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Zama
note moyenne
3,4
68 notes dont 14 critiques
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Votre avis sur Zama ?

14 critiques spectateurs

Maitre Kurosawa

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3,5Bien
Publiée le 07/04/2018

Il va sans dire que le nouveau film de Lucrecia Martel est l'un des plus étranges et des plus difficiles de l'année. L'histoire n'a ici que peu d'importance puisqu'elle est moins racontée que déréglée : la cinéaste est moins intéressée par la narration que par la mise en scène de la situation de son personnage – Don Diego de Zama, corrégidor isolé qui voudrait retrouver sa famille. Pendant un peu plus d'une heure, le film enchaîne des scènes tantôt ordinaires tantôt absurdes sans jamais créer une évolution mais en faisant éprouver au spectateur un sentiment de torpeur qui est également celui ressenti par Zama. Comme son personnage, le film fait du surplace, s'enlise volontairement au risque parfois de l'ennui – la répétition de moments où le corrégidor bute face à sa frustration sexuelle – mais capte in extremis l'attention par l'indétermination de son trajet tortueux. Car on se demande longtemps où va finir par aller ce petit théâtre de l'absurde, qui prend une ampleur autre dans une dernière demi-heure où il ne s'agit plus de se questionner sur le statut de certaines images (rêve ou réalité) mais de suivre un parcours tragique et brutal, même si la violence reste souvent hors-champ. Ni réflexif ni vraiment sensoriel, "Zama" se situe dans une zone troublante, dont la radicalité reste indéfinie, et mérite certainement d’autres visions afin d'être mieux cerné.

Newstrum

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4,0Très bien
Publiée le 02/08/2018

Lucrecia Martel revient après 8 années d'absence. Zama est un beau film, à la fois contemplatif et sensoriel, qui raconte la désagrégation d'un colon espagnol à la fin du XVIIIe siècle. Il se dissout dans le territoire d'Amérique du Sud qu'il prétendait coloniser. Les dernières scènes font penser à Aguirre, la colère de Dieu d'Herzog. Dans le rôle de Zama, l'acteur Daniel Giménez Cacho, port raide et regard inquiet, est remarquable. Martel fait ressentir au spectateur l'attente qui est le sort de Zama et le film est donc un peu exigeant. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com

soulman

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4,0Très bien
Publiée le 13/07/2018

Film hallucinant dans tous les sens du terme, où l'absurde de la déchéance d'un haut fonctionnaire en des temps coloniaux prend un virage inattendu, où l'Aventure avec un grand A ne permet pas pour autant de régler grand chose. Admirablement mis en scène, photographié et interprété, "Zama" compte aussi une bande-son particulièrement riche, qui procède du mal-être progressif de l'anti-héros. La dernière demi-heure est un grand moment de cinéma, à la fois violent et implacable, où les éléments naturels créent une atmosphère peu à peu irrespirable.

Yves G.

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1,5Mauvais
Publiée le 22/07/2018

À la fin du XVIIIème siècle, le corregidor don Diego de Zama est affecté dans une petite bourgade du Chaco, une région reculée de l'empire espagnol. Il attend impatiemment son rappel à Buenos Aires où l'attendent sa femme et ses enfants. Mais l'ordre de mutation tarde et Zama perd patience. Le pitch de "Zama" pourrait se prêter à toutes sortes de traitements. Il pourrait s'agir, comme dans "Coup de torchon", de chroniquer la vie aux colonies, ses petitesses et son exotisme frelaté. Il pourrait s'agir au contraire, comme dans "Les Caprices d'un fleuve" - qui se déroule lui aussi à la fin du XVIIIème siècle mais sur les bords du fleuve Sénégal - de rendre compte de la sauvage beauté d'un paysage étranger et de la difficulté d'y créer un lien avec la population indigène en situation coloniale. Lucrecia Martel opte pour un parti plus esthétisant, qui fait se pâmer les critiques les plus exigeants, depuis Mathieu Macharet au Monde à Nicolas Azalbert aux Cahiers en passant par Serge Aganski aux Inrocks. On se sent du coup tout bête de ne pas partager leur unanimisme, craignant de rejoindre la horde des scrogneugneux, incapables de s'élever à d'autres formes de narration, aveugles aux longs travellings contemplatifs, sourds aux disharmonies de la bande son. Il est vrai que le CV de Lucrecia Martel a de quoi intimider, qui fut au début des années 2000 un des chefs de file de la "nouvelle école argentine" avec des films qui avaient marqué leur temps - à défaut de me convaincre tout à fait : "La Ciénaga", "La Niña Santa", "La Femme sans tête"... On n'avait plus de nouvelles d'elle depuis bientôt dix ans. Elle revient en quittant la bourgeoise argentine contemporaine qui constituait le milieu dans lequel elle avait tourné ses trois films. Pendant les deux premiers tiers du film, on y voit Diego de Zama se débattre avec la population de la bourgade où il officie : un gouverneur qui le mène en bateau, un adjoint qui conteste son autorité, une épouse qui l'émoustille sans lui céder. En arrière-plan, les indigènes sont omniprésents, mais silencieux.  L'impression est volontairement chaotique, comme si les saynètes se succédaient sans logique, comme si leur contenu même était diffracté, certains dialogues se répétant absurdement. Le cadre change dans le dernier tiers du film. Renonçant à l'attente stérile, Zama part dans la jungle à la recherche d'un mystérieux bandit qui terrorise la région. La poursuite se transforme bientôt en piège. La petite bande armée est faite prisonnière par les Indiens. La fin est, selon comme on la considère, atroce ou grandiose, traumatisante ou sereine. C'est tout dire...

