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    Công Binh la longue nuit indochinoise
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Công Binh la longue nuit indochinoise" et de son tournage !

    La France et la mémoire de son passé colonial

    Le passé colonial est encore un sujet tabou pour la France : en effet, lorsque l'on compare la production cinématographique française sur l'Indochine coloniale avec la production cinématographique américaine sur la guerre du Viêt Nam, on se rend compte que le sujet a été relativement peu abordé. Lam Lê a par ailleurs été l'un des premiers à en parler, en adoptant le point de vue du colonisé, avec Poussière d'empire (1983).

    Urgence du témoignage

    Les hommes interrogés dans le film sont les derniers témoins de cette page d'histoire méconnue. Ils étaient déjà très âgés au moment du tournage et leur donner la parole relevait de l'urgence : en effet, cinq des témoins sont décédés durant le montage du documentaire.

    Hasard d'une rencontre

    Le cinéaste Lam Lê raconte que l'idée de traiter ce sujet est due au hasard d'une rencontre : "Au début des années 80, j’avais eu beaucoup de mal à trouver en France un réfugié vietnamien âgé pour jouer le rôle d'un maquisard dans mes précédents films (...). J’ai trouvé un vieux monsieur que cela ne gênait pas de jouer ce rôle. Installé en France, juste après la Seconde Guerre mondiale, il était très secret sur son passé. Il m’a avoué bien longtemps après qu’il était un "Linh Tho". En fait, il en avait honte et se sentait gêné que je le sache."

    Ouvriers-soldats

    "Công Binh" signifie "ouvrier-soldat" en vietnamien. Ce terme désigne les 20 000 Vietnamiens enrôlés par obligation pour travailler en France, dans les usines, durant la Seconde Guerre mondiale. Au Viêt Nam, ces hommes étaient appelés "Linh Tho" : cela insinuait qu'ils collaboraient avec l'armée française, ce qui leur conférait une image très péjorative et erronée.

    Un cinéaste au parcours brillant

    Après avoir intégré une classe préparatoire aux Grandes Ecoles à Paris, le metteur en scène de Công Binh la longue nuit indochinoise est passé par l'Ecole des Beaux Arts : "Le seul salut, c’était la France, ce pays qui pourtant nous asservissait : cruel paradoxe. J'avais dû suivre le même parcours que mes deux aînés, l'un Polytechnicien et l'autre Centralien, donc les prépas aux Grandes Ecoles... et pourtant, nous gardions en tête ce sentiment d’infériorité", confie-t-il.

    Pour un regard plein

    Pour recueillir de nombreux de témoignages, le réalisateur a interrogé les rares survivants de cette page du passé colonial à la fois en France et au Viêt Nam.
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