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    Shokuzai - Celles qui voulaient oublier
    note moyenne
    3,9
    569 notes dont 75 critiques
    7% (5 critiques)
    40% (30 critiques)
    35% (26 critiques)
    9% (7 critiques)
    8% (6 critiques)
    1% (1 critique)
    Votre avis sur Shokuzai - Celles qui voulaient oublier ?

    75 critiques spectateurs

    Julien D
    Julien D

    Suivre son activité 362 abonnés Lire ses 3 097 critiques

    3,0
    Publiée le 10 juin 2013
    Comme le premier film qui regroupait deux épisodes de Shokuzai, celui-ci suit deux autres femmes témoins d’un crime quinze ans plus tôt en y rajoutant une troisième partie axée sur l’enquête menée par la mère de la fillette assassinée. Encore une fois, Kiyoshi Kurosawa passe, d’un chapitre à l’autre, à une approche cinématographique différente, un exercice qui nous confirme son talent multi-genres. Après les styles fantastiques et sociales abordés dans les deux chapitres du premier long-métrage, c’est cette du côté, tour à tour, de la comédie, du drame et du thriller que vont pencher ces trois chapitres. L’imagerie glaçante qui donne sa patte propre à cet excellent réalisateur japonais est malheureusement un frein à l’implication émotionnel que nécessitent ces genres, d’autant que le rythme très lent, en particulier dans le dernier acte, rend ce film très long véritablement laborieux à suivre. Il reste évident que sous son format initial de mini-série, ce projet artistique a dû avoir un succès considérable sur le public nippon.
    kleun
    kleun

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    4,0
    Publiée le 18 juin 2013
    Ce dernier film de 3 chapitres clôt le long métrage. Cela fait tout de même au total 4h20 pour l'ensemble des Shokuzai. On connait donc le fin de mot l'histoire, tout est relié. Certaines longueurs sont tout de même à déplorer comme dans le premier film. Je pense que le film aurait pu tenir grand maxi 3h tout en gardant sa force intrinsèque, c'est-à-dire un développement original des 4 personnages principaux singulièrement différents et totalement imprévisible. Dans tous les cas, j'espère de ne pas rencontrer/faire connaissances de ces personnages originaux dans la vie réel ... spoiler: la soumise, la cartésienne, l'oursonne bloquée et l'allumeuse.
    Estelle D.
    Estelle D.

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    3,5
    Publiée le 3 juillet 2013
    En France, on a pas l’habitude de ce genre de film, et moi non plus, donc j’ai trouvé des longueurs, des choses "inutiles" (alors y’a vraiment un passage dans la première partie… et long en plus, j’vous raconte pas!!) , des incohérences, de mauvais jeux d’éclairage, et une musique parfois caricaturale voire inappropriée… Vous me rejoindrez sûrement, sur ces points… cependant, si on prend le film dans sa globalité, que l’on analyse la réaction de chaque personnage, et leur psychologie, que l’on comprend l’âme du film, là où le réalisateur a voulu nous emmener, si on regarde Shokuzai avec un œil différent, on peut clairement admirer la complexité recherchée du psyché des personnages, son scénario tortueux mené par des acteurs convaincants qui ne manqueront pas de laisser le spectateur en haleine jusqu’à la scène finale. Lire la critique en entier sur mon blog
    Roland-De-Gilead
    Roland-De-Gilead

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    1,0
    Publiée le 22 juillet 2013
    La première partie avait su cultiver ma curiosité et l'envie de voir cette seconde partie. Mais, quelle déception !!! En effet, cette seconde partie s'avère très longue, très caricaturale. On ne croit pas aux personnages ! Et la fin, voulant mener à tout prix ses twists, est ridicule et interminable (on nous raconte toutes les histoires en plusieurs exemplaires). De fait, je vous déconseille aussi de voir la première tant Shokuzai est un tout : si le film est en deux parties, c'est juste pour éviter d'avoir un seul film de 4h30 !
    Yetcha
    Yetcha

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    5,0
    Publiée le 14 janvier 2014
    Une deuxième partie tout aussi sombre et passionnante que la première. Kiyoko Koizumi est fantastique et les personnages de Chizuru Ikewaki et Teruyuki Kagawa carrément flippants. Cette façon qu'a Kurozawa de faire des monstres à l'apparence angelique est toujours une merveille. Les révélations de la fin valent l'attente et à aucun moment on se doute de ça. Un très très bon diptyque pour peu qu'on apprécie l'ambiance nippone. Moi j'adore....
    BigDino
    BigDino

