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Métamorphoses
note moyenne
2,5
405 notes dont 71 critiques
6% (4 critiques)
25% (18 critiques)
25% (18 critiques)
17% (12 critiques)
18% (13 critiques)
8% (6 critiques)
Votre avis sur Métamorphoses ?

71 critiques spectateurs

De smet M.

Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 44 critiques

3,5Bien
Publiée le 11/10/2014

Avec Métamorphoses, Christophe Honoré nous sort un film esthétiquement parfait issus d'une adaptation du mythe d'Ovide géniale, fidèle au texte et les mettant réellement sur un piédestal dans un univers où tout leur est opposé. Pourtant, au fur et à mesure de la projection au Festival International du Film Francophone de Namur, les spectateurs quittent, dans ce qu'ils croient être la discrétion, la salle, déjà peu fournie au départ. Devant le réalisateur pour la traditionnelle séance de questions-réponses, nous ne sommes plus que dix à profiter de l'expérience de cette homme. Pourquoi alors ce dédain massif, presque impolis du public sambro-mosan ? L'explication n'est évidente car tous les ingrédients sont réunis pour en faire un film de très bonne qualité. On est alors en droit de se demander si, malgré le spectacle qu'il nous offre, ce n'est pas davantage un film « fait pour être fait », que « fait pour être vu » [...] Suite de la critique sur Pours Cinéphilie.

brunetol

Suivre son activité 116 abonnés Lire ses 167 critiques

4,5Excellent
Publiée le 07/09/2014

Ce film, qui avait tout pour me déplaire sur le papier (et même dans la bande-annonce), s'est révélé un enchantement. A quoi cela tient ? A la musique, sans doute, en tout premier lieu. Pas la moindre faute de goût, Honoré convoque le meilleur dans tous les styles pour illustrer sa fantaisie mythologique : Ravel ("Ma Mère L'Oye", "Daphnis et Chloé"), Schöenberg ("La nuit transfigurée", chef d'œuvre tonal qui n'annonce pas encore la dodécaphonie), Webern, et pour les modernes, Baxter Dury entre autres. A l'audace d'un cinéaste qui n'hésite pas à tenter l'impossible, comme si son cinéma était un jeu d'enfants qui commencerait par "On aurait dit que tu serais un Dieu...", et s'offre un espace de liberté totale, à l'opposé du formatage FEMIS / CNC qui ravage le cinéma français d'auteur depuis plusieurs décennies. Là où la pauvre Pascale Ferran s'est enlisée dans le ridicule en voulant tâter du merveilleux ("Bird People"), il s'en tire avec une grâce incompréhensible, des dialogues totalement improbables, des comédiens hésitants. Et je n'ai pas d'argument pour le défendre, je ne tenterai de convaincre personne que ce film est un petit chef d'œuvre. Je peux juste rapporter qu'il m'a infiniment touché, qu'il est pour moi aussi charmant et grave que le "Céladon" de Rohmer, avec chez Honoré un vrai souci de l'image et du cadre, une façon assez bluffante de filmer des corps dénudés loin des canons de la beauté académique - "Métamorphoses" est un grand film naturiste (à l'instar de certains Guiraudie) -, et un scénario funambule qui se promène "à sauts et à gambade" comme la pensée de Montaigne, mais sans jamais sombrer dans l'exercice cérébral ou la virtuosité intellectuelle. Il s'agit de ré-enchanter le monde par les contes, et pas un monde éthéré ou imaginaire : celui, bien prosaïque, de nos banlieues contemporaines, transformées en champs-élysées par un réalisateur téméraire, joueur, effronté, dont j'avais beaucoup aimé "Non ma fille tu n'iras pas danser" (et beaucoup moins les mal-nommés "Bien-aimés"), et qui se place grâce à ce film au niveau des meilleurs réalisateurs français toutes époques confondues, de Renoir à Guiraudie - on y revient. La surprise de la rentrée.

givree_la_fee

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0,5Nul
Publiée le 03/09/2014

