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Carol
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note moyenne
4,1 2476 notes dont 300 critiques
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300 critiques spectateurs

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ATHMOS.ONER

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 19/01/2016

On peut compter sur les doigts d’une main les films qui parviennent à traiter du lesbianisme avec justesse. Si je devais n’en choisir qu’un, ça serait « Carol ». Rarement l’attirance entre deux personnes n’a été montrée de si belle façon, tous sexes confondus. Le film est doux, élégant, tout en atmosphères cotonneuses mâtinées de gris de l’hiver New Yorkais où l’éclat de la passion orange vif fini par percer. Seule la présence des hommes rompt le charme et apporte son lot de violence ; n’oublions pas qu’être homosexuel dans les années 50 était totalement inconcevable. Avec une photographie extraordinaire et des cadrages dignes des plus grands, l’image est sublime et atteint des sommets avec les plans contenant des reflets (les portraits filmés derrière des vitres de voitures sont une leçon de cinéma à eux seuls). La reconstitution d’époque est irréprochable, le scénario tiré du livre de Patricia Highsmith est parfaitement maitrisé et les acteurs sont tous juste. Si Cate Blanchett est totalement imposante avec son aura d’actrice hollywoodienne, Rooney Mara parvient à prendre sa place en étant tout en retenue et fini par être éclatante à la manière d’Audrey Hepburn ! Elle mérite amplement sa palme d’or d’interprétation féminine. Spoiler: Le regard échangé à la fin du film est absolument incroyable, les deux actrices sont lumineuses et dégagent une intensité rarement vue. Voilà un bien beau chef d’œuvre pour affronter l’hiver en douceur.

SRSL

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 12/01/2016

Todd Haynes, le réalisateur qui aime les femmes et elles le lui rendent bien. Revenir sur le sujet de l'homosexualité durant les années 50 pouvait laisser penser que Haynes reprenait la formule magique de "Far From Heaven" avec la sublime Julianne Moore. C'est en partie vrai mais l'histoire est abordée différemment, du point de vue inverse : les personnages principaux sont les homosexuels et les hétérosexuels les secondaires. Ici, on parle de l'homosexualité féminine mais pas avec des personnages caricaturaux. Elles sont coquettes, mères de famille ou futures épouses. L'histoire de cette rencontre et de ce parcours est très touchant et ne nous laisse pas indifférent grâce aux deux personnages féminins correspondants en tous points à ceux que chérit tant Haynes, des femmes qui se battent pour vivre et exister. Et il faut bien avouer que ces personnages sont magnifiques. Cate Blanchett et Rooney Mara sont incroyables. C'est un véritable bonheur de les voir ensemble tellement une symbiose se crée entre elles. Et le reste du casting, comme le fabuleux Kyle Chandler, aide à garder ce bel équilibre. La réalisation, très inspiré des classiques hollywoodiens, garde une originalité et une modernité qui lui permettent de s'en différencier. La photographie est magnifique. Les plans à travers les fenêtres et les pare-brises des voitures sont époustouflants. La bande son colle parfaitement à l'époque. La direction artistique a fait un travail incroyable car plusieurs séquences sont en extérieur et les bâtiments, les vitrines, les voitures, les passants, tout y est comme dans les années 50. Todd Haynes nous laisse encore une fois sans voix.

EricDebarnot

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3,5Bien • Publiée le 27/01/2016

S'il n'y avait qu'une seule raison de voir "Carol", ce devrait être sa dernière scène, l'une des plus fortes vues sur un écran depuis belle lurette : cet échange de regards - amoureux, libres, se promettant l'un à l'autre qu'un avenir existe - entre deux personnages que l'on a vus souffrir pendant deux heures, comme incarcérés par la morale stricte des années 50 et les rôles impartis à chacun dans une société cloisonnée, est un grand moment de cinéma. Un moment qui matérialise le travail remarquable effectué ici par Todd Haynes (une direction artistique impeccable, la précision esthétique de la reconstitution historique très habilement assouplie par le grain de la photo en Super 16mm) et par ses deux actrices, chacune au-delà de tous les éloges, chacune peut-être dans son meilleur rôle à date. Avec ce sommet émotionnel, tout le sens du film que l'on vient de voir se cristallise, et en particulier les longues (… que l'on avait même trouvées "trop longues") scènes du "road movie" central : cette errance en voiture entre chambres de motels miteux et hôtels de luxe fait d'ailleurs plus qu'évoquer le cœur engourdi du "Lolita" de Nabokov, la fuite hébétées des amants au cœur d'une Amérique suspicieuse, avec à leurs trousses un détective chargé de prouver leurs crimes. Sinon, il faut aussi admirer la manière dont Haynes "parque" le "thème" de l'homosexualité, pour se concentrer sur ce qui importe vraiment, la fascination amoureuse, qui est évidemment la même quels que soient le sexe et les préférences de ses protagonistes.

