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Ralph 2.0
note moyenne
3,8
2538 notes dont 257 critiques
11% (28 critiques)
33% (86 critiques)
30% (78 critiques)
15% (39 critiques)
6% (15 critiques)
4% (11 critiques)
Votre avis sur Ralph 2.0 ?

257 critiques spectateurs

alice025
alice025

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4,0
Publiée le 06/02/2019
Une suite toute aussi réussie que le premier volet ! Ici, Ralph et Penelope vont devoir se plonger dans le monde d'internet afin de trouver le volant de rechange du jeu Sugar Rush. La représentation d'Internet dans ce film d'animation est vraiment bien travaillée : les applications (Facebook, Twitter, Ebay...) , les univers étendus (Star Wars, les princesses Disney, Marvel...) mais aussi la mise en scène assez drôle des Pop-up, des spams et des connexions internet perdues comme exemples. Les dialogues restent parfois assez enfantins, forcément, mais on prend un réel plaisir à découvrir ce nouvel univers avec nos héros, (sans oublier le mode arcade), et avec à la fin une jolie leçon d'amitié qui nous parlera à tous. Beaucoup d'imagination qui ravira. cinephile-critique.over-blog.com
lhomme-grenouille
lhomme-grenouille

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1,0
Publiée le 01/03/2019
Aïe aïe aïe… « Ralph 2.0 » ou le film du malaise. Le hasard a en plus voulu que je vois cette nouvelle production Disney seulement quelques jours après « Lego Movie 2 » ; un film qui sur bien des points joue sur le même registre mais pour un résultat diamétralement opposé. « Ralph 2 » comme « Lego 2 » sont des suites de films d’animation qui ont su agréablement surprendre leur public. Tous les deux avaient pour principe de brasser des univers larges à travers des références culturelles multiples. Et surtout l’un comme l’autre entendaient profiter de leur catalogue de référence pour toucher aussi bien les jeunes générations que les moins jeunes. Les enjeux pour ces deux suites étaient au fond les mêmes : être capable de réinvestir l’univers du premier volet sans le recopier, mais aussi savoir innover et développer l’univers de l’opus précédent sans rompre avec ce qui en faisait l’ADN. Or, sur ce point, autant « Lego 2 » a su me convaincre dans sa démarche, gérant pour moi l’exercice avec beaucoup de pertinence, autant j’ai vécu ce « Ralph 2.0 » comme un moment terriblement embarrassant. Pourtant, sur le papier, les gars de chez Disney donnent l’impression d’avoir tout compris. Ils reprennent les personnages là où les avait laissés : Vaneloppe est toujours une reine du kart adorée par les joueurs et Ralph toujours son compagnon fidèle. Malgré tout un élément perturbateur assez rapide va orienter cette situation initiale vers un univers et une logique nouveaux. Et de la même manière que « Ralph 1 » s’amusait à nous faire voir « de l’intérieur » et de manière fantasmée le monde d’une salle d’arcade, là c’est un autre espace familier qui nous est proposé : Internet. La richesse est d’ailleurs au rendez-vous : moteurs de recherche, sites de vidéos, spams, publicités ciblées, bloqueurs, commentaires, pouces bleus, jeux en ligne, darknet… Il y a eu sur ce film un vrai travail de réflexion et de création, mobilisant comme dans l’épisode précédent des références réelles comme des références fictives… En somme, tout à l’air de bien être mené dit comme ça et pourtant, durant toute la projection, le malaise fut à tous les étages. Et le gros problème c’est que, à la différence de « Lego 2 », cette suite a été incapable de se penser comme un tout global, et ça se sent. Parce qu’au fond, de quoi nous parle ce film ? Il nous parle de Vaneloppe qui veut sortir de sa routine et qui ne demande qu’à grandir et à explorer de nouveaux horizons… Mais c’est aussi l’histoire d’une amitié mise à l’épreuve par le fait que chacun n’exprime pas le même désir… Mais c’est également une critique gentille mais manifeste du fonctionnement d’Internet… Et non seulement il est très difficile de voir vraiment comment le film entend lier ces axes en un tout cohérent, mais en plus il est tout aussi difficile de comprendre où chaque axe entend lui-même aller. Ce qui est dingue c’est que chaque initiative opéré par le film se conclut quasi-systématiquement par un manque de cohérence et de limpidité dans la démarche, ce qui aboutit souvent à d’étranges ambiguïtés qui au mieux sont dissonantes, au pire deviennent carrément malsaines. Prenons l’axe « désir d’ailleurs de Vaneloppe » par exemple. Très vite on nous montre que Vaneloppe est attirée par un jeu de course en openworld ; jeu très violent qui active brusquement l’esprit protecteur de Ralph. On pourrait penser que le but est de montrer qu’une enfant lâchée sur Internet peut très vite tomber sur des environnements malsains et qu’en conséquence, la question du