Il y a dans "Métamorphoses" une belle affiche et une bonne idée de base. Hélas, ça s'arrête là. Le jeu des acteurs est hasardeux, ils donnent l'impression de réciter leur texte... Une déambulation de nus même pas mis en valeur par la nature, tout est surfait, mal joué, improbable mais pas drôle, lisse et prétentieux. Seuls bons points: le rôle de Junon et les deux chansons de Baxter Dury qui constituent la BO. Une grande fan de Christophe Honoré très déçue par cette vaste blague.

gimliamideselfes

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4,0Très bien
Publiée le 25/03/2015

Eh ben voilà ! Métamorphoses était un film des films de 2014 que j'avais raté plus ou moins volontairement car j'avais entendu beaucoup de mal dessus... et franchement, vu que j'apprécie le travail d'Honoré, j'aurai dû faire le déplacement... c'est tout ce que j'aime. Alors je n'ai pas lu les métamorphoses... mais, je suis allé en pèlerinage à Constanta (en Roumanie) là le pauvre Ovide a cassé sa pipe et si je ne les lis pas avant de mourir ça serait pour moi un échec. Bref j'adore la mythologie grecque, mais elle est trop souvent salie au cinéma... Heureusement qu'il y a des gens comme Cocteau, Pasolini ou Godard pour relever le niveau. Honoré s'inscrit un peu comme étant un mélange des trois là... c'est une adaptation moderne (j'aime beaucoup) et c'est quelque chose que j'aurai aimé filmer. Filmer Zeus habillé normalement qui capture séduit une jolie fille juste parce qu'il en a les moyens ! Si ce n'est pas sublime ? Alors en fait ce que j'ai beaucoup aimé c'est la douceur du film, tout est dans l'invisible, dans le ressenti, dans ces visages magnifiques filmés subrepticement... Le côté solaire joue pour beaucoup aussi, mais c'est un film dans lequel j'aimerai vivre... avec ses dieux, ses déesses, ses dangers, ses amours. De ces corps nus, ne bougeant que lorsqu'il faut bouger, limitant au maximum tous les mouvements, toutes les paroles, je trouve qu'il sort quelque chose de grand, d'extrêmement sensuel, d'érotique... Et puis si je n'ai pas lu les Métamorphoses je ne peux pas juger de la fidélité au texte, je pense que le récit cadre est inventé, mais que les récits enchâssés (très bonne idée de narration) sont fidèles... mais en tout cas c'est extrêmement respectueux du matériau de base. Le type débarque, on me dit que c'est Hercule, j'y crois... Alors je peux comprendre qu'on passe à côté, qu'on n'accroche pas... Mais il se passe un truc avec ces corps... réussir à faire un film aussi personnel sans réellement trahir les intentions d'Ovide, c'est ça qui est fort, c'était ce qu'avaient réussi à faire Cocteau, Pasolini et Godard... Et ça fait quelque chose d'avoir tous ces corps nus de jeunes gens, de belles personnes, le tout filmé avec beaucoup de respect, sans que ça soit de la viande, ou juste par voyeurisme... (je ne dis pas que c'est inédit). C'est vraiment un film simple, posé, relaxant. Et j'ai adoré Bacchus, le mélange de douceur et de folie qu'il a en lui. C'est vraiment bien.

