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The Grand Budapest Hotel
note moyenne
4,2
14684 notes dont 1155 critiques
19% (220 critiques)
43% (492 critiques)
23% (263 critiques)
9% (106 critiques)
4% (44 critiques)
3% (30 critiques)
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Votre avis sur The Grand Budapest Hotel ?

492 critiques de 4 et 4,5 étoiles

Cinéphiles 44

Suivre son activité 78 abonnés Lire ses 1 796 critiques

4,5Excellent
Publiée le 27/09/2016

Grand Prix du Jury à la Berlinale 2014, ce dernier Anderson est une comédie qui nous plonge dans la jouissance mais aussi la frustration. En une heure et quarante minutes seulement, le réalisateur nous raconte plusieurs histoires imbriquées les unes dans les autres, mais ayant l’objectif commun de décrire le passé d’un somptueux hôtel pourtant aujourd’hui en ruine. Ce qui est jouissant, c’est la subtilité des dialogues extrêmement bien portés par les acteurs. Les décors sont éclatants de couleurs et les costumes sont véritablement attrayants. Tous ces éléments sont mis en scène dans des travelings excessifs mais tellement satisfaisants. On se sent à l’intérieur et on a incontestablement envie d’y être. Malheureusement, ce qui est frustrant c’est de voir ce casting quatre étoiles ne faire que de courtes apparitions. Mathieu Amalric, Adrien Brody, Jude Law, Bill Murray ou encore Edward Norton et Léa Seydoux n’auront que quelques minutes pour marquer leur présence. Mais c’est Tilda Swinton qui l’emporte en défunte Madame D. Plus longuement, on découvre pour la première fois à l’écran un Tony Revolori assurément doué en jeune Loddy Boy. Il est soutenu par la douce boulangère Saoirse Ronan et paternaliste Ralph Fiennes. The Grand Budapest Hotel est une comédie hilarante au style très personnel mais qui aurait demandé plus de longueur pour travailler davantage sur les personnages. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44

CineSeriesMag

Suivre son activité 40 abonnés Lire ses 534 critiques

4,5Excellent
Publiée le 07/04/2016

Univers enchanteur pour un jeu de poupées russes L’histoire commence en 68, dans un hôtel désert. Le vieux propriétaire, Zero Moustafa F. incarné par Murray Abraham, raconte son histoire à un client, un écrivain incarné par Jude Law. Il lui narre les aventures vécues par le concierge Gustave H. (magnifiquement incarné par Ralph Fiennes) et le groom débutant Zero Moustafa (Tony Revolori, « Zero » plus jeune), de ce grand palace alpin, The Grand Budapest Hotel, pendant l’entre-deux-guerres. Dans ce pays fictif de la Mitteleuropa, le concierge chic aux goûts prononcés pour un parfum capiteux « L’air de panache » et les anciennes ladies, apprend la mort de l’une de conquêtes l’extravagante Madame D. (Tilda Swinton). Suspectant une mort fort peu naturelle, Monsieur Gustave le concierge prestigieux à l’aide de son groom rebaptisé « Zero » se lance dans une recherche de la vérité. Théâtre d’une aventure d’héritage rocambolesque, l’hôtel aux couleurs acidulés semble construit pas un démiurge possédé par un esthétisme succulent.

Alexis D.

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4,0Très bien
Publiée le 18/09/2015

Le réalisateur Wes Anderson réalise là une comédie qui lui est propre, avec des décors hauts en couleur, des scènes farfelues et des personnages attrayants, où l'humour passe excellemment bien. Nous voici donc dans les années 30, dans une Europe centrale d’opérette (on pense beaucoup à la Syldavie de Tintin). On suit les aventures cartoonesques de M. Gustave, concierge du palace local, et de Zero Moustafa, le jeune groom qu’il a pris sous son aile. Victimes d’une terrible machination et bientôt rattrapés par l’histoire, les improbables duettistes (le distingué défenseur d’une élégance old-fashion, et l’orphelin apatride balloté par les guerres) nous entrainent dans un récit haletant. Le casting est excellent, avec notamment Ralph Fiennes qui s'empare de son rôle comme d'habitude. Un très bon film policier