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    2,5
    Publiée le 13 juillet 2015
    La première partie rappelle un peu celle du premier film. On note directement l'absence de couleurs, et un personnage complexé, qui vit très mal le traumatisme. Presque plus glauque encore, si c'est possible, on suit le cas de conscience de cette jeune fille face à son frère qu'elle apprécie mais qui manifestement apprécie trop les petites filles. La première partie du film est assez forte, donne le ton d'emblée, quoique servie par un choix musical assez étrange (de la cornemuse?). La deuxième partie, là encore, détonne. D'emblée, la couleur vive revient, la dernière jeune fille est fleuriste et son magasin est intégralement vert. On croit respirer, mais déjà le patron se pointe et s'offre des libertés dans l'arrière-boutique. Décidément, les personnages masculins ne sont pas à l'honneur dans ce film. Mais cette partie nous réserve une nouveauté, cette dernière jeune fille se révèle manipulatrice et profiteuse, et on suit ses manigances sur fond de musique légère accompagnant l'ensemble. C'est d'ailleurs la seule partie qui révèlera finalement un personnage masculin faible, mais plus engageant. Pourquoi cette note, dans ce cas, alors que ces deux parties sont réussies? Malheureusement vient une dernière partie, la conclusion. Et là, le film dérape. Cette conclusion, est très très longue, très bavarde, nous donnant révélations sur révélations martelées par des dialogues interminables. Que cette conclusion révèle un mal-être et un non dit intéressant ne fait malheureusement pas oublier la faiblesse de cette partie, qui gâche l'ensemble.
    tuco-ramirez
    tuco-ramirez

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    3,0
    Publiée le 27 juillet 2015
    Sur ce second film, nous partons à la rencontre de deux autres des jeunes filles devenues adultes… et cette première moitié du film est tout aussi prenante que le premier film. Il donne à voir de nouvelles formes de dégâts occasionnés par la culpabilité, dont toujours la rituelle peur de devenir femme et de s’assumer en tant que telle… Ces deux portraits sont terrifiants… mais le final est long, bavard et décevant scénaristiquement par ses circonvolutions empâtées. Se penchant sur le passé de la mère de la petite victime dans le final et sa part de responsabilité dans la mort de son enfant, on attendait un feu d’artifice de terreur et de surprises… mais quelle déception ! Il s’agit là sur les 5 histoires de vie de ce passionnant feuilleton la plus plate et la moins enlevée. Dommage… j’aurais aimé adoré…
    Peter Franckson
    Peter Franckson

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    3,5
    Publiée le 18 septembre 2016
    La 2nde partie du diptyque se laisse bien voir malgré sa longueur (2H31) car elle comporte le dénouement de l’histoire qui est bien ficelée. Cela commence comme un fait divers, une gamine est violée et assassinée dans le gymnase d’une école. Ses 4 amies qui ont vu l’agresseur sont incapables de se souvenir de son visage. Quinze ans après, la mère de la fillette tuée vient revoir les 4 amies devenues femmes. Elles auront un destin tragique, marquées inconsciemment par la mort de leur copine : spoiler: meurtre de son mari, d’un forcené, de son frère ou de son beau-frère. La mère finira par retrouver l’assassin de sa fille… Une ambiance à la Boileau-Narcejac. Le format en 4 ou 5 épisodes aurait pu être souhaitable, quoique ? Fait-on le même reproche à Marcel Carné pour « Les enfants du paradis » ou à Bertolucci pour « 1900 » ?
    Vinz1
    Vinz1

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    4,0
    Publiée le 13 mars 2017
    Ce deuxième film est tout aussi glauque que le premier et même si la deuxième partie est longue, le spectateur a finalement l'impression d'endurer le calvaire de ces cinq femmes devant affronter un événement tragique ayant marqué leur vie à tout jamais et ce, jusqu'au dénouement, inéluctable. Beau, mais plombant.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,5
    Publiée le 21 mars 2017
    La suite de cette série en 5 épisodes: autant de vies brisées. Shokuzai veut dire pénitence en japonais. L'emprise de la mère est terrible sur ces filles: elle demande réparation pour un mal qu'elles n'ont pas commises mais elle est si dures avec elles. "Je ne te pardonnerai pas pour si peu" dit-elle à la fille-ours qui a voulu punir son frère de maltraitance ou de gestes déplacés sur son enfant. Elle tient la main de la justice et sous le joug de sa puissance morale, son emprise diabolique, leur refuse l'accès au bonheur mais il faut attendre cette dernière partie pour comprendre qu'une douleur en cache une autre. C'est bien elle le personnage central du film et la faute ultime ne pourra peut-être jamais être pardonnée. Puissant
    floflo2204
    floflo2204

