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Deux jours, une nuit
note moyenne
3,4
3171 notes dont 507 critiques
9% (45 critiques)
37% (186 critiques)
23% (116 critiques)
16% (80 critiques)
7% (38 critiques)
8% (42 critiques)
Votre avis sur Deux jours, une nuit ?

507 critiques spectateurs

Dex et le cinéma
Dex et le cinéma

Suivre son activité 531 abonnés Lire ses 186 critiques

4,0
Publiée le 24/05/2014
Sur le papier, "Deux jours, une nuit", avait tout pour déplaire. Une mère de famille que l'on menace de licenciée, doit mener un combat impossible contre l'esprit avide d'argent de ses collègues, et ainsi, tenter de les convaincre que son avenir de mère vaut plus qu'une simple prime. Un scénario typique du drame français classique (bien qu'ici il s'avère être belge), annoncé dès la bande annonce comme un film quasi-naturaliste. Et pourtant. Jamais je n'aurais crus que les frères Dardenne parviendraient à m'entrainer avec autant d'aisance dans le combat humain de cette femme, extraordinairement interprétée par Marion Cotillard, qui confirme une fois de plus son immense talent à ses détracteurs. Car "Deux jours, une nuit", n'est pas un film. C'est la vie, c'est un choix. Phrase on ne peux plus ridicule, mais c'est bel et bien cette conclusion qui m'envahit l'esprit lorsque je repense à cette aventure, d'une touchante et sublime vérité. Bien que quelque peu répétitive, l'intrigue parvient à atteindre une intensité totalement insoupçonnée au moment du crucial, et redouté, vote final. C'est véritablement à ce moment, que le film m'a prit au tripes, et que tout le sens de cette aventure de 1h50 en compagnie de Marion Cotillard, m'est apparu. Tout est résumé en 2min, dont l'intensité est presque insoutenable. But d'une vie, et par conséquent, but d'un film. Sans rien en dévoiler bien sur, je vous dirais simplement que la fin de "Deux jours, une nuit" est magistrale. Belle, touchante, terriblement réaliste, et par conséquent, extraordinaire. Un grand bravo aux frères Dardenne pour ce drame humain d'une grande intensité !
benoitG80
benoitG80

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3,0
Publiée le 25/05/2014
"Deux jours, une nuit", dernier né des frères Dardenne, n'a pas donné toutes les promesses attendues et espérées ! Et pourtant, alors que Marion Cotillard joue extrêmement bien ce rôle de femme perdue, quelque chose cloche dès le départ dans cette histoire qui devient pour l'occasion, vite bancale... En grattant un peu et en cherchant bien, on trouve vite les incohérences qui nuisent au bon équilibre du film. Premièrement, le marché proposé aux 16 employés par leur propre patron, à savoir se passer de leur prime annuelle de 1000 euros afin de préserver l'emploi de Sandra ou alors la licencier et garder cet avantage financier, est totalement irréaliste dans la mesure où cette proposition ne tient pas compte des véritables charges et sera vite à revoir dans un bref avenir puisque, crise oblige, le boulot se fait déjà sans elle... De plus, demander ce sacrifice pour sauver une collègue et donc pas forcément une une amie ou même une copine, alors que soi-même ou son conjoint est déjà dans une précarité vécue ou à venir, devient vite une utopie qui ne tient pas la route deux minutes... Alors que la simple mise en place d'une pétition pour maintenir cet emploi aurait été une bien meilleure idée bien plus réaliste, avec le simple choix d'y apposer sa signature ou pas ! Et donc, ce combat que va devoir mener Sandra avec cette volonté de revoir le vote en sa faveur, combat très serré en terme horaire, va sonner malheureusement faux très vite ! Ce schéma à fortiori très répétitif va ainsi de suite perdre de son intérêt et de sa crédibilité malgré le jeu des comédiens tous épatants, il faut le reconnaître... Il est à noter que partir du point de vue d'une employée fragile qui sort d'un congé de maladie suite à un état dépressif, n'était pas la meilleure solution, d'autant plus qu'ici Sandra craque littéralement et ne semble pas en état de se remettre à son travail... Par contre, la voir se battre réellement et vigoureusement à l'issue d'une grave maladie, aurait permis de donner plus de réalisme, d'émotion et d'intensité ! Voir cette personne pleurer, se médicamenter, douter d'elle-même, de son mari et de ses collègues, alors que cela est tout à fait compréhensible pour autant, n'arrange rien dans cette course à l'emploi contre la montre ! Un côté plus rageur, avec des hauts et des bas peut-être, avec des scènes de famille entremêlées les enfants étant présents, des disputes et des mises au point, des passages indispensables sur la vie à l'usine et les collègues, auraient sans doute casser ce rythme lent et répétitif imposé par cette quête dont certaines étapes auraient pu être suggérées ou même éludées... D'ailleurs à l'issue de toutes ces visites, on finit par ne plus croire en Sandra dont l'énergie et la foi semblent s'évanouir en allant, sans en dire davantage sur le fond... La fin fait preuve d'un angélisme étonnant par le choix que fait cette employée, alors que l'autre alternative aurait été bien plus pertinente et synonyme d'une réflexion, d'un questionnement, pour le coup extrêmement bienvenu sur notre société ! Pour conclure, un film au propos louable et à découvrir évidemment pour son thème d'actualité et le jeu de ses acteurs, mais dont le postulat de base gêne vraiment à son réel développement...
FenêtreSurÉcran
FenêtreSurÉcran