Clara G.

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4,5Excellent • Publiée le 22/01/2016

Je fais partie de ces téléspectateurs qui ne sont pas si facilement bouleversés. Il me faut pour cela un scénario complexe, drôle ou triste mais grâce à Carol j’ai appris que je pouvais être bouleversée par autre chose, le regard de Cate Blanchett. Bien au delà de déconcerter sa partenaire de jeu, Cate Blanchett a le pouvoir de nous faire rougir nous, téléspectateurs, de nous faire ressentir une émotion. Je fais partie de ces gens qui apportent beaucoup d’importance au non verbal, aux regards, aux gestes, à la communication du corps en général. Dans Carol vous vivrez au rythme des regards qui dans ce film représentent beaucoup : une émotion, un mot, un sentiment, une action, un acquiescement, vous vivrez grâce à eux. Vous êtes tenu en haleine tout au long du film et vous attendez ce hochement de tête qui fera balancer le film d’un côté ou de l’autre du dénouement de l’histoire. Nous vivons l’aventure des personnages non pas au travers de la caméra mais au travers d’eux grâce à l’excellente réalisation dont est dotée ce film. Il est des films qui nous perturbent de par la violence de leur image, la cruauté de la guerre ou de la vie. Dans Carol c’est tout autre chose, vous allez être bouleversée, non pas par le scénario ou par les phrases romantiques ou autre diners aux chandelles mais par la pureté et la sincérité des deux actrices. Vous y croyez, tout simplement. La musique est prenante et saura-vous captiver, la mélodie vous englobe dans une sensualité musicale charmeuse. Carol c’est ce film qui va vous rendre muet à la fin de la séance, c’est ce film qui va vous faire regarder le générique de fin pendant quelques secondes en vous interrogeant sur les actrices, sur l’histoire et sur les émotions qu’il a fait naitre en vous. Vous allez restez muet dans la salle noir sans considérer les personnes qui sont assises à côté de vous et vous allez vous demander ce que vous avez ressenti, si vous avez été perturbé ? Troublé ? Bouleversé ? Déçu ? Triste ? Il fait parti de ces films qui a la capacité de vous maintenir captifs pendant 2 heures de vous faire voyager dans un autre temps et dans une autre histoire. Le thème choisi, celui de l’homosexualité, est justement mis en avant. De part la relation amoureuse, l’évocation des sentiments. Carol est justement retranscris dans le contexte dans lequel il se place : les mœurs, la politique, la morale, l’orientation sexuelle. Et c’est ce contexte moral qui nous fait douter tout le long du film, quelle issue pour la relation entre les deux personnages ? Vont-elles faire de leur amour quelque chose d’impossible à cause des mœurs de l’Amérique des années 50 ? Ou au contraire, l’amour sera-t-il plus fort et plus valeureux ? Là est toute la raison du film et fait l’objet du dénouement de cette œuvre. Si le film ne vous a pas prit aux tripes grâce à la performance de Cate Blanchet, le dénouement lui, saura vous toucher de la juste manière. Si vous avez aimé un minimum le film et accroché tout le long durant, la scène de fin sera la minute la plus longue. Les mœurs ou l’amour ? Omnia Vincit Amor. Carol

Agnes L.

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4,0Très bien • Publiée le 02/02/2016

Il me semble que Thérèse est fascinée par ce que représente cette femme belle et riche alors que pour Carol, c'est la fraîcheur et l'innocence de cette jeune fille qui la séduit. Difficile de faire vivre une relation amoureuse de ce type, à cette époque. Et pourtant, Carol finit par reconnaître l'attirance qu'elle a envers les femmes et sait que ce sera au détriment de sa vie de mère. De la sensibilité et de la retenue dans ce film qui, pudiquement, ne montre pas grand chose mais sait en dire beaucoup, par les regards qu'échangent les deux femmes.

Phidel26

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2,5Moyen • Publiée le 14/01/2016

Les deux actrices sont excellentes. La représentation des fifties est assez convaincante, mais le film est un mélo standard dont la seule particularité est d'être un mélo homosexuel, ce qui n'en justifie pas en soi l'intérêt. Le scénario est assez pauvre et on s’ennuie quand même un peu.

Marc D.

