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    Mon Oncle d'Amérique
    note moyenne
    3,7
    550 notes dont 61 critiques
    répartition des 61 critiques par note
    10 critiques
    19 critiques
    18 critiques
    9 critiques
    4 critiques
    1 critique
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    61 critiques spectateurs

    cinono1
    cinono1

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    5,0
    Publiée le 2 juillet 2013
    Appuyé sur les travaux d'Henri Laborit, médecin et neurobiologiste qui propose une grille de lecture. Alain Resnais raconte trois histoires, trois destins de personnages nées en France, au milieu du 20e siècle et nous parle du déterminisme, des comportements prédéterminés, les rapports qui régissent la société mais aussi de l'affection, de la domination dans les rapports humains. Le montage est savant, faisant résonner situations et attitudes des trois personnages, ballotés par l'existence, tour à tour maitre de leurs destins ou désemparés et brillament interprétés par Gérard Depardieu, Nicole Garcia et Roger Pierre. Une oeuvre rare, intelligente et au minimum intéressante.
    Flavien Poncet
    Flavien Poncet

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    2,5
    Publiée le 6 mars 2008
    Après une présentation fétichiste des personnages que Jean-Pierre Jeunet empruntera pour son «Fabuleux destin d’Amélie Poulain», Alain Resnais entame «Mon oncle d’Amérique» (France, 1980). La présentation rapide et fugace des trois personnages principaux laisse place à l’approfondissement de leurs vies, aux fruits de leurs choix et à l’implacable déterminisme dont l’individu est victime. Resnais est l’un des plus grand formaliste français, pour le meilleur («Muriel ou le temps d’un retour», «Cœurs», «L’amour à mort») ou pour le moins bon en l’occurrence. La genèse du film explique peut-être son insipidité. L’initiative de l’œuvre ne vient pas de Resnais mais d’Henri Laborit, chercheur spécialisé sur les comportements humains. C’est ainsi que s’enfuit sous nos yeux la poésie de «Je t’aime, je t’aime», la politique d’«Hiroshima, mon amour» et même le délire de «Providence». En ponctuant son film d’interventions scientifiques, de commentaires explicatifs sur les rouages des modes de comportements humains, Resnais et Laborit assèchent le film de toute poésie, de toute grâce lyrique. La seule présence poétique se restreint à l’analogie triviale faite entre chacun des personnages et leurs idoles cinématographiques. Ainsi les personnages de Nicole Garcia, Gérard Depardieu et Roger Pierre sont respectivement représentés par Jean Marais, Jean Gabin et Danielle Darrieux. Le film ne demeure pas sans ironie. L’absurdité consciente du film à tendre vers l’exhaustivité des agissements humains provoque un certain charme ironique, bien étrange par ailleurs comme l’est toujours de rire du prosaïsme. C’est sur les ruines de l’homme, sur sa carcasse psychologique que Resnais s’arrête et «dévoile» l’inconscient. «Un être vivant est une mémoire qui agît» déclare Lamorit. La réminiscence bienheureuse du thème de la mémoire, et son singulier traitement, ne rend toutefois pas le film inintéressant en vue du cinéma de Resnais.
    Santu2b
    Santu2b

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    1,0
    Publiée le 3 avril 2014
    Décidément, le cinéma d'Alain Resnais n'est (pour l'instant j'espère) vraiment pas ma tasse de thé. Réalisé en 1980, "Mon Oncle d'Amérique" commence plutôt d'une façon intéressante avec ces discours entremêlés, ces trois personnages présentés un à un à la façon d'un portrait, et puis cette voix du professeur Laborit exposant ses conceptions de l'humain. Seulement voilà, ce démarrage prometteur ne tiendra pas plus de quelques minutes. Resnais s'engouffre ensuite dans un gros fouillis soporifique, ponctué de surcroit d'un grand et inévitable côté "masturbation intellectuelle", à mon sens en contradiction complète avec l'essence du septième art. Cela n'enlève rien à la justesse des théories de Laborit, tout comme à ses phrases d'une grande poésie philosophique. Cependant, elles ne trouvent jamais une adéquation totale avec les images livrées par le cinéaste, tant la photographie est laide et son intrigue inintéressante au possible. On notera malgré tout la première apparition de l'un de ses acteurs fétiches, Pierre Arditi. L'interprétation est d'ailleurs très inégale ; si Depardieu et Roger Pierre s'en sortent bien, Nicole Garcia quant à elle, est d'une platitude incroyable. Et puis, le spectateur, dans un acte de bonne foi, aura beau chercher incessamment les qualités mêmes infimes d'un opus présenté au demeurant comme un chef d'oeuvre, il n'y retiendra que ces deux (très longues) heures d'ennui.
    Hunter Arrow
    Hunter Arrow

