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    Fight Club
    note moyenne
    4,5
    74304 notes dont 2650 critiques
    64% (1708 critiques)
    21% (562 critiques)
    5% (137 critiques)
    4% (103 critiques)
    3% (73 critiques)
    3% (67 critiques)
    Votre avis sur Fight Club ?

    2650 critiques spectateurs

    Chevalier Noir
    Chevalier Noir

    Suivre son activité 175 abonnés Lire ses 254 critiques

    5,0
    Publiée le 30 septembre 2014
    Totalement incompris lors de sa sortie en salle en 1999, aujourd’hui adulé par les cinéphiles comme un chef-d’œuvre du cinéma, Fight Club est un des films les plus déments que j’ai jamais vu, le genre de film, qui, quand vous le voyez, vous donne ce qu’on appelle une belle claque cinématographique. Le narrateur de l’histoire, sans identité précise, vit seul, travail seul, mange seul ses plateau-repas pour une personne comme beaucoup d’autres personnes seules qui connaissent la misère humaine, morale et sexuelle. C’est pourquoi il va devenir membre du Fight Club, un lieu clandestin où il va pouvoir retrouver sa virilité, l’échange et la communication. Ce club est dirigé par Tyler Durden, une sorte d’anarchiste entre gourou et philosophe qui prêche l’amour de son prochain. Attention cette critique contient de très gros spoiler donc ceux qui n’ont pas vu le film et qui désir le voir je vous conseil de le regarder puis de revenir lire cette critique si vous le souhaitez. Sorti en novembre 1999, Fight Club fut sans doute le film le plus original et dément en cette fin de XXème siècle. Accueillit par un flot de critiques négatives, Fight Club fut qualifié entre autre de « film raté » accompagné d’une « violence malsaine », de « délires fascistes », un film « assommant » voire même « dégueulasse », bref à l’époque, le film est accueillit comme une daube. Et la malédiction ne s’arrête pas là, car le quatrième film du talentueux réalisateur rebelle et punk de l’époque qu’étais David Fincher, aujourd’hui considéré comme un grand réalisateur reconnu, fut un échec au box-office avec seulement 37 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis pour un budget de 63 millions de dollars. Le film se rattrapa heureusement à l’international pour finir avec un peut plus de 100 millions de dollars de recettes dans le monde. Comparé à la précédente réalisation de David Fincher, The Game avec Michael Douglas, Fight Club est un échec commercial. Mais grâce aux sorties DVD, ce film controversé fut vite réévalué par les spectateurs et la critique et ainsi élevé au rang de film culte par excellence, devenant ainsi une œuvre majeure de la filmographie de David Fincher. Ayant vu une majeure partie de sa filmographie : Seven, Fight Club, Panic Room, Zodiac, The Social Network et Millénium : Les Hommes qui n’aimaient pas les femmes, je compterais également sa série House of Cards, je peux désormais dire que Fight Club est mon film préféré de David Fincher avec son thriller culte qu’est Seven. Réalisateur passé maître dans le genre du film à la fois divertissant et prise de tête, ici, avec Fight Club, David Fincher livre sans doute son œuvre la plus complexe et dérangeante sur le plan psychologique. Adapté du roman éponyme de Chuck Palahniuk publié en 1996, Fight Club par David Fincher est une sorte de thriller philosophico-social et une œuvre existentialiste qui interroge sur beaucoup de choses, comme le travail, l’existence, le réel, la société de consommation, l’identité, la religion ou encore l’intersubjectivité. On ne s’étendra pas sur tous les sujets car étant parfois complexes à expliquer mais certains, très clairs, alerterons forcement le spectateur. D’abord, la critique qui ressort immédiatement de ce film c’est celle de la société de consommation. Par exemple, au début du film, le personnage d’Edward Norton commande tout un équipement pour meubler son appartement, signe qu’il est victime de toutes ces stratégies de vente des grandes entreprises, une critique qui est d’ailleurs bien illustrée par cette réplique : « Si je voyais une nouveauté ingénieuse comme une table basse représentant le yin et le yang, il fallait que je la possède. ». De plus, le film aborde également une critique de la publicité qui véhicule notamment l’image de l’homme idéal qui devrait être musclé, et de la femme idéale, généralement mince. Fight Club est donc bien plus qu’un simple film de « baston », c’est un film qui amène à réfléchir sur différents