Yuku

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 07/09/2014

Une virée de vrai cinéma absolument magnifique ! Jouissif ! Christophe Honoré nous emmène dans des contrées humides et merveilleuses, jusque là inconnues. Un véritable ravissement. La musique, les différentes ambiances (cette façon de filmer les crépuscules, la nature, la nature dans la ville, les corps, les Dieux), ses comédiens tous sublimes (quel plaisir de voir de nouvelles têtes, des jeunes et l'intelligence de nous plonger dans un monde multiraciale, magnifique Amira Akili, Sublime séquence de Vimala Pons et Erwan Ha-Kyoon Larcher), l'originalité du récit... Au-début j'ai eu un peu peur... (le plan sur le transexuel qui prend sa douche est un peu raté, limite vulgos et stéréotypé, on comprend bien plus tard qu'il s'agit en fait d'hermaphrodite), le phrasé plaqué des comédiens (on dirait du Rohmer en moins bien, j'ai jamais tellement accroché mais finalement, on se laisse emmener car on est dans une réalité contemporaine mais aussi dans la mythologie donc on finit par l'accepter). Et puis après, je me suis fait prendre par le tourbillon du film qui ne me lache plus jusqu'à la fin. J'ai adoré, je ne peux que vous conseillez d'aller le voir !

ServalReturns

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3,0Pas mal
Publiée le 17/09/2014

La mythologie greco-romaine n'a cessé d'inspirer le cinéma. Bon nombre de réalisateurs nous ont proposé depuis des décennies leur version de ces textes. Cependant, force est de constater que les adaptations mythologiques de ces dernières années ne cassaient pas trois pattes à un satyre. Entre Le Choc des Titans, Les Immortels, La Colère des Titans, La Légende d'Hercule ou encore le Hercule du mois dernier, cela faisait un petit bout de temps que la mythologie greco-romaine n'avait connu d'adaptation ciné digne de ce nom. On ne va pas se mentir, tous les films cités sont quand même de sacrés étrons, ni bien réalisés, ni même fidèles aux textes antiques. M'enfin. C'est aujourd'hui au tour de Christophe Honoré de se jeter à l'eau, en adaptant cette fois-ci les Métamorphoses d'Ovide... à notre époque. Mais si ce petit saut dans le temps peut paraître déconcertant, le film adapte pourtant avec fidélité la vingtaine de récits (j'ai pas compté) dont il s'inspire. Alors certes, Europe est ici une collégienne, Jupiter un camionneur, et les dieux portent des blue jeans, mais les histoires sont fidèles aux écrits d'Ovide (pour celles que je connaissais, du moins). Et foutredieu, ça fait du bien, pour une fois ! On en oublie finalement bien vite l'aspect contemporain du film pour suivre les rencontres d'Europe, avec Jupiter dans une première partie, puis Bacchus dans la deuxième, et enfin Orphée dans la troisième partie. Si les deux autres restent plaisantes, la meilleure est de loin celle de Bacchus (et notamment la scène géniale des soeurs Minyas qui finissent transformées en chauve-souris). C'est d'ailleurs l'acteur de Bacchus qui tire le plus son épingle du jeu dans ce casting assez inégal d'acteurs amateurs - globalement correct, quand même. Enfin voilà, c'est sympatoche. Et en plus, ça m'a fait découvrir Baxter Dury. Allez écouter sa chanson Leak At The Disco, vous me remercierez plus tard.

Rob C.

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1,0Très mauvais
Publiée le 03/09/2014

Le projet de ce film est certes ambitieux mais au final, on assiste à un film ennuyeux au possible, on a le sentiment que les acteurs s'ennuient aussi. Deux acteurs sortent cependant du lot (les interprètes de Junon et Bacchus). Le film ne se rattrape même pas par la mise en scène ou les cadrages qui sont sans aucune inventivité, ni la lumière. Comme si tout le monde avait abandonné au cours du tournage pour cause d'endormissement...

harry karamanlis

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3,0Pas mal
Publiée le 23/05/2016