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4,5
Publiée le 25/05/2014
Pour ce nouveau film, les Dardenne ont décidé de mettre en scène un horrible chantage. Filmé à coup de petits plans-séquences aussi sobres que puissants, le film délivre sa réalité frontalement. A cause du cadre spatio-temporel et des plans-séquences, il n’est pas possible à Sandra de s’échapper ni à nous de détourner le regard. La vérité nue est là, sous nos yeux. J’ai été quelque peu déçu par les plans-séquences, dont je pensais allaient être un peu plus longs mais aucun n’excède plus de trois minutes. Les cadrages sont serrés pour capter les émotions des personnages. Sandra a 48 heures pour mener sa lutte, un périple ensoleillé, entre rires et larmes. Sandra se bat pour redevenir elle-même par tous les moyens. Excluse de la société, elle a le soutien de la famille et a une force de caractère. Pourquoi le spectateur la suit-elle? Parce qu’elle nous représente, nos forces et nos faiblesses. Elle est un modèle de courage et d’abnégation. Elle ressent de l’espoir et de la détresse. Les fautifs ne sont pas ceux qui ont décidé de voter non mais le capitalisme sauvage qui oblige les patrons à supprimer des postes pour économiser des salaires. Le film est rythmique et énergique. Marion Cotillard signe une composition d’une sensibilité brillante, qui nous fait pleurer lorsque, pendant deux secondes, entre sa lutte et ses larmes, elle se libère et rit en augmentant la musique dans la voiture. Et oui, les Dardenne ont cette capacité à émouvoir sans artifices, sans musique ou presque. Critique et analyse entière en lien.
lecanardjaune
lecanardjaune

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0,5
Publiée le 05/06/2014
Bonne interprétation de Marion Cotillard, bien évidemment, mais cela ne suffit pas pour soutenir un scénario complètement improbable, l'équipe qui a réalisé ce film vit probablement dans une tour d'ivoir et n'a aucune connaissance du monde réelle et de l'entreprise. On est dans le cliché systématique sur bien des plans, et dans le théatrale pour ce qui est des scènes "d'action".
marc C.
marc C.

