Notez des films
Mon AlloCiné
    Sarah préfère la course
    note moyenne
    2,9
    104 notes dont 22 critiques
    répartition des 22 critiques par note
    3 critiques
    2 critiques
    7 critiques
    3 critiques
    7 critiques
    0 critique
    Votre avis sur Sarah préfère la course ?

    22 critiques spectateurs

    Witold-Berlioz
    Witold-Berlioz

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 10 critiques

    5,0
    Publiée le 8 mai 2014
    Vu au MK2 Beaubourg. Un film remarquable signé par une très jeune réalisatrice québecoise, qui déjoue constamment les attentes du spectateur, lance des "pistes" pour mieux les laisser élégamment en suspens. Le traitement par exemple, de la sexualité de Sarah est très subtil... Sarah est peut-être lesbienne (la scène sous les douches ou la scène du rouge à lèvres peuvent nous le laisser penser...), peut-être malade... Mais cette supposée "maladie du coeur" semble être avant tout la métaphore d'un "lâcher-pris" rendu enfin possible : une jeune femme cadenassée, exilée de l'intérieur, quasi robotique (sa manière très rigide, très "technique" de courir peut en attester) apprend, le temps de quelques rencontres et d'un exil dans "la grande ville", à être "présente au monde", et c'est ce cheminement traité en creux qui est le plus beau dans ce film envoutant. Une scène, magnifique, cristallise cet enjeu : une scène déchirante de karaoké, où l'on voit Sarah tomber en sidération, en éblouissement devant l'une de ses amies. Une suprême "apparition" qui coincide avec la naissance d'un désir, un désir tellement fort, qu'elle en vient à défaillir. L'irruption d'un sentiment, l'irruption de la vie. La métaphore de l'arythmie pour évoquer les chamboulements émotifs de Sarah. Chloé Robichaud fuit constamment la facilité, ce qui compte tenu de son jeune âge (25 ans) est tout à son honneur. Elle ne tombe jamais dans la sentimentalité, l'expressivité de ses plans est obtenue avec une grande économie de moyens, il y très peu de mouvement de caméra. Sarah reste insaisissable jusqu'au bout, et c'est tant mieux... Au final, Sarah préfère la course est une oeuvre élégante et exigeante, aux antipodes de tous les films racoleurs et superficiels qui encombrent chaque semaine les écrans... Courrez-y !!!
    fabulien
    fabulien

    Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 35 critiques

    3,5
    Publiée le 9 mai 2014
    Sarah court. Et elle adore ça. Elle n’aime que ça, et ça ne lui pose aucun problème. Le film raconte en effet l’émancipation classique d’une jeune adulte (partir de chez ses parents, expérimenter la colocation, se façonner sa propre histoire sexuelle, …) au ressenti singulier : elle reste imperméable à tout. Tout, sauf la course. Le seul hic, c’est que ça pose problème aux autres. Ces autres qui attendent beaucoup d’elle, alors qu’elle, elle veut simplement courir. Plus qu’une histoire adolescente ou qu’un long-métrage à la gloire du sport, Sarah préfère la course fait partie de ces œuvres qui, sans la mépriser, dénoncent la dictature de la norme. Certes, le film est monomaniaque, jusque dans son titre. A trop vouloir illustrer son propos principal, Chloré Robichaud oublie de creuser les marges du scénario. La réalisation très épurée, à basse intensité, laisse échapper des moments d’ennui. Mais c’est illustré avec tant de sensibilité que c’en est bluffant. Les scènes de course sont admirablement filmées, comme des courbes d’oubli total, loin des clichés de la compétition hargneuse. La comparaison de ces moments de grâce avec le reste de la vie de Sarah, transpercée de désintérêt pour elle, et d’un malaise certain pour ses interlocuteurs, en devient évidente. Alors pourquoi vouloir faire autre chose quand on n’aime que la course ? Sur la mécanique du personnage central, implacable mais purgée de tout sentiment, L’étranger de Camus n’est pas bien loin.
    Miltiade
    Miltiade

    Suivre son activité 27 abonnés Lire ses 178 critiques

    3,0
    Publiée le 27 juin 2013
    « Sarah préfère la course » se résume très bien à son beau titre. Il y est question évidemment du sport, de l’engagement qu’il représente. Le choix de la course plutôt qu’un autre discipline sert à filer une métaphore autour de la fuite en avant que représente la course. « Sarah préfère la course » a en effet pour sujet principal le passage à l’âge adulte, et les multiples choix qu’il engendre. La course est aussi l’occasion pour Chloé Robichaud de réaliser de belles compositions – c’est dans les quelques courses que l’on trouve les plus beaux plans du film.
    Solène L.
    Solène L.