Leliape

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1,5Mauvais
Publiée le 15/07/2018

L'intention profonde de ce film est surprendre, déconcerter, impressionner: ça a été mon sentiment, une étrangeté creuse au point qu'il m'est difficile d'en dire quoi que ce soit... même pas surprenant, même plus étrange. L'attente interminable de Zama, sur fond de corruption politique et de pseudo-quête existentielle, laisse froid, malgré quelques séduisants spectacle naturels, et devient attente interminable du spectateur de regagner la sortie et de revoir les étoiles.

btravis1

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2,5Moyen
Publiée le 13/07/2018

Difficile de s'intéresser aux premiers abords à la vie de ce fonctionnaire, au service du roi d'Espagne, perdu dans une contrée sauvage d'Amérique du Sud, qui s'ennuie de cette vie et attend désespérément un transfert qui le rapprocherait de sa famille. Même si par moment on se prend au jeu, l'ennui décrit à l'écran déteint sur le spectateur. La fin du film, où la réalité se perd un peu, nous maintient en éveil mais ne sauve pas le film de cette léthargie ambiante.

traversay1

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2,5Moyen
Publiée le 11/07/2018

Zama nécessite d'être vu au moins deux fois. Parce que d'emblée le film semble aussi impénétrable que fastidieux. Mais à vrai dire, le quatrième long-métrage de l'argentine Lucrecia Martel, près de 10 ans après La femme sans tête, est aussi déroutant à la deuxième vision qu'à la première. Un colon espagnol chargé des affaires juridiques par le roi en Amérique du Sud s'ennuie copieusement en espérant un improbable transfert. Et le spectateur ressent lui aussi l'attente sans fin de cet homme, au milieu de cette petite communauté méprisante pour les autochtones. Si les images sont belles, il est malheureusement possible de trouver le temps aussi long que son personnage principal qui commence à s'interroger sur le sens de la vie en général et de la sienne en particulier. Peu à peu, d'ailleurs, le film de Lucrecia Martel dérive aux confins du rêve et de la réalité, lors d'une dernière partie aventureuse mais pas moins opaque, pour le plus grand bonheur de ceux qui aiment les films contemplatifs et existentialistes et le malheur des autres, fussent-ils les mieux intentionnés. Un seul conseil avant d'aller voir Zama : être en excellente forme physique et mentale sinon l'assoupissement peut devenir inévitable. Peut-être que le voir une troisième fois serait souhaitable mais là, c'est beaucoup demander.

Joce2012

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1,5Mauvais
Publiée le 11/07/2018

Je n'ai pas tout compris dans ce film qui m'a paru complexe et parfois absurde, il s'en est suivi une torpeur contre laquelle j'ai eu du mal à luter

AM11

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1,0Très mauvais
Publiée le 24/09/2018