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0,5
Publiée le 08/06/2014
Nul!!On s'ennuie a mourir.L'histoire est invraisemblable et ennuyeuse au possible. Marion Cotillard qui surjoue en permanence et qui ne fais passer aucune émotion s'installe désormais comme une de nos plus mauvaises actrices....
chrischambers86
chrischambers86

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2,5
Publiée le 13/06/2015
Deux jours, une nuit! C'est en fait le dèlai qu'à Sandra pour essayer de garder son emploi! On est à Seraing, dans une ville belge francophone! Le film des frères Dardenne (grands habituès du Festival de Cannes et deux fois vainqueurs de la Palme d'Or) dèmarre sur ce compte à rebours! Comme toujours, les Dardenne travaillent en plan sèquence avec un montage qui tient beaucoup du rythme! Certes, ce n'est pas leur meilleur film mais les deux frangins nous entraînent une nouvelle fois dans une histoire avec du suspense, de l'amour et de l'èmotion en rèduisant pas mal ce qu'ils offrent au gens! C'est à dire le film d'auteur, un magnifique genre! Oeuvre très ancrèe dans le rèel qui parle de la vie, la vraie, "Deux jours, une nuit" est un beau film! Regrets, Marion Cotillard a du mal à rentrer dans l'univers des Dardenne dont la prestation ne mèriterait pas qu'on s'y arrête puisqu'elle ne fait que rèpèter la même chose ou pleurer! Pas une rèplique, pas un plan de Cotillard qui ne soient prèvisibles! il aurait fallu peut-être choisir une actrice comme Corinne Masiero, extraordinaire comèdienne et un physique de femme de la rue que Cotillard n'a pas! Mais il y a dans "Deux jours, une nuit" de formidables seconds rôles, des comèdiens inconnus ou non-professionnels qui donnent beaucoup physiquement parlant, comme ce joueur de football qui nous èmeut! Sans eux, ce film - un poil surcotè - serait ennuyeux au possible! il est dans son genre rèussi mais avec une grosse faute de casting à l'arrivèe...
Agnès C.
Agnès C.

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4,5
Publiée le 25/05/2014
Je vais rarement au ciné pour voir des films du "quotidien", je préfère des choses plus gaies. On m'a offert ce film en séance cadeau... je l'ai trouvé excellent, poignant, bouleversant, donc un vrai moment de cinéma! A voir absolument
JimBo Lebowski
JimBo Lebowski