contrôle parental se pose. Sauf que non puisque ce monde est vraiment épanouissant pour Vaneloppe ! Elle croise des gens qui éliminent leurs ennemis au lance-flamme (si si, je vous jure) mais ce sont des gens cools, sympas et protecteurs pour la petite Vaneloppe ! Limite, le bon Ralph passe pour le gros lourd qui s’inquiète pour rien ! Bah non voyons ! Où est le danger à laisser des gamins jouer à tout et à n’importe quoi ? Le pire, c’est que je ne me serai peut-être même pas posé la question si le film ne l’avait pas posé comme un enjeu moral central. Cela n’en rend sa réponse que plus déstabilisante. Même chose concernant le rapport Vaneloppe / Ralph. C’est bien de vouloir aborder la question du rapport d’un adulte vis-à-vis d’une enfant par rapport à son désir d’exploration. Mais quand le film commence à traiter la question en sous-entendant qu’il y a dans le comportement de Ralph quelque-chose qui relève de la possessivité amoureuse, là je trouve qu’on rentre juste dans quelque-chose de creepy. Ralph est un adulte. Vaneloppe une enfant. Ce type de jalousie construite sur des arguments à base de « elle m’a quitté pour un plus jeune et plus cool » (entendre là : « un jeu », mais l’ambivalence prête à confusion), ça c’est juste le genre d’ambigüité que tu n’as pas le droit de laisser planer ! D’ailleurs, cette critique que je fais sur ces deux points, je pourrais aussi la faire sur tout le visage qui nous est donné d’Internet. Là encore, les intentions sont floues. D’un côté on semble s’attaquer à la logique de l’algorithme Youtube et à ce qu’elle implique derrière en guise de putacliquerie, mais de l’autre le personnage incarnant l’algorithme – Madame Yes – est présenté comme un adjuvant plutôt sympathique et serviable qui permettra aux héros d’obtenir ce qu’ils veulent. Même chose concernant les spameurs et le recel d’items immatériels. On nous montre ces activités comme peu reluisantes mais Ralph et Vaneloppe y ont recours sans que l’intrigue ne les pénalise ! Au final ça a l’air même clean ! Et le ton avec lequel tout ça s’opère et d’autant plus malaisant que, d’un côté on t’expose tout ça sans subtilité certainement pour que les enfants comprennent, mais de l’autre c’est clairement trop ambigüe pour que le message puisse être maitrisé par les plus jeunes. Et c’est malheureusement une impression qui imprègne tout l’univers de ce « Ralph 2.0 » en général. Il est parfois assez glauque et anxiogène, à base de jeux de course violents, de darknet peuplé de personnages peu accommodants, de virus représentés à l’écran de manière assez agressive, mais d’un autre côté, sa tonalité « ça reste pour les enfants » rend l’ensemble d’autant plus inconfortable. Lors de la projection, j’avais un père et sa gosse de cinq ans derrière moi et j’étais vraiment mal à l’aise pour le père car je ne suis pas sûr qu’en venant voir « Ralph 2.0 » il s’imaginait exposer sa gosse à ce genre de spectacle. Et le pire, c’est que j’étais moi-même mal à l’aise parce que je ne savais pas comment me positionner par rapport à tout ça. Alors quand en plus, au beau milieu de cette grande flaque de « bad mood », le film s’empierge dans un enchainement de référence qui ressemble plus à un matraquage publicitaire plutôt qu’à des clins d’œil, alors là le malaise devient total. La palme, ça a certainement été lorsque Vaneloppe passe par le site Disney (n’oublie pas d’y aller en rentrant du cinéma petite âme innocente ! hi ! hi !). Toutes les franchises te sont balancées en mode « Tiens mange ! », et le summum du mauvais goût est atteint quand le film décide de nous vomir toutes ses princesses à la tronche. Réduits à l’état de poupées absurdes ne respectant même pas les œuvres originelles (spoiler: Par exemple Merida joue la teubée de service qui parle un patois imbitable comme Willy le jardinier dans les Simpsons… Mais pourquoi ?), ces princesses m’ont fait pensé aux barbies de « Small Soldiers » ce qui est loin d’être reluisant quand on comprend que ce n’était pas l’effet recherché. Non. Définitivement non ! A tous les étages, le malaise est présent. Ce film ne réussit rien de ce qu’il tente. Pourtant on sent l’envie de bien faire les choses, de se risquer à certaines audaces visuelles, à se faire créatif, mais le résultat obtenu est un gigantesque maelstrom autant incompréhensible que douteux. N’ayons pas peur des mots : ce film est un bide. Un bide assez triste d’ailleurs. Un film bancal et limite flippant. Pour un studio comme Disney qui fait à ce point attention à ce qu’il dit et promeut en ce moment, ça parait juste incroyable… Bon après, ce n’est que mon point de vue. Donc si vous n’êtes pas d’accord et que vous voulez qu’on en discute, n’hésitez pas et venez me retrouver sur lhommegrenouille.over-blog.com. Parce que le débat, moi j’aime ça… ;-)
Louis DCiné
Louis DCiné

