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    Mine de rien
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Mine de rien" et de son tournage !

    Une idée de génie

    Le scénario de Mine de rien rappelle beaucoup l'histoire de Bud Hurlbut, un Américain qui a eu une idée géniale dans les années 1950 : pour faire patienter les clients d'un restaurant qui connaissait un franc succès, il leur offrait des tours de wagonnets dans l'ancienne mine d'or toute proche. Bien avant Disney, Bud Hurlbut développa ensuite un parc d'attraction autour de la mine... Cela étant, Mathias Mlekuz avait pensé au scénario de son film avant de prendre connaissance du parcours de cet homme.

    Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais

    Mathias Mlekuz a emmené Philippe Rebbot (acteur et co-scénariste) sur le site du 11/19 à Loos en Gohelle, dans le Pas de Calais : une ancienne mine de charbon transformée en théâtre. Le cinéaste avait visité ce lieu dans les années 1990, peu après la fermeture de la mine, et se souvenait de la magie de l'endroit. Il se rappelle :

    "C’est un lieu très inspirant avec ses deux terrils jumeaux (les plus haut d'Europe). Ensuite j’ai une passion pour le théâtre d'objet, j’adore le jeu procuré par le détournement d’objet. Nous avons commencé à écrire notre scénario avec ces bases-là. Mon grand-père était mineur de fond. Immigré de Yougoslavie, il est descendu dans un puits à 13 ans. Mon enfance a été baignée par les histoires et les luttes des mineurs. Tous ces éléments se retrouvent dans mon film. Nous sommes aussi partis du constat d’échec de la plupart des formations et stages proposés aux chômeurs."

    Comédie sociale

    Le genre auquel se rattache Mine de rien, la comédie sociale, est en ce moment très à la mode dans le cinéma français, comme en témoignent les récents Place des victoires de Yoann Guillouzouic, La Lutte des classes de Michel Leclerc, Les Invisibles de Louis-Julien Petit ou encore Rebelles d'Allan Mauduit.

    2 losers attachants

    Les deux personnages masculins, joués par Arnaud Ducret et Philippe Rebbot, sont deux "losers" à la dérive qui ne croient plus en eux. "L’un des deux est plus dans la panade que l'autre ! Arnault est fatigué et déprimé. Il vient de perdre son père, il est divorcé, sans boulot, et il est revenu vivre chez sa mère, qui est malade. Son ex est enceinte d’un nouveau compagnon et les relations avec ses enfants sont difficiles. Il n’a pas d’autre choix que d’adhérer au stage qui lui est proposé. L'autre est « à la rue » aussi, mais différemment ! Di Lello est en couple, mais toujours en vadrouille, à la recherche d’aventures féminines. Il a moins de difficultés car sa femme ramène de l’argent au foyer. Ses mensonges et infidélités l’obligent à rester vigilant, il est plus dans la vie que le personnage d’Arnault", précise Mathias Mlekuz.

    Références cinématographiques

    Côté références pour Mine de rienMathias Mlekuz cite les comédies françaises d'Yves Robert, comme La Guerre des boutons, mais aussi les comédies italiennes comme Affreux, sales et méchants d'Ettore Scola, film déterminant qui caractérise la comédie sociale. Et puis bien-sûr The Full Monty de Peter Cattaneo et Jeux dangereux d'Ernst Lubitsch.

    Mise en scène simple

    Mathias Mlekuz voulait que cette histoire soit racontée de façon simple côté mise en scène : son projet était de tourner sur pied, avec quelques travelings, et une réalisation qui laisse le jeu des acteurs s'épanouir. Le cinéaste précise : "Je voulais une caméra discrète. Dès qu'un plan prenait trop de temps, j’avais le sentiment que la technique prenait le pas sur la comédie. J’ai également recherché une esthétique des années 80, avec les couleurs, les vêtements, les décors de l’époque. Je voulais retrouver l’ambiance et les teintes de mon enfance ! Pour la lumière, nous avons fait le choix de lumières chaudes, gaies, joyeuses, pour s'éloigner du côté pluvieux et gris qu'on associe toujours au Nord."

    Images d'archives

    Le générique de Mine de rien défile sur des images d'archives de mineurs. Ces photos proviennent du centre historique minier : Mathias Mlekuz avait ainsi pour volonté d'ancrer le spectateur dans le passé ouvrier du Nord-Pas-de-Calais et du bassin minier. "C’est le nord que j’ai connu, le temps du charbon… C’est aussi un hommage aux mineurs, à la région et au dernier combat de mon père pour le classement du bassin minier au patrimoine mondial de l’humanité", explique-t-il.

    Bande-originale

    La chanson "En avant gueules noires", qui date de 1980 et est extraite du disque de Christiane Oriol "La Mine, cris et chants", donne un côté engagé à Mine de rien. "Mon père écoutait en boucle cet album et donc, enfant, moi aussi. Ses chansons donnent la chair de poule, comme "Le chant de la grève de Trieux", un chant de manif que j’adore ou "A l’ombre des terrils ». C’était une évidence pour moi que sa voix s’entende dans le film", se souvient Mathias Mlekuz, qui ajoute au sujet de la bande-originale :

    "Mon vieux de Daniel Guichard était dans le scénario : c’est une chanson très populaire, très émouvante. Bien qu’elle parle d’un homme qui vit en banlieue, je l'ai toujours associée au Nord, sans doute à cause du « pardessus râpé », c’était le quotidien des hommes de mon enfance. Je connaissais les créations musicales de Matthieu Gonet, le compositeur, et c’est naturellement que je me suis tourné vers lui pour la musique du film."
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