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    Eastern Boys
    note moyenne
    3,6
    1018 notes dont 145 critiques
    répartition des 145 critiques par note
    20 critiques
    59 critiques
    38 critiques
    13 critiques
    4 critiques
    11 critiques
    Votre avis sur Eastern Boys ?

    145 critiques spectateurs

    mem94mem
    mem94mem

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    4,5
    Publiée le 1 avril 2014
    Film vu en AP ce soir. La longue scène d'ouverture sans paroles est fantastique. La fluidité de la caméra exceptionnelle. La barre est mise très haut dès le début et force est de constater qu'elle ne descend pas souvent. Super scenario, musique au poil. Casting parfait. C'est donc un thriller (au meilleur sens du terme), avec quelques scènes érotiques, qui ne surprennent personne, vu l'affiche. Je me suis demandé sans cesse où le film aller m'amener. J'ai juste trouvé la première scène dans l'appartement un peu trop longue (seul défaut du film à mon goût). Des scènes sont fort embarrassantes et restituent parfaitement la gène. Le tournant du film est très émouvant et fait basculer progressivement le film en mode thriller. La dramaturgie est excellente et la tension monte. Légèrement plus court, le film aurait encore pu gagner davantage d'intensité, à mon humble avis.
    Hugo.Mattias
    Hugo.Mattias

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    3,5
    Publiée le 18 août 2019
    Eastern Boys n’est pas le film réaliste et froid que son décor, son thème ou sa mise en scène peuvent laisser craindre, mais il n’est pas non plus tout à fait le film onirique et hypnotisant que l’affiche ou la bande-annonce semblaient promettre. Il est à mi-chemin entre la précision qu’appelle le sujet de société et la contemplation rêveuse d’une étrange alchimie qui unit son couple de protagonistes. Découpé en quatre chapitres aux titres aussi arides qu’évocateurs, le film trouve sa beauté singulière dans une certaine lenteur et dans la minutie avec laquelle le réalisteur observe l’évolution des relations, la montée d’une tension ou l’apparition d’un sentiment. La dernière partie, en forme de thriller, surprend. Elle est plus ambitieuse peut-être, parce qu’elle prouve que Robin Campillo, comme le personnage de Daniel, ne se contente pas d’observer des situations, qu’il est aussi capable de prendre le parti de l’action. Mais elle est aussi trop soudaine, comme si le mariage du conte amoureux et de la fable sociale devait échouer, avec pour seule résultat possible cet héroïsme un brin naïf. Pourtant, la dernière image d’Eastern Boys est comme le reste du film : certes un peu maladroite mais singulière et pleine de charme. Critique détaillée: https://www.espace-critique.fr/critique-eastern-boys/
    Marc  Panofsky
    Marc Panofsky

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    4,5
    Publiée le 2 avril 2014
    C'est une grande surprise! Voilà un film français d'auteurs parfaitement maitrisé, un petit chef d'œuvre. On est pris dès le début par le ballet à la gare du Nord (lui sait filmer la gare du Nord)... On pénètre doucement dans le film, dans le cinéma. Et c'est ici et maintenant. Ça se passe aujourd'hui. Et pourtant ça transcende. On croit deviner, connaître l'histoire, à cause entre autre de la bande annonce. Pas du tout. On est baladé jusqu'à la fin. On n'est loin d'un donneur de leçon. L'auteur nous considère comme des adultes. Et ça fait du bien. Le film fait du bien, trouble, questionne, raconte l'histoire de cette rencontre de deux solitudes.
    traversay1
    traversay1