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4,0
Publiée le 13/02/2019
Le premier long métrage Disney de l’année (en tout cas en France puisque « Ralph 2 » est sorti aux USA en fin 2018), sur les 68 de prévu, se dévoile ! Déjà, j’étais content de savoir que « Les Mondes de Ralph » allait connaître une suite (contrairement à un certain « La Reine des Neiges »). J’ai trouvé que l’univers démesuré proposé méritait de nous en montré davantage et de ne pas s’arrêter avec un film. Le succès en salles du classique Disney sorti il y a 6 ans était plutôt moyen, bien qu’il a osé des choses innovantes et qui changent de ce qu’on a plus l’habitude de voir avec le studio aux grandes oreilles (contrairement à un certain « La Reine des Neiges »). Alors que vaut le premier gros film d’animation de 2019 ? Sans grosse surprise, les nouvelles aventures de Ralph et son amie Vanellope sont une réussite, et le long métrage est aussi cool que son prédécesseur. C’est super de retrouver cet univers riche, coloré, fun et dynamique où regorge plein de jolis détails. Dans ce deuxième opus, on peut en trouver plus que jamais lorsque les héros sont dans l’internet. On a vraiment un sacré paquet de références que seul l’animation peut se permettre de nous proposer dans un seul et même film. Une bonne partie des sites les plus utilisés dans le monde en profiteront pour afficher leur logo. Pour le coup, le passage où la petite Vanellope arrive dans l’espace Disney marquera probablement beaucoup de spectateurs, surtout quand je repense aux musiques et bien entendu aux personnages Marvel, Star Wars, ou des princesses Disney comme si bien montré dans la bande-annonce. De plus, le duo représenté par nos personnages principaux marche toujours aussi bien, et on s’attache facilement à eux. On croit en leur amitié, en dépit de ce qui les oppose, ne serait-ce que sur le plan de leur physique évidemment. La fille pilote de course a plus d’importance que dans le premier, au poing de pouvoir constater qu’elle a autant d’influence dans l’histoire que Ralph, voire plus. Les personnages secondaires sont assez intéressants également. J’ai notamment bien aimé Shank, une nouvelle pilote imprévisible, mais chaleureuse et déterminée en même temps (pour l’anecdote, c’est Gal Gadot qui y prête sa voix dans la version originale). Quant à l’histoire, elle se montre plus classique que celle du film de 2012, mais on peut y trouver des rebondissements efficaces qui maintiennent le spectateur jusqu’au générique de fin. Reste que « Ralph 2.0 » ou « Ralph breaks the Internet » dans son titre original est peut-être pas hyper facile à suivre pour certains enfants puisque ça bouge pas mal dans ce scénario où nos héros vont devoir naviguer à droite et à gauche pour atteindre leur but. Quoiqu’il en soit, et comme le premier, petits et grands dénicheront leur partie de plaisir en regardant « Ralph 2 ». On peut par exemple compter sur ces très nombreuses références que les grands pourront s’amuser à découvrir, tandis que les plus petits auront l’occasion de rigoler régulièrement face aux blagues de cette flopée de personnages déjantés. Seul petit reproche éventuel à faire, la fin me paraît un peu trop tirée en longueur. Bref, du divertissement familial par excellence !
dominique P.
dominique P.

