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    Leçons d'harmonie
    note moyenne
    3,7
    185 notes dont 40 critiques
    répartition des 40 critiques par note
    6 critiques
    18 critiques
    9 critiques
    4 critiques
    0 critique
    3 critiques
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    40 critiques spectateurs

    stanley
    stanley

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    3,5
    Publiée le 30 mars 2014
    Les leçons d'harmonie, au titre si bien choisi (le film traite de la destinée et est bien réussi esthétiquement), est une belle découverte. La grande force du film est sa mise en scène remarquable. Le film est d'une beauté stupéfiante grâce aux choix des plans, de la photographie, du jeu des lumières que cela soit sur les paysages désolés ou sur les intérieurs. La ferme est filmée d'une façon judicieuse, les longs plans séquence sont d'une grande beauté. Et puis, il y a cette maison abandonnées avec la lumière qui transperce le toit, telle une église. Emir Baigazin est très à son aise dans les scènes oniriques, poétiques et surréalistes (le mouton sur l'eau) ou drôle (la guillotine, la danse de la fille voilée). Le cinéaste est aussi un très bon directeur d'acteurs dans des personnages très bien écrits. Le génial adolescent Timur Aidazbekov mériterait tous les prix d'interprétations par la force qu'il donne à un personnage mutique et qui se questionne sur la mort par ses expériences sur les animaux (sans rien de glauque ou de sadisme gratuit). Un seul défaut du film et qui l'empêche pour moi d'être plus qu'un bon film, un scénario un peu répétitif à son milieu. On aurait voulu que l'histoire sorte un peu de l'univers mental de violence rentrée et parfois répétitive (filmée hors champ et avec finesse) pour aller vers le personnage de la fille voilée. Le film reste une belle réflexion sur la violence atavique, l'engagement religieux, le destin et une vision d'une société faillible. A voir.
    Yves G.
    Yves G.

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    3,0
    Publiée le 2 avril 2014
    Après le Kirghizistan et la Bulgarie je poursuis mon exploration - cinématographique - des marches de l'empire soviétique en allant visionner dans une salle (étonnamment pleine) ce premier film d'un jeune cinéaste kazakh sorti mercredi dernier et primé à Berlin l'an passé. Aslan, 13 ans, vit seul avec sa grand-mère au milieu de la steppe glacée. Collégien mutique, il est devenu la tête de turc de ses camarades, enrégimenté par Bolat (avec un l), petite frappe teigneuse. Il décide de se venger des humiliations subies avec le concours d'un nouvel élève fraîchement arrivé de la ville. Ça ne rigole pas dans les écoles kazakhs ! "Leçons d'harmonie" n'est pas un film de collégiens du style "Les sous-doués passent le bac" ou "Les profs", mais plutôt une froide construction philosophie dostoïevskienne. Le mal nous entoure. Il faut nous y adapter pour survivre. Mais comment survivre sans se corrompre ? Voilà les questions métaphysiques que brasse cette première œuvre ambitieuse. Son héros, interprété avec une impressionnante maîtrise par le jeune Timur Ajdarbekov (un nom à retenir !), ne cède pas facilement à l'identification : si les brimades dont il est victime nous le rendent sympathiques, la machiavélique détermination dont il fait preuve pour s'en venger font froid dans le dos. Ce film, qui traite de la violence en la renvoyant hors champ, possède la lenteur glacée de Hanneke.
    brunetol
    brunetol

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    4,5
    Publiée le 29 mars 2014
    Un village du Kazakhstan. Rudesse de la vie à la campagne. Pauvreté. Racket au collège, où les petits caïds font régner une terreur mafieuse suivant l'exemple des grands frères, perpétuant une tradition immémoriale et universelle. Darwinisme social. Les dominants, les boucs émissaires, la masse amorphe et consentante des dominés. Ce n'est qu'une question de degré, on a tous plus ou moins connu ça, mais chez les Kazakhs, c'est du lourd. Une victime malmenée rumine sa revanche : on assiste progressivement à la naissance d'un psychopathe, sous le regard entomologiste d'un réalisateur qui dès son premier film démontre une originalité et une maîtrise rares. La violence reste souvent hors champ, le scénario est troué d'ellipses étonnantes, Emir Baigazin laisse au spectateur le soin de combler les manques avec son propre imaginaire. Visuellement, le film est totalement abouti, parcourus de séquences sidérantes de beauté, de trouvailles formelles. spoiler: Cafards sur la chaise électrique, mouton qui marche sur les eaux, lézard décapité... On peut seulement lui reprocher la longueur complaisante des séances de tortures spoiler: pendant la garde à vue des deux enfants , et supposer qu'il y a là une volonté politique de dénonciation, dans un pays sous la férule du dictateur Nazarbaïev, où la démocratie semble encore un horizon lointain voire inaccessible.
    Skipper Mike
    Skipper Mike