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3,0
Publiée le 30/09/2014
Depuis ses nominations au Festival de Cannes en mai dernier j'attendais de voir ce que valait vraiment ce film, on nous l'a bien vendu il faut le dire, "Cotillard exceptionnelle, favorite pour l'interprétation", "film en tête de liste pour la Palme d'Or" etc, et au final et bien je suis pour ma part extrêmement mitigé voir même déçu. Les Dardenne exposent un sujet forcément sensible, celui de la précarité, ainsi que de la cruauté individualiste, ils proposent une mise en scène tout en sincérité faisant pour le coup briller Marion Cotillard qui est excellente, ils prennent soin de poser leur caméra de manière subtile et sans fioritures, bref je ne doute pas une seconde de leurs bonnes intentions. Mais je dois dire que le scénario m'a paru quelque peu décousu, autant le film démarre bien et on est directement en empathie avec cette femme qui veut se battre contre l'injustice sociale et de ce procédé quelque peu machiavélique de son employeur, mais petit à petit on s'y perd, déjà par l'exagération de la psychologique du personnage de Cotillard, certes névrosé mais qui peine finalement à réellement convaincre dans le sens où personnellement j'ai du mal à imaginer une jeune femme trentenaire mère de famille avec un mari autant s'effondrer pour une perte d'emploi, je veux bien que la crise soit implacable mais je trouve la réaction un peu démesurée, comme si on lui avait pronostiquée un cancer incurable, le chômage est un statut difficile mais ce n'est pas une telle fatalité non plus, d'ailleurs je pense même que les Dardenne on voulu volontairement inspirer ce sentiment, celui d'une "petite mort sociale". À ce moment là pourquoi ne pas choisir de mettre en scène une cinquantenaire célibataire, l'empathie aurait sans doute été plus importante, bien que pour le coup ça pourrait aussi paraître explicitement démagogique, je sais pas ... La redondance scénaristique m'a vraiment fatigué, j'ai franchement eu la sensation d'un assemblage de séquences quasi identiques où le personnage de Cotillard va quémander le vote de ses collègues en sa faveur en frappant tour à tour à leur porte, quasiment toujours les mêmes dialogues "tu peux pas voter pour que je garde mon emploi ? Qui l'a fait pour le moment ?"; On va me dire que c'est aussi le reflet de la réalité, je suis d'accord, la vie n'est pas toujours calibrée, mais alors pourquoi la filmer comme ça en faisant tourner son spectateur en rond ? Ça n'inspire pas une quelconque volonté d'accrocher l'auditoire de créer des boucles, enfin je peux comprendre que ce genre d'articulation peut sembler "réaliste" pour beaucoup mais moi ça m'a limite fait râler devant ma télé passé l'heure de film (et encore ça continu après ...). Et la fin est limite trop facile, pourquoi idéaliser le propos alors que ce registre pouvait conclure sur une note pessimiste et fataliste ? Pour le coup j'ai eu du mal à comprendre par rapport justement au degré de tangibilité, cela peut bien sur arriver mais au final on se dit limite "tout ça pour ça ?". "Deux jours, une nuit" reste tout de même un film intéressant quand au traitement de son idée, cette sincérité des Dardenne et la qualité d'interprétation élèvent le film mais ne gomment malheureusement pas ces défauts de redondance narrative.
Zoé B.
Zoé B.

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3,5
Publiée le 05/06/2014
Les frères Dardenne ne sont pas exactement de joyeux drilles, et on a le droit sur le terrain social de leur préférer l’humour d’un Ken Loach. Ce ne sont pas non plus des cinéastes infaillibles, il n’y a qu’à voir leur 1er long, "Je pense à vous", dont les maladresses feraient rire même le fan le plus inconditionnel. Mais là, j’avoue que j’ai un peu de mal à comprendre les critiques de ceux qui descendent "Deux jours, une nuit". Il y a d’abord le groupe des "- c’est trop long, et puis c’est répétitif", tous ceux qui fourbissent leurs ciseaux, certains même leurs conseils de montage et leurs bonnes idées pour reprendre ou muscler le scénario. No comment. Et puis il y a le groupe des spécialistes du droit du travail - et leurs amis, les sourcilleux du lavage d’estomac. Ceux-la pointent à raison les quelques invraisemblances de l’histoire. Et alors ? On accepte bien les comédies les plus improbables, on laisse fanfaronner sans rien dire le moindre super-héros, mais là, soudain, y’aurait problème : on est dans le cinéma social, alors plus droit à l’approximation. Moi, les invraisemblances, je vais vous dire, je m’en tape. J’ai bien vu que l’argument de départ était un peu fragile, que pour faire passer le choix cornélien proposé aux employés (je maintiens l’emploi de Sandra ou vous touchez vos primes) les Dardenne avaient dû mener leur intro à toute berzingue, et que l’explication que donnait le directeur lui-même sur le parking était l’occasion d’une réplique particulièrement foireuse… J’ai vu ça et puis j’ai vu la suite, un film d’une rigueur exemplaire, et d’une audace inouïe : oser 14 fois la même situation, les mêmes mots ou presque, pour obtenir 14 scènes différentes… parier que l’émotion, si elle doit surgir, n’a pas besoin du secours de la musique… et, évidemment, accueillir une star dans un univers qui n’avait jusqu’alors que faire de la notoriété. Marion Cotillard y est simplement prodigieuse. Sans fard, sans déguisement, juste 3 tee-shirts et une caméra qui ne la lâche pas, elle livre une interprétation bouleversante, loin, très loin des performances auxquelles on l’associe d’habitude. A Cannes, sans surprise, le jury a préféré récompenser le numéro d’actrice de Julianne Moore - généreux, débordant, excessif… le syndrome Oscar, l’évidence quoi ! Au sortir des 2 films, et quelques jours après, je vois bien quel personnage chemine encore à mes côtés, et pour longtemps je crois : le p’tit soldat Cotillard et la puissance métaphorique de son combat. La vérité, je l’ai déjà dit, la vérité emmerde la vraisemblance.
gimliamideselfes
gimliamideselfes