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    1,0
    Publiée le 8 mars 2014
    Alors là j'en vois d'avance me fustiger en me disant "Mais enfin, toi Hunter Arrow qui as aimé le Pacifim Rim et d'autres merdes provenant du consortium consumériste américain, comment oses tu critiquer un film de l'immense Alain Resnais ? Si tu ne l'as pas aimé c'est simplement parce que tu n'as pas les armes pour l'apprécier." Alors laissez moi vous dire poliment d'aller vous faire mettre chez les Jésuites de Papouasie. Si cracher sur le corps à peine décomposé de Resnais peut en effet manquer d'élégance, on ne peut nier qu'il serait peut être temps de s'interroger sur l'héritage cinématographique de ce dernier. De toute façon maintenant qu'il est cané il ne risque plus de se vexer si on lui dit franchement qu'il a fait de la merde dans sa vie. Enfin bref... Déjà revenons sur une pensée qui va de pair avec ce genre de long métrage, c'est à dire l'idée qu'ici il ne faut plus prendre par la main le spectateur mais laisser ce dernier s'investir dans le film par lui même si il veut pouvoir en profiter. C'était le mode de pensée d'Alain Resnais qui était loin d'être un cinéaste populaire. Mais ce que ce mec oubliait, c'était le fait que le spectateur accompli déjà un pas vers le film. Rien que le fait de s'installer devant un écran, décider de regarder ce "Mon Oncle d'Amérique" plutôt qu'un autre film qui pourrait paraitre plus divertissant, le fait que le spectateur accepte qu'on lui impose des personnages, une progression dramatique, le regard du réalisateur... Bordel rien que le fait de regarder un film, n'importe quel film et accepter les règles de ce dernier est en soi un pas que le spectateur accompli vis à vis du réalisateur. Et en ce sens ne pensez vous pas que le réalisateur doit être un tant soi peu capable de "récompenser" le spectateur ? Non là sa récompense il faut vraiment la chercher... Et pire encore là où dans certains films "exigeants" on peut déceler des qualités intrinsèques qui sont elles mêmes des récompenses, dans cet Oncle d'Amérique; la récompense s'obtient à coup de pelleté dans une fosse à merde dégoulinante. Car oui ce film est atrocement mauvais d'un point de vue formel. Le jeu des acteurs est complètement approximatif, les dialogues d'une niaiserie doublé d'une platitude hallucinante du style "Nous avons un peu de jambon, on peut vous préparer des pâtes"... Rien dans ce film ne respire un tant soi peu la crédibilité en terme du jeu des acteurs et des réactions des personnages. Et que dire de la réalisation qui n'a que pour seule bonne idée les parallèles fait entre les personnages et leurs icônes cinématographiques préfigurées. En dehors de ça le reste n'est que pur néant, filmé sans génie aucun avec une succession de champ/contre champ dans les dialogues ou de plans fixes. On comprend l'idée d'une théâtralisation formelle, mais enfin le cinéma c'est aussi l'art du mouvement et ce film en est dénué. Mais indéniablement, le pire dans ce film demeure la mauvaise exploitation des thèses du neurobiologiste Henri Laborit qui apparait lui même afin de donner une sorte de cours magistral. Soyons clair, Resnais est incapable de concilier l'ajout de ces moments avec les impératifs d'une narration convaincante. Je m'explique : Au lieu d'avoir une exposition des thèses de Laborit et des personnages qui s'intègrent naturellement dans ces dernières, nous avons clairement un scénario qui force les réactions des protagonistes au point que ces derniers deviennent grotesques par moment. En gros le film est aussi pertinent dans sa démarche qu'un scientifique cherchant à établir les effets de la fatigue sur la capacité à se mouvoir et pour cette étude il ne choisirait que des sujets tétraplégiques. En effet on peut parler d'une volonté de "forcer" ses résultats. Et c'est exactement la même chose qui se produit avec ce "Mon Oncle d'Amérique" qui finalement passe complètement à côté de son sujet. On notera la stupidité d'un film dont le thème principal demeure l'Humain mais où finalement ce dernier n'est qu'un pantin désarticulé dont chaque parole, chaque acte, chaque mouvement est influencé par un script lui même influencé par l'idée d'exposer les thèses d'un scientifique. Cela n'enlève rien à la pertinence et l'intelligence des propos de Laborit, juste que ces derniers seraient évidemment mieux servis dans un livre que dans ce "film". Autre détail, pour une oeuvre se voulant "subtile" on remarquera que cette dernière a tendance à sur illustrer et sur expliquer les thèses exposées Alors finalement je pense que pour apprécier ce film il faut faire comme les personnages principaux de ce dernier et c'est peut être là où l'on peut faire un lien intéressant : partir à la recherche de cet Oncle d'Amérique qui, si chez les "héros" symbolise une quête de l'imaginaire afin de se détacher d'un morne quotidien, chez le spectateur se révélera être la recherche d'un enrichissement vain et quelconque qu'il se figurera avoir obtenu grâce à ce film de merde afin d'éviter de faire face à la réalité suivante : il s'est bien fait chier pendant 2H.
    max6m
    max6m