Diantre, mélanger Ovide avec des barres HLM et espaces urbanisés moches fallait oser... C'est un peu comme si on demandait à Van Dongen ou Nolde de peindre du Rembrandt. Voilà encore un film qui prêtera le flanc à la critique facile de la populace. Raison de plus pour le défendre, malgré ses défauts (pourquoi, mais pourquoi le cinéma intello français se croit obligé de demander à ses acteurs de débiter le texte d'une façon la plus monocorde possible ? On retrouve le même tic chez Godard, Rohmer et Eugene Green, entre autres). Sinon, louons les audaces de ce petit ovni : nudité somptueusement filmée, sans voyeurisme, sans érotisme excessif, mais d'un point de vue "naturiste" si j'ose dire assez fascinant. Choix musicaux imparables. Enchâssement des récits plus que bienvenu et qui donne une vraie cohérence et un rythme intéressant à l'ensemble. Une photo travaillée, jouant habilement entre la luminosité antique et la grisaille contemporaine. Et enfin, on relèvera quelques coups de griffes contre les deux plus grandes religions monothéistes (grandes par leur nombre de fidèles), discrets mais réels, au profit du panthéisme antique et des religions orientales indiennes... Faut faire attention avec ça d'ailleurs, y en a d'autres qui ont fait joujou avec des thématiques similaires dans l'Allemagne des années 30...

Aymeric Defosse

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4,0Très bien
Publiée le 02/11/2015

Une relecture contemporaine et désenchantée des poèmes d'Ovide, qui surprend par sa singularité et sa liberté de ton. Revigorant.

singeou7

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3,5Bien
Publiée le 17/09/2014