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4,5
Publiée le 22/05/2014
Forcément le dernier Dardenne c'est un petit événement tant leur filmographie est d'une qualité constante, pas un seul que je n'adore pas. Je dois dire que je ne me faisais pas de soucis pour celui-là. On sent une volonté des Dardenne à évoluer, c'est presque fini les longs plans caméra à l'épaule qui suivent les personnages marcher sans cesse, il y en a juste deux ou trois là et assez court. C'est marrant de voir que des tocards tentent de reprendre ce style aux USA dans le cinéma indépendant, comme quoi… ils ont un train de retour sur le cinéma belge aussi. On a une star, c'est la seconde fois après Cécile de France dans le précédent, il y a cette volonté de changement, de montrer qu'ils peuvent encore innover, du moins ne pas refaire le même film à chaque fois. En parlant de même film, le pitch de départ ressemble beaucoup à Rosetta avec la fille déterminée qui tient à son travail. Sauf que là on comprend vite que Sandra sort d'une dépression et on voit bien que ça l'emmerde au plus au point de se battre, mais elle va apprendre que le but n'est pas de réussir à obtenir ce que l'on veut, mais de se battre pour. C'est un film qui est réellement beau, vraiment touchant car vrai, toutes les réactions sont vraies, émouvantes. Ma scène préférée c'est lorsque cet entraîneur de foot tombe à ses genoux, il a en lui toute la tendresse du monde. Et c'est ça l’argument qui fait que contrairement à ce que certains ignares peuvent penser, non les Dardenne ce n'est pas du cinéma de dépressifs. Chacun de leur film porte un message d'espoir, d'amour, de tendresse. Et ce message n'en est que décuplé parce qu'on se trouve dans un monde réel, dur… Difficile de ne pas sortir de là avec le sourire, ou du moins revigoré. Et au diable ceux et celles qui pensent qu'un film qui "racontent ce qu'ils voient tous les jours n'est pas intéressant", parce que de un ce n'est pas vrai, mais en plus est-ce-qu'ils voient autant d'amour tous les jours ? Honnêtement je leur souhaite mais vu leur amertume et leur besoin de se réfugier dans la salle du dernier blockbuster pour oublier leur vie médiocre j'ai des doutes. J'ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux parce que c'était beau, tout simplement, lorsque c'est bien fait, que la mise en scène, d'une sobriété exemplaire qui parvient à se faire oublier (et ça c'est sublime), qui te filme un dialogue bien écrit, bien joué, qui transpire le vrai, forcément c'est beau, forcément tu te laisses emporter. Alors oui, je préfère l'enfant ou Rosetta, sans doute parce que la fin m'a plus marquée. Là fin était dans ces films là un baiser tendre, celle de Deux jours, une nuit, plus une douce caresse. C'est déjà pas si mal. Je suis toujours impressionné par ce genre de films où tous les personnages sont crédibles, où en voyant Cotillard répéter 14 fois la même chose on se lasse pas, où chaque fois ça se passe différemment, c'est vraiment beau. Bref c'est à voir, pour sa beauté (on l'aura compris) et son intensité, sa générosité, sa tendresse.
alain-92
alain-92