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    3,5
    Publiée le 28 avril 2014
    Il est dense, il est complexe, sujet à des variations de rythme, c'est le nouveau film de Robin Campillo, dix ans après Les revenants. Et il est difficile à classer : de documentaire social à thriller en passant par histoire d'amour physique entre hommes. Eastern Boys se décline en plusieurs temps et en plusieurs modes : récit de domination, de différence, de marginalité, de haine, de violence, de tendresse. Il est dérangeant et trouble avec des phases très réalistes et des moments comme suspendus, superbes d'ailleurs (l'irruption des garçons de l'est dans un appartement bobo), avant un suspense qui n'est peut-être pas sa tonalité la plus convaincante. Le climat est lourd, les silences sont pesants. La toile de fond, soit l'immigration des pays de l'ex-URSS, donne lieu à des scènes impressionnantes avec le charisme de ces jeunes acteurs. C'est un film qui a quelques tunnels dans sa narration mais dont la maîtrise n'est absolument pas contestable.
    Kaneki K.
    Kaneki K.

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    2,0
    Publiée le 8 avril 2015
    Plutôt déçu sur l'ensemble. Ce qui me chiffonne le plus, c'est de ne pas comprendre quel est le message principal que l'auteur a voulu faire passer, et donc quelle a été sa motivation première. On ne sait pas trop s'il s'agit de s'intéresser à la thématique homosexuelle, à la différence d'âge, de milieux, ou au sort des enfants ou des jeunes sans-papiers venant des pays de l'est. Rien ne semble être réellement approfondi ou mis en avant. On ne sait pas non plus quelle est l'intention générale, s'il s'agit d'un récit engagé, d'un fantasme ou encore d'un conte. Il n'y a que peu de place pour le rationnel, le réalisme, et l'environnement manque de matière : tout a l'air neuf et aseptisé, comme si l'essentiel du film ne se déroulait qu'entre des cloisons de contre-plaqué, en des lieux ternes manquant cruellement de vécu, d'originalité et de caractère, meublés façon Ikea. Du début à la fin, on voit les deux personnages principaux agir et interagir sans jamais comprendre leur état d'esprit vis-à-vis de l'autre, ce qui m'a fortement dérangé car au final, rien n'est expliqué. Laisser certaines choses libres d'interprétation d'accord, mais pas sur des pierres angulaires. La charge émotionnelle est insuffisante et a même tendance à se disloquer sur une fin peut-être un peu trop lisse et "bien pensante", voir décevante. Au mieux, il s'agit d'une volonté d'happy ending totalement abracadabrantesque, au pire cela reflète une sorte de fantasme pervers qu'on légitimise en assurant qu'il n'y a plus aucun rapport amoureux/physique entre les deux protagonistes. Dans tous les cas, quelque chose n'est pas clair sur ce qu'il est advenu des sentiments et désirs qui ont pris le temps de se développer entre eux. L'ensemble manque surtout de vie, de joie, d'énergie, de relief, et ... de dialogues. Cela aurait pu être une jolie oeuvre contemplative si on avait laissé de côté cette intrigue plus ou moins policière et trop française, mais là encore, les silences, les vides, les instants laissés à l'interprétation ou à l'imaginaire du spectateur manquent de profondeur et d'atmosphères. Mon plus grand regret, même si le jeu d'acteurs n'est pas à mettre en cause, c'est qu'il n'y a rien d'attendrissant, rien de poignant, rien de véritablement remuant. Au final, j'ai trouvé ce film assez monotone, mono-expressif, sans être pour autant ennuyeux. La symétrie inversée entre la situation de départ et celle d'arrivée reste intéressante mais le cheminement est trop exceptionnel pour être aussi peu stimulant.
    A D.
    A D.

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    2,0
    Publiée le 9 juin 2014
    Loin d'être mémorable, ce "Eastern Boys" se laisse regarder... doucement, voir très lentement. Le scénario est intéréssant, l'histoire en elle même reste cohérente mais ça me semble un peu light pour un film de 2h10. Niveau acteurs, le constat est un peu le même, il sont sympa, bon pour la plupart mais il me manque ce petit truc, un peu de folie, de poésie, de douceur... Le résultat est assez froid, aucune empathie pour les personnages, je suis passé à coté.
    ciné R.
    ciné R.