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    4,5
    Publiée le 9 juin 2013
    Le deuxième volet de la saga Shokuzai en salle, je me précipite dans le cinéma le plus proche pour avoir enfin la révélation que j'attends impatiemment depuis une semaine. Un second opus tout aussi abouti que le premier dans lequel on retrouve encore une fois des prestations d'actrices remarquables. L'histoire continue à avancer et on explore deux nouvelles vies relativement sombres tandis que la mère cherche désespérément un indice sur le meurtrier. Un scénario très bien écrit qui fait bouger l'histoire comme il le faut, même si deux ou trois passages sont un peu lents. La musique est là encore excellente, les morceaux choisis sont tous assez sobres mais ne laissent vraiment pas indifférent le spectateur. Le plus gros point fort du film n'est autre que sa photographie absolument remarquable. On est donc scotchés à nos sièges pendant 2h30, on attend que le moment fatidique arrive et lorsqu'il se produit c'est avec beaucoup de sentiments contradictoires qu'on l'accueille. Un film qui fait ressentir de l'étonnement mais surtout, en grande partie, de la tristesse et qui se termine par une des plus belles scènes de cinéma que j'ai pu voir cette année.
    Robin M
    Robin M

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    3,5
    Publiée le 28 mai 2013
    Projeté lors du 15e Festival de Deauville Le documentariste français Oliver Meyrou ironisait sur la place de la télévision dans l’art en disant « Le cinéma est un art, la télévision est un meuble ». Il met alors en place une frontière nette entre les deux supports oubliant les passerelles qui les lient : les Séries. Les réalisateurs sont de plus en plus nombreux à tenter l’aventure télévisuelle comme Scorsese (Broadwalk Empire), Assayas (Carlos) ou plus récemment Campion (Top of the Lake). La qualité de l’offre télévisuelle permet même aux réalisateurs d’obtenir des sélections dans les Festivals : Carlos à Cannes, Top of the Lake à Sundance, Berlin et Cannes ainsi que Venise et Deauville pour Shokuzai de Kyoshi Kurosawa. Œuvre de plus de 4h30 transformer en France en un dytique savamment coupé (celles voulaient se souvenir/celle qui voulaient oublier), Shokuzai est avant tout une série en 5 épisodes réalisée pour la chaîne nippone WOWOW. Le passage par le petit écran permet de dilater le temps et ainsi de construire une narration fine sans se poser forcément la question de la nécessité. Il n’y a plus de question de coût/gain de l’image. Jamais Kyoshi Kurosawa n’aurait pu livrer une si grande fresque sur la culpabilité et la rédemption sans utiliser les codes de la série. Il dit d’ailleurs que c’est avec Shokuzai qu’il saisit « ce qu’est la tragédie pour la première fois ». L’œuvre de Kurosawa naît de l’envie de narrer les changements perceptibles dû à un traumatisme. L’auteur est travaillé par la question du vide ; dans Shokuzai c’est le vide de la vie dont le souffle s’échappe dans l’horreur. L’horreur est le viol et le meurtre d’Emili par un homme dont l’identification est impossible par le blocage mémoriel des 4 fillettes qui l’ont vu. L’intrigue glisse alors dans la culpabilité et la quête de rédemption suite à la promesse macabre d’une mère vengeresse, Asako. Elle représente le fantôme du passé attendant même Sae, dans le premier épisode, sous un pont à la manière des esprits dans la tradition japonaise. Kurosawa met alors en image les séquelles du passé qui forment le présent. Chacune est une facette de la réaction à l’horreur, à cette incursion soudaine dans le monde dur des adultes mais surtout au monde sexué de la gente masculine. Sae (1er Episode) a ainsi développé une peur panique du contact et a mentalement bloqué son corps dans l’enfance s’interdisant la fertilité. Elle se déshumanise sous les traits d’une poupée fantasmée par son mari. Cette stagnation de l’enfance se retrouve avec Akiko (3e Episode) mais Kurosawa la pousse à l’extrême (voire au fantastique) avec cette « femme-ourse », sorte d’adolescente éternelle au comportement animal. Elle s’exclue de la communauté des hommes qu’elle ne retrouvera seulement pour revivre une enfance à travers la fille de la copine de son frère. Pour Maki (2e Episode), c’est dans la rigueur d’un cadre scolaire qu’elle tente d’inculquer les valeurs qui auraient sans doute pu empêcher le drame. Elle se protège par des cours de Kendo qu’elle mettra en pratique lors d’une scène mémorable d’attaque dans une piscine devant ainsi l’héroïne qu’elle n’a pas pu être. C’est comme ça qu’elle paye sa dette. Enfin, Mayu (4e Episode) se détache un peu des 3 autres protagonistes. Elle est sans doute celle à qui le sous-titre celles qui oublient va le mieux. Cependant son comportement de fille volage repose belle et bien sur la perte d’opinion du corps et des atouts féminins. Cette dénaturation de l’homme est aussi visuelle. Si le film s’ouvre sur les couleurs douces et colorés de la campagne japonaise dans laquelle les robes des fillettes sont comme des coups de pinceaux. De l’après-midi ensoleillé, le film bascule soudainement dans la nuit noire symbolisant le voile épais de l’horreur qui s’abat sur le film dont seule la lumière rouge des voitures de police amène la lueur macabre. Le rouge chez Kurosawa est la couleur de l’au-delà, c’est ainsi le fantôme d’Emili qui couvre les visages et les culpabilisent. Puis, la photographie bascule dans des couleurs pastelles et dénaturés symbolisant le voile de l’évènement sur les vies brisées que Kurosawa dépeint. Shokuzai est également un regard sur la société japonaise. Une société profondément atomisée qui met en exergue la solitude des Hommes. Le vide se comble par le biais de réseaux de connaissances, mais jamais par le hasard des rencontres. Ce vide moral trouve écho dans l’image de dépeuplement qui se dégage des lieux : maisons abandonnées, gymnases vides. De plus, se dégage de l’œuvre de Kurosawa un certain machisme social avec des mariages arrangés, des femmes-objets. Les hommes sont réduits à des archétypes qui regroupent les malversations souvent attribuées au sexe masculin. Cependant la rédemption de l’homme est progressive : d’abord par l’ambiguïté du frère d’Akiko (3e Episode). Le rôle du père d’Emili pourtant malsain parvient à dégager une certaine pitié bienveillante excusant presque son geste. Shokuzai est une fresque psychologique intéressante, mais elle repose néanmoins sur une longueur et sur une exagération des situations qui perd parfois le spectateur. Kyoshi Kurosawa montre son talent de réalisateur mais s’autorise parfois des envolés très « télévisuelles ». Shokuzai fascine tout de même dans ses incursions au bord de l’irréel.
    Claudine G
    Claudine G