    Suivre son activité Lire ses 3 critiques

    5,0
    Publiée le 13 mai 2014
    Malgré ce que le titre pourrait laisser croire, Sarah préfère la course n'est pas un film sur le sport, mais plutôt sur une jeune fille, froide et insaisissable, en quête d'identité et qui court par obsession. La beauté du film réside dans ses plans épurés et dans la manière très sensible qu'a Chloé Robichaud de filmer son actrice, la magnifique Sophie Desmarais. Ce minimalisme lui permet à certain moments d'atteindre un état de grâce, comme dans la scène du karaoké, véritable explosion de sentiments. Ce film est également remarquable par son refus des poncifs, de réponses aux questions. Sarah est probablement lesbienne mais reste mystérieuse jusqu'au bout.
    brunetol
    brunetol

    Suivre son activité 128 abonnés Lire ses 171 critiques

    4,5
    Publiée le 6 mars 2014
    Un cas d'école. "Sarah préfère la course" a tous les attributs du film français détestable. Parcours initiatique post-adolescent, découverte de l'amour et de la sexualité, le tout incarné par une jeune athlète immergée dans un milieu sportif provincial et qui rêve de monter à la capitale. Exactement le genre de truc que je me plais à déchiqueter systématiquement tellement ça pue le formatage "jeune cinéma subventionné" par ici. Sauf que là, ça se passe au Québec, la réalisatrice et les comédiens sont canadiens et (presque) tout est réussi, intrigant, subtil, passionnant. A quoi ça tient ? Précisément à ce sentiment d'un complet affranchissement du moindre formatage. A aucun moment on a le sentiment d'être devant un téléfilm labellisé Pôle Image Gaspésie. On n'est pas chez Katell Quillévéré (Un poison violent, Suzanne), ni chez Rebecca Zlotowski (Belle Epine, Grand Central), encore moins chez Celine Sciamma (l'atroce "Naissance des pieuvres"), malgré la proximité des thèmes abordés. Chloé Robichaud se démarque d'abord par son style, qui s'impose dès les premiers plans. Cadres, mouvements d'appareil, lumière : tout un univers visuel est posé instantanément, marque qu'une cinéaste d'envergure est née, dont les influences sont plutôt à rechercher du côté de Gus Van Sant que de Pialat. La bande-son est tout aussi soignée, on commence par entendre The Dead Texan, plus loin ce sera Alt-J, la demoiselle a du goût et sait sculpter ses ambiances en puisant aux meilleures sources, contrairement à nos gloires nationales qui tartinent le plus souvent leur BO de musak épouvantable ("Naissance des pieuvres", encore). Et puis il y a Sophie Desmarais, révélation du film, visage de petit animal farouche éclairé par les deux yeux exorbités qui plissent ses paupières, visage-paysage où se lisent toutes les nuances des états d'âmes de son personnage compliqué, à des années-lumières de nos boudeuses monolithiques Léa Seydoux ou Adèle Haenel. A quelques lignes de dialogues près (avec le personnage de la mère, ma seule réserve), l'écriture est parfaite, on se laisse entrainer dans les méandres imprévisibles de la vie de Sarah jusqu'à un final magistral. Foncez le voir quand il sortira en France début mai.
    tixou0
    tixou0

