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Jacky au Royaume des Filles
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Jacky au Royaume des Filles" et de son tournage !

Une histoire inspirée de Pascal Brutal... et Cendrillon !

Jacky au royaume des filles s'inspire d'une courte histoire publiée dans une des bandes-dessinées de Pascal Brutal (un personnage présenté comme viril créé par Riad Sattouf). Mais le metteur en scène Riad Sattouf a avoué s'être également inspiré de l'histoire de Cendrillon : "Comme tous les enfants, je me suis demandé : mais pourquoi est-ce que Cendrillon ne se rebelle pas contre sa famille qui la maltraite ? Pourquoi est ce que, quand elle finit par s’enfuir, elle cherche quand même à aller au bal comme tout le monde ? Pourquoi y-a-t-il plein de filles à la disposition d’un seul Prince Charmant ? Pourquoi le Prince préfère-t-il Cendrillon, soumise et molle, aux demi-soeurs, qui pourtant ont l’air vachement plus vives et avec de plus fortes personnalités ? Pourquoi Cendrillon pardonne à sa famille à la fin ? Pourquoi l’histoire se finit-elle par un mariage ? Quand je posais ces questions, on me répondait : mais c’est parce que c’est comme ça, c’est la vie. Il existe 12 000 versions différentes du conte de Cendrillon dans le monde, c’est un des contes les plus célèbres de l’humanité. J’ai donc eu envie de faire ma propre version de Cendrillon, mais en y transférant le pouvoir des hommes aux femmes, afin de voir ce qu’elle pouvait raconter sur le patriarcat et le conditionnement culturel des sexes."

Les femmes viennent de Mars, les hommes de Vénus

Le film de Riad Sattouf impressionne par son inversion des rôles et des codes entre hommes et femmes : "La question que pose mon film n’est pas « Comment serait devenu le monde si les femmes avaient le pouvoir depuis 3000 ans ? », mais plutôt « Comment nous apparaît notre monde à nous, si on intervertit les rôles ? »."

Au royaume d'une nouvelle langue

En plus de l'inversion des rôles entre hommes et femmes, le réalisateur a également voulu utiliser un alphabet spécial employé par les femmes qui ont désormais pris le pouvoir face aux hommes : "Les mots importants et autoritaires sont féminisés dans le monde de Bubunne. Par exemple «Blasphème» devient «Blasphèmerie», et les mots dégradants et ridicules son masculinisés : « Culotte » devient « Culotin »… Il était important d’illustrer la domination sexuelle par le langage. J’ai voulu également un alphabet spécifique, utilisé aussi bien sur les affiches dans le film, que dans l’écriture manuscrite des personnages. Comme l’alphabet gothique, qui fait peur, l’alphabet bubunne impose une uniformité, une violence et une ambiance."

Touche pas à mon voile !

L'une des images fortes du film est bien évidemment le port du voile par les hommes. Un habit qui suscite depuis bien longtemps des débats animés au sein de la société française. Riad Sattouf explique son choix : "Dans mon film, la voilerie n’est pas différente des robes. Elle sépare les sexes et uniformise. L’Islam et le monde musulman font partie de ma vie et par là même, de mon imaginaire : j’ai grandi dans un village paysan sunnite, en Syrie dans les années 80 où la famille de mon père vivait de la même manière qu’au XVIIe, XVIIIe, XIXe siècle, avec quelques heures d’électricité par jour en plus. J’ai abordé ce sujet dans mon livre «ma circoncision», publié en 2004. Toutes mes tantes et cousines étaient voilées ; les femmes avaient moins de droits que les hommes, qui eux décidaient de toutes choses ; et oui, la majorité d’entre elles étaient heureuses de cet état de fait et le défendaient avec ardeur. Tout cela n’est pas spécifique au monde musulman ! Il correspond à une organisation sociale et juridique des rapports humains que l’on trouve partout sur terre et qui s’appelle le patriarcat : l’autorité des hommes sur les femmes. C’est le sujet de mon film."

Retrouvailles

Le cinéaste et scénariste Riad Sattouf retrouve Noémie Lvovsky et Anthony Sonigo, deux acteurs avec lesquels il avait travaillé dans Les Beaux Gosses. Il retrouve surtout Vincent Lacoste, qu'il avait révélé dans son premier long-métrage. Les deux hommes sont restés très proches depuis. 

Charlotte Gainsbourg déjà dans son rôle

La rencontre entre Riad Sattouf et Charlotte Gainsbourg fut atypique : "La première fois que je suis allé la rencontrer, elle m’a fait attendre cinq minutes devant sa porte, sans ouvrir, alors que j’entendais des bruits dans l’appartement. C’était parfait : elle allait faire une colonelle géniale !"

Jacky au royaume de Géorgie

Le tournage a essentiellement eu lieu en Géorgie, créant un certain parallèle entre le contexte dictatorial du film et le passé communiste du pays. Comme l'explique le metteur en scène : "Le choix de la Géorgie s’est imposé par la nécessité d’avoir des décors réalistes : je voulais que tout soit le plus vrai possible. Ce pays possède de nombreux vestiges communistes, au milieu d’une nature très présente. Idéalement j’aurais aimé tourner en Corée du Nord !"

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