Florian Malnoe

Suivre son activité 39 abonnés Lire ses 485 critiques

4,5Excellent
Publiée le 29/08/2015

Une excellente adaptation qui a su retranscrire merveilleusement bien cet univers si singulier avec une pléiade de personnages truculents, une direction artistique haute en couleurs avec une photographie exploitant superbement bien ces idées graphiques, une mise en scène inventive, rythmée, bourrée d'idées et de trouvailles, une qualité d'écriture géniale alternant humour fin, scènes burlesques prenantes, et ton sérieux... Bref, un divertissement de premier choix tout à fait recommandable qui souffre de peu de temps mort car bénéficiant d'un format adéquat. On pourrait critiquer le fait que les seconds-rôle soient sous-exploités mais si c'est pour nous donner deux principaux si bien étudiés je ne dirais rien. Franchement ce film est un pur petit bijou tragi-comique quasiment irréprochable dans la veine d'un style British que j'affectionne particulièrement. J'ai passé un très bon moment.

Dark Taylor

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4,5Excellent
Publiée le 19/03/2014

The Grand Budapest Hotel est un des films que j'attendais avec impatience, même si je n'ai eu vent du projet que récemment, et que je ne connaissais jusque là pas les films de Wes Anderson. En effet, le synopsis m'avait vraiment plu, et la BA était plus qu'entrainante et séduisante. Le film nous emmène dans les années 30, durant l'entre-deux guerres, suivre l'histoire du responsable d'un grand hôtel et de son jeune protégé garçon d'étage. Complété par un casting en or (Ralph Fiennes, Edward Norton et Adrian Brody en tête) et une séance en VOSTFR, je me suis donc lancé... et je n'ai pas du tout été déçu !! Le film compte de nombreux moments de pur délire (Spoiler: le monastère et la poursuite en traineau, la fusillade de l'hôtel, l'évasion de la prison, le contrôle dans le train...) et j'ai jusque là peu vu des comédies de ce genre (en clair, une vrai bouffée d'air frais !). Le style du réalisateur est complétement déjanté et excentrique, et ça se ressent dans tout les élèments: photographie, mise en scène... Ca se remarque d'ailleurs dans les décors, haut en couleur, et les costumes, qui renforcent le coté Wes Andersonien (si je puis dire) du film. Les personnages, portés par une superbe distribution, sont complétement absurdes (dans le bon sens du terme): William Dafoe le tueur vampire (qui m'a rappelé le cavalier sans tête de Sleepy Hollows) , Edward Norton le chef de la police, Jeff Goldblum l'avocat aux doigts coupés. Et il y a bien sûr Ralph Fiennes, en responsable d'hôtel totalement déjanté, dans sa manière de parler, se déplacer, s'exprimer, et qui a été une agréable surprise, car jusque là, je ne l'avais jamais vu dans un tel rôle (parce que Voldemort, "La Liste de Schindler" et "Skyfall" c'est pas le même registre). On voit qu'ils ont eu du plaisir à faire ce film ! Voilà donc un film qui m'aura fait découvrir un réalisateur de génie, dont j'ai hâte de voir les prochains films. Dommage également de constater que ce genre de film se fait maintenant trop rare de nos jours au cinéma comme à la télé. L'un de mes coup de coeur de ce premier trimestre de 2014 !!

AMANO JAKU

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4,5Excellent
Publiée le 05/03/2014