Candidat argentin pour l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2018, "Zama" de Lucrecia Martel est un film déconcertant et très étrange. Dans ce film, on suit Zama, un fonctionnaire perdu dans une colonie d’Amérique latine qui espère tant bien que mal sa mutation pour Buenos Aires. Cette attente est interminable pour le personnage, mais aussi pour nous avec la réalisatrice qui fait de l’immobilisme avec une situation qui s'éternise et n'évolue jamais. Pour le coup, Lucrecia Martel arrive bien à nous faire ressentir l'ennui que ressent le personnage seulement cela déteint sur nous également... Sur fond de corruption politique et d'une quête pseudo-existentielle, l'histoire est ennuyeuse à mourir avec des scènes qui se succèdent sans logique et qui ont fini par avoir raison de moi. Au-delà de l'histoire, j'ai trouvé ce film un peu malsain sans que je puisse expliquer pourquoi... Je ne sais pas si c'est le personnage principal ou cette frustration que l'on ressent pas tout le film, mais il y a quelque chose de dérangeant et désagréable. Bref, ce n'est pas que c'est mauvais, mais je n'ai pas du tout accroché à ce film que j'ai trouvé sans intérêt.

nada r.

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3,5Bien
Publiée le 06/08/2018

Sans doute aurai-je plus apprécié le film, si j’avais d’abord lu l’oeuvre pour rendre plus clair. Cependant, il s’agit là d’une simple préférence personnelle, d’autres n’auront peut-être aucun problème de ce point de vue-là. Film intéressant, qui montre le dépérissement de la vie en colonie, loin de la métropole, le personnage est confronté à ses aspirations et à la réalité terrain, et surtout au ridicule de la vie sur place. Un voyage aussi bien intérieur qu’extérieur, où les espoirs et les rêves disparaissent au fil des ans et des scenes.

AZZZO

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3,5Bien
Publiée le 26/07/2018

Film inclassable. Expérience cinématographique atypique. Lucrecia Martel nous entraîne sur la côte atlantique sud-américaine au XVIIIe siècle pour suivre Zama, fonctionnaire colonial insignifiant, obsédé par son retour en Espagne. Le spectateur suit chacun de ses pas, chacune de ses rencontres, de ses vaines demandes de mutation. C'est lent, inutile, étouffant. La réussite du film c'est que le spectateur finit par éprouver l'ennui et la lassitude de Zama. Quel paradoxe ! Le regard sur cette petite société est cynique : la colonie est un marais chaud, humide, infesté de moustiques, de bruits, de maladies et de mauvaises rencontres dans lesquels Zama s'enfonce et se noye sans même se débattre, triste allégorie de nos vies.

Revert O.

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2,5Moyen
Publiée le 15/07/2018

Beaucoup de longueurs : mais l'enfer est comme l'éternité, il est interminable ! Des scènes inutiles mais une caméra gourmande.. Une expérience cinémathographique.

Bjorg L.

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4,0Très bien
Publiée le 11/07/2018

Du grand, du vrai cinéma : déroutant, envoûtant, dérangeant parfois. On se laisse prendre à l’ambiance si particulière de ce film, avec ce personnage central au bord de la folie – à moins que ce soit la société dans laquelle il évolue qui est folle. La narration est linéaire et assez simple, avec dans le même temps beaucoup d’ellipses et d’étrangetés : le but du spectateur ne doit pas être de chercher à tout comprendre, mais de se laisser entraîner dans cet univers qui ne ressemble à rien de connu. Impossible de savoir par moments la part du rêve et de la réalité. Sujet grave qui a créé un débat politique en Argentine : l’exploitation des indiens. A l’exemple de ce couple de vieux colons qui vient se plaindre auprès de Zama du manque d’obéissance des indiens qu’ils ont pourtant asservis bien comme il fallait. En plus d’une image splendide, la bande-son est très présente, alternant les gammes de Shepard (procédé donnant l’impression d’un son qui descend vers le grave à l’infini, bien en accord avec l’impression de déchéance du héros) et la musique d’un duo de guitaristes des années 1950, contemporain de l’auteur du livre dont le film est l’adaptation : décalage qui contribue à l’étrangeté du film (l’argument avancé par la réalisatrice est que de toute façon, vu l’endroit où ils vivent, les protagonistes n’auraient jamais eu l’occasion d’entendre une musique du 18ème siècle). La dernière demi-heure, beaucoup plus animée, plonge encore plus dans la folie, et l’on se rend compte alors que Zama est avant tout une victime de la démence de ses contemporains.

piktor

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3,5Bien
Publiée le 04/01/2018

Un film difficile à comprendre, je n'ai d'ailleurs pas compris mais je n'ai pas pour au temps réussi à m'ennuyer. De beau paysage avec de belle image, dans un thème un peu utopique.

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