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2,5
Publiée le 19/02/2019
J'ai du mal à émettre une critique. Ce n'est pas désagréable à regarder mais c'est aussi sans grand intérêt. Cela n'arrive pas à la cheville de "Dragons 3" ni de "Minuscules 2". Pour les enfants, cela va leur plaire mais pour les adultes c'est, comme je l'ai dit, sans grand intérêt.
S-Kayp
S-Kayp

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5,0
Publiée le 23/02/2019
Disney a parfaitement réussi la suite des Mondes de Ralph avec un scénario bien trouvé qui nous fait voyager dans le monde d'internet et ce monde a bien été représenté de façon humoristique. Le film a bien été travaillé, il est réussi visuellement, et cette aventure est drôle. On trouve dans ce film des personnages issus du monde du jeux vidéo mais aussi des personnages issus de l'univers de Disney. On peut dire que ce film est une satire d'internet. On a aussi droit à trois scènes bonus, drôles évidemment. Bref, un régal pour petits et grands !
L'Info Tout Court
L'Info Tout Court

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1,5
Publiée le 07/02/2019
Lorsque les premiers éléments promotionnels autour de Ralph 2.0 sont tombés, on a très vite fait de craindre de n’y voir qu’un placement de produits de deux heures autour des grandes puissances du web et surtout… de Disney. A raison, puisque Ralph 2.0 manque cruellement d’idées (ou d’envie ?) pour proposer autre chose qu’un produit de promotion marketing, dont on se serait gentiment passés, même s’il est bien emballé.
Un littéraire cinéphile
Un littéraire cinéphile

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1,5
Publiée le 19/02/2019
Il n’était pas inintéressant de faire entrer le jeu d’arcade dans l’ère internet : là se tenait l’occasion de confronter deux rapports au ludique et, par conséquent, de proposer une réflexion sur l’imagination qui, en quelques décennies, a vu ses bases totalement redéfinies. Pas de chance pour nous, Ralph 2.0 s’avère la mise à jour Disney de la purge Le Monde secret des Emojis, à l’animation certes plus réussie, mais au propos similaire. Car cette suite ne raconte rien, se contente d’une succession d’applications où s’émerveillent des figurines sans enjeux ni profondeur. Le pire étant la propension à tenir un discours sur l’amitié à l’heure du numérique… Une horreur ! Au-delà des couleurs, au-delà du bruit constant, par-delà les plateformes étoilées gît l’intelligence, écartelée entre le matraquage publicitaire et la réhabilitation – plutôt comique d’ailleurs, bien que gentillette – des princesses Disney. Il aurait été pourtant bien plus pertinent, au lieu de motiver une révolte pseudo-féministe ridicule, de réinsérer ces effigies dans leur contexte et d’expliquer leur possible misogynie comme reflet d’une époque. Mais non, la souris milliardaire ne se remet surtout pas en cause et préfère ériger son château rose en monde sans risque pour toute la famille. Et le plus hypocrite dans l’histoire, c’est que Ralph 2.0 met en scène sa propre réception spoiler: lorsque le spectateur assiste, ahuri, à Ralph meurtri par les commentaires d’internautes. La clef ? « Ne pas lire les commentaires » qui « font ressortir le pire chez certaines personnes »]. Alors je ne m’en fais pas, non, ma critique ne rayonnera pas et n’aura donc aucune chance de meurtrir davantage ce pauvre, pauvre Ralph. D’autant qu’elle ne vise en aucun cas ce casseur aux gros bras, uniquement ses géniteurs qui prennent leur public pour une masse de consommateurs sans âme. Leur film est, d’ailleurs, à l’image de ce « spectateur idéal ».
Dpi D
Dpi D