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4,0
Publiée le 25/05/2014
Une nouvelle fois les frères Dardenne n'hésitent pas à plonger d'emblée le spectateur dans une triste réalité quotidienne. Cette crise dont ne sait plus vraiment si nous nous en sortons, ou si au contraire nous allons finir par être définitivement engloutis. Les réalisateurs évoquent dans le dossier de presse que l'histoire est tirée d'un fait réel, cela parait, assez invraisemblable. Scandaleux si telle est la vérité. Des scènes répétitives, sous le soleil, allant d'appartements à des maisons particulières, une laverie et un terrain de foot n'en sont pas moins différentes par l'émotion qui s'en dégage. Moralement aidée par son mari, à la fois efficace et amoureux, rôle interprété par un habitué des réalisateurs, l'excellent Fabrizio Rongione, l'héroïne se retrouve néanmoins seule pour solliciter de ses collègues l'abandon d'une prime qui lui permettrait de ne pas perdre son travail. Affublée d'un jean quelconque, d'improbables tee-shirts, et coiffée à la va vite, Marion Cotillard excelle sous la direction des frères Dardenne. Dépressive, mère attentive, femme pugnace aussi, l'actrice est présente dans chaque scène. Le spectateur suit son parcours avec intérêt et une réelle émotion. Rien de très joyeux et pourtant une lueur d'optimisme éclaire la fin du film.
Pierro M.
Pierro M.

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2,0
Publiée le 21/05/2014
Je n'ai eu la chance de tomber sous le charme de ce film autant que le fut presse spécialisée ... La totalité de l'intrigue est plantée dès les 5 première minutes du film. S'en suit une série de scène de porte à porte RÉPÉTITIVE où Sandra (Marion Cotillard) va tenter de sauver son emploi. On se demande d'ailleurs pourquoi certaines de ces scènes n'ont pas été coupé au montage tellement elles se ressemblent et tellement certaines sont inutiles (Exemple : "Bonjour je voudrais parler à M. X," "Il n'est pas là désolé" "D'accord je repasse dans 2 heures"). Il faut attendre la fin du film pour trouver le dénouement, qui, je dois l'avouer, sauve le film. De plus, je dois être le seul au monde à ne pas tomber sous le charme des talents d'actrice de Marion Cotillard. Évidement, j'entends les critiques qui encensent le film, car c'est une vision de la pauvreté sociale, de la crise, du monde redoutable de l'entreprise, de la dépression associée, ... Certes, le sujet est intéressant MAIS mal exploité. Le fameux vote dont le film fait objet n'est pas du tout crédible : organisation bancale "à la va vite" sans cadre légal, donnant une vision erronée de l'entreprise.
Arnaud P.
Arnaud P.

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0,5
Publiée le 22/05/2014
Une thématique en soi très intéressante à mettre en lumière, le chômage est le sujet de tous et tout le monde d'une manière ou d'une autre y est sensible. Seulement j'ai dans mon cas personnel détesté l'approche de ce film pour illustrer le propos. Des longueurs à n'en plus finir, une répétition des scènes toutes semblables à la virgules près. Un caractère ultra pesant, certes recherché, mais qui poussé à son extrême donne à ce film un aspect quasi pathétique…
Vivien19
Vivien19