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    4,0
    Publiée le 16 janvier 2015
    "Leçons d'harmonie" parle d'humiliation, de solitude, de rancœur, de pauvreté et de vengeance, mais sans jamais tomber dans le misérabilisme. Alors qu'il est si aisé de broder sur la dépression que le ressentiment peut engendrer, Emir Baigazin ne tombe pas dans le piège de l'apitoiement facile mais cherche au contraire à garder pour ses personnages une force et une volonté les mettant à l'abri de la perte de leur dignité. Bien sûr, ils restent pour la plupart mystérieux jusqu'à la fin, car capables de dissimuler leurs pensées et intentions, mais cela se révèle très stimulant voire passionnant. Leur variété est aussi une des grandes qualités du film : entre le garçon introverti, le clown de la classe se prenant pour un caïd, les jumeaux le chapeautant, la musulmane se souhaitant pure et le citadin étranger à tout ça, on a droit à une galerie de portraits atypique autant qu'attachante. Le réalisateur sait aussi soigner son esthétique, filmant l'ensemble avec une belle photographie et un vrai sens du cadre. "Leçons d'harmonie" sait donc se faire beau pour raconter une histoire dure et cruelle qui ménage rarement le spectateur et c'est cette recherche visuelle qui permet à un scénario déjà intelligent d'être aussi abouti une fois porté à l'écran.
     Kurosawa
    Kurosawa

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    3,0
    Publiée le 27 septembre 2015
    Pour son premier long-métrage, le jeune cinéaste kazakh Emir Baigazin démontre une puissance formelle singulière tout en l'inscrivant dans un propos sur la violence dans un pays peu connu sur le territoire cinématographique. La cruauté est ici vue comme un rapport dominant-dominé qui ne se s'établit pas seulement entre deux parties mais sur une échelle plus large, de la prison jusqu'à l'école. Mais ce que montre Baigazin dans la dernière demi-heure de son film, c'est une violence qui gangrène également les forces de l'ordre et le corps médical, censés être irréprochables, qui font preuve de méthodes assurément sadiques. Cette maltraitance physique, si elle est souvent frontale, est mise en scène sans la moindre complaisance, d'autant plus que certaines ellipses particulièrement fines témoignent de la distance du cinéaste par rapport à l'action. Bien que Baigazin fasse preuve d'une précision redoutable dans ses cadrages et ses travellings tout comme sa direction d'acteurs est impressionnante, sa volonté de s'élever au dessus de son matériau narratif par une série de symboles et de métaphores entomologiques laisse de marbre. L'opacité relative aux images d'insectes - et aux animaux de façon plus large - révèle surtout l'envie de jouer la carte auteuriste avec un cynisme assez déplaisant, un petit côté prétentieux qui nuit à l'ensemble. Malgré ses défauts, Baigazin montre avec ce premier film ambitieux qu'il est un cinéaste à suivre, possédant de réelles qualités de metteur en scène.
    poet75
    poet75