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1,5
Publiée le 18/02/2019
Scénario mince comme un fil, placement de marques envahissant surtout pour des enfants. On s'ennuie...Quelques messages à l'adresse de nos enfants sur l'amitié et les dangers d'Internet. Les images sont belles, c'est une mince compensation.
Kylian
Kylian

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1,5
Publiée le 18/02/2019
Assez décevant, rien de WAW, le film est très long à démarrer. L’histoire est assez courante et banal, rien de bien original pour un Disney.
Jacqueline C
Jacqueline C

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1,0
Publiée le 16/02/2019
Du grand n'importe quoi pourtant fan des studios Disney. Ca traduit bien le cinéma d'aujourd'hui, images éblouissantes et dialogues nulles. En un mot: "Abrutissant".
Juliette C
Juliette C

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1,5
Publiée le 13/02/2019
Vu en avant première j’avais de grands espoirs au vue du niveau d’excellence du premier. Je pensais passer un très bon moment. Malheureusement ce deuxième opus traîne en longueur, le personnage de Ralph est antipathique et la fin tombe comme un cheveu sur la soupe après beaucoup d’attente. En résumé j’ai été très déçue de cette suite qui retombe comme un soufflet après une com très envahissante pour pas grand chose.
Ashitaka K
Ashitaka K