domaines. Le personnage le plus marquant du film, celui de Brad Pitt, représente l’anarchie, et selon lui, pour être libre et vivre pleinement, il faut rependre et passer par l’anarchie. Il créer donc un club où des hommes, victimes du mal-être de la vie, vont se battre à mains nues pour s’exprimer, retrouver leur virilité, goût à la vie et leur identité. Le film interroge sur cette notion d’identité par le biais du personnage principal de l’histoire, le narrateur interprété par Edward Norton, qui intègre le Fight Club pour toutes les raisons exprimée ci-dessus. A travers cette quête d’identité du personnage, intervient donc le thème de la schizophrénie, puisque le personnage de Norton, n’aimant pas sa vie du quotidien, s’est inventé une double personnalité, celle de Tyler Durden, avec laquelle il peut enfin faire tout ce qu’il ne pouvait faire avec sa véritable personne. D’un point de vue philosophique certains distinguent une interprétation du ça, du moi et du surmoi de Sigmund Freud. Le « moi », qui assure la stabilité du personnage, peut-être représenté par le personnage d’Elena Bonham Carter qui amène le personnage à réfléchir sur ses actes, le « ça » se retrouve lorsque le personnage rencontre Tyler et se laisse guider par ses pulsions et le « surmoi » du personnage qui est au début très fort, se retrouve dans sa vie organisée et ses amis qui n’existent que pour qu’il puisse en tirer profit, les groupes de paroles par exemple. Le film met bien en avant la composition de ce que l’on appelle le vrai soi qui comporte un soi conscient et un soi inconscient. Le soi conscient du personnage d’Edward Norton s’intéresse à ce qui est superficiel comme son appartement et ses meubles, tandis que Tyler, qui est le soi inconscient du personnage de Norton, se laisse aller à ses pulsions et au plaisir. Finalement, Tyler Durden est le côté obscur du narrateur, il représente toute sa violence, son dérangement psychologique, ses pulsions, son côté anarchique,… Le film montre également la création du personnage de Tyler dans l’esprit du narrateur au tout début du film notamment avec ses apparitions subliminales, brillante idée de mise en scène de David Fincher. Bref, Fight Club est un film avec une portée philosophique passionnante à laquelle il faudrait des heures pour y répondre précisément, c’est un film qui doit se regarder plusieurs fois pour bien repérer toutes les critiques qu’ont voulut faire passer le réalisateur et le scénariste. Mais ce chef-d’œuvre de David Fincher fut également un film révolutionnaire, tant dans son histoire avec sa narration, que dans sa mise en scène brillante. Des scènes incroyablement stylisée peuplent ce film, entre le générique survolté qui nous entraîne dans le cerveau malade d’Edward Norton, les combats ultra-violents, les images subliminales dont la dernière à la toute fin du film, les scènes en numérique filmée au ralentit, le plan final avec les tours qui s’effondrent qui font penser au attentats du 11 septembre 2001 sur le World Trade Center, le film est sorti deux ans avant le drame. David Fincher fait preuve d’inventivité dans sa mise en scène ce qui permet à Fight Club d’être aujourd’hui encore toujours aussi bluffant et ce quinze ans après sa sortie en salle, et l’on retrouve tout le style du réalisateur, notamment dans l’ambiance qui est noire, glauque et violente. Et si le film captive, c’est aussi grâce à ses acteurs, tous formidables dans leur rôles, en particulier Edward Norton qui joue à la perfection l’individu schizophrène dérangé par son double maléfique, interprété lui, par un épatant Brad Pitt qui se trouve ici dans un rôle dans lequel on le voit rarement. Fight Club est donc un chef-d’œuvre du cinéma, un film complexe avec des réflexions philosophiques notamment sur le conscient et l’inconscient, et possède des critique de l’ordre du social avec notamment celle de la société de consommation. Fight Club est un film majeur de la fin du XXème siècle : sombre, violent, humour noir redoutable, révolutionnaire par sa mise en scène, son montage et sa narration et est peut-être une œuvre en apparence divertissante mais qui dans le fond est bien plus que ça car interrogeant sur de nombreux sujets. Terminons cette critique par ce qui est sans doute la meilleure réplique du film : « La première règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club. La seconde règle du Fight Club est : il est interdit de parler du Fight Club. ».
    Guimzy
    Guimzy

