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Tel père, tel fils
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Tel père, tel fils" et de son tournage !

Sélection cannoise

Tel père, tel fils a fait sensation en compétition officielle de l'édition 2013 du Festival de Cannes. Le film s'est vu décerner le Prix du Jury. Son réalisateur, Hirokazu Koreeda, était déjà venu sur la Croisette, à trois reprises : en 2001 avec Distance ; en 2004 où il concourrait pour la Palme d'or avec Nobody knows ; et en 2009 dans la sélection "Un certain regard" avec Air Doll, mais n'avait jusqu'alors pas reçu de distinction.

Spielberg conquis

Président du jury à Cannes où était présenté en avant-première le film, Steven Spielberg est tombé sous le charme de l’histoire contée par Hirokazu Kore-Eda. Si le réalisateur américain et son jury l’ont récompensé du prix du Jury, Spielberg est allé plus loin en en achetant les droits. En effet, sa compagnie de production, Dreamworks, a acquis les droits du long-métrage nippon et en assurera un remake américain.

Prix en série

Outre le Prix du Jury du Festival de Cannes 2013, le film a également reçu le Prix du Jury œcuménique sur la Croisette. Il a ensuite été récompensé à Vancouver par le Rogers People’s Choice Award, honorant le meilleur film étranger, puis à San Sebastian (Wuaki.TV Audience Award).

Âme d’enfant

Avec Tel père, tel fils, Hirokazu Kore-Eda confirme son goût pour la thématique de l’enfance. Si ce neuvième film raconte l’histoire d’un père dont le jeune garçon a été échangé à la naissance, trois autres de ses œuvres s’attachent à cet univers. Dans Nobody Knows, il suit ainsi 4 enfants abandonnés par leur mère. Avec Air Doll, il détourne le concept de l’enfance en suivant Nozomi, une poupée gonflable qui s’anime, et qui va découvrir le monde à la manière d’une enfant. Enfin, en 2011, le réalisateur nippon conviait le public à participer au voyage initiatique de deux jeunes frères séparés qui vont tout faire pour se réunir.

Réflexion paternelle

Père depuis 2008 d’une petite fille, Hirokazu Kore-Eda s’interroge encore sur la notion de paternité et sur le moment où un homme se sent devenir père. C’est cette réflexion sur sa propre vie qui a conduit le cinéaste japonais à réaliser Tel père, tel fils. "Je vais sans doute continuer à aborder la paternité dans mes prochains films jusqu’à ce que j’en comprenne les raisons profondes", confesse-t-il.

Icone nippone

Plus qu’un acteur, Masaharu Fukuyama est une star dans son pays. Jusqu’à 2011, il était le chanteur masculin ayant vendu le plus disques de l’histoire du Japon. Son tube "Sakurazaka", qui l’a popularisé en 2000, reste à ce jour le single le plus vendu de l’histoire du Japon pour un artiste masculin. En tant qu’acteur, c’est son rôle de Manabu Yukawa dans la série Galileo, sortie en 2007 et adaptée au cinéma (il y reprend son rôle, ndlr) qui le consacre. Tel père, tel fils constitue son 5ème long-métrage.

Réunion artistique

Masaharu Fukuyama n’était pas le seul artiste connu sur le tournage du film. Rirî Furankî dispose aussi d’une certaine notoriété dans l’archipel nippon. Musicien et compositeur à ses heures, c’est surtout dans le domaine de la littérature qu’il acquiert sa popularité grâce à son premier roman Tokyo Tower : Mom & Me, and Sometimes Dad, vendu à plus de 2 millions d’exemplaires et adapté ensuite à la télévision et au théâtre. Une autre de ces œuvres, Oden-kun, a elle été transposée en animé.

Couple séparé

Yoko Maki et Masaharu Fukuyama avaient déjà tourné ensemble, voilà 3 ans en 2010, pour les besoins de "Ryomaden – The Legend", diffusée sur NHK. Dans cette série, les deux acteurs interprétaient un couple marié, ce qui n’est pas le cas ici. L’un et l’autre s’opposent chez Koreeda, appartenant aux deux familles.

Efficace

Le tournage du film a été assez rapide. Hirokazu Kore-Eda n’a eu besoin "que" de 42 jours pour mettre en boîte son long-métrage.

Fidélité

Depuis 2008 et Aruitemo aruitemo, l’actrice Kirin Kiki (70 ans) était au casting de trois des quatre derniers films d’Hirokazu Kore-Eda.

A l’aveugle

Hirokazu Kore-Eda ne s’est pas embarrassé à expliquer dans le détail le rôle qu’aurait à jouer Shôgen Hwang et Keita Ninomiya. Le réalisateur nippon n’a carrément pas donné le scénario aux deux enfants et s’est contenté de leur indiquer une fois sur le plateau les scènes qu’ils devaient interpréter.

Aux petits soins

Tourner avec des enfants âgés de 6 ans comme Shôgen Hwang et Keita Ninomiya n’a rien d’une évidence. Afin d’obtenir une vraie complicité entre les parents et les deux apprentis acteurs, Hirokazu Kore-Eda a enjoint Masaharu Fukuyama, Yoko Maki, Lily Franky  (Rirî Furankî) et Machiko Ono à partager un maximum de temps avec les deux jeunes enfants. Avant le tournage, ils ont ainsi déjeuné plusieurs fois et ont joué tous ensemble. Cela a permis de créer une certaine continuité sur le plateau.

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