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    2,5
    Publiée le 25 mars 2009
    "Mon oncle d’Amérique" est une expérience cinématographique assez unique, à ma connaissance, dans l’histoire du cinéma. Le film est le fruit d’une rencontre et d’une collaboration entre un cinéaste (et quel cinéaste!) et un homme de sciences, philosophe du comportement animal et humain: Henri Laborit. Le film joue alors simultanément sur 2 niveaux différents : cinématographique (long métrage dramatique) et laborantin (étude comportementale basée sur les théories neuropsychiatriques de Mc Lean), ce dernier étant prépondérant, tant le scientifique impose sa logique narrative. La part dramatique du film devient alors, en grande partie, l’illustration de théories scientifiques, le tout dans un objectif avoué de vulgarisation des «neurosciences» sous un format plus plaisant que l’austère article de revue scientifique. L’expérience est une réussite, c’est indéniable, grâce au talent cinématographique de Resnais. Après, je suis plus réservé sur le fond. A mon sens, Resnais ne prend pas assez de recul par rapport aux théories, très réductrices tout de même, qu’il nous présente, et on frôle parfois la propagande scientifique. L’idée du conditionnement de la petite enfance déterminant les actes de l’individu est à prendre avec des pincettes: où est le libre arbitre là-dedans? Que deviennent les valeurs? Cette vision technoscientifique de l’homme n’est pas du tout à mon goût. Lorsqu’on sait que l’initiative du film est celle d’un laboratoire pharmaceutique cherchant à vendre un produit sensé améliorer la mémoire, on y voit plus clair... Lutter contre les instincts de domination, d’accord, mais par la spiritualité, non par la médecine. Qu’est-ce que cette logique nous prépare pour demain: des médicaments visant à vaincre la jalousie? A améliorer notre concentration et nous rendre plus productifs? Bref, à détruire en nous l’humain? Messieurs, sachez que l’homme n’est grand que dans ses faiblesses: en attaquant cette faiblesse, c’est l’humanité entière que vous combattez.
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 1112 abonnés Lire ses 4 339 critiques