    Suivre son activité 297 abonnés Lire ses 1 699 critiques

    1,5
    Publiée le 12 mai 2014
    Sarah, une jeune fille habitant la banlieue de Québec, 20 ans, décroche une place pour le club d'athlétisme universitaire de la prestigieuse université McGill, à Montréal. Grâce à Antoine, un voisin également étudiant, elle peut partir pour la capitale économique de la province - il lui propose en effet d'être sa colocataire. Mais le jeune homme, qui ambitionne plus de leurs relations, lui parle mariage (de convenance), ce qui permettra au couple d'obtenir une bourse. Sarah accepte, car cela lui évite d'avoir à chercher un travail (elle n'a guère de temps libre, entre études et entraînement). Chloé Robichaud, la réalisatrice de ce premier "long", est à peine plus âgée que son héroïne, quand elle le scénarise et met en scène - 24 ans (en 2012). Il a été projeté à Cannes l'année dernière, en sélection officielle, dans la section "Un certain Regard". La "course" pour Sarah (le demi-fond) est le début, le milieu et la fin de sa vie, à l'instant T où la caméra en saisit des instants. Des soucis de santé, la mise à l'écart de toute relation sentimentale spoiler: (c'est une lesbienne non assumée), l'éloignement géographique d'avec sa mère..... tout cela est secondaire : "Sarah préfère la course". L'adrénaline, plus encore que l'espoir d'une récompense, remplit son existence. Sarah est discrète, voire mutique. Au résultat, on voit très peu d'elle, on sait très peu d'elle... Le film tourne quasiment tout de suite à l'exercice de style pour sa cinéaste (on dirait un film de fin d'études, un travail académique - aux échos autobiographiques probables) : suggérer... (mais quoi au juste ?), et à l'ennui (poli) chez le spectateur - sortant ponctuellement de son apathie lors des (rares) dialogues, bien obligé de prêter l'oreille (le son est mauvais), pour décrypter le parler québécois (seuls les passages en anglais étant directement compréhensibles). Un unique moment de grâce, dans un océan de monotonie, pour monomanie : la chanson de Zoey, pendant le karaoké.
    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 722 abonnés Lire ses 3 179 critiques

    3,5
    Publiée le 11 mai 2014
    Chloé Robichaud a un an de moins de Xavier Dolan (26). Et elle n'en est qu'à son premier long-métrage quand son compatriote vient de boucler son quatrième. Des points communs, outre leur précocité et leur nationalité ? Non, pas vraiment, leur cinéma est plutôt aux antipodes l'un de l'autre. Au moins sur la forme. Le titre du film de Chloé Robichaud est clair : Sarah préfère la course. Mais à quoi d'autre ? A la vie ? Aux sentiments ? Pas si simple et la réalisatrice ne nous facilite pas la tâche en adoptant un style minimaliste, d'une pudeur extrême, lourd en non-dits, dans des silences pesants. Le film doit beaucoup au regard d'animal apeuré de Sophie Desmarais (Les amours imaginaires, Curling, Le démantèlement). Pas entièrement suffisant pour rendre le film passionnant jusqu'au bout de la course mais néanmoins intrigant comme un mystère qui ne se dénoue pas et laisse place à l'imaginaire.
    Christelle Cozzi
    Christelle Cozzi

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 12 critiques

    2,0
    Publiée le 17 mai 2014
    Un Million Dollar Baby version Xavier Dolan avec une sensation de « déjà-vu ». On retrouve la rage de vaincre de Maggie Fitzgerald dans le corps et l’esprit d’une fille torturée au cœur d’une intrigue déjà exploitée. Aussi froid et sobre que son personnage éponyme, Sarah préfère la course est un premier film d’une certaine qualité photographique, porté par une actrice efficace, mais à l’histoire trop plate. Les passionnés de sport seront intéressés, les autres seront intrigués par le mystère qui enveloppe notre héroïne.
    ffred
    ffred

    Suivre son activité 449 abonnés Lire ses 3 145 critiques

    1,0
    Publiée le 14 mai 2014
    Ce n'est pas que j'attendais quelque chose de ce film mais j'en sors très déçu. Sarah préfère la course est le premier film de Chloé Robichaud jeune cinéaste québécoise. On voit bien que tout cela est fait avec beaucoup de bonne volonté. Nous offrir un film discret, contemplatif voir...
    tilhacgregory
    tilhacgregory

    Suivre son activité 1 abonné Lire ses 8 critiques

    5,0
    Publiée le 8 mai 2014
    Un film attachant, magnifiquement mis en scène, avec une très belle actrice. Que demander de plus ? Sans aucun doute l'un des plus beaux films sortis en salles ces derniers mois.
    velocio
    velocio