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    5,0
    Publiée le 17 mars 2014
    Vu ce film en avant première à Paris. Bluffant. J'avais déjà aimé Les revenants, le précédent film de Robin Campillo, (adapté en série pour Canal+). Son deuxième essai en tant que réalisateur est un coup de maitre. Le scénario est d'une grande intelligence, à la fois surprenant et inventif. On est sans cesse surpris par la tournure que prend l'histoire. Les acteurs sont tous formidables, (mention spéciale à Olivier Rabourdin et à l'incroyable acteur qui interprète Boss, le chef de bande). La séquence d'ouverture dans la gare du Nord à Paris est d'anthologie. A voir absolument.
    Jorik V
    Jorik V

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    2,5
    Publiée le 17 avril 2014
    Un film vraiment difficile à appréhender et différent, ce qui n’est pas une critique mais au contraire une qualité tant le cinéma actuel peut s’avérer formaté. Il est volontairement ou non divisé en trois parties bien distinctes sans que cela impacte sur l’homogénéité du film, peut-être grâce à la fluidité de la mise en scène soignée de Robin Campillo, auteur du déjà étrange « Les Revenants » dont s’est inspirée la série de Canal+. Ses plans sont extrêmement travaillés et font beaucoup sur l’ambiance anxiogène du film, notamment au début. La première partie, très peu dialoguée, est bizarre et ennuyante. Impossible de lui donner un genre, tant ce qui s’y passe semble hors des sentiers battus et le comportement du personnage principal plutôt irrationnel. C’est soporifique, mais la seconde partie, un huis-clos en duo qui commence comme une rencontre sexuelle tarifée puis se mue en histoire d’amour attire davantage notre attention par son réalisme. C’est touchant, mais on ne sait toujours pas où cela va nous mener et c’est un brin longuet. Enfin, la dernière partie se présente comme un thriller avec des sans-papiers au centre de l’histoire. C’est haletant, original et troussé un peu à la Fred Cavayé (« Pour elle », « Mea Culpa », …), les excès d’action en moins. Dans des décors rarement vus au cinéma comme les appartements anonymes des tours de banlieue ou un hôtel type Formule 1, qui ajoutent à l’originalité de film, on est au final stupéfait de la cohérence de l’ensemble qui passe d’un genre à l’autre avec une maestria remarquable. Qui plus est l’interprétation est tout bonnement excellente. A découvrir mais très particulier.
    trineor
    trineor

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    3,0
    Publiée le 7 février 2015
    Le film prend un pari simple : établir une relation malsaine, sans rien atténuer de la perversité initiale de la rencontre ni de ses conditions, pour ensuite réhabiliter ses deux protagonistes et rebâtir progressivement des rapports humains pénétrés d'attention et d'affection. Et ça n'est pas sans émouvoir un peu en même temps que cela met mal à l'aise. Si la première partie, quand elle s'essaie paresseusement à prendre des airs sulfureux, se vautre surtout dans une sorte de mollesse glauque assez gênante, la seconde partie en revanche parvient à réveiller toute une palette plutôt inattendue de sentiments : de la tendresse à la peur, en passant par la colère, la pitié ou le dégoût. Plus de sobriété et d'élégance à la mise en scène, plus de richesse dans les dialogues - plus de justesse, globalement - auraient considérablement apporté au film, qui ne brille spécialement sur aucun plan. Mais cette volonté de conjurer la violence (que ce soit celle du corps accaparé d'un jeune prostitué ou celle du remords chez l'accapareur, celle d'une meute désœuvrée de gamins délinquants ou l'impuissance peureuse à laquelle se trouve en face réduit l'individu isolé...) a quelque chose de sincère qui force l'attention.
    labellejardinière
    labellejardinière