Qu'ai-je pensé de ce film ? Et bien j'ai plutôt bien aimé. Déjà, rien qu'un film proposant une adaptation des Métamorphoses d'Ovide, de surcroit moderne, ne pouvait qu’attiser ma curiosité de part les symbolismes, métaphores et comparaisons des vestiges de notre culture que le film allait proposer dans ses interprétations. Donc j'ai attendu très impatiemment ce film, pour savoir comment ils allaient adapter ce "monstre" de 231 métamorphoses en moins de 2h... Pour couper court à toutes réclamations, oui le film n'aborde qu'une quinzaine de métamorphoses Spoiler: (Actéon, Io, Argus, Philémon et Baucis, Tiresias, Narcisse, Arachnée, Syrinx, Hermaphrodite, les 3 sœurs Mynias, Orphée et Eurydice, Ganymède, Hippomène et Atalante, et enfin Europe), mais ces dernières sont toutes introduites et enchâssées les unes avec les autres pour former un ensemble cohérent, une quête spirituelle (présentée en trois phases et rencontres distinctes) à un personnage principale dont l'histoire a été réinterprété (chaque rencontre apportant une nouvelle vision).Spoiler: Le film même est une métaphore de l’enlèvement, ici progressif, d'Europe vers le monde des dieux par le biais de Jupiter. Les Métamorphoses en elles même sont plutôt bien faîtes, n'utilisant pas d'effets spéciaux pour les réaliser, le metteur en scène a du faire preuve d'un habile jeu de montage, de transitions instantanées ou parfois d'interprétation plus ou moins réussis allant de séquences, que j'ai personnellement trouvé superbes Spoiler: (La naissance des Paons ou encore l'éclosion de la narcisse), métaphorique Spoiler: (la Contemplation de Narcisse) ou encore aux rendus moins appréciables Spoiler: (Le lendemain du déluge). Christophe Honoré a avoué dans un interview que le but de ce film était de montrer à quel point nous sommes imprégné à cette culture antique méditerranéenne. Le film ne fait pas de discrimination sexuelle et intègre tout genre dans le nu ou tout type de sexualité et identité sexuelle par diverses références ou formes visant à conserver une universalité aux textes adaptés. Le film ne trompe donc pas les attentes de son spectateur et intègre très clairement son film dans une tradition romaine, elle même helléniste, dont la plus grande preuve esthétique est la présence du nu. Le Nu dans ce film occupe une place très importante, il n'est pas à être perçu comme un nu intime, transgressif ou interdit, mais plus comme un nu naturel. Le réalisateur ne va pas chercher à esthétiser ce nu à l'usure, il n'est pas présent pour rajouter une dimension érotique; ni à le rendre pour autant vulgaire et possiblement choquant (les relations et états à caractères sexuel sont suggérés et non cadrés) Spoiler: (Même Pan n'est pas représenté en érection, alors que l'ithyphallie est caractéristique dans son iconographie). Certains personnages apparaissent nus selon la pensée antique, ils sont nus uniquement par ce que les vêtements ne leurs semblent pas entièrement nécessaires, nus uniquement parce qu'ils aiment l'être, nullement pour choquer ou par pulsions sexuelles. Et cette pratique ne choque personne de manière interne au récit, elle leur semble même innée, si bien qu'ils n'hésitent pas à les rejoindre. Bien que surprenante, et c'est là où la démonstration d'Honoré fait effet, c'est que nous ne sommes nullement étrangers et choqués, nous concédons très facilement ce mode de vie. Spoiler: Cette vision du nu est assez importante, car elle permet d’interpréter l'ultime scène où, sous les yeux de Jupiter, Europe décide de se baigner nue dans un lac. Si on remarque bien, Europe n'apparaît jamais nue durant tout le reste du film, elle reste cachée ou est à moitié dévêtue chaque fois qu'elle s’unit à Jupiter, mais cette apparition en fin de film fait état de son assentiment à son enlèvement, et établit la fin de sa quête. Elle abandonne sa condition de simple mortelle et accède au monde des dieux par les abandons de ses vêtements et de son petit frère. En ce qui concerne l'héritage de ces cultures, Christophe Honoré propose plusieurs pistes avec différentes interprétations possibles pour traiter en interne cette question de lègue. Premièrement, on peut voir dans le récit quelques références bibliques ou plus généralement monothéiste Spoiler: (Mercure et Jupiter mendiant à la sortie de la messe, Atalante et Hippomène s'accouplant dans une mosquée ainsi que l'essentiel du développement d'Orphée : sa catabase, ses habits blanc, le fait qu'il délivre un message en tant que prophète, non pris au sérieux, suivis d'un groupe de prédicateurs, la métamorphose de sa tête décapitée, ou de sa pensée, en un livre, de format équivoque). Cela démontre une certaine paternité avec les religions fondatrices. Spoiler: Deuxièmement, le fait que Europe transmette le livre des métamorphoses à son frère en lui interdisant de la suivre (voir plus haut), montre déjà une certaine progression culturelle (car elle avoue en début de film ne pas connaître la mythologie antique) mais aussi montre dans le geste l'envie de propager l'existence de cette culture et de ce livre (par le biais de la redécouverte). Spoiler: Troisièmement, le film reste flou sur un passage du film ayant des conséquences sur l'interprétation générale de l'histoire. Après s'être unit au bord de la rivière avec Jupiter, Europe s'endort sur un tronc d'arbre. Jupiter traverse la rivière et rencontre Junon, après un moment il en vient à se demander si l'orgasme féminin n'est pas supérieur au masculin. Ils vont ainsi à la rencontre de Tirésias, qui ayant été à la fois homme et femme semble le plus à même de répondre, dans ce qui semble être une scène se déroulant chronologiquement après. A la suite d'une dispute, Junon rend Tirésias aveugle mais Jupiter lui offre le don de voir le futur en contrepartie. A la suite de cet incident, après un laps de temps inconnu, une femme demande conseils au sujet de son fils Narcisse, et Tirésias prédit le danger tragique menaçant l'enfant. Narcisse grandit, et succombe à son destin vers un âge adolescent. Après cet enchâssement d'histoire, le récit se recentre sur Europe qui se réveille. Après un "supposé" court séjour chez Bacchus, Europe décide de suivre Orphée avec ses acolytes le temps d'une durée indéterminée et ces derniers se recueillent devant un site de recueillement à la mémoire de Narcisse, supposément mort récemment. Or on peut conclure que Europe a pu dormir pendant un peu moins de 20 années sur cet arbre sans changer physiquement, procédé fréquemment utilisé dans la mythologie pour les personnages immortels ou affiliées aux dieux, mais le "problème d'interprétation visuelle" du film vient du fait qu'à la fin du film Europe recroise son petit frère (qui avait 16 ans quand elle est partie) et lui non plus n'a pas changé physiquement ce qui est plus surprenant de sa part. Alors est-ce une hallucination de la part d'Europe ? Un désir de sa part de ne pas partir sans laisser une ultime trace ? Est ce oeuvre d'une divinité ? (ce à quoi je ne crois pas). Cette curiosité visuelle pose donc un problème d'interprétation sur la signification réelle du personnage du petit frère d'Europe. En conclusion, ce film est un grand éloge à la culture antique pas si disparue, il tente de moderniser les enjeux des métamorphoses en leur donnant une dimension universelle et intemporelle par divers jeux de références et transpositions à la société actuelle. Il souffre néanmoins de son côté élitiste et film d'auteur dans la compréhension de l’œuvre et sa popularisation auprès du grand public, ainsi que dans le budget accordé et dans la liberté d'expression de la vision du réalisateur. Il tente, dans la mesure où il le peut, de réinstaurer la pensée antique, origine des cultures européennes, dans la doxa, s'étant progressivement perdue de générations en générations, souvent décriée, humiliée mais surtout profondément ignorée. 16/09/2014 Mis à jour le 24/09/2014