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    3,0
    Publiée le 31 mars 2014
    Pour son premier film, le kazakh Emir Baigazin impressionne par sa maîtrise certes, mais dérange en proposant une histoire de violence et de règlement de compte. Le village du Kazakhstan ici présenté et en particulier le collège qui est le théâtre d'un grand nombre de scènes sont le lieu où sévissent des caïds sans scrupules faisant régner leur loi et imposant leur terreur. Face à Bolat, le chef de cette bande, Aslan ne fait pas le poids. Le premier a décidé d'ostraciser le second: interdiction formelle de nouer avec lui quelque relation que ce soit! Quant aux autres élèves, ils sont régulièrement rackettés et gare à ceux qui n'ont rien à donner au caïd! Tel est le monde que décrit le réalisateur, mais en s'attardant longuement sur quelques-uns des personnages et en particulier sur le mutique Aslan, recueilli et élevé par sa grand-mère et qui n'a trouvé pour tout exutoire que de s'emparer de cafards afin de les torturer! Au collège, les élèves, après avoir suivi un cours sur le Mahatma Gandhi, en suivent un autre sur le maniement des armes, puis un autre encore sur les lois d'élimination naturelle de Darwin. Curieux monde dans lequel évoluer et grandir. Pour Aslan, la seule préoccupation qui vaille est de se venger de son tortionnaire. Dommage que, malgré toutes les qualités indéniables de cette réalisation, on ait affaire à un scénario et à une mise en scène trop démonstratifs! Aslan torturant des cafards puis étant lui-même torturé comme il l'a fait pour ses cafards, je trouve que c'est exagéré et trop appuyé! J'espère néanmoins que l'on donnera à ce cinéaste prometteur les moyens de poursuivre son chemin de création. 7/10
    Fidelou
    Fidelou

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    4,0
    Publiée le 29 mars 2014
    Aslan, 13 ans, est élevé par sa grand mère dans une ferme perdue au fin fond du Kazakhstan. Enfant solitaire et ingénieux, Il aime l’ordonnancement de la nature et la géométrie des choses. Il aime aussi construire des stratagèmes pour piéger les cafards. Et il est capable de saigner un mouton, sans émotion apparente... Au collège, Aslan brille dans toutes les matières, mais ne s’intègre nulle part. Souffrant peut-être de cet isolement qui frappe certains enfants surdoués… En tout cas, il ne se mêle pas aux pratiques des petits caïds qui rackettent les plus jeunes, pour venir en aide aux « grands frères » en prison. Mais quand lui-même est humilié par un camarde, il réagit froidement. Avant d'être interrogé par la police qui le suspecte de meurtre. Dès lors qu'elle quitte le collège pour devenir celle de la société, la violence franchit un cran supplémentaire. Pas la peine de s’en faire pour Aslan : « il a toujours un coup d’avance sur tout le monde ». Mais pour le reste ! Ces « leçons d’harmonie » ne sont, bien entendu, que dissonances. Même le justicier, qui ne cesse de se laver comme pour se purifier du mal, n'a pas les mains blanches... La dureté du propos contraste avec la sérénité apparente de l'adolescent et la majesté des grands espaces. Ce film sombre et fort, d'une grande qualité plastique a été récompensé par le grand prix du jury au dernier festival Premiers Plans d'Angers. Mais le réalisateur kazakh y a mis tant de choses, qu’on se perd parfois dans ses multiples pistes.
    Tumtumtree
    Tumtumtree

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    3,5
    Publiée le 7 avril 2014
    Un film exigeant ! Le principal mérite de ce film est d'être un beau récit sur l'adolescence. Habituellement, les récits sur les lycéens français multiplient les clichés et sont vite insupportables. En changeant de pays, le message passe mieux et le propos est plus mesuré. On observe ici avec minutie le monde assez sombre de cet ado obsédé par la propreté et soumis à la violence des autres. On découvre au passage ce curieux pays, archaïque par certains côtés, moderne par d'autres et où les visages sont un curieux mélange entre Europe et Asie. La mise en scène est très rigoureuse et la photographie superbe. Cependant le récit se délite dans le dernier tiers et nous mène vers une certaine confusion voire un symbolisme poussif. Cela reste un bon film.
    Charles R
    Charles R

