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    Wajma
    note moyenne
    3,7
    91 notes dont 25 critiques
    8% (2 critiques)
    44% (11 critiques)
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    25 critiques spectateurs

    selenie
    selenie

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    4,0
    Après l'excellent "L'enfant de Kaboul" (2008) Barmak Akram revient pour nous montrer une autre facette de sa ville, de son pays... Précisons que le réalisateur est aussi compositeur, monteur, scénariste, producteur, directeur photo de son film, rien que ça, à Kaboul, mérite les félicitations... Ce film est inspiré d'histoire vraies, ce qu'on a aucun mal à croire. On suit donc les malheurs de Wajma, jeune femme qui tombe amoureuse d'un "cousin" et se laisse séduire par lui. Evidemment le passage à l'acte avant le mariage aura des conséquences... Pour ce film, outre Hadji Gul déjà présent sur son précédent film, il faut saluer les acteurs à la puissance de jeu très forte pour des personnages qui ne le sont pas moins. Le réalisateur, encore plus que sur "L'enfant de Kaboul", impose un style hyperréaliste comme si il déposait une caméra discrète dans le quotidien de cette famille afghane. On est entièrement plongé dans le naturalisme et l'ethno-sociologie. Rien dans ce film ne tient de l'extraordinaire, Akram dénonce la condition féminine sans pour autant clouer au pilori les hommes. Et pourtant Wajma est une victime balloté entre la lâcheté de son amant et l'orgueil de son père. Sans doute trop docu-fiction pour certain, peut-être une fin et une violence contrôlée mais ça reste un témoignage/hommage juste et nécessaire.
    Frederic B.
    Frederic B.

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    4,0
    Un film très compact et puissant par le réalisme de sa mise en scène et sa capacité à cristalliser toute la tension dramatique sur le personnage principal et sa famille afin de mieux mettre en relief le poids de la tradition patriarcale dans la société afghane. "Wajma" est pour moi une ode au courage des femmes dans cette société très corsetée (c'est le cas de le dire !) et à l'avenir qu'elles représente pour l'Afghanistan ! Un très beau film !
    douds17
    douds17

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    4,5
    Un film à voir absolument, sur un sujet dur et délicat mais abordé avec justesse et sincérité par le réalisateur Barmak Akram. L'interprétation est de grande qualité. Notamment le père de Wajma qui est absolument extraordinaire, une espèce de force de la nature au charisme exceptionnel. L'actrice qui joue Wajma livre également une performance impressionnante. Il y a dans le film des scènes très fortes et très réussies qui prennent véritablement aux tripes dont un climax totalement saisissant. Il est assez surprenant de voir ce contraste entre la modernité des deux "amoureux" (dans leur façon de s'habiller, leur utilisation de téléphones portables et leurs envies d'ailleurs) et les règles encore archaïques de la société dans laquelle ils vivent. L'image vraiment belle et la réalisation très soignée ne font qu'apporter au plaisir de visionnage. Une réussite selon moi!
    velocio
    velocio

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    3,5
    5 ans après "L'enfant de Kaboul", un premier long métrage très prometteur, le réalisateur afghan Barmak Akram nous revient avec "Wajma, une fiancée afghane", un film sur une famille afghane de la classe moyenne, installée dans une situation délicate, entre modernité et respect d'une tradition étouffante. Arrivé en France comme réfugié politique en 1981, à l'âge de 15 ans, Barmak Akram a tenu coûte que coûte à ce que son film soit 100% afghan ce qui l'a conduit, finalement, à tout financer lui-même. Ce film a obtenu le prix du meilleur scénario international au Festival de Sundance avant d'être présenté à Cannes 2013 dans la sélection ACID. Il sera le représentant de l'Afghanistan pour les Oscars 2014. Il raconte avec justesse l'histoire de Wajma, une jeune afghane de 20 ans, étudiante et relativement libre. Tout se complique lorsque Wajma se retrouve enceinte. Face à ce film, il faut commencer par éviter un premier écueil : le confondre avec "Wadjda", le film saoudien sorti au début de cette année, et croire qu'on l'a déjà vu ! Ce serait une erreur car "Wajma, une fiancée afghane" nous apporte beaucoup d'éléments sur l'Afghanistan, un pays dont on a beaucoup parlé mais qu'on connaît peu. Un pays qui, d'après ce film, apparaît sur le fil du rasoir, en route vers la modernité mais loin d'être totalement débarrassé de toutes ses traditions.
    StanKubri34
    StanKubri34