    2,0
    Publiée le 8 mars 2014
    Les films d'Alain Resnais n'ont jamais été mon dada,mais ce n'est pas une raison pour le dédaigner,non? "Mon oncle d'Amerique"(1980) a eu un fort succès public et critique à l'époque. Ce n'est pas une œuvre accessible,ni aisée à répertorier dans tel ou tel genre. Elle prend racine dans les théories d'Henri Laborit,anthropologue de renom(qui intervient en personne)sur le déterminisme humain,et se déploie sur un triple niveau de conscience,d'inconscience et de souvenirs. Resnais établit aussi un parallèle avec les animaux(filmés comme dans un documentaire)et avec d'anciennes vedettes du cibema(Danielle Darrieux,Jean Gabin,Jean Marais). Ce dispositif complexe tend à alourdir un film déjà très didactique et explicatif,et dont les théories dépassées(c'est un avis personnel)empêchent toute poésie. À partir de là,on se reporte sur les chassés croisés des 3 personnages principaux très différents et qui finissent par se rejoindre. Le flot d'informations introductif,appelle celui 20 ans plus tard d'Amelie Poulain. Nicole Garcia possède cette grâce et cet engagement qui permettent de faire le lien nécessaire avec le spectateur.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,5
    Publiée le 24 octobre 2010
    C'est un film sur lequel il y a beaucoup à dire, c'est un film sur l'humain, mais qui contrairement à d'autres cinéastes, Resnais ici essaye d'analyser l'humain, de donner des réponses à tel ou tel comportement qui renvoie ensuite forcément à sa propre vie. Mélanger la fiction avec des expériences avec des rats, mais quelle bonne idée, ça remettra à sa place sans doute toutes les personnes pensant être supérieures à l'ensemble de l'espèce animale. Et puis la fiction se mélange à un autre degré de fiction, aux idoles des personnages du film… Gabin, Darrieux, Marais… C'est là qu'on se rend compte que le film est d'une immense richesse et qu'on peut s'y perdre facilement. Ces idoles influencent t'elles le personnage ? ou bien le cinéma reflète t'il la vie des personnages de par sa véracité ? Godard disait bien que le cinéma c'était 24 fois la vérité par seconde. Mon Oncle d'Amérique en est un peu la preuve. Alors on pourrait dire que c'est un peu lourd ce montage un peu explicatif, ça pourrait l'être, mais comment pourrait on se rendre compte de la richesse du film sans ce montage ? Resnais guide nos analogies vers des choses auxquelles nous n'aurions pas pensé, et c'est là que le film est brillant. Beaucoup de films tombent dans l'explicatif juste pour ne pas perdre le spectateur et le prend pour un imbécile au passage, là ça n'est pas le cas, vu que ce montage instaure une dimension supplémentaire au film et je dois avouer que ça m'a agréablement surpris. C'est un film dont les personnages sont un peu comme nous, avec des rêves, des ambitions, voulant sortir de leur cadre de vie banal, c'est ça qui rend les personnages si humains, si vrais. Et certaines scènes, au bord de la mère, une jolie blonde en blanc remplissant le cadre, ça vaut son pesant d'or. C'est un film à voir. Et je dois montrer ma passion pour les quelques scènes surréalistes avec les souris.
    Flyman23
    Flyman23

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    0,5
    Publiée le 18 juillet 2010
    Un film théoricien chiant comme la mort pour tous ceux qui veulent se sentir intelligent. Je passe mon chemin sans regret lui préférant Les 400 Coups et d'autres.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    1,0
    Publiée le 11 juin 2016
    Avant tout, je dois admettre ne pas aimé le cinéma d'Alain Resnais dont je trouve la forme et le fond de ses oeuvres généralement vide d'intérêt. Ce n'est pas "Mon oncle d'Amérique" qui va me réconcilier avec lui. Le long métrage se présente comme un film bâtard, entre documentaire et fiction. Dans celui-ci, le neurobiologiste Henri Laborit explique ses thèses sur le comportement humain qu'il rapproche de celui des animaux. Ses théories sont illustrées par trois personnages aux destins croisés. Après un démarrage laborieux et confus dans lequel s'enchaîne les voix off et des brèves séquences présentant les personnages, "Mon oncle d'Amérique" nous dévoile un scénario inintéressant supporté par une mise en scène paresseuse et un propos prétentieux. L'ennuie s'impose rapidement et sera constant d'un bout à l'autre du film. Cette tentative de vulgarisation du travail du professeur Laborit est, à mon sens, un échec.
    Julien D
    Julien D

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    3,0
    Publiée le 6 mars 2014
    Alors qu’il avait déjà, à peine trois ans plus tôt, mis en abyme l’âme humaine et sa propre imagination dans le très poétique Providences, Alain Resnais poursuit son étude des comportements humains d’une façon bien plus scientifique en confiant au plus renommé des scénaristes de la Nouvelle Vague, Jean Gruault, la mission d’adapter en un long-métrage les études du neurobiologiste Henri Laborit visant à comparer les attitudes humaines et animales face à des situations similaires et ainsi décortiquer les travers de notre société. Alors qu’un tel concept pouvait présager une étude psychologique explicative et rébarbative, Mon oncle d’Amérique est un film complet et divertissant porté par de grands acteurs de l’époque, qui mêle, même si c’est parfois de façon confuse, un scénario qui reproduit de façon assez amusante notre quotidien à un parallèle étonnant entre les personnages et, non seulement les souris symbolisant leur part animale, mais aussi leurs idoles cinématographiques, créant ainsi une réflexion plus passionnante encore sur l’influence du cinéma et son degré de réalité.
    MathiasH
    MathiasH