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    4,5
    Publiée le 26 décembre 2012
    Une fois de plus, David Fincher nous signe un excellent film qui nous plonge dans une ambiance sombre qui allie combat et philosophie de vie, ce qui amène une certaine réflexion sur notre société de consommation. Fight Club est en effet un film très imprévisible. Doté d'un casting vraiment parfait - Brad Bitt et Edward Norton, deux grands du cinéma américain - ce film est constitué d'un scénario intelligent alliant dialogues extraits d'une profonde réflexion, et combats sanglants où les combattants se lâchent un peu. Car oui, le principe du Fight Club est de faire venir n’importe quelle personne, n’importe quel individu se mettre en scène, afin qu'il puisse lâcher ses émotions, ses peurs, les douleurs de sa vie. Le narrateur fait parti de ce club si particulier. Ce film nous entraîne dans un monde très contrasté entre la vie que l'on doit subir et les relâchements dans les combats pour exprimer la haine qui nous envahi. La fin est juste mythique, et nous laisse bouche bée face à ce que l'on a pu voir durant ces deux heures. Corrosif, jouissif, Fight Club est un vrai bijou de Fincher qui mérite son très grand succès. Ambigu et diaboliquement troublant, ce film vous restera en mémoire.
    Empereur Palpoutine
    Empereur Palpoutine

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    5,0
    Publiée le 10 février 2017
    "On me demande toujours si je connais Tyler Durden". Que dire de Fight club... On pourrait faire une thèse sur ce film. Tiré du roman éponyme de Chuck Palahniuk, dont il reste par ailleurs très fidèle, Fight club est unique en son genre. Fight Club est un chef d'oeuvre du maître incontesté du Thriller coup de poing, sir David Fincher. Le film est sombre, trash, violent, politiquement incorrect, jouissif a souhait, parfois très gore. Tourné il y a 16 ans déjà, avant le 11 septembre 2001, Fight club célèbre l'apologie de l'anti capitalisme américain. Bourré de répliques cultes, Fight Club est aussi une satire cruelle savoureuse de la société de consommation dans laquelle nous vivons. Vient avec le confort de cet individualisme exacerbé, qui caractérise tant le monde occidental. Sa fin aurait sûrement été différence, s'il avait été tourné après. Le père spirituel de Breaking Bad décrit une société devenue malade d'elle même, comme rongée et pourrie de l'intérieur par un cancer. Littéralement lynché par la presse lors de sa sortie, Fight club est devenu un film culte au fil du temps. Son scénario est parfaitement écrit, rythmé à la musique splendide des Dust Brother, et à une propagande subliminale des plus recherchées. Le casting géant nous livre un Brad Pitt qui crève l'écran dans l'un de ses meilleurs rôles : le chef charismatique du Fight Club, Tyler Durden. Edward Norton fait un duo d'enfer avec Brad Pitt, et excelle dans son jeu d'acteur. La belle Héléna Boham Carter complète ce trio infernal, dans son personnage complètement barré, celui de Marla Singer. Chaque plan de Fight Club est unique en son genre, il se passe toujours quelque chose, on découvre de nouveaux détails, même après avoir visionné le film plus d'une dizaine de fois. Le scénario possède de nombreux rebondissements qui tiennent le spectateur en halène. Fight Club est un ovni unique en son genre, témoin de l'âge d'or du cinéma Américain (1990-2000). Il ne nécessite ni suite ni préquel, encore moins de reboot qui viendrait salir son emprunte, Fight Club est une oeuvre auquel il serait sacrilège de toucher. C'est un film d'auteur comme on en fait plus de nos jours. Il reste avec Panic Room et Seven, l'un des meilleurs films de Fincher.
    JJuanito
    JJuanito