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 21/01/2016

Film magique et sublime. Le jeu des actrices est tout en finesse et en profondeur, plein de retenue et de passion contenue, une passion flamboyante mais qui court en souterrain. On oublie qu'il s'agit de deux femmes, il n'est question que d'amour et de découverte. Tout est suggéré, à peine dit et dévoilé... Il y a beaucoup de pudeur dans ce film et dans l'érotisme qu'il laisse à peine montrer. Enfin on laisse à voir que les acteurs construisent le film... Il y a longtemps que j'attendais de voir un tel film.

alain-92

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3,5Bien • Publiée le 17/01/2016

Le film est tourné en Super 16 pour capter et restituer religieusement la texture des films en 35 mm de l’époque. Edward Lachman, est un fidèle directeur de la photographie pour Todd Haynes. La photo n'est jamais "flamboyante" mais restitue parfaitement l'ambiance du cinéma de ces années-là. Il en va de même pour les costumes de Sandy Powell, qui avait magnifiquement habillé Julianne Moore dans le chef d'œuvre du réalisateur, Loin du paradis. L'ensemble n'a rien d'un mélodrame, mais explore davantage la profondeur des sentiments. Ceux des amours considérés comme interdites. Un passage souligne ce point quand l'un des protagonistes tente de déchiffrer les sentiments au travers d'un film censuré par le code Hays. Il est facile de se laisser emporter par les regards, d'être fasciné ou étouffé par la précision de chaque élément et la reconstitution parfaite de cette époque. Tant au niveau des décors que des costumes. La mise en scène suit ce raffinement sans s'autoriser le moindre dérapage. Le scénario, très linéaire, ne s'accorde aucun débordement. Il faut attendre la toute fin du film pour être bouleversé par le lien fort et magnifique qui unit les deux principales protagonistes. La jolie Rooney Mara est convaincante dans ce rôle de jeune femme "qui ne sait pas dire non". Cate Blanchett, prisonnière de ce masque social imposé par une vie qui n'est pas la sienne est resplendissante. Quand il sera question de l'avenir de sa fille, au cours d'une très courte scène forte et douloureuse, elle explosera, enfin. Un souffle de vie, de fièvre et d'émotions auraient permis une adhésion totale. Carol reste un beau film, un questionnement aussi, pour toutes celles et de tous ceux qui n'ont pas pu pour certains, oser pour d'autres, choisir la liberté pour vivre pleinement leur propre vie. http://cinealain.over-blog.com/2016/01/carol.html

Scouby64

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 18/01/2016

Ce film est un vrai petit bijou et n'ayons pas peur des mots, un pur chef d'oeuvre ! Cette histoire d'amour entre deux femmes dans les années 50 est bouleversante... Le jeu d'actrice de Cate Blanchett et de Rooney Mara est tout simplement éblouissant de vérité, de subtilité... Ici, ce ne sont pas les dialogues qui font avancer l'histoire mais bien les silences, les regards, lourds de sens... Cate Blanchett est royale dans le rôle de Carol! L'élégance même ! J'ai beau chercher, je ne trouve aucun défaut à ce film, bouleversant et de surcroît, magnifique visuellement.

Maître Kurosawa

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3,5Bien • Publiée le 13/01/2016

Un mélodrame à la Douglas Sirk, dixit la plupart des critiques, "Carol" raconte l'histoire d'amour entre deux femmes dans l'Amérique des années 50. La beauté du film tient à sa froideur qui, si elle empêche une véritable émotion, hante chaque plan et chaque regard d'une force peu commune. Pauvre en péripéties, "Carol" serait plutôt une histoire d'amour immobile, caractérisée par l'évidence du coup de foudre dans une formidable scène où le regard foudroyant de Rooney Mara se penche sur le visage de la sublime Cate Blanchett, deux actrices qui auraient dû partager un prix d'interprétation à Cannes, tant leur complémentarité est belle. Le couple est remarquable car Haynes ne fige pas leurs personnages, ainsi Terese d'abord timide et impressionnée va progressivement s'affirmer et se mettre à la hauteur de Carol, dont on pensait qu'elle se lasserait de sa jeune amante et qu'elle reculerait devant les menaces juridiques qui lui sont adressées (sa relation avec Terese jugée comme immorale dans le dossier de son divorce), mais il n'en n'est rien : sa passion est aussi forte. Et si on peut regretter que cette histoire ne nous fasse pas chavirer, on ne peut remettre en cause son incarnation : les personnages existent, leurs désirs aussi, transcendés dans une magnifique scène d'amour par des mouvements de caméra à la fois gracieux et fluides. Suprêmement élégant, que ce soit à travers sa mise en scène, sa musique ou sa photographie, "Carol" est un très beau mélodrame et finit enfin par nous toucher lors d'une dernière séquence génialement construite.

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