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    4,0
    Deuxième réalisation pour Barmak Akram, après L’enfant de Kaboul, où il nous raconte l’histoire de la rencontre entre Wajma, une adolescente afghane et Mustapha, un jeune serveur. Une rencontre qui laissera libre cours à leur amour et leurs sentiments ; amour qui ne fera acte que dans l’ombre d’une société aux règles désuètes et impitoyables. L’œuvre est à la fois douce et violente. Douce par la fraicheur, la tendresse qui se dégage des personnages et par l’élégance et la subtilité de sa mise en scène. Violente par l’injustice et l’absurdité d’une société rabaissant réduisant la femme à un vulgaire objet, que l’on peut enfermer et battre pour avoir simplement aimé. Le film prend alors une tournure universelle nous poussant à la réflexion et à l’indignation face à un excès d’inhumanité et de brutalité ; il nous questionne sur la liberté en général, mais aussi la liberté celle de la femme, ses droits et sa place dans une un pays où les résidus de la guerre sont encore présents. Comment parler de liberté lorsqu’on est emprisonné dans sa propre culture ? C’est tout le sujet de cette œuvre, politiquement forte, qui mérite d’être vu.
    Flore A.
    Flore A.

    Suivre son activité 26 abonnés Lire ses 492 critiques

    4,5
    Ce film fort et courageux, au ton et à l'interprétation très justes et habilement mis en scène décrit dans une société rétrograde et imprégnée de violence, la dramatique et poignante confrontation entre une jeune femme, son "amoureux" et sa famille après que "l'irréparable" se soit produit. Une dénonciation émouvante de la condition des femmes afghanes.
    ninilechat
    ninilechat

    Suivre son activité 45 abonnés Lire ses 334 critiques

    4,0
    Quand sort un film afghan, tourné en Afghanistan avec des acteurs afghans, on n'y va pas, on y court! (d'autant plus que la semaine passée était répertoriée: spéciale semaine du nanar; de Garrel à Lemercier en passant par Klapisch, vous aviez le choix entre tout l'éventail du navet, du plus prétentieux au plus démago... C'est vrai, peut être, qu'on oublie qu'il s'agit d'un film. Qu'on ne va pas le juger pour ses qualités cinématographiques (réelles pourtant!), parce qu'on est, avant tout, plongés dans une tranche de vie -si exotique! De fait, vous ne verrez pas de silhouettes furtives sous leur tente bleue. Ou très peu, dans le décor. On est à Kaboul, grande ville moderne (??), et les jeunes filles, comme les iraniennes, portent des jeans bien serrés et, dans la rue, un foulard mollement noué qui glisse largement en arrière de la tête. Dans les fêtes de mariage, hommes et femmes sont séparés, mais personne ne s'offusque quand un homme rentre au milieu de ces dames en cheveux et décolletées. La modernité ne va pas, certes, jusqu'au déneigement des rues. En arrière plan, la chaine de montagne étincelante est magnifique, mais les passants pataugent, les voitures -surtout des taxis- s'embourbent et dérapent. L'hiver a l'air bien rude, dans cette ville! Wajda (Wajma Bahar), donc, est jeune et insouciante. Elle va rentrer en fac de droit; et elle est amoureuse. Du très occidentalisé Mustafa (Mustafa Abdulsatar) -l'appartement de sa maman, moderne et même cossu, est totalement meublé à l'occidentale. Donc, voilà: on est dans la bourgeoisie évoluée. Wajda se considère comme fiancée, même si la demande aux parents n'a pas été faite officiellement, mais les familles se connaissent. Alors, elle ne résiste pas longtemps à Mustafa. Sans préservatif, vous pensez bien. Et quand elle est enceinte, le joli cœur se défausse: Wajma n'a pas saigné, c'est donc qu'elle n'était pas vierge. Il ne veut pas élever l'enfant d'un autre.... Vous voyez, on connait ça depuis Marius/Fanny/César. Wajma est soutenue par sa mère (Breshna Bahar) et sa grand mère, qui ont pitié d'elle malgré le silence dans lequel elle se mure. Mais son frère, un crétin qui ne s'intéresse qu'aux combats de chien, n'est pas dans les mêmes dispositions. Il prévient le père (Hadji Gul), démineur qui travaille loin de Kaboul. La réaction paternelle est d'une violence inouïe, terrifiante. La jeune fille est battue à coups de ceinturon. Les coups atterrissent aussi sur les femmes qui tentent de s'interposer. Wajma est enfermée dans la remise, sans chauffage, sans nourriture. Il va la brûler, dit-il, c'est la seule façon de laver son honneur; et tuer le suborneur (dont Wajda refuse, désespérément, de dévoiler l'identité). Non sans avoir pris un conseil juridique (voila qui nous rappelle aussi les films iraniens). Si le père avait surpris les amants en pleine action, il aurait pu les tuer sans être inquiété, dit ce sage homme; mais, ne connaissant les faits que par ouï dire, ça change tout! S'il les tue (enfin, j'imagine, surtout s'il tue l'amoureux...) il risque au minimum l'emprisonnement à vie, voire la mort! De toutes façons, le père malgré sa honte, n'est pas un tueur -et Wajma ne sera pas brûlée.... Je vous laisse découvrir une fin aigre-douce. Le film de Barmak Akram nous passionne, donc, cette plongée dans ce monde où la virginité d'une fille est un bien familial, et où la perte de cette virginité déshonore tout le clan est à voir, absolument. En plus, le film est très bien fait.
    Patrick Braganti
    Patrick Braganti