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    1,5
    Publiée le 19 janvier 2013
    J'ai souvent entendu parler de ce film. Tout les gens qui m'en parlaient adoraient ce film et me sortaient des répliques cultes comme ils disaient. Alors j'ai voulu me faire ma propre idée et elle est loin de celle des gens. Une question me taraude après avoir vu ce film. Comment ? Comment autant de gens peuvent parler de ce film comme d'un chef d'oeuvre ? Pour ma part c'est juste inconcevable.. Alors ok le casting est pas mal et les acteurs jouent plutôt bien mais c'est tout. C'est long, et finalement dans ce film qui se veut violent et plein d'action, bah ça n'avance pas, c'est mou assez paradoxalement. Mais ce qui m'a le plus dérangé c'est cette morale que veut faire passer le film. Un soit-disant anti-matérialisme et anti-capitalisme qui me fait bien rire. Ca doit être hype, c'est ca ? Les répliques, parlons-en de ces répliques cultes : " Avec le canon d'un flingue entre les dents, on ne prononce que les voyelles." C'est ça ce que ça signifie culte ? Les dialogues sont plats, sans reliefs, sans humour.. Et alors que dire des décors et des costumes, on dirait des costumes d'un film à tout petit budget. Je veux bien que l'aspect des personnages se veut intentionnellement sale et négligé mais il y a des limites quand même. L'ambiance est glauque mais pas dans le bon sens du terme. Plusieurs films avec une ambiance dérangeante, glauque mais soignée (Millenium par exemple) sont bien réussis mais là je trouve ça raté. En définitive pour moi ce film reste un mystère et une des plus grosses impostures du cinéma qui ne justifie absolument pas son succès. Après ce n'est que mon avis et il faut de tout pour faire un monde.
    kibruk
    kibruk

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    2,5
    Publiée le 22 mars 2013
    Je reste plutôt partagé par ce film, à la fois séduit par son audace et le dynamisme de sa réalisation, et circonspect devant son scénario pour le moins bizarre. Tout ça c'est quand même très foutraque, et on ne sait finalement pas bien où cela nous conduit. Est-ce une ode à la révolution, une invitation à mettre un terme au capitalisme/matérialisme ? Sans doute, mais alors, fait-il l'apologie de la violence ? La morale n'est pas très claire...
    JokerDreizen
    JokerDreizen

    Suivre son activité 237 abonnés Lire ses 307 critiques

    5,0
    Publiée le 26 juillet 2010
    Dur de ne pas adhérer à Fight Club, tant il aborde différentes thèses avec brio. Les acteurs sont fabuleux, surtout Brad Pitt qui signe une fois de plus une prestation formidable et qui fait de Tyler un personnage culte, décalé, badass, drôle, ... Défouloir, rafraichissant, avec des dialogues du tonnerre, Fight Club s'apprécie de plus en plus à mesure qu'on le regarde, et ce n'est pas près de s'arrêter. Brillantissime ! Un bel OVNI.
    MC4815162342
    MC4815162342

    Suivre son activité 248 abonnés Lire ses 1 327 critiques

    5,0
    Publiée le 23 mai 2013
    Fight Club, moi qui pensais que c’était un film de combat clandestin et bien je me suis totalement gouré, David Fincher nous balance une pure bombe entre les mains, Brad Pitt est monstrueux, Edward Norton est phénoménale et Helena Bonham Carter est parfaite, le scénario est juste impeccable et inattendue, les décors sont mortel, la réalisation est tout bonnement parfaite, la bande son est juste woaw, la pointe d'humour noir est superbe, tout est parfait, Fincher nous signe là un chef d'oeuvre comme il sait les faire ! PS: Spoiler : spoiler: L'image du pénis à la fin est inattendue et excellente !
    L'homme le plus classe du monde
    L'homme le plus classe du monde