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    0,5
    Publiée le 29 janvier 2015
    Un homosexuel quinqua ("Daniel") rencontre un mauvais jour une petite frappe des Balkans (probable Tatar), à peine majeure ("Ruslan", alias "Marek") à la gare du Nord, lieu mal famé s'il en est. Il vit avec une bande de voyous de la même origine (Tchétchènes, Moldaves et autres minorités du Caucase) qui "prennent contact" avec le micheton potentiel à leur façon (scène quasi inaugurale étonnante - et interminable). Entre sidération et veulerie, il laisse faire. Quelques jours plus tard, le jeune prostitué frappe à sa porte... Film vain et très malsain, permettant (à l'occasion d'une nouvelle longueur, vers la fin - l'aspect "thriller", sans doute) de voir comment des "réfugiés" vivent aux frais du contribuable (chambres d'hôtel réquisitionnées), ce qui leur assure un point de chute, entre deux escroqueries, cambriolages et autres méfaits - pauvre France, mise à sac... Film très malsain, où la "complication" dramaturgique unique fait que le client se sent la fibre paternelle. Et tout à fait invraisemblable à cet égard - psychologiquement ! Olivier Rabourdin ("Daniel") fait ce qu'il peut....
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 10 avril 2014
    "Eastern boys" est un film malaisant qui s'ouvre par deux scènes d'anthologie. La première est filmée en plongée au téléobjectif à la gare du Nord. Des jeunes sans papiers, originaires d'Europe de l'Est, déambulent à l'affût d'un mauvais coup au milieu de la foule estivale des voyageurs. Ils croisent Daniel, un quinquagénaire propre sur lui, qui, attiré par la beauté d'un des leurs, lui propose un plan cul à 50 euros à on domicile le lendemain. La seconde scène est donc celle du rendez-vous. A la place de son mignon, c'est tout le groupe menaçant que Daniel voit débarquer dans son appartement. Toute résistance serait inutile face à leur nombre et à leur violence qu'on sent prête à éclater. Passif sinon consentant, Daniel les laisse déménager son mobilier, lui dérobant tous les objets de valeur depuis la chaîne Hi-fi jusqu'au lustre. Rompant avec l'intensité et l'unité de ces deux longues scènes d'ouverture, le reste du film raconte le lien qui se noue entre Daniel et le jeune prostitué : le sexe mécanique des premières passes, la tendresse qui peu à peu s'instille, la confiance qui lentement s'installe ... Cette histoire est plus banale, à mi-chemin du thriller social et de l'histoire d'amour altruiste. Mais restent ces deux premières scènes impressionnantes qui, à elles seules justifient l'intérêt qu'on peut porter à ce film dérangeant.
    AM11
    AM11

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    2,5
    Publiée le 27 janvier 2015
    Une histoire d'amour pas comme les autres, c'est le cas de le dire avec deux personnes que tout oppose. J'ai trouvé le film pas mal, mais il a beaucoup trop de longueurs à mon goût, la 1re partie est bonne, il y a de la tension et une ambiance étrange surtout pendant cette incroyable scène de la fête imposée durant laquelle la passivité du personnage principal est déconcertante. La 2e partie est un peu moins prenante car comme je l'ai dit, il y a trop de longueurs, l'histoire tourne un peu en rond heureusement que la dernière partie rehausse le niveau mais c'était déjà un peu tard pour moi, j'avais déjà décroché.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,0
    Publiée le 20 avril 2015
    Construit en quatre chapitres, "Eastern Boys" traite essentiellement de rapports de force et de relations, le tout en faisant constamment évoluer son rythme ( d'abord lent et envoûtant avant de devenir plus soutenu pour être en accord avec le suspense) et ses personnages. Ces derniers sont sans cesse étouffés par les lieux qu'ils traversent, que ce soit la gare, l'appartement ou l'hôtel, et évoluent ainsi dans un climat malsain aux multiples variations. Comment désirer et aimer dans cette atmosphère pesante ? C'est la question que pose Campillo et qui trouve ses réponses dans des scènes de sexe d'une grande intensité mais aussi dans des regards plus interrogateurs qui menacent l'amour des deux principaux personnages, formidablement incarnés par Olivier Rabourdin et Kirill Emelyanov. Le film finit par rejoindre le problème de l'immigration dans une dernière demi-heure d'une efficacité et d'une tension redoutables, mais qui délaisse tout jugement au profit d'une observation scrupuleuse du cinéaste, qui passe à travers une caméra mobile et proche des corps mais jamais voyeuse. Un film souvent froid (sa seule limite), mais surtout brillant (la séquence de la gare est époustouflante) et d'une beauté formelle indéniable.
    Raw Moon Show
    Raw Moon Show

