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A Most Violent Year
note moyenne
3,8
3499 notes dont 332 critiques
6% (20 critiques)
40% (134 critiques)
30% (100 critiques)
15% (50 critiques)
6% (20 critiques)
2% (8 critiques)
Votre avis sur A Most Violent Year ?

332 critiques spectateurs

Cine vu

Suivre son activité 89 abonnés Lire ses 538 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 05/01/2015

Le temps s’arrête sur une réalisation somptueuse, une lumière magique, une photographie de haut vol et un casting de rêve mais le temps s’arrête aussi sur le scénario, plus que linéaire. Il est plat comme une limande qui peine à se frayer un chemin dans de si beaux draps. On s’accroche, on veut y croire mais on s’ennuie, on ne décolle pas sur cette histoire de fioul et d’obstination à vouloir être plus blanche qu’une oie, la noirceur des caractères d’un film de James Gray nous manque terriblement. On reste en surface et les rôles ne sont pas exploités… Bien dommage car tout est nickel sauf le scénario. On soupçonne Lorna Pruce d’avoir voulu aller à contre courant et nous bercer dans la lenteur des choses mais il manque l’essentiel : le relief des caractères comme ses maîtres ont su faire (Lumet, Pollack ou De Palma Oscar Isaac est engoncé dans son intégrité comme une chemise amidonné de bonne conscience. Jessica Chastain compte et recompte mais rien ne se passe, le rôle manque d’envergure. Les autres on aurait aimé mieux les connaître Albert Brooks, David Oyelowo etc… Cerise sur le gâteau : la relation du chauffeur et d’Abel est à peine crédible… voir larmoyante. J. C. Chandor, je vous préférais bavard et impétueux comme dans « Margin Call »

benoitG80

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4,5Excellent
Publiée le 02/01/2015

"A Most Violent Year" au delà de l'histoire passionnante et fort bien mise en scène par J.C. Chandor, est une excellente invitation à la réflexion sur la justification des moyens mis en œuvre pour arriver à ses fins... Après avoir posé les bases de la vie d'Abel Morales, homme d'affaire aux dents longues, à travers sa réussite sociale et ses projets, on est tout de suite happé par sa personnalité et sa ligne de conduite, toute lisse et propre, à l'écart de la criminalité et des milieux mafieux, que ce dernier prétend défendre coûte que coûte alors que son entourage proche est lui, loin d'être au diapason ! À commencer par son épouse, remarquable Jessica Chastain, être déterminé, complexe et calculateur qui ne semble pas vouloir défendre les mêmes idées, tout en respectant apparemment la philosophie de son mari, jusqu'à son conseiller lui-même, véritable bras droit ou homme de confiance, semblant aussi en accord sans être tout à fait convaincu non plus... Le déroulement des événements qui s'accumuleront autour de ce couple chic et élégant, et par ricoché autour de leur entreprise, en s'opposant au projet d'expansion qui leur tient à cœur, va apporter une épaisseur, une tension extrême et un malaise qui vont aller crescendo, en nous révélant toute l'ambivalence de l'espèce humaine, toute l'ambiguïté des décisions à prendre envers et contre tout... On est alors complètement embarqué dans la spirale infernale qui enferme Abel fabuleusement interprété par Oscar Isaac, tout en étudiant ce personnage avec beaucoup d'acuité, en prenant en compte ses contradictions, ses faiblesses pour réaliser que lui-même fait tout pour se persuader de sa loyauté et de son intégrité, alors que tout finira par n'être qu'une simple façade... C'est bien toute cette démonstration qui captivera le spectateur... En effet, comme le bon élève qui réussit toujours en se vantant de ne rien faire, Abel Morales ressemble bien à ce patron paternaliste et attentionné avec ses employés, au dessus de tout soupçon, qui lui aussi réussit alors que les chemins empruntés ne sont pas aussi innocents qu'il n'y paraît. Et comme il l'expliquera lui-même à cet inspecteur de police bien