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    4,5
    Publiée le 3 février 2014
    Un film venu du Kazakhstan : voilà qui ressemble à un OVNI, du moins pour nous, spectateurs habitués à des "produits" le plus souvent made in Europe ou made in USA. Et lorsque le jeune réalisateur Emir Baigazin est venu nous présenter son premier long-métrage au Festival Premiers Plans d'Angers, nous ne pouvions que manifester un grand intérêt qui bientôt allait se doubler d'une merveilleuse surprise. Certes le film n'est pas de tout repos. La violence y est omniprésente et le spectateur se voit infliger des images d'une cruauté parfois insoutenable. Mais quelle leçon...de beauté et d'harmonie ! Aslan n'a que 13 ans. Elevé à la rude par une grand-mère qui vit dans la pauvreté, il se distingue à l'école par un sens aigu de l'observation et une passion pour les sciences. Seulement voilà : la mafia rôde, amatrice de rackets, de chantages et de règlements de comptes, et les collégiens qui y sont tous confrontés doivent s'adapter plus ou moins à ce système odieux. Un chef de gang, Bolat, va faire d'Aslan une victime privilégiée de ses provocations et de ses humiliations à répétition. Jusqu'au moment où... Le film ne recule devant aucun acte de violence. Mais pour dépeindre une société où la cruauté - tant vis-à-vis des humains que vis-à-vis des animaux - est de règle, Emir Baigazin choisit la violence des images. Le parti pris est peut-être discutable, d'autant que l'ironie du réalisateur se traduit par un esthétisme sans faille où la pureté est de mise. Certains pourront s'en émouvoir. Quel lien entre ces images parfaites et ce monde sans pitié ? Or c'est précisément cette distance entre ce qu'on peut sommairement appeler la forme et le fond qui crée le malaise et éblouit le spectateur. Merveille d'intelligence et d'ironie, ce film est l'occasion de révéler un tout jeune garçon, Timur Aidarbekov, qui incarne à la perfection cet adolescent timide et maniaque qui finit par prendre sa revanche, mais qui sera rattrapé par un système répressif aussi violent que le monde de mafieux auquel il se sera confronté.
    nikolazh
    nikolazh

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    3,0
    Publiée le 17 avril 2014
    Un film âpre et cru(el) sur l'adolescence dans un village du Kazakhstan, entre brimade et racket. Portrait d'une jeunesse livrée à elle même, et où la rivalité est considérée apparemment comme une bonne chose... seuls les plus forts s'en sortent. Une pratique justement remise en question dans le film où la force brute va se retrouver mise à mal par l'intelligence, même si elle reste sadique et inhumaine, et donc en ce sens pas plus recommandable. Malheureusement le film penche un peu trop du coté du cinéma russe d'auteur à la Tarkovsky, à savoir parfois un peu obscure dans sa narration et longuet par moments. Plutôt réussit dans son ambiance et bien interprété. A voir.
    Cineseba
    Cineseba

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    4,0
    Publiée le 6 avril 2014
    "Wow ! Sombre, froid, dur mais très beau, ce film ! "Leçons d'harmonie " montre la souffrance d'un élève Aslan, âgé de 13 ans, mutique, malheureusement écarté des élèves qui se protègent du menace d'un caïd s'ils s'approchent de lui ... Aslan est un jeune adolescent surdoué, vivant dans une ferme isolée avec sa grand mère qui ne sait pas comment l'aborder ... Il est fasciné par la géométrie et la science du corps, il travaille bien à l'école mais il souffre atrocement de son isolement à cause de son mutisme et de ses talents surdoués. Lorsqu'il voit les élèves se faire maltraiter par les voyous, il ne réagit pas, il a seulement des yeux noirs et la tête froide ... A la maison, il se défoule tout seul en faisant des expériences de torture sur des cafards et des lézards ... Une sorte de Poil de Carotte version école ! Il va chercher à se venger du caïd. Le film "Leçons d'harmonie " traite le thème du racket scolaire, les harcèlements moraux, la loi du silence dont les élèves ne parviennent pas à s'en sortir ... Violent, dur ... De très belles images qui m'ont fait penser à des images de photo par les jeux de la lumière et des perspectives et le contraste des couleurs ... L'adolescent Timur AIdazbekov est époustouflant dans le rôle d'un adolescent mutique qui ne montre pas d'émotions ... Ce qui m'a frappé, voire dégouté, c'est le début du film où ce jeune garçon saigne un mouton, sans émotion visible ... Ce qui est surprenant, c'est que le réalisateur a pu comparer les scènes de torture sur les cafards aux tortures dans les prisons ... En effet, les policiers torture Aslan pour qu'il dise la vérité s'il a tué ou pas le caïd ... Je me suis surpris de vouloir le protéger et l'aider à s'en sortir alors que je pense toujours que les meurtriers méritent d'être punis ... Ces scènes m'ont mis mal à l'aise à cause de mes sentiments contradictoires ... Beau film dont le rythme et le mouvement de la caméra restent lents et réguliers avec de beaux paysages et objets ! J'ai bien aimé ce film "
    jpdeg
    jpdeg