    Suivre son activité 231 abonnés Lire ses 395 critiques

    3,5
    Publiée le 11 avril 2013
    Un film bizarrement très apprécié par ma génération (je suis né en 91). Le film n'est pas foncièrement mauvais, mais grandement surestimé. Le propos du film qui consiste à dénoncer notre société consumériste a déjà été vu cent fois au cinéma. D'ailleurs, sous ses faux airs de brûlot anarchiste, Fight Club est lui même un pur produit de consommation, dont la mise en scène racoleuse (bien que rythmé) dessert totalement le propos du film au profit du divertissement pur (les scènes de bastons notamment). N'allez pas croire que je déteste ce film, qui est bourré de qualité (à commencer par les deux acteurs), et David Fincher est un grand réalisateur. Mais j'en ai marre des gens qui se gargarise de regarder du cinéma d'auteur engagé devant "fight club" qui est rappelons le, produit par la 20th Century Fox.
    reymi586
    reymi586

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    5,0
    Publiée le 15 décembre 2008
    Un film déjà culte! 2 acteurs énormes que sont Brad Pitt et Edward Norton! Très belle performance aussi d'Helena Bonham Carter
    Shephard69
    Shephard69

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    5,0
    Publiée le 14 mai 2013
    Un film phénoménal à bien des égards : une nouvelle réalisation quasi parfaite de David Fincher, un scénario impeccable, une chute incroyable, un duo d'acteurs centraux ( les exceptionnels Edward Norton et Brad Pitt) géniaux dans leurs rôles schizophrènes et un fort message intellectuel envers la société de consommation. Cultissime et terriblement jouissif. Peut-être bien dans mon top 5.
    moket
    moket

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    5,0
    Publiée le 15 mai 2019
    Un superbe film ! Nerveux, dérangeant, lugubre... Le scénario est original et la mise en scène excellente. Brad Pitt est très bon, et que dire de l'inquiétante interprétation d'Edward Norton...
    Scorcm83
    Scorcm83

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    4,5
    Publiée le 16 décembre 2014
    Ecrire une critique sur ce film est compliqué tant le film est vieux et sa réputation n'est plus à faire. Néanmoins, il faut que j'écrive noir sur blanc le fait que lorsque j'ai vu ce film pour la première fois, je me le suis repassé plusieurs fois tant j'ai été ébloui par la maîtrise technique de Fincher. C'est un film que je pourrai presque qualifier de parfait. La bande son est extra, les acteurs sont géniaux, du duo principal au moindre petit figurant, la mise en scène est chirurgicale, le scénario tiré de ce taré de Chuck Palahniuk (désolé pour l'orthographe) est un chef d'oeuvre. Bref, tant de poncifs pour critiquer un film d'une ampleur folle, au twist également devenu culte. C'est un très très grand film, qui est loin d'être ce qu'il critique comme certains le pensent. Il faut rappeler qu'à l'époque ni Fincher, ni Pitt, ni Norton n'étaient aussi connus qu'aujourd'hui. Bref, on est pas loin du chef d'oeuvre, à voir absolument !
    Chris Art
    Chris Art

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    4,5
    Publiée le 27 octobre 2014
    (...) Sorti en 1996, le roman nihiliste de Chuck Palahniuk Fight Club est très vite optionné par la 20th Century Fox, qui flaire le bon coup marketing et souhaite surfer rapidement sur la réputation sulfureuse du livre. À l'époque, David Fincher est encore un jeune réalisateur, mais il s'est taillé une solide réputation grâce à Seven et The Game (...) Pas évident de transcrire sur la pellicule ce brûlot de 200 pages, entièrement écrit à la première personne et donc difficile à mettre en images. D'autant que le propos est pour le moins sulfureux, teinté d'une forme destructrice d'anarchisme personnalisée par Tyler Durden, anticonformiste charismatique aux idées révolutionnaires et aux idéaux acerbes. Fincher ne cherche absolument pas à diluer le propos de l'auteur, accentuant la critique du consumérisme galopant décrié par Palahniuk, et livrant une violente charge contre une société gangrenée par la publicité (..) Le réalisateur parvient l'exploit de dissimuler jusqu'au bout le twist final, tout en parsemant son Fight Club d'indices et d'indications qui permettent d'apprécier tout autant le film à son second visionnage. Pour parvenir à ce tour de force, il appuie sur le thème de l’homo-érotisme déjà très présent dans le roman. Sa mise en scène est un modèle du genre, et son utilisation des images subliminales est une mise en abîme délicieuse. Tout dans sa réalisation est fait pour mettre le spectateur mal à l'aise, le renvoyant à ses propres contradictions. Les dialogues sont en ce sens savoureux, et respectent parfaitement l'esprit du livre, même s'il lui est impossible d'éviter la sempiternelle voix-off (...)
    kal-el 02
    kal-el 02

