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    Vic + Flo ont vu un ours
    note moyenne
    2,7
    57 notes dont 10 critiques
    20% (2 critiques)
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    30% (3 critiques)
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    10 critiques spectateurs

    pitch22
    pitch22

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    2,0
    Choqué par cette œuvre au final et, en même temps, subjugué par son efficacité. Toutes âmes sensibles s'abstenir! On ne vous aura pas prévenus (aucun avertissement officiel à ce titre...) Ce film serait resté excellent s'il n'avait pas été doté spoiler: d'une issue aussi atroce, qui fait songer à du Haneke. Voilà un supplice, un sadisme qu'on n'attend pas et qu'on nous inflige froidement. Horrible, voilà le mot qui vient d'emblée à l'esprit en fin de visionnage de ce film générateur d'écœurement. Je me suis même senti mal . Si vous vous attendez à un Brokeback Mountain version lesbienne, vous allez être déçus. spoiler: Ici c'est pire -le romantisme tombe à plat- et, surtout, c'est l'idée de laideur qui, globalement, l'emporte (déjà qu'on a pas mal d'éléments caractéristiques du film d'horreur en cambrousse). Mais pourquoi ne pas alors avoir carrément fait un film plus stylé? Dès le début, improbable, on se demande vraiment où on va, dans ce trou paumé entouré de forêt où trois jeunes se morfondent et où légumise un vieux grabataire. On ne pourra crier à l'excellence au vu de quelques grossièretés scénaristiques qui portent atteinte à l'intelligence qu'on se faisait des personnages, tant Vic que Flo. spoiler: Comment peut-on, dans une situation pareille, refuser ou mépriser l'assistance d'un encadrement judiciaire? Comment peut-on s'affranchir d'informer la police après avoir été victime d'un acte de cruauté semblable? Niveau jeu, ça reste épatant, troublant même. Je pense surtout à Pierrette Robitaille, qui incarne une Vic presque parfaite (une vraie révélation), peu méfiante. Romane, en ex-taularde bisexuelle contrariée, est un peu en-dessous, pas toujours au diapason (déjà qu'elle se trouve être la seule non dotée de c'Christ d'accent québécois) mais tout à fait dans son personnage, d'une force libre rarement vue depuis Les Nuits fauves. Marc-André Grondin (un officier de probation gay, bouc et crâne crasé), au jeu moyennement convainquant, manque un peu de véracité d'expression mais sied au rôle, d'ailleurs pas terrible justement. Ça cherche à se rattraper sur la fin (de manière assez ridicule) mais ça ne suffit pas: on pourra toujours trouver le tableau lesbophobe. Même le titre exprime un goût douteux, dont on ne saisis le sens caché que sur le tard et avec quel effroi! Après L'Inconnu du Lac (dont la beauté romantique n'a point d'équivalent ici), décidément, on nous inflige bien des désespoirs. Non, ce n'est pas une romance, non, ce n'est pas vraiment drôle... C'est un film-malaise (efficace pour se sentir mal ou coupé du monde). N'allez donc vous perdre en ces bois que si vous savez à quoi vous en tenir.
    GRANDVILLE FARIS
    GRANDVILLE FARIS

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    5,0
    Curling, sans doute inspiré par Les chasseurs dans la neige de Bruegel, échouait à créer l’impression voulue de malaise, sa bizarrerie semblait artificielle. Sans doute était-ce la crainte de Denis Côté d’en faire trop, car son nouveau film, qui aborde de front l’horreur de la prédation entre les hommes (qui sont parfois aussi des femmes), sonne incroyablement juste ; il n’est que de voir la manière dont il filme la main d’une pétasse manucurée sans visage, puis celle, usée, d’un vieillard : tout est dit sur les êtres. On retrouve le même thème de la peur viscérale (et justifiée) du monde des humains opposée au désir tout aussi prégnant de s’y intégrer. Dans Curling, un père séquestrait sa fille pour la protéger des dangers extérieurs, mais se socialisait par la pratique de ce sport sur glace. Ici Vic se méfie des autres, mais donne de l’argent à la première venue. Flo est venue se cacher dans la forêt (ironiquement, c’est du refuge que surgira le péril), mais passe son temps à rechercher des rencontres. Contrairement à ce qui a été écrit dans l’avis précédent, il n’y a aucune complaisance dans la laideur. Les humains qui évoluent dans cet univers mortifère sont filmés avec une grande délicatesse, et en retour ils jouent impeccablement. On songe à Bertrand Tavernier dans ses moments inspirés pour la drôlerie méchante et l’état d'égarement mental des protagonistes, à Bruno Dumont pour l’humanisme déviant, et au récent « Inconnu du lac », pour le décor de faux paradis lacustre où se niche l’horreur. Mais ici tout est beaucoup plus réussi que chez Guiraudie, à commencer par les dialogues moqueurs et jamais plats. Les personnages sont réellement opaques, trompeurs, tel l’agent de probation, qui semble d’abord inquiétant, puis révèle peu à peu un autre visage. Denis Côté ne perd pas son temps dans les scènes de cul, il va directement au cœur de la peur et de la souffrance. La fin est belle, onirique, éberluée. Les humains sont des bestioles comme les autres, à la merci des vivants. Pourquoi le titre « Vic+Flo » ? C’est bien sûr la gravure que les amoureux unis pour toujours laissent sur l’écorce des arbres…
    Flore A.
    Flore A.