Wes Anderson n’est pas le premier venu puisque sa carrière à débuté depuis presque 20 ans ("Bottle Rocket", "Rushmore", "La Famille Tenenbaum", "La Vie Aquatique", "A Bord du Darjeeling Limited", "Fantastic Mr. Fox", "Moonrise Kingdom") et pourtant, je n’ai jamais vu l’un de ses films (oui, je sais : pour un cinéphile, c’est honteux…). Alors j’ai profité de la sortie de son dernier bébé, "The Grand Budapest Hotel", pour enfin me lancer dans l’aventure. Et bien, quelle première expérience, quelle putain de claque dans la gueule je viens de prendre !! En partant d’une histoire toute con (l’auteur d’un best seller nous explique comment il a rencontré le personnage principal de son livre et comment ce dernier lui a raconté sa jeunesse dans un hôtel), Anderson nous livre une incroyable pellicule : 01) Tout d’abord, Anderson est un véritable virtuose de la mise en scène, il sait se servir de sa caméra et utilise une multitude de techniques : il use et abuse de travelling verticaux ou horizontaux, il a recours à des zooms optiques dynamiques, il enchaîne des panoramiques très rapides de droite à gauche et de gauche à droite, il arrive à nous proposer des ellipses surprenantes entre deux plans représentées par des changements d'angle vraiment peu communs, pour souligner le changement de ligne temporelle il passe d’un format à un autre (cinémascope pour le présent et 4:3 pour le passé). Rien à redire : un vrai travail d’orfèvre ! 02) Il n’y a pas que la réalisation qui est extraordinaire, la direction artistique l’est tout autant : le film beigne entre de superbes tonalités naturelles et des teintes acidulées hallucinantes qui nous donnent l’impression de voir un tableau d’Andy Warhol vivant ! Les décors bénéficient eux aussi d’un tour de force car on passe de somptueux décors naturels à des fabrications artificielles (maquettes, murs peints, couloirs et chambres reconstruits…) certes kitchs, mais toutes aussi somptueuses : j’en ai vu des films dans ma vie, mais jamais je n’ai vu quelque chose de si « faux » qui paraisse si réel !! Cela nous donne véritablement l’impression d’assister à un conte vivant ! 03) Tout le film est un véritable hommage au comique burlesque que se soit dans les situations improbables ou les dialogues fous (le chat de l’avocat, le plan d'évasion farfelu qui fait passer « Prison Break » pour un dessin animé pour enfant, la scène totalement jouissive de la poursuite en ski / luge, la fusillade dans l’hôtel, Monsieur Gustave qui récite un poème lors de la pause déjeuner de ses employés, les évadés qui restent tranquillement sur place à bavarder alors que l'alarme de la prison retentit…). Tout est parfaitement orchestré pour faire travailler à mort nos zygomatiques ! 04) Autre point remarquable du film, le casting : qu’il s’agisse des rôles principaux ou des nombreux rôles secondaires, Anderson a choisi un panel d’acteurs fantastiques, même si parfois ce n’est pour que quelques courtes secondes d’apparition à l’écran. Soulignons tout de même la performance de Ralph Fiennes absolument délicieux dans le rôle de Monsieur Gustave ainsi que celle de Willem Dafoe parfait en homme de main terrifiant et sans pitié. Ajoutons que cela fait plaisir de revoir (même si c’est court) de bons acteurs tel que Adrien Brody, Jude Law, Jeff Goldblum, Tilda Swinton Harvey Keitel, Edward Norton et même notre Mathieu Almaric national. Véritable cartoon live au visuel époustouflant, "The Grand Budapest Hotel" est le genre du film qui fait du bien car il vous amuse autant qu’il vous fait réfléchir (ne passez pas à côté de la réflexion sur la seconde guerre mondiale, sur la famille et les conséquences d’un héritage), une vraie bouffée d’air pur comme nous n’en avons malheureusement plus trop l’habitude au milieu de toutes ses daubes sans saveur pré-formatése pour plaire au plus grand nombre et faire du pognon. Alors arrêtez d’aller voir ses pathétiques pellicules et faites-vous plaisir devant "The Grand Budapest Hotel", LA bonne surprise de ce début d’année 2014.