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    4,0
    Publiée le 23 octobre 2014
    FIGHT CLUB: Scènes cultes, films cultes, acteurs cultes, personnages cultes. Un classique au thème thriller. Edward Norton nous donne une de ses meilleurs performance et niveau d'acteurs, Pour Brad Pitt, un homme qui a eux tellement de personnage excellent dans sa filmographie, que ce n'est que naturel d'être en lui même cultes. Des passages dures, fou, extravaguant, mais qui sont justifié par un thème et une histoire assez dramatique mais pas dans le style, la ligne verte, mais un style beaucoup plus psychédélique. Film préférer pour beaucoup, un film a voir plusieurs fois dans sa vie !
    THE-CHECKER
    THE-CHECKER

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    5,0
    Publiée le 24 mai 2017
    Adaptation du roman éponyme de Chuck Palahniuk, Fight Club est l'exemple même du film dépassant le livre d'origine dont il s'inspire. Réussissant à faire converger ses thématiques du moment avec celle du bouquin (sens de l'existence à la The Game, perversion du système à la Seven...) Fincher brosse une fois de plus le portrait au vitriol d'une Amérique ayant sacrifié son utopie sociale (le rêve Américain) au profit de la marchandisation des corps et des âmes. Exploitant à la perfection tous les codes sociaux de son époque pour mieux les tourner en dérision, le film suit le parcours quasi messianique d'un personnage (Edward Norton) dont l'absence de perspective existentielle l'empêche de trouver le sommeil dans une vie pourtant rangée au possible et qui, ironiquement, se voit refuser une prescription médicamenteuse propre à entretenir sa condition de consommateur léthargique (les somnifères). Contraint d'affronter ses démons intérieurs, le personnage (qui n'a pas de nom) se trouve finalement confronté à sa frustration incarnée en une figure émancipatrice (Brad Pitt), celle-ci l'amenant bien malgré lui aux confins de la raison, quelque part entre rêve et réalité... Véritable plaidoyer pour toute une génération d'incompris(es) refusant de toutes leurs âmes cette soumission à la logique ultra libérale mortifère, Fight Club est probablement l'une des dernières tentatives honnêtes de subversion envers un système produisant en réalité plus de Tyler Durden que de gens "normaux" ! Poussant les limites du politiquement correct, Fincher expose sans complaisance l'absurdité d'une existence réduite à la stricte consommation, où le culte de soi est la norme et où la seule alternative ne semble résider que dans la mise en place d'une opération visant à renvoyer la société moderne à l'âge de pierre (projet Chaos). Illustration du désespoir humain, Fight Club évite de justesse de tomber dans le glauque (difficile de faire l'apologie du suicide jusqu'au bout, la question spirituelle ayant été évacuée lors de la séquence de brûlure chimique!) malgré les quelques révélations glaçantes sur les rouages d'un système faisant peu état de la vie de ceux là même qu'elle dépouille (le travail d'Edward Norton), Tyler Durden ne caractérisant au final que la finalité d'une sensibilité bafouée littéralement "radicalisée" (et c'était bien avant la guerre à la terreur!! Et si le film a tant suscité l'indignation générale pour sa violence supposée (de la part de ceux là même qui en sont à l'origine c'est l'hôpital qui se fout de la charité!), c'est certainement parce que d'une certaine façon, à exposer tous les carcans idéologiques asservissant la masse( et ceux qui en tirent profit), il rappelle simplement à toutes et à tous à quel point les dirigeants de tout bord craignent la révolte des dirigés... Un classique!
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