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3,5
Publiée le 12/03/2019
Fort du succès commercial et critique des "Mondes de Ralph" ("Wreck-it-Ralph") animé par Rich Moore en octobre 2012, film symbolique d'une nouvelle ère cinématographique dans le studio à la souris, on se doutait tous qu'une suite verrait jour ! Avec un thème aussi vaste que celui des jeux vidéos et des anciennes comme des nouvelles technologies ainsi que des quelques chamboulements survenus au sein du studio depuis la sortie du premier volet, le résultat s'annonçait intéressant. Ce qui toutefois, ne nous a pas empêché d'y émettre certaines réserves, notamment sur la pertinence de l'évocation du progrès de la technologie au cours du temps ou encore un prévisible hommage à "Star Wars" au sein de l'histoire... Un résultat à la hauteur de nos espérances ? Le scénario de "Ralph 2.0" prend certainement place en 2018, six ans après la défaite du maléfique roi Sa Sucrerie précédemment apparu (2012). Félix Fit Jr et Calhoun sont époux et Ralph et la princesse Vaneloppe deux indissociables amis. Cette dernière, en quête de nouveauté et de découvertes, va voir son jeu "Sugar Rush" techniquement hors-service suite à une frasque accidentelle de Ralph. Pris de compassion pour son amie, le géant va profiter de l'installation nouvelle de la zone WiFi de la borne d'arcade pour trouver le matériel nécessaire afin de réparer les dégâts qu'il a causés. Les deux compagnons font ainsi connaissance avec les habitants d'un monde qui leur est complètement neuf. Cependant, si Ralph voit d'un mauvais oeil l'idée de s'allier à un univers qui n'est pas le sien et où amour et argent ne font plus qu'un, Vaneloppe se prend rapidement au jeu. D'autant plus qu'elle trouve chaussure à son pied en se liant d'amitié avec Shank, pilote automobile d'un "GTA" like. L'idée de progrès va-t-elle nuire à ce que ces deux amis ont vécu ensemble dans le passé ? Un résultat à la hauteur de mes espérances, oui ! "Ralph 2.0" est très imparfait et satisfaisant à la fois. Ses enjeux rappellent fortement ceux de son prédécesseur mais reste loin d'atteindre le potentiel de ce dernier. Déjà, il faut souligner que l'univers est très bien étendu et plaisant à décrypter. Internet, là où cette critique sera publiée... est ici doté d'une allégorie très réaliste mais aussi très dépréciative. A travers ses symboles emblématiques (le pouce vert, le coeur...), nous y observons un traffic de sentiments, dans cet univers où chaque émotion est moteure de la boîte à billet. Le film met à jour l'univers fictif que nous connaissons déjà tous par le biais d'une technologie d'actualité, favorable à une critique de la société de consommation. Pour renforcer le réalisme du film, il se permet d'y mentionner de grands noms tels que eBay ou Youtube, renommé ici sous la pastiche "BuzzTube" dirigée par l'atypique Yesss. Le seul dommage, c'est que le scénario n'explore pas plus loin que ces deux plateformes ; l'idée d'impliquer davantage de sites à la fois aurait été intéressante. À première vue, on aurait pu s'attendre à un traditionnel scénario "on prend les mêmes, puis on recommence" comme chez la plupart des suites du studio. Fort heureusement, si le scénario n'en reste pas moins un total réinvestissement de celui du premier film, au point d'en devenir prévisible (désir de changement, idée de faire "comme un autre", remise en question de l'amitié des protagonistes...), on assiste à une réelle progression de l'univers. En effet, si dans le premier film on observait les premiers liens qui unissaient Ralph et Vaneloppe, la suite s'intéresse à la rencontre de nouvelles têtes et les doutes des personnages sur leur véritable place. La petite fille développe un goût pour les jeux modernes à haute difficulté et au contenu illicite (au point de vouloir y participer), tandis que Ralph préfère retourner dans "son" monde rétro sans songer jamais à changer de mode de vie. De plus, il est à noter qu'il n'y a pas de véritable antagoniste malgré les doutes qui pèsent sur Yesss ou encore Shank, une idée inattendue et plutôt originale. C'est la nouveauté à laquelle les deux personnages sont soumis qui va mettre leur relation en jeu, et sur ce point le film rappelle quelque part l'histoire de "Toy Story 2". Loin de copier son associé Pixar, Disney va plus loin et la conclusion du film va aboutir à une morale non seulement réaliste, mais en plus qui optimise les spectateurs les plus "nostalgeeks" dans l'idée du changement. spoiler: Finalement, si Ralph accepte le choix de son amie à rester auprès de son amie Shank dans le jeu en ligne, leur amitié ne se retrouve nullement souillée et semble même avoir pris de l'ampleur comme le montre la scène finale. Les péripéties s'enchaînent, ponctués ça et là de références culturelles en tout genre qui, rappelant le "Ready Player One" qu'on avait eu droit l'an passé, témoignent d'un patrimoine culturel en pleine croissance depuis presque un siècle de progrès techniques et technologiques. [spoiler]Notons par exemple la scène du crossover entre les princesses Disney au complet, d'autant plus curieuse qu'elle fait sourire à en devenir culte. Puis, s'ensuit une séquence musicale inattendue et quelque peu clownesque, symbolisant à elles seules la densité des progrès ayant eu lieu dans la manière de présenter les personnages au cinéma ![/spoiler Hélas, les failles scénaristiques viennent limiter la qualité du film en tant que suite. En effet, nombreux sont les spectateurs, moi compris, ayant constaté le déséquilibre de la balance sur le plan des personnages. L'histoire enfonce fortement le doigt sur la relation Ralph / Vaneloppe mais délaisse complètement les deux autres personnages principaux du premier film, à savoir Félix et Calhounh ! Ils apparaissent bien peu en fin de compte et le rôle occupé par le couple sonne faux. C'est dommage parce qu'il aurait été intéressant de leur donner une fin davantage importante que celle de fonder une famille en hébergeant les personnages naufragés de Sugar Rush... Cette négligence donne l'impression que l'histoire est terminée pour eux dès la fin du premier opus, alors qu'il y avait tellement à faire. D'autres personnages sont peu développés et peu intéressants, Spamley notamment, servant uniquement quelques gags tranquillement amenés. Petites failles réparées de justesse par l'animation, toujours soignée mais parfois maladroite sur la retransmission des graphismes 2D en 3D (comme avec les princesses), et par le doublage, identique au premier. Quelques faiblesses scripturales par-ci par là n'empêchent pas "Ralph 2.0" d'être une suite bien plus que correcte, grâce à un humour toujours aussi présent et une histoire qui avait vraiment du potentiel. La fin est intéressante parce qu'on assiste à la conclusion en ayant la sensation que Moore a fini par boucler la boucle ouverte il y a six ans (ne fin ouverte aurait été de trop). J'étais en 6ème quand "Les Mondes de Ralph" est sorti, et désormais en Terminale lorsque "Ralph 2.0" déboule sur nos écrans. On en retiendra un dyptique de qualité et toute une jeune génération de gens l'ayant suivie, et dont je suis satisfait de faire partie !
moket
moket

