Magnifique suite, touchante de réalisme et bouleversante dans la véracité des thématiques abordées. On retrouve le couple qu'on adore, ici confronté à une crise de la quarantaine / crise de couple.
Note à but personnel: 4, , , 3... Je ne sais plus trop quoi mettre. C'est le film le plus dur que j'ai eu a jugé. Il fallait faire un troisième film mais que faire, nous donner ce qu'on attend, la crise ou nous surprendre? Mais comment nous surprendre, la vie nous surprend elle tout le temps, la vie est-elle tout le temps poétique? Je n'ai pas les réponses, en tout cas le film a fait ce qu'il avait à faire et j'en sors tout de même attaché à ces personnages, Céline et Jesse, à leur histoire, à une poésie qui nous appartient aussi à nous, le public. Linklater nous sert tout de même quelque chose que seul le cinéma peut nous livrer, une parcelle de vie ou des personnages vieillissent par la matière, sans en faire de gros plan, ils vieillissent et évidemment qu'on le remarque. J'ai tout de même trouvé beau l'idée qu'on essaie de nous dire la vérité si dure qu'elle soit à trouver. Voilà le film est ce qu'il est, je le note comme les deux autres quand bien même j'ai préféré le premier suivi du deuxième et d'un troisième, je respecte infiniment ce geste de cinéma que nous ont donnés les deux acteurs et le réalisateur.
Ce troisième film est mon préféré, je l’avoue ! Pourquoi ? Car si les deux premiers films s’intéressaient plus aux notions de « flâner avec une amourette » puis « se rendre compte du temps perdu et de l’histoire qu’on aurait pu construire », ce troisième film s’inscrit dans un cadre beaucoup plus dur et concret : celui d’un couple, qui vit depuis plusieurs années ensemble et ont deux filles, des visions et projets qui rentrent parfois en contradiction et un amour qui semble se voir de moins en moins… Ainsi, si j’ai préféré ce troisième volet c’est parce qu’avec ce qu’a construit Linklater avec les deux premiers films, on sent d’autant plus le passage inexorable du temps sur nos personnages ! Et l’émotion n’en ressort plus fort, avec un côté beaucoup plus amer et terre à terre que lors des deux précédents films. Chaque film a une atmosphère différente donc je comprendrai que chacun a ses préférences, mais ce troisième m’a emporté beaucoup plus que les autres, et surtout : les dialogues étaient déjà très bon mais je trouve qu’ils atteignent un niveau stratosphérique ici ! Il n’y a au final que 5 ou 6 scènes je ne pense dans le film, avec des dialogues longs mais tellement sincères et profonds par moments qu’on est absorbé et qu’on en oublie la mise en scène de Linklater, toujours aussi discrète. Bref, un excellent film et qui frappe fort pour conclure cette magnifique trilogie.
Si la première partie ne m’a pas vraiment enthousiasmé, la seconde, en revanche a quelque chose de magique. Les dialogues incisifs donnent le tournis et témoignent des différences de perception de la vie entre un homme et une femme. Le sens très affiné de l'observation et l’étonnante capacité de variation sur le thème du couple nous harponnent pour ne plus nous lâcher. C’est édifiant de réalisme, de verve, parfois d’humour mais également de tristesse. On se reconnait parfois dans ce méandre des sentiments, teinté de reproches et d’abnégation. Le texte est nourri, profond, mordant voire brûlant. Il en résulte une forme de grâce que la fin porte en son sein. La VOST fatigue tout de même le spectateur qui doit suivre littéralement les dialogues pour comprendre les non-dits et les rancœurs mais apporte une plus grande compréhension de la situation explosive dont nous sommes les témoins. Enfin, bravo à Julie Delphy et à Ethan Hawke que j’ai trouvé vraiment exceptionnels dans cette exploration de la vie à deux.
On retrouve pour la troisième fois le couple campé par Julie Delpy et Ethan Hawke, tous deux faisant preuve une fois de plus de la même complicité et sincérité dans leur interprétation. Là où le film perd en fraicheur par rapport à « Before Sunrise » il gagne franchement en maturité dans l’écriture et dans la finesse avec laquelle Richard Linklater filme les craquelures d’un couple en apparence solide.
Dernier volet de la trilogie, celui de la maturité et de l’inventaire, qui pose un regard amer mais lucide sur le couple qui se confronte à la réalité du temps, de l’usure du quotidien et des compromis difficiles, s’appuyant sur des dialogues écrits avec bcp de finesse et une interprétation pleine de justesse du couple à l’avenir incertain Delpy/Hawke.
Conclusion assez convaincante de la saga Before, Before Midnight réussit le pari de rendre le couple porté par Julie Delpy et Ethan Hawke aussi attachant et réaliste que dans les 2 précédents volets. Le duo d'acteurs fonctionne à merveille et ce, alors que le situation a radicalement changé par rapport au précédent film, on a ici affaire à un couple désormais plutôt à son crépuscule, marqué par les années. La qualité des dialogues est toujours là et Richard Linklater réussit toujours à nous captiver avec un couple qui passe des heures à parler en déambulant. Si vous avez aimé Before Sunrise et Before Sunset, il est fort probable que vous aimeriez ce film-ci.