    Suivre son activité 75 abonnés Lire ses 375 critiques

    4,0
    Pourtant, on a presque d'abord l'illusion que Mustafa (rentré d'Irak avec sa mère veuve) et Wajma sont des amoureux 'normaux'. Certes il faut faire attention, se voir en secret et déjouer l'attention d'un frère ou d'une mère, mais le portable est là pour aider, le prétexte d'une cérémonie de mariage idéal pour partager quelques heures. L'illusion éphémère se transforme en cauchemar dans une violence insoutenable comme un exutoire de frustration et de pression. Le père de Wajma, par ailleurs démineur des champs de bataille, frappe et menace de mort sa fille qui jette la honte sur les siens mais négocie avec Mustafa et le procureur pour un règlement qui ne le conduise pas à l'irréparable et à la prison. Doublement rejetée par Mustafa qui ne pourrait pas épouser une femme qui ne soit plus vierge et un père aveuglé et abruti par ses principes, Wajma voit son sort se décider sans elle, à peine soutenue par une séculaire solidarité féminine (une amie, sa grand-mère et sa mère qui subissent aussi les diktats de l'homme de la maison). Au pied des hautes et imposantes montagnes enneigées, le pays miséreux n'est que le vaste territoire des dommages d'un conflit sans fin. Dans le froid et la neige, le drame personnel et révoltant de Wajma atteint à l'universalité des femmes bafouées et utilisées comme des objets. Serré et sans concession, le film court et dense agit comme un véritable électrochoc. Qu'elles viennent du Mexique, d'Afghanistan ou encore de Chine, les nouvelles du monde ne sont décidément guère réjouissantes. Elles n'ont que le triste mérite de redire la puissance et la nécessité du cinéma.
    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 515 abonnés Lire ses 1 379 critiques

    3,5
    Malgré la quasi homonymie, Wajma (une fiancée afghane) n'est en rien la grande cousine de Wadjda, la saoudienne. Et il faut se méfier de notre prisme occidental qui a tendance à tout condamner, voire mépriser, à l'aune de nos propres valeurs. Le film de Barmak Akram est somme toute une histoire simple : d'amour d'abord, qui prend une autre ampleur quand que ses fruits deviennent concrets. Dans Wajma, le réalisme des situations vous prend à la gorge. Même si le film manque de moyens, sa mise en scène est loin d'être pâle et les interprètes excellents. Akram dresse un tableau remarquable de la société afghane, laquelle, marquée durablement par la guerre, reste coincée entre une modernité qui s'affirme et des traditions qui perdurent. Et c'est la jeunesse qui commence à faire bouger les lignes. Dans ce film dramatique, c'est le message d'espoir qui s'impose, même s'il reste encore ténu.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