Corinne V.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 07/09/2014

j'ai vécu la plus belle métamorphose cinématographique les noms des dieux grecs métamorphosés en noms latins pour commencer les adolescents, dieux et humains, sont un enchantement, la jeunesse d'un continent j'avais les larmes aux yeux, le sourire à l'âme, Europe/Ereb en route pour la Crète quoi de plus merveilleux la violence de la mythologie mêlée à la découverte de la sensualité toute poétique Europe tague sur la pierre : "je veux vivre une histoire" Et la mort d'Orphée : un prophète trop extrême que les dieux redoutent ?

btravis1

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1,5Mauvais
Publiée le 22/09/2014

A part certaines métamorphoses originalement filmées, le tout reste assez prétentieux, bancal et à la limite de l'ennui. L'interprétation générale est en plus de piètre qualité, le texte est souvent débité comme une leçon bien apprise, à l'exception du rôle de Bacchus, qui est bien joué.

Micabou

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2,0Pas terrible
Publiée le 04/09/2014

Vraiment décevant. J'avais été émerveillé par les chansons d'amour, je me suis laissé emporter par la folie de Nouveau Roman. Christophe Honoré est par ailleurs un personnage attachant, et on sent beaucoup de bonté et depassion quand il parle de son travail. J'aimais beaucoup l'idée de cette transposition d'Ovide à l'époque moderne. Mais en dépit de superbes images, d'une bande son magnifique, d'un côté "sans effets spéciaux" qui imprègne de réalisme cette histoire fantastique, malgré une ou deux scènes touchantes, la magie ne prend pas et je suis sorti de la salle en ayant un peu l'impression d'avoir perdu mon temps, en n'ayant rien ressenti.

Fontaine Eric

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3,0Pas mal
Publiée le 03/09/2014

Christophe Honoré nous fait voyager dans les rites initiatiques de la vie amoureuse de nos contemporains, le film évoque la mythologie Gréco-Romaine mais par son modernisme "scénaristique", porte un oeil sur notre Europe vieillissante...

cinephilia D.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 03/09/2014

Un film militant et sensuel !a voir absolument ! Avec une très belle mise en scène dans laquelle honoré sublime ses acteurs comme à chaque fois ; de jeunes acteurs parfaitement dirigés dont la fraîcheur ne laisse pas de marbre, des acteurs à l’image des jeunes d'aujourd’hui. Honoré réinvente ici les contes mythologiques de manière surprenante pour les transposer dans la réalité de notre temps : dans un décor de cité du sud de la France, Europe se fait enlever par un camionneur au lieu d’un taureau blanc et narcisse saute dans le vide plutôt que de se noyer… Ainsi il nous emmène de son monde merveilleux, poétique et sensuel en redonnant sens à ces mythes abstraits. une brillante idée et une parfaite réussite !

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