Seemleo

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4,0Très bien
Publiée le 28/02/2014

"Plonk et Replonk", les créations de jeunesse d'Hergé et Rob Vel (le créateur de Spirou) ont du envahir l'esprit de Wes Anderson. Une suite de plans fixes, rapides et colorés à l'image de la BD 2 D sur une histoire surfant entre l'enquête policière burlesque et la grande aventure clins d'oeil. Jubilatoire, enlevé et singulier. A voir.

elbandito

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4,0Très bien
Publiée le 23/03/2014

A l’instar de son héros, l’inénarrable Monsieur Gustave H., Wes Anderson vit dans un monde qui n’existe plus mais qu’il s’efforce de maintenir en vie néanmoins. Sa vision très personnelle du cinéma permet de nous faire passer un bon moment au cœur de cette institution fictive qu'est le resplendissant Grand Budapest Hotel. Cette oeuvre insolite est très riche en thématiques et ne ressemble à aucune autre. Que dire de la distribution épatante... Un ovni à découvrir absolument.

ghyom

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4,5Excellent
Publiée le 19/03/2014

Emballé ! C'est, je crois, le terme le plus adéquat. Je suis totalement emballé par le maître de l'emballage qui réalise là son plus beau paquet. Lui qui aime tant les cadres dans le cadre, les panneaux et les paquets de toutes sortes, il ne s'est jamais autant fait plaisir que dans ce film. Tout d'abord dans la forme matrioshkesque (néologisme ? et alors ?! si on ne peut plus être inventif lorsqu'on parle de Wes Anderson ... ;-) ). A notre époque (filmée en panoramique) une jeune fille se recueille sur la tombe d'un écrivain. Dans ses mains un livre "The Grand Budapest Hotel" (première mise en abîme). Flash-back. L'auteur du roman et narrateur se film (film dans le film) et nous raconte comment dans les années 60 (filmé en cinémascope : 1ère concaténation de format) il rencontra Zero Moustafa propriétaire de ce fameux hôtel (imbrication nom du film > nom du livre > nom de l'hôtel) qui lui même lui raconta comment il en devint propriétaire suite à une folle aventure dans les années 30 (format 4:3 : 2è concaténation de format). Si avec ça vous n'êtes pas convaincu du goût de Wes Anderson pour l'emballage... Et bien si vous n'êtes pas convaincu, Wes vous en rajoute quelques couches dans la réalisation elle-même. Cadres dans le cadre (que ce soit des portes, des fenêtres, des couloirs, un trou dans le toit d'une camionnette de livraison, une bouche d'aération, un comptoir de réception, etc.), paquets (très, très nombreux paquets contenant des pâtisseries elles-mêmes contenant parfois marteaux et burins, lettre dans une enveloppe elle-même contenue dans le paquet emballant le tableau, etc.), panneaux très nombreux (et aux dimensions disproportionnées). Bref, là si vous n'avez toujours pas compris, je ne peux plus rien faire. Toute cette construction est au service d'une histoire rocambolesque où nous suivons les aventures loufoques et cartoonesques du concierge M. Gustave et du nouveau "Lobby Boy" Zero qu'il prend sous son aile. Une folle course poursuite commence, suite au décès d'une fidèle et riche cliente, dont M. Gustave, amant de plusieurs clientes âgées dont celle-ci, espère bien touché quelque héritage. S'en suit alors un vol de tableau, une évasion de prison, une course poursuite skis vs luge (en stop-motion), une fusillade démentielle mais sans victime et diverses autres péripéties burlesques où Wes Anderson prend grand soin de toujours apporter le décalage humoristique que ce soit dans la situation (Spoiler: le ticket de vestiaire pour le chat, etc.), par le dialogue ou par son sens du détail (Spoiler: les empreintes sur l'avis de décès, les panneaux dans l'hôtel : "Spring water: do not drink to excess", etc). Fourmillant d'idées, toujours inventif, toujours inattendu, Wes Anderson signe là son film le plus aboutit, servi par une pléiade d'acteurs (dont certains fidèles de Wes Anderson ne viennent que pour faire un petit caméo : Bill Muray, Owen Wilson, etc.) dont je retiendrais particulièrement Ralph Fiennes dont je découvre le potentiel humoristique, Willem DaFoe en homme de main sans pitié, Adrian Brody transpirant la méchanceté, et la petite nouvelle au prénom imprononçable mais au charme indéniable Saoirse Ronan. Certains regretterons que, comparativement aux autres œuvres de Wes Anderson et notamment Moonrise Kingdom, The Grand Budapest Hotel manque de situations émouvantes ; ce n'est pas mon cas. La juste dose d'émotion est saupoudrée au dernier moment telle le sucre glace recouvrant cette pâtisserie délicate aux saveurs si particulières. Wes Anderson a une patte, une signature visuelle et un ton qui n'appartiennent qu'à lui et ce film, confirmation de l'excellent Moonrise Kingdom, signe définitivement son entrée dans la cours des réalisateurs les plus intéressants de notre époque.