    Suivre son activité 45 abonnés Lire ses 618 critiques

    3,5
    Wajma a 20 ans, jeune et brillante kaboullienne ; elle prépare son entrée à la fac. Secrètement amoureuse de Mostapha, serveur dans un bar branché de la capitale ; tous deux connaissent tous les codes d’une société étouffée par la morale religieuse. A l’extérieur, ils ne se touchent pas, même pas la main ; mais arrivent tout de même à vivre des moments à deux, dans la quiétude de l’appartement familial de Mostapha ; à l’abri des regards. Mais voilà, le drame arrive ; Wajma tombe enceinte, Mostapha refuse de s’engager ; le déshonneur de toute la famille plane sur les épaules de la jeune femme. Avorter impossible dans ce pays. Lorsque son père, démineur, rentre, il se met dans une colère noire ; la vie de Wajma est alors en danger. Sauver l’honneur familial prime alors sur tout le reste, liens filiaux compris. Barmak Akram, le réalisateur, pour illustrer son propos choisit des familles modernes : elle, est libre de ses mouvements et ne porte pas de burqa ; lui, travaille dans un lieu branché. Ca renforce d’autant sa démonstration. Il essaie donc de montrer le plus justement cette société où les jeunes peinent à faire bouger les lignes morales et où le poids de l’honneur est un fardeau pour les filles. De fait, peu de burqas à l’image. Didactique, une des limites du film ; Barmak Akram s’évertue à défendre la position de chacun ; même celle du père. A la manière d’un Renoir ; chacun a des raisons objectives à agir de telle ou telle sorte. Le film est donc réaliste mais donc aussi dérangeant dans l’instantané d’une société afghane rétrograde qu’il donne à voir. Ca donne un film courageux, d’actualité offrant un visage différent des JT sur Kaboul. Intéressant, instructif ; mais comme dans tout film s’attachant avant tout à une grande honnêteté et rigueur du propos, il manque une intensité dramatique. A voir tout de même pour une vision de la société afghane d’aujourd’hui.
    Paul F.
    Paul F.

    Suivre son activité 7 abonnés Lire ses 173 critiques

    4,0
    Le film qu’il fallait surtout ne pas manquer, mais à voir le petit nombre de critiques on se demande si nous sommes aussi cultivés qu’on le prétend. Bref, j’ai beaucoup aimé ce film, il met en évidence une société plombée par la loi de la religion et nous oppose à notre libéralisme occidental, celui-là même qui nous mène au mur. Mais malgré tout on est frappé par la violence du propos qui est toujours d’actualité dans ce pays qu’est l’Afghanistan, un pays dévasté par des décennies de guerre, et qui marche à reculons. Pour illustrer le propos on va parler ici des amourettes de deux jeunes gens, et dont l’ignorance va les mener à la catastrophe ; une jeune fille qui se retrouve enceinte avant le mariage, et son amoureux qui va faire preuve d’une lâcheté qui certainement lui coûtera cher. Le père de la jeune fille est en réalité plus bête que méchant, et la grand-mère va finalement se révélée la plus courageuse de toute la famille face au déchaînement de violence dont va faire preuve le père. On pourrait résumer le film à cette idée : Comment la religion va dévaster cette famille, et comment nous avec notre œil (occidentalisé) nous observons et analysons ces deux mondes. Les acteurs, excellents, sont criants de vérité. 4 étoiles.
    Thierry M
    Thierry M

    Suivre son activité 46 abonnés Lire ses 2 381 critiques

    4,5
    Magnifique film , des scènes tres dures et tres intenses.
    Felipe Dla Serna
    Felipe Dla Serna

    Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 113 critiques

    3,5
    Excellent film de mœurs qui retrace une histoire assez commune dans certains pays arabes, d'un jeune couple d'amoureux dont la fille se retrouve enceinte....grand malheur dans une culture où l'honneur familial est plus important que la vie humaine et où la loi protège à celui qui tuerai le responsable d'un tel péché s'il est surpris par l'offensé "les mains à la pâte"... Société hypocrite qui préfère regarder ailleurs, dans laquelle tout peut être justifié tant que ce n'est pas vu ou entendu... De ce point de vu là, le film montre tout son intérêt mais il est vrai que le scénario ne réservé pas la moindre surprise sur son déroulement. Dommage, car l'ensemble est bien mené par Barmak Akram avec de bons acteurs dans un film qui nous montre un Afganistan actuel et relativement moderne en apparence où la place de la femme est toujours en deuxième plan même si elle révèle la lâcheté de l'home et c'est là son principale mérite.
    Paloma G.
    Paloma G.

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    5,0
    Film très émouvant qui nous invite à découvrir Kaboul moderne à travers un couple de jeunes amoureux. Découverte de Kaboul, découverte de la vie quotidienne sur place, découverte de la narration et de la sensibilité orientale, découverte du poids de la société. Réalisé par Barmak Akram et joué par des comédiens talentueux, ce film met à l'honneur la femme afghane, toutes les femmes du monde, à travers un sujet universel. Bref, à voir absolument!
    Emilie D.
    Emilie D.

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    1,0
    Cette violence on sait qu'elle existe, alors quel est ce malin plaisir à vouloir la montrer ? Trop violent, à fuir !
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