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5,0
Publiée le 22/05/2014
Les Dardenne et Cannes, ça fait un. Un peu comme la moitié des cinéastes présentant un film en sélection officielle cette année, toute leur filmographie est passée par la Croisette - avec à chaque fois un prix à la clé. Faisant aussi partie des rares réalisateurs à avoir deux Palmes d'or à leur actif (en 1999 pour Rosetta et en 2005 pour L'Enfant), l'arrivée de leur nouveau volet, mettant en scène cette fois-ci Marion Cotillard, avait de quoi éveiller la curiosité. En plus de s'imposer dès le départ comme l'un des grands favoris de cette année, Deux jours, une nuit semblait proposer un pitch de départ des plus intéressants : la lutte d'une femme pour convaincre ses collègues de renoncer à leur prime afin empêcher son licenciement. Les Dardenne font partie de cette vague d'un certain cinéma social qui jaillit depuis les années 1990 un peu partout en Europe. C'est souvent d'ailleurs ce qui fait l'intérêt premier de leurs œuvres : des sujets sociaux à hauteur d'homme, directs et simples, mais toujours traité au cœur des personnages à l'aide d'un réalisme saisissant. Cette règle s'applique d'autant plus à Deux jours, une nuit - dès les premières minutes, un constat : il n'y a aucun doute, nous sommes bien devant un film des Dardenne. En tête d'affiche, Marion Cotillard. Actrice controversée qui se construisait depuis quelques années une carrière hollywoodienne, ici dans son plus faible appareil : pas de maquillage, pas de caméra qui tente de la mettre tout le temps en valeur. Ici, Cotillard est une femme du commun, une ouvrière de la classe populaire - son interprétation est brillante, elle décroche ici le rôle de sa vie et vaut à elle toute seule qu'on s'attarde sur le film. Elle avance, souvent seule, dans sa quête inlassable, pleure souvent mais n'est jamais mièvre. C'est ici d'ailleurs l'une des autres grandes qualités du film : les Dardenne ont pour habitude de ne jamais s'éloigner de leur idée de départ. Pas d'intrigues secondaires, juste la trame principale, cette idée de scénario simple qui sert de point de départ et qui est utilisée à merveille tout le long, sans que des arcs narratifs secondaires viennent interférer son avancement. On ne s'égare pas, l'obsession du personnage de Cotillard finit par embarquer le spectateur - c'est beau, c'est fort, c'est souvent à pleurer. Les larmes ne sont jamais arrachées mais toujours amenées par le spectateur lui-même, l'émotion n'est pas forcée, elle est brute et forte. Portrait saillant des classes populaires, abordant, grâce à son sujet, de nombreux thèmes aux dimensions sociales, morales et psychologiques - Deux jours, une nuit est toujours d'une grande intelligence, parvenant à tenir sa promesse de livrer une conclusion, ni pessimiste ni optimiste, mais réaliste et réfléchie. Il est d'ors et déjà presque certain que Deux jours, une nuit gagnera un prix cette année à Cannes. Tant ce nouveau Dardenne s'élève au-dessus de tout le reste de leur filmographie, par sa justesse, par son lot d'émotions, son intelligence et sa perfection technique et artistique. Une Palme d'or ? Peut-être, il est un peu présomptueux de faire de tels pronostics, mais il est indéniable que ce qui est sans aucun doute le chef d'oeuvre de ce début d'année 2014 se hissera dans les meilleurs films, si ce n'est le meilleur film, de la compétition. Une claque monumentale et un grand moment de cinéma.
DanielOceanAndCo
DanielOceanAndCo

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1,0
Publiée le 25/06/2014
Pendant toute la durée du film, une drôle d'idée me trottait dans la tête : si on accuse aux fanboys leur aveuglement sur "Star Wars" et tous les films de super-héros, je me suis dit la même chose à propos des bobos parisiens qui se touchent devant la naturalisme des frères Dardenne. Personnellement, il s'agit du premier film de ces deux réalisateurs que je découvre, principalement attiré par le sujet, mais franchement, le traitement de ce sujet n'est pas du tout à la hauteur : dialogues trop explicatifs, répétitifs et surappuyés pendant tout le film pour bien montrer que c'est un drame, parce que pour les Dardenne, le spectateur est demeuré donc le mari de Sandra fait le topo toutes les dix minutes pour être sûr qu'on suit bien et Marion Cotillard reste les épaules voutées pendant 1h35 pour bien montrer que c'est une prolétaire belge qui fait surtout bouseuse. Donc voilà, dans le genre drame social, "Deux jours, une nuit" m'aura fait autant rire que "The Full Monty", maintenant, vu que les intentions des belges étaient un peu différentes du film anglais, ils ont juste raté leur film!!
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