kaboul, un héro de guerre allongé, à moitié mort, sous perf et une balle dans la nuque est veillé par sa femme. Cette femme, très pieuse, essaie de le ramener à la vie par ses prières. La guerre gronde à l’extérieur. Pour rester proche de son mari totalement par devoir, de l’amour il n’y en a jamais eu, elle place ses 2 filles chez sa tante qui tient une maison close en zone calme. Durant toute cette veille, elle va livrer ses souvenirs, ses désirs les plus intimes et ses frustrations à cet homme sans vie. L’atout majeur du film est dans la dénonciation des tabous. La liberté de la femme musulmane transcende le voile et les servitudes même sur les questions de désirs sexuels. Ce film est un plaidoyer contre l’hypocrisie autour du sexe chez les musulmans radicaux. De fait le ton est cru quelquefois, mais ce film a le mérite de ne pas s’arrêter au milieu du gué et d’afficher ses convictions quitte à être militant. Atiq Rahimi met ici en scène son propre roman auréolé du Goncourt 2008. Le roman reposait sur une idée narrative singulière : le personnage principal effectue sa psychothérapie et son cheminement intellectuel en oralisant toutes ses pensées. Ce qui est un principe littéraire de narration intéressant est par contre difficilement transposable au cinéma. Ce dernier, grâce à la mise en scène, laisse tellement d’autres modes narratifs suggestifs intéressants. L’écrivain se retrouve donc pris au piège de son procédé littéraire. A l’écran, l’actrice se retrouve donc à jouer de brusques changements émotifs improbables. Mais voilà dans la vraie vie, personne n’oralise toutes ses pensées, on paraîtrait tous pour des bipolaires. Second bémol : la fin est improbable. Plongé dans la fin de vie d’un homme liquide, pourquoi nous afflige-t-il une fin que l’on perçoit tellement ? Vu l’engagement du film, j’espérais tout le long du film qu’il éviterait cet écueil. Cependant un film essentiel pour le message fort qu’il véhicule même si le principe narratif nuit au film.
    alain-92
    alain-92

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    4,0
    Publiée le 7 avril 2013
    Grand coup au cœur. Syngué Sabour - Pierre de patience, ou le combat, long et douloureux, que celui de cette jeune femme afghane qui va prendre le chemin de la vie et trouver sa liberté. Pour y arriver, il lui faudra franchir les barrages imposés. Ceux de la frustration. Des mensonges quasi obligatoires pour rester en vie. Et l'ensemble de tous les tabous imposés. Il est aussi, et surtout, question du corps féminin, et du plaisir lié à une relation choisie. Une relation vraie avec des sentiments partagés. Hassina Burgan, dans le rôle de la tante, "libératrice" est magnifique avec, entre autres, une scène de maquillage inoubliable, toute entière faite de douceur et de sensualité mélangées. Golshifteh Farahani est remarquable. Sa seule beauté et son talent suffisent à bouleverser, mais ici il y a plus, ce texte magnifique, fort et bouleversant sur lequel Golshifteh Farahani s'appuie pour en faire, à elle seule, un très grand moment de cinéma. La photographie est dure et magnifique à la fois. La réalisation minimaliste sied le propos d'une façon intelligente et parfaite. Un film difficile, mais à voir absolument.
    Vincent D.
    Vincent D.

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    4,5
    Publiée le 15 mars 2013
    Un petit bijou qui retourne les tripes ... Poignant témoignage du combat intérieur mené par une femme pour s'autoriser à exister. Et on se bat avec elle tout le long ! A voir !!!!
    nath777
    nath777

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    4,0
    Publiée le 15 mars 2013
    Un film magnifique, poignant, une actrice digne de ce nom, on en ressort tout chambouler.
    eya
    eya

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    4,5
    Publiée le 15 mars 2013
    film poignant. Déjà que l'Afghanistan ne me faisait pas rever alors là on est dans le pathos! Mais quelle poésie émane de cette femme qui pour moi incarne l 'amour féminin dans toute sa splendeur. Ça m'a vraiment touché. Quant à la fin du film elle m'a surprise et ...dérangée.
    LAURA D.
    LAURA D.