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    3,5
    Un film atypique qui oscille entre drame amoureux, comédie loufoque et thriller pour s'achever sur une fin à la violence absurde à la Tarantino, d'autant plus absurde que le film ne nous explique pas le pourquoi de tout ça. Intéressant malgré des imperfections.
    Patrick Braganti
    Patrick Braganti

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    2,5
    Pour son huitième long-métrage, le québécois Denis Côté, un habitué des festivals souvent récompensé (Cannes, Locarno ou Berlin), continue à construire un univers décalé, peuplé d’individus souvent en marge de la société. Si Vic + Flo ont vu un ours semble suivre une trame narrative plus aboutie que dans les opus précédents, le récit connait très vite des ruptures de tons, emprunte des directions inattendues. La tranquillité de Vic et Flo sera bientôt perturbée par le rappel du passé sans que le réalisateur de Bestiaire éclaire ce qu’il fut, se contentant d’installer une atmosphère de plus en plus lourde, et même angoissante. Développé dans des tonalités bleues et vertes, le film souffre néanmoins d’une absence prolongée d’événements, ce qui ne manque pas de créer un certain ennui, à peine dissipé par la langue verte et imaginé des québécois. Montrées du doigt parce qu’elles s’occupent mal du vieil oncle et vivent en couple autarcique, même si Flo s’autorise quelques escapades, les deux femmes sont-elles en mesure d’inventer une autre existence ? À force d’épure et d’ellipses, le film laisse deviner sa dimension très fabriquée, sa mise en scène très léchée (et donc très visible), cultivant avec délectation son goût réputé sûr du décalage et de l’insolite qui, hélas, finit par sonner vain et stérile, même s’il s’appuie sur un pessimisme latent car, dans ces étendues sylvestres et silencieuses, est-il possible de s’y terrer et d’ainsi échapper à l’ours ?
    Nathalie Frédérique
    Nathalie Frédérique

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    0,5
    à éviter absolument, sans intérêt et la fin est traumatisante. ames sensibles passez votre chemin.
    AM11
    AM11

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    0,5
    Ma note est peut être sévère mais comment faire autrement quand on se retrouve face au néant car c'est le cas je l'ai senti des la première seconde que ça n'allait pas me plaire mais bon j'ai tenu jusqu'au bout mais je me suis fais chier y'a pas d'autre mot du début à la fin. A un moment le film prend un virage différent mais ça arrive peut être trop et même ce final qui est assez surprenant n'arrive pas à élever même un peu mon intérêt pour ce film.
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Cette fois, Denis Côté s'est investi dans une fiction pure en délaissant pour un temps ses amours documentaires. Si Vic + Flo n'est pas un film tout confort pour autant, il est néanmoins d'un format plus classique, jusqu'à un certain point, car le cinéaste québécois est toujours aussi déroutant dans ses ellipses narratives. La musique, principalement des percussions, étonne et détone. Il y a en filigrane une intrigue policière en même temps qu'une histoire et tragédie sentimentale, le tout assaisonné d'un humour incongru. Denis Côté assagi ? D'une certaine façon, oui, mais impossible de l'empêcher d'emprunter des sentiers de traverse plutôt que des routes carrossables. Au risque de se perdre lui-même ainsi que le spectateur. Mais on ne va pas voir un fil de Côté sans savoir à quoi s'attendre.
    laurette95
    laurette95

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    0,5
    0.5 pour le jeu des deux actrices principales , le reste n'a aucun intérêt , très décevant
    Julien  R.
    Julien R.

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    5,0
    Denis côté nous surprend avec ce scénario troublant et angoissant. Un film à voir absolument!!!
    César D.
    César D.

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    3,0
    tabarnak!, une curiosité que ce film! un mélange assez étrange de romance, de comédie et de thriller. la fin est très violente et inattendue (du moins pour moi), l'ours" du titre vient de là (je n'en dirai pas plus). les acteur sont bons, Romane Bohringer est toujours une adepte du no make up-no glamour-no classe et Marc-André Grondin est méconnaissable en homo barbu et crâne rasé. une bonne partie du film est sous-titrée, parfois sans réelle nécessité, mais à l'occasion, c'était bien utile pour décrypter ces expressions québécoises si exotiques à nos oreilles françaises. à voir pour se dépayser et voir quelque chose de différent cinématographiquement parlant, mais à éviter si on n'aime que les films clairs où tout est bien expliqué.
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