Flaw 70

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4,5Excellent
Publiée le 01/03/2014

Wes Anderson est un de ses créateurs d'univers originaux et loufoques qui arrive à avoir un style propre à lui mais un cinéma aussi trancher et particulier a autant d'admirateurs que de détracteurs. Je me considère dans la première catégorie même si je ne suis pas totalement familiarisé avec l'univers d'Anderson n'ayant vu que le réussi The Royal Tenebaums qui souffrait néanmoins de quelques longueurs et le très appréciable The Darjeeling Limited qui m'a bien plus convaincu. Ici sa nouvelle oeuvre est clairement la plus accessible, la plus énergique et la mieux rythmé. Anderson me fait un peu penser à une version lumineuse de Tim Burton mais là ou ce dernier n'arrive plus à ce renouveler depuis pas mal de temps déjà, Anderson lui arrive sans cesse à apporter quelque chose de nouveau ou une nouvelle vision à son univers. Son scénario est habile mélangeant les tons de façons habiles que ce soit l'absurde, la comédie de boulevard, le drame et la romance. Par ailleurs il se sert de l'histoire et la remanie de façon ingénieuse et même si l'ensemble est fictif, il dispose d'un sous-texte critique et touchant que l'on ne voit pas forcément venir de prime abord. Les personnages sont tous écrit avec soin et légèreté même les plus petits rôles tout comme les excellents dialogues élaborés et drôles. Par contre on peut regretter le faite qu'il n'exploite pas assez judicieusement ses quatre espaces temporelles et que la trame conductrice ne soit pas si passionnante que cela. Le casting par contre est exceptionnelle que ce soit les habitués d'Anderson ( Owen Wilson, Bill Murray,... ) ou les nouveaux venus ( Harvey Keitel, Matthieu Amalric,..) mais on retiendra surtout Adrian Brody qui cabotine légèrement, Willem Dafoe qui est hilarant en tueur taciturne, Jeff Goldblum dans un come back très réussi, Tony Revolori qui est un jeune acteur très talentueux et en chef de troupe l'immense Ralph Fiennes qui est excellent et qui fait partager son énergie et sa bonne humeur. Sinon pour la réalisation c'est du grand art, Wes Anderson joue avec les différents formats de projections selon les époques avec savoir faire, tous comme il mélange à l'écran les maquettes, les décors naturelles et les effets spéciaux . Il distille tous au long de son film des astuces de mise en scène totalement brillante qui fait de l'ensemble son film le plus abouti. Le jeu des couleurs peut parfois déstabiliser surtout que celles-ci sont parfois flashy et criardes mais cela fait aussi partie charme qui ce dégage du film. D'ailleurs mentions spéciales pour la confrontation entre Willem Dafoe et Jeff Goldblum dans un musée qui est parfaitement mis en scène, de la descente en skis réalisé en stop motion et pour la scène d'évasion qui est une des plus inventives et des plus drôles faite depuis longtemps. En conclusion The Grand Budapest Hotel est une oeuvre magistrale et inventive confinant au génie mais il faut néanmoins embrasser totalement la vison de l'auteur pour voir en ce film un véritable chef d'oeuvre ce qui n'est pas totalement mon cas, du moins pour le moment. Mais c'est aussi une excellente entrée en matière pour s'intéresser à la carrière du cinéaste car c'est clairement son film le plus accessible pour le néophyte. Une carrière qui mérite que l'on si attarde car elle révèle un vrai sens de l'inventivité et du merveilleux grâce à un auteur soucieux du détail et qui cherche sans cesse à progresser. Que l'on aime ou pas Wes Anderson il faut ce rendre à l'évidence, c'est un grand, qui avec The Grand Budapest Hotel signe un excellent film et probablement son meilleur.