    Suivre son activité 385 abonnés Lire ses 2 133 critiques

    1,5
    Publiée le 3 mai 2014
    Présenté dans la sélection "Un Certain Regard" à Cannes 2013, "Sarah préfère la course" est le premier long métrage de la québecoise Chloé Robichaud. Ce film nous fait le récit d'un épisode de la vie de Sarah, une jeune fille dont la course à pied est la passion n°1. Sarah qui quitte le cocon familial pour aller à Montréal, dans une Université qui a de très bons athlètes; Sarah, à qui son colocataire propose de faire un mariage blanc afin de bénéficier d'une bourse réservée aux couples mariés et qui permettrait à Sarah de ne pas avoir à s'épuiser dans des petits boulots en plus de ses cours et de ses entrainements ; Sarah et sa difficulté à exprimer ses sentiments ; Sarah et les troubles cardiaques que l'on détecte : simples extrasystoles ou plus grave ? Dans le rôle de Sarah, on retrouve Sophie Desmarais qui, de film en film ("Les amours imaginaires", "Curling", "Le démantèlement", ...), prend une importance de plus en plus grande dans le cinéma canadien francophone. Malgré sa présence, avouons le : même pour l'ancien pratiquant et passionné de course à pied que je suis, ce film, qu'on peut rapprocher de ceux de Céline Sciamma ("Naissance des pieuvres", "Tomboy"), s'avère assez faible et passablement ennuyeux. Et puis, voir dans un film le départ d'un 3000 mètres steeple dans des starting blocks, cela ne fait pas très sérieux !
    ned123
    ned123

    Suivre son activité 57 abonnés Lire ses 1 225 critiques

    3,0
    Publiée le 2 février 2014
    J'ai vu un film... qui m'a été chaudement recommandé par un ami à Montréal, et je dois dire que j'ai plutôt apprécié sa dimension intimiste... J'ai été touché par ce personnage de Sarah qui préfère vraiment la course à toute autre chose... Et qui a bien du mal à s'intéresser à elle-même... Je dois avouer avoir eu qq difficulté à tout comprendre des dialogues... Parfois l'accent canadien me fait défaut. J'ai été séduit par l'actrice Sophie Desmarais qui réussit à nous mettre en distance par rapport à son personnage. Parmi les qq critiques que je peux faire, c'est la qualité moyenne de l'image... et une bande-son qui aurait pu être un peu plus travaillée en lien avec l'histoire elle-même. Au-delà de ça, j'aime de plus en plus le cinéma canadien...
    missfanfan
    missfanfan

    Suivre son activité 28 abonnés Lire ses 679 critiques

    1,5
    Publiée le 15 mai 2014
    J'avais vu le film qui faisait la fermeture du cinéma Québécois à Paris ( dont je suis une grande fan ) , mais hélas pour moi je n'ai pas accroché du tout à aucun moment je n'ai réussi à rentrer dans le film même Sophie Desmarais jeune actrice très prometteuse ne m'émeut pas du tout bref une déception pour moi avec ce film soporifique et ennuyeux
    Marie-Noëlle L.
    Marie-Noëlle L.

    Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 60 critiques

    3,0
    Publiée le 29 octobre 2013
    Vu au FiFF de Namur. Difficile de parler de ce film sans dire à quoi Sarah préfère la course... mais c'est un bon film sur les choix que doit poser une jeune fille face à son avenir personnel et professionnel. Portraits croisés de très jeunes femmes dans le milieu sportif québécois. Filmé de façon déterminée, comme l'est Sarah.
    César D.
    César D.

    Suivre son activité 23 abonnés Lire ses 616 critiques

    3,0
    Publiée le 8 mai 2014
    pas super emballant, le tout étant quand même un brin ennuyeux et habillé d'une image bien laide, mais très bien interprété et finalement un beau portrait d'une jeune québécoise mue par la passion de la course. le thème de l'homosexualité est très timidement abordé, on se demande bien pourquoi, mais la mise en parallèle de ses problèmes cardiaques avec ses problèmes de coeur est bien trouvé. l'amour, ou plutôt l'attirance qu'elle éprouve pour une autre jeune fille fait dérailler son coeur, c'est mimi.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top