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    3,5
    Publiée le 5 juin 2013
    Film qui ne laisse pas insensible. Ce film prouve que les traumatismes subis durant l'enfance rejaillissent sous quelque forme que ce soit un jour lorsque l'on devient adulte. Très bien interprété, je suis sortie de la salle dans une bulle irréelle et pourtant très forte en émotion. Chacune des jeunes femmes impliquées réagissant différemment au drame qu'elles avaient vécu dans leur enfance. Psychologiquement film très intéressant et bouleversant. Un moment propre à chaque spectateur, mais personnellement j'ai bien aimé.
    Sandrine M.
    Sandrine M.

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    4,5
    Publiée le 8 juin 2013
    la deuxième partie colle toujours au siège, c'est intriguant, émouvant et terrifiant. Faire pénitence ne sera pas le choix de toutes et dans la dernière partie qui se veux explicative les secrets seront levés et les rebondissements de taille. Les 2 films sont indissociables mais pour moi les 4h30 (au total pour le 2 films) ne peuvent laisser indifférent face à cette histoire si bien mise en scène. Pur bonheur, il faut se laisser japoniser et transporter par les personnages tous à la hauteur de ce scénario bien ficelé. Je vous engage à découvrir cette oeuvre !
    Laurent C.
    Laurent C.

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    5,0
    Publiée le 10 juin 2013
    D'apparence étrange et ennuyeuse, ce film brille de par sa rigueur dans la mise en scène, la photographie, la lumière et le jeu des acteurs. Il s'écoule lentement mais tout à fait inexorablement vers une critique quasi comique de la société japonaise. La deuxième partie dépasse grandement la première dans le développement incroyable qui est donné dans le film. Magnifique !
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