bou77

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4,0Très bien
Publiée le 26/04/2014

Wes Anderson, réalisateur talentueux que certains critiquent pour son manque de fond, nous livre sa dernière oeuvre : "The Grand Budapest Hotel'. Casting quatre étoiles, Anderson nous raconte l'histoire de Gustave H (Ralph Fiennes), un maître d'hôtel et de Zero, un garçon d'étage en proie à une famille morbide composée entre autres de Adrien Brody et Willem Dafoe. S'il est un peu difficile de rentrer dans l'histoire au début, on s'y fait ensuite très rapidement, d'autant que les deux personnages principaux sont très attachants. D'ailleurs, Ralph Fiennes, habitué aux rôles de Serpent-Nazi, nous livre une prestation remarquable qu'il convient de souligner. Si l'humour, la bande originale et la réalisation symétrique sont au rendez-vous, on regrettera les quelques faiblesses du scénario (Spoiler: le temps que met la famille à s’apercevoir de la disparition du tableau et la temps que mettent Gustave et Zéro à discuter lorsqu'ils s'évadent de prison...)

rollioni

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4,5Excellent
Publiée le 26/02/2014

Encore un "chef d'œuvre" signé Wes Anderson.....Celui ci est différent, il est plus mélancolique et plus nostalgique, comme si le réalisateur voulait partager une émotion moins ludique avec ses spectateurs.... Pour le reste la griffe reste la même, et la technique affriolante, voire exaltante (les plans séquences dans la prison, dans l'hotel, etc...., les champs contre champs lors de la fusillade et un art du contre jour qui fait parfois penser à de la peinture) La musique n'est pas en reste et sert le jeu d'acteurs dont beaucoup ont déja participé à des films de Wes Anderson (Owen Wilson, Edward Norton, Bill Murray) et c'est à croire qu'on se bouscule pour jouer dans ses films, je cite Léa Seydoux ( tout petit rôle), Mathieu Amalric, Ralph Fiennes (rôle majeur)..... On notera une histoire qui demande à être suivie avec attention, lire le synopsis est préférable, avec des flash back, et plusieurs séquences dépendant d'un dialogue initié dans un train, ou dans un fameux hôtel Budapest..... C'est vivant, c'est esthétique et la fin est très réussie, émotionnelle............ Nul doute que Wes Anderson accroit le nombre de ses afficionados, si j'en juge par leur présence dans la salle à la séance de 14h , ce mercredi....Ils savent "un peu" ce qu'ils vont voir et ils n'ont pas tort....

framboise32

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4,0Très bien
Publiée le 19/02/2014

The Grand Budapest Hotel est une comédie loufoque, emmenée par un splendide Ralph Fiennes. L’histoire se passe dans le palace d’une ville thermale de la république de Zubrowka, en Europe centrale. L’histoire commence en 68, l’hôtel est désert, le vieux propriétaire , Zero Moustafa, raconte son histoire à un client, un écrivain. Zero Moustafa a eu une vie "mouvementée", réfugié politique, lobby boy, fugitif puis milliardaire. Dans les années 20, il est garçon d’étage et travaille avec M. Gustave. M. Gustave est concierge, toujours impeccable, strict, bon (il se prend d’amitié pour le jeune Zero), et aime séduire les vieilles dames fortunées. Le film va donc nous faire suivre les aventures extravagantes de M. Gustave et de Zero : fusillade, trafic, héritage, prison, courses poursuites… Wes Anderson nous offre un film drôle malgré les aspects tragiques, décalé, les décors sont magnifiques bourrés de détails. Sa mise en scène est talentueuse, sa façon de raconter les histoires est reconnaissable. Le casting est un sans faute, fantastique. Ralph Fiennes est incroyable. Il interprète M. Gustave. Face à lui , un jeune acteur inconnu Tony Revolori, parfait lui aussi. Et on retrouve un casting 5 étoiles tout au long du récit : Bill Murray, Tilda Swinton (méconnaissable), Jeff Goldblum, Edward Norton, Willem Dafoe, Jude Law, Adrien Brody, Harvey Keitel, Léa Seydoux, Owen Wilson, …. certains n’ont que des petits rôles mais quel bonheur de voir une un casting de cette qualité The Grand Budapest Hotel est poétique, loufoque, délicieux, charmant, brillant …. Que du plaisir !!