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    3,0
    Publiée le 11 avril 2020
    Le projet en lui-même a quelque chose d’assez fascinant, en tout cas de très ambitieux, mais cette façon de traiter les personnages littéralement comme des rats de laboratoire au service d’une démonstration a quelque chose de rédhibitoire pour moi. C’est comme si le scénario visait un propos humaniste (contre l’aliénation sociale), mais par des moyens profondément anti-humanistes (mettre l’homme sur la table de dissection, nier la liberté d’action, tout regarder à travers le prisme du déterminisme de l’espèce, etc.). Ça me parle d’autant moins que le récit censé illustrer la théorie est terne et sans grand intérêt. Ça reste un projet intéressant, une tentative d’ouverture du cinéma sur la science (un peu comme ce que fait Richard Powers en littérature), mais c’est surtout un beau film de monteur, avec en prime quelques jolies pointes de surréalisme.
    Jipis
    Jipis

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    4,0
    Publiée le 15 janvier 2012
    « Un être vivant est une mémoire qui agit » Pour apprécier cet opus audacieux et inclassable il faut le considérer comme un cours dont le laboratoire d'études est constitué de plusieurs cobayes servant de matière aux théories du professeur Henri Laborit grand philosophe du comportement animal et humain. Le début est laborieux en annonçant des minutes interminables d'un ennui profond, mais soudainement tout s'anime en devenant passionnant. Dans une tapisserie de références cinématographiques quelques comportements spécifiques sont étudiés et commentés dans le contexte de leurs époques. Que ce soit dans un milieu romanesque ou professionnel, l'attitude humaine n'est qu'un archétype basé sur une manière d'être et de ressentir que le cerveau dans une « évolution » en relation avec son environnement se charge de rendre le plus similaire possible au cours de l'histoire. Malgré l'apport d'une pensée évolutive, nous semblons posséder un comportement référentiel qu'il faut rapprocher de celui d'un animal Platonicien. En noir et blanc ou en couleurs l'homme projeté dans la phénoménologie de son temps s’interroge ou vocifère à l'aide de mêmes mimiques unissant l'instinct et la raison. Un film original sur la réminiscence faisant de nos ressentis une fusion intelligente entre des théories scientifiques et des comportements sociaux dont le fil rouge est de se résoudre à considérer l'homme comme un animal doué d'une raison dont les mêmes causes produisent les mêmes effets ceci depuis et pour l'éternité.
    Parkko
    Parkko

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    3,0
    Publiée le 10 juin 2012
    Décidément, Alain Resnais est un cinéaste qui me surprend à chaque fois. Je ne peux jamais dire que j'adore ses films, mais ils ont un truc différent qui en font une expérience assez unique. C'est le cas avec Mon Oncle d'Amérique. Mon Oncle d'Amérique m'a partagé. Il y a un côté tellement didactique et explicatif qui en devient presque pesant. En soi l'idée est vraiment bonne et intéressante, c'est assez sympa, mais le retour constant aux explications et aux théories font du film une sorte d'objet difficilement identifiable, une sorte de thèse cinématographique.
    Pasthen
    Pasthen

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    2,0
    Publiée le 11 juin 2015
    S'appuyant sur les travaux d'Henry Laborit, médecin chirurgien et neurobiologiste, Alain Resnais dresse le portrait de 3 personnages de manière assez décousue. Le premier, à l'aide de rats, décrit le conditionnement et y développe le concept d'inhibition de l'action que peuvent provoquer le stress et la frustration. Hélas, le réalisateur peine à adapter ces recherches à l'écran. Mon Oncle d'Amérique ressemble à une sorte de documentaire romancé, le parallèle entre les dires du professeur et la vie de ces 3 personnages n'est pas ce qui se fait de mieux dans le genre. Là où un film comme "I comme Icare" offre une longue séquence qui décrit parfaitement l'expérience de Milgram (au point d'être une référence dans l'enseignement), l'oeuvre qui nous concerne ne parvient jamais à trouver son style, l'alchimie n'existe tout simplement pas.
    djacno T.
    djacno T.

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    5,0
    Publiée le 8 mai 2014
    Un des plus grands films français qui rend formidablement bien la vision socio-animalière de nos sociétés dites moderne. Malgré une approche scientifique peu subtile notamment en terme de psychologie, le film à l'avantage de sa singularité novatrice pour l'époque. Un bocal sur grand écran.
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