Le 3ème film des « Before » décrit « les 24h de la vie d’un couple » , sa routine, son érosion, après leur mariage et devenus parents, une nouvelle comédie romantique sous le soleil du sud du Péloponnèse. Linklater, cinéaste au charme unique, creuse, épure et bonifie sa série Tourné en 18 jours avec cet enchaînement simple de 6 scènes brillantes ce film de « dialogues » fuselés, aussi intelligents, que rationnels ou irrationnels, tailladés de passages drôles, tendres ou amers est soutenu par d’excellents acteurs. Le duo de stars est au top, Julie Delpy si grave et pétillante illumine les scènes et la fluidité de leurs dialogue nous fait oublier que ce sont des acteurs Le passage du repas, si bien écrit, filmé et joué est un "petit bijou" du 7ème art
Pour la troisième fois de suite c'est la même chose mais bon en même temps c'est la formule je critique pas ça. Sauf que cette fois ci la magie disparaît. Le premier et même encore le deuxième présentait vraiment un aspect de magie, la c'est beaucoup plus ancrés dans le réel, et pour la première fois on a le droit a une (longue) dispute. On sent tout au long du film qu'il y a une certaines tensions jusqu'à ce que ça éclate, avant de finir sur de l'acceptation. Je regrette un peu les dialogue, à part 1 où 2 ils sont moins pertinent qu'avant, et les mentions constantes à l'explicite. Je veux dire, plus ils viellisent, plus y'en à, ça deviens répétitif et épuisant à la longue. Après le film reste intéressant à sa manière, et à le mérite de se démarquer des 2 premier. Cet aspect plus réaliste (ou négatif ?) apporte une nouvelle atmosphère avant une fin pas mauvaise. Ya du bon; et du mauvais, du bon dans les nouveauté que ça apporte, du mauvais dans la répétitivité et les dialogues moins intéressants.
"Before Midnight" montre par un dialogue presque continue les difficultés que rencontre un couple (Julie Delpy- Ethan Hawke) d'une famille recomposée. Accrochez-vous, les dialogues sont permanents, vous n'aurez pas un moment de répit, j'ai trouvé cela assez fatiguant. Cependant, le thème abordé est très moderne et particulièrement intéressant, beaucoup de familles modernes sont confrontés au divorce et aux difficultés inhérentes au morcellement de cette famille. Julie Delpy est très bonne actrice, ce rôle lui convient parfaitement. Par contre, les disputes continuelles de ce couple pèsent à la longue, trop de dialogues tuent le dialogue.
Richard Linklater, ou l'art de filmer la vie. C'est la fin de l'été en Grèce. On nous présente ce que l'on pourrait appeler des petits moments de rien : un père qui dépose son fils à l'aéroport, un dîner entre amis, une promenade en couple. Il s'agit de moments simples, des discussions du quotidien. Ce n'est pas grand chose mais c'est ça qui constitue la vie. C'est réel et présent. La vie ce n'est pas le fantasme, la perfection, le désir, l'envie de plus, toujours plus. Mais comment surmonter les difficultés de la famille, du couple, de l'amour ? Le réalisateur nous invite à apprécier ce que l'on a, revenir aux fondamentaux et à la simplicité. C'est ça qui est beau. La métaphore du film est particulièrement saisissante dans le dialogue de fin : spoiler: 《 - We're not in one of your stories, Jesse. Ok ? Did your ear me what I said in the room ? Did you ear me ?
- Yes, I heard you. You tell you're not love me anymore. I think it's didn't meaning. But if it did it... Oh fuck it. You know something ? You're just like little girls in some fairytails. I just trying to make things better here. I tell you I love you unconditionally. I tell you you're beautifull. I tell you your ass looks cream when you're eighty. I trying to make you laught. I pull up with puny of your shit. And if you think I'm just some dog you can kick and keep coming back, you're wrong. But if you want true love, than this is it. This is real life. It's not perfect, but it's real. And if you can't see it and you're blind, right, I give up. 》
Julie Delpy et Ethan Hawke sont particulièrement convaincants. Ils jouent tellement bien que cela semble impensable qu'ils ne soient pas en couple dans la vraie vie. Bravo pour cette parenthèse de sensibilité qui nous fait réfléchir sur ce que l'on ressent et ce que l'on fait.
Dialogue ininterrompue entre un couple qui s'aime et se déchire sur fond d'égalité de sexes, du couple et de l'éducation d'un enfant issu d'une précédente relation. Le film ne semble durer qu'une scène, où l'on se retrouve au coeur des disputes/de la relation de Céline et Jesse. Intense.