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    4,5
    Publiée le 8 mars 2014
    Ce film semblait être le grand favori du 31° Festival d'Annonay et pourtant, il n'a rien obtenu. Trop difficile ? Trop épuré ? Peut-être... En tout cas, nous l'avons vu deux fois, ce qui nous a permis de l'apprécier différemment. Ce film est dur, par moments hermétique mais terriblement réaliste sur le monde de l'adolescence où l'on singe celui des adultes avec toute la cruauté dont sont capables ces jeunes victimes du renoncement de ceux qui devraient être là pour les protéger et se révèlent particulièrement nuls. Aslan, le héros de l'histoire, nous fait souffrir par son mutisme mais il ne trouve pas d'adulte pour l'écouter et le drame que l'on pressent arrive. Le film montre aussi toute la violence de la prison et toute la veulerie de ceux qui sont censés faire appliquer la loi tout en s'en moquant à chaque instant.
    Akureyri.68
    Akureyri.68

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    4,0
    Publiée le 5 avril 2014
    Viles natures humaines dans une nature harmonieuse Aslan est un tout jeune adolescent de 13 ans qui vit en campagne kazakh, seul avec sa grand-mère. Il est scolarisé dans une école qui semble, de prime abord, agréable. Toutefois, très rapidement, les prises de vue reviennent régulièrement sur Bolat, le caïd local, qui organise un racket dans l’ensemble de l’établissement et y sème la terreur. Il est lui-même le subordonné de caïds encore plus sérieux. Aslan a, par ailleurs, été isolé par Bolat dans l’établissement, où plus aucun élève n’a le droit de lui parler sans risquer des violences physiques. Le réalisateur de 28 ans, Emir BAGAIZIN, traite ici d’un sujet universel : la violence à l’école et, notamment, au travers du racket. Mais, le pari de ce film est de porter ce sujet au travers de l’œil d’adolescents kazakh. Le sujet contraste avec la quiétude des splendides paysages. Parfois angoissant, ce film policier qui s’ignore nous tient en haleine et fonctionne parfaitement bien !
    anneleslilas
    anneleslilas

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    0,5
    Publiée le 31 mars 2014
    "Leçon d'harmonie" est très loin du cinéma de D Ormibaev. Il présente des scènes difficiles à supporter notamment la séquence d'ouverture avec le mouton et ensuite dans le rapport entre les élèves. Le film s'égare dans plusieurs directions (polar, drame social, vision onirique,etc.) et se perd réellement par moment. Il est très complaisant dans sa description de la violence et surtout il est très ambigu dans sa présentation de l'islam. Finalement les "grands frères" en prison finiront par obtenir l'argent du racket. Le film a été produit pour impressionner l'occident et les complaire. C'est un film carte postale mais une carte postale sale et trash. Ames sensibles s'abstenir, la scène avec le mouton rendrait végétarien un boucher de l'Avereyron. A fuir sur l'eau...
    Lollie201
    Lollie201

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    0,5
    Publiée le 18 février 2015
    Je note nul, pas tant pour la qualité du film, mais parce que c'est tout ce que je déteste au cinéma.. Au bout d'un quart d'heure, j'avais déjà envie de sortir de la salle.. je suis restée jusqu'au bout.. et la sensation d'oppression et de malaise n'a cessé de croître... Ca commence par l'égorgement et le dépeçage détaillé d'un mouton, suivent la description d'une humiliation et du racket dans un collège, par la torture d'animaux (je ne pensais pas avoir un jour pitié de cafards..), et ça continue de pire en pire..pour finir sur un faux moment de calme;. Même les paysages sont désespérants/ désespérés, les images et l'histoire sont à la limite du supportable, et tt ça pour quoi?.. Jamais un moment de compassion, de respiration, de légéreté, sauf peut-être le personnage- ambigü- de la jeune musulmane..Si la société Kasakh est 10% ausi dure.. pauvre d'eux! Je réalise que ce pourrait être autant de compliments: c'est vrai que l'image est belle, c'est vrai que c'est un film dont des images me resteront.. Mais contrairement aux critiques "presse" lues ici.. je ne me délecte pas à ce genre de spectacle..
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