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    3,5
    Publiée le 9 mai 2015
    Autant dire tout de suite qu'Eastern Boys vaut clairement le détour. Il est une tentative pas toujours heureuse mais sacrément rafraîchissante d'explorer les frontières du film d'auteur et du film de genre, comme Les Revenants l'était déjà. Ici, la première séquence, puissamment réaliste et très immersive autour de la Gare du Nord, renvoie évidemment à la thématique et à l'univers de L'homme blessé. Le deuxième chapitre marque l'irruption du genre (via une manipulation, quasiment un fait divers) et déjà se pose la difficulté de rendre crédible spoiler: cette longue séquestration où je n'ai personnellement pas vraiment cru à son réalisme recherché, notamment en raison des réactions du personnage principal. Mais pas que... Réactions curieuses qui au lieu d'interroger laissent songeur au sens de sceptique. S'ensuit un long tunnel dans cet appartement où une relation d'abord tarifée puis beaucoup plus complexe et passionnante se noue à l'abri des regards extérieurs. Comme en cachette. Là encore, pas facile pour le spectateur de ne jamais connaître grand chose de tangible sur ce personnage superbement campé par Olivier Rabourdin (sa famille, son travail…) pas vraiment en soi (on sent en permanence le dictat de l'argent et de sa position sociale avantageuse par rapport au jeune homme) mais surtout en vue du dernier chapitre qui à la façon d'un My name is Joe va faire surgir à nouveau le genre ( spoiler: mise en danger d'une vie, séquestration, suspense… ) et de fait mettre en jeu la volonté (une preuve d'amour et de confiance matérialisée) et les capacités de ce personnage auxquelles on ne croit pas vraiment tout simplement parce que le film ne nous aura jamais mis dans la situation et donné la possibilité de rendre crédible ce "coup de sang" altruiste pour sauver son jeune amoureux. La faute probablement à ce traitement trop théorique de la relation (d'abord d'intérêt, puis nourrie de sentiments amoureux puis affectueux mais jamais vraiment inscrite dans le quotidien, dans le réel, comme c'était le cas lors de la séquence inaugurale). Ce qui affaiblit notre perception de ce dénouement de film noir. Mais Eastern Boys n'en reste pas moins une réussite portée par une mise en scène élégante, des acteurs fabuleux et qui a le mérite de tenter, d'explorer, d'expérimenter, de provoquer, de surprendre, ce dont le cinéma hexagonal est hélas incapable la plupart de temps. Robin Campillo est donc un réalisateur à suivre, décidément.
    WutheringHeights
    WutheringHeights

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    4,0
    Publiée le 5 avril 2014
    (... On ne comprend pas toujours ce qui les réunit et on se demande si l'attirance de Daniel pour le jeune éphèbe se mue en une sincère affection ou une revanche inconsciente, histoire de reprendre la main dans un rapport de domination. Cette ambigüité, le réalisateur l'entretient jusqu'au bout, même quand le film tourne au polar. Seule la séquence finale, radicalement politique, affirme son intention. Le film varie entre hyperréalisme et onirisme, marque d'une maîtrise formelle évidente.
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