MaxLaMenace89

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4,5Excellent
Publiée le 28/02/2014

À deux doigts de livrer son chef d'œuvre, Wes Anderson atteint l'apogée de son art formel avec THE GRAND BUDAPEST HOTEL, grande aventure rocambolesque dont les ambitions recouvrent trois couches temporelles et autant de formats d'écran. Porté par un duo de tête à la fois hilarant et touchant, le film offre sans surprise une réalisation à la symétrie chirurgicale savoureuse, conduite par un superbe sens du rythme. Mais Anderson nous contamine progressivement d'un arrière-goût bouleversant avec cette quête perpétuelle et inatteignable du beau et du bon, le fantasme coude-à-coude avec le désespoir dans un entre-deux-guerres aux illusions magnifiques et spectrales.

Mia_Landa

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4,0Très bien
Publiée le 24/04/2017

Ce film est inclassable. Il est impossible à noter, et je sens qu'il va être très difficile à critiquer. Je vais tout de même essayer. The Grand Budapest Hotel est un film particulier, curieux, étrange. On est dès le début immergés dans son ambiance et on reste aspirés jusqu'au générique de fin, que cette ambiance nous plaise ou qu'elle nous répugne. Le film est tellement extraordinaire qu'on pourrait presque le qualifier de fantastique ou merveilleux. Mais j'ai dit plus haut qu'on ne pouvait le classer, et je resterai là-dessus. Le scénario est bon, intéressant, avec quand on y repense quelques longueurs qui ne gênent pas tant on est absorbés. Peut être que, légèrement, l'histoire n'a pas su me convaincre et c'est pour ça que je n'ai mis que 8, mais elle est bien cousue, bien racontée à la fois par les textes excellents et par les images filmées avec génie. Elle n'est pas complètement folle et barrée, mais elle s'inscrit parfaitement dans le ton du film. Malgré cela, le scénario n'est pas le principal atout du film. Son gros point fort est la réalisation, plus encore que le montage même si celui-ci reste excellent. Excellent n'est pas un bon qualificatif pour ce que j'ai vu ; il s'agit de quelque chose de différent, je n'avais jamais vu ça auparavant. Peut être parce que je n'avais jamais vu de films de Wes Anderson... Ce-dernier, en tant que réalisateur, prend son travail plus qu'au sérieux, il laisse son style envahir le film. Il obéit alors à la règle de tous les grands réalisateurs dont on peut reconnaître un film rien que par les images : soit on adore, soit on déteste le style. Comme pour beaucoup le style du film et le film sont une seule et même chose, on peut très vite être amenés à adorer ou détester le film entier. Je ne saurais décrire la réalisation, pointer ses avantages ni quoi que ce soit car j'ai le sentiment que le style d'Anderson m'a totalement bernée, à tel point que je ne peux vous en dire beaucoup plus. Un plus pour les décors, les costumes qui contribuent à nous transporter. Les personnages sont adorables : aucun n'est creux ni inutile, et ce même si certains n'ont que quelques secondes à l'écran. On assiste à un défilé de stars toutes plus connues les unes que les autres, et je n’énumèrerai pas ce casting 5 étoiles dont chacun des membres livre une performance exceptionnelle. Une petite mention tout de même pour Ralph Fiennes, qui m'a tout simplement bluffée tant il est classe et convaincant dans ce film. The Grand Budapest Hotel est donc fort d'une réalisation époustouflante ainsi que d'un montage très bon et d'une esthétique unique. Il est également émouvant ou drôle par moment, et donne quelques leçons de vie par ses personnages aussi divers qu'adorables et attachants, tout cela autour d'une histoire racontée avec génie. Rien, du début à la fin, n'est banal dans ce film, rien n'est déjà vu. Alors entrez dans cet établissement à la réputation impeccable ; entrez, et laissez vous emporter par l'ambiance de ce film hors du commun.

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