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4,0
Publiée le 09/03/2019
Une aventure colorée, inventive et émouvante, bourrée de références, de clins d'œil et d'autodérision. Dommage que le film ait un peu perdu l'humour et la bonne humeur du premier volet... Il reste néanmoins des moments d'anthologie, comme ce sauvetage organisé par un gang de princesses.
L'AlsacienMarseillais
L'AlsacienMarseillais

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4,0
Publiée le 04/03/2019
J'étais assez réticent à l'idée de voir un Disney, une suite qui plus est, traitant d'Internet, sujet souvent fâcheux pour les parents envers leurs enfants. On y voit aussi un bon moyen pour Disney de se "vendre" et de faire des placements de produits via toutes ces célèbres firmes qui dominent la toile. Pour ma part, j'ignore si c'est mon âme d'enfant qui parle, mais je me suis laissé transporter dans cette aventure numérique dont la créativité est le plus grand atout. Le début, qui replace les personnages dans le contexte du premier film, est un peu long mais l'arrivée d'Internet nous en met plein les yeux ! L'univers est vaste, coloré, inventif et trépident ; la matérialisation de ce concept à la base si abstrait est pleinement accompli et réussi. L'étonnement est au rendez-vous à chaque instant car chaque personnage, action ou bâtiment fait référence à l'art si quotidien de "surfer sur le net" et transforme alors l'isolement d'être face à son ordinateur en un mouvement de foule d'une ville qui ne dort jamais. Les deux héros hors-normes, Ralph et Vanellope, en pleine quête dans le web, testent également leur amitié et leur identité en s'ouvrant au monde et en quittant le confort de leur jeu d'arcade. Via leurs pérégrinations au sein des jeux en ligne, des barres de recherche, des sites de vente et même du dark web, ils vont faire de nombreuses rencontres qui deviennent des seconds rôles atypiques ! Il y a beaucoup de peps, d'humour, de créativité, d'adrénaline même, avec une touche d'émotion fidèle à l'enseigne. Les scènes d'anthologie des princesses, entrecoupées par des clins d'oeil à l'univers "Star Wars", sont, bien sûr, les plus mémorables, entre hommage et auto-dérision. Pour ce qui est de la fin, elle perd quelque peu en rythme avec une grosse référence à "King Kong". Mais l'emballement du début prend le dessus. "Ralph 2.0" est vraiment jouissif et délectable pour le spectateur qui prend grand plaisir à voir son univers numérique transformé et concrétisé sur grand écran !
apotheme
apotheme

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3,5
Publiée le 24/02/2019
Raph 2.0 nous revient avec vanellope et cette suite va exploré le net en y incorporant plein de clin d'oeil au site fard ( e-bay, twitter, Google ,......). On retrouve plein de référence au monde de Disney ( mention au princesses ) tout en y retrouvant bien entendu les personnages des jeux videos tel que Sonic et de street fighters. Ce film d'animation à su au vu des détails predecement cité se renouveler pour notre plus grand plaisir. Amateur du premier, cette suite ne peut nous décevoir.
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