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    5,0
    Publiée le 14 mars 2013
    magnifique film. Merveilleusement réalisé et interpreté. J'ai vraiment adoré ce film et recommande à tous d'aller le voir .
    Veluma T.
    Veluma T.

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    4,5
    Publiée le 13 mars 2013
    Très beau film, une actrice Iranienne magnifique qui porte très bien ce rôle. L’évolution du personnage principal est très crédible et plein de finesse. Mais si vous avez lu le livre et que vous n'avez pas aimé, n'allez pas voir le film ;)
    francoisegaultier
    francoisegaultier

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    4,0
    Publiée le 13 mars 2013
    Tres conforme au beau romane de rahimi !! Un petit peu trop long ... mais l'actrice joue tellement bien !
    sarra b.
    sarra b.

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    5,0
    Publiée le 13 mars 2013
    Magnifique, poignant, troublant, merveilleusement bien réaliser, j'ai adorée ce film et recommande vivement a toute et a tous d'aller voir se film.
    Michaël L.
    Michaël L.

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    4,5
    Publiée le 13 mars 2013
    Poignant, on ne sort pas indemne d'un tel film qui décrit la situation de la femme en Afghanistan d'une manière originale. Et une très belle performance la sublime actrice iranienne Golshifteh Farahani.
    "www.retrouvertitrefilm.fr "
    "www.retrouvertitrefilm.fr "

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    4,5
    Publiée le 26 mars 2013
    Dans un pays en guerre, une femme veille sur le corps de son mari, blessé d'une balle dans la nuque par l'un des hommes de sa milice, il plongé depuis trois semaines dans un coma profond. Il fut un mari absent, violent, marié en son absence à cette jeune femme dont il a eu deux filles. La femme entame un long monologue avec son mari, faisant de lui selon un verset du coran sa Syngué Sabour, sa pierre de patience, Elle lui dévoile tous ses secrets d'enfance, de jeune fiancée mariée par son père, et d'épouse qui malgré la peur et la violence de son époux a appris à l'aimer. Elle apostrophe Dieu et son enfer, insulte les hommes et leurs guerres, maudit son époux, soldat d'Allah, héros vaincu par sa fierté de mâle, son obscurantisme religieux, sa haine de l'autre. Elle prie, elle crie. Elle était silence, abnégation. Retrouvé la suite de cette critique, et ceux des dernières sorties cinéma sur notre site web. Aidez nos visiteurs a retrouver un titre de films via notre plate-forme.
    Héléna0510
    Héléna0510

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    3,5
    Publiée le 17 mars 2013
    Syngué Sabour? Cela signifie pierre de patience, du nom de la pierre à laquelle on confie tous ses secrets pour se libérer, jusqu'à ce qu'elle éclate Ici c'est une femme afghane qui se livre à son mari dans le coma entre deux descentes à l'abri pour sauver sa peau contre les bombes Dans une société où la femme est assignée à sa condition de mère, cette femme-là est bien toute puissante devant son mari à terre. Ses confessions le réveilleront-il? Très belle performance de la sublime Golshifteh Farahani pour ce quasi monologue qui nous absorbe A lire de toute urgence : Syngué sabour, le livre (prix goncourt 2008)
    Jeremy339862369
    Jeremy339862369

    Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 135 critiques

    4,0
    Publiée le 8 mai 2013
    « Ceux qui ne savent pas faire l'amour font la guerre » Syngue Sabour, Pierre de patience, ou comment réaliser un film pamphlet sur l'émancipation de la femme afghane. Tiré du roman éponyme prix Goncourt en 2008 d'Atiq Rahimi qui est aussi le réalisateur du film, Syngue Sabour raconte l'histoire d'une femme afghane qui paradoxalement, à force de s'occuper de son mari dans le coma, va briser tous les tabous de la société qui l'emprisonne. Le film s'ouvre par un travelling sur des rideaux bleus aux motifs d'oiseaux noirs, sur un fond sonore qui nous rappelle que la guerre fait rage. Pourtant, le vent qui se faufile entre le tissu est celui de la liberté, il redonnera vie et portera « La mujer », interprétée par l'envoûtante Golshifteh Farahani, comme il l'a fait pour ces oiseaux d'étoffe. Cette œuvre franco-afghane est à considérer comme un conte initiatique dans lequel une ancienne légende sur une pierre mystérieuse va métamorphoser par sa croyance en elle, une jeune femme sur le point de céder sous le poids de l'injustice et la dureté d'une société en crise. « Du fantôme à la Prophétesse » La narration choisie par le cinéaste et écrivain repose sur le monologue du personnage principal qui porte littéralement le film sur ses épaules grâce à la prestation habitée et tout en nuance de l'actrice franco-afghane. Rythmée par des flashbacks récurrents, la mise en scène tout en lenteur semble vouloir offrir les clés du potentiel de l’œuvre à son actrice en sachant rester discrète et en s'effaçant face à la puissance d'évocation de cette talentueuse comédienne. On pourrait oser dire que si la caméra révèle l'actrice, l'actrice révèle aussi la caméra en lui offrant ce qu'elle a de mieux. Sa quête de liberté passe par le déversement des mots, des secrets et des révélations. Un déferlement libérateur exprimé par une voix d'abord creuse, puis de plus en plus grisante au fur et à mesure que le changement opère. De plaintes fatiguées, elle se mue en arme sensuelle et assumée, aussi tranchante qu'un poignard, mais aussi douce qu'une caresse. De femme courbée par le poids de la tradition, elle devient petit à petit sous nos yeux la prophétesse d'une nouvelle société qui fait et défait les hommes selon ce qu'ils devraient être à ses yeux. Par son courage et une certaine folie qui l'accompagne, notre héroïne devient un avatar de Khadija, première épouse du prophète Mahomet et mère de tous les musulmans. Si comme tous les films, Syngue Sabour est politique, c'est sa poésie orientale qui en fait une œuvre remarquable. Il mêle les mythes afghans à un discours contemporain qui, on peut l'espérer, auront un impact sur les générations actuelles et futures.
    Matching P.
    Matching P.

    Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 46 critiques

    4,0
    Publiée le 11 mars 2013
    Psychanalyse chez les Talibans... Golshifteh Farahani, actrice franco-iranienne que nous avions déjà appréciée dans "A propos d'Elly" de 'Asghar Farhadi, interprète une belle jeune femme mariée à un homme beaucoup plus âgé. En veillant ce vieil époux elle entame un monologue ; elle va d'abord reprendre le récit des épisodes de leur vie commune : la guerre pour lui, la soumission pour elle, puis peu à peu dévoiler ses ressentiments jusqu'à ses secrets les plus terribles. Ayant découvert le pouvoir libérateur de la parole, elle le maintient même en vie pour pouvoir poursuivre sa "thérapie". Au long face à face entre la femme et le mourant dans le huis-clos de leur maison, peu à peu détruite par les attaques des talibans, répondent les images fortes de la guerre, l'urgence, la vie qui ne tient qu'à une rafale de mitraillette. Dans cette partie du monde, la femme est un objet, "un morceau de viande" maltraité par des hommes qui "font la guerre car ils ne savent pas faire l'amour". Si les hommes sont eux aussi enfermés dans un rôle, ils ne sont pas tous des brutes, à l'image du jeune orphelin embrigadé de force par les talibans. D'ailleurs qui choisit vraiment sa vie dans cette société ? L'histoire révèle, à travers le personnage de la tante et celui de l'héroïne, que ces femmes qui n'ont pas le statut d' être humain luttent pour leur survie par la rouerie, voire l'extrême violence. C'est le paradoxe de cette société arriérée. Surprenant paradoxe que l'on retrouve dans un vocabulaire assez cru qui exprime la sexualité refoulée ou cachée. La force du film d'Atiq Rahimi adapté de son roman qui a obtenu le prix Goncourt 2008, repose sur le jeu de l'actrice qui traduit un vécu puisqu'elle a dû fuir le régime iranien, le dos brûlé par un jet d'acide. Presque seule en scène, tour à tour mère, épouse dévouée et prostituée, elle traduit la souffrance, l'inquiétude, la peur, le plaisir... Mais un bémol : l'omniprésence du corps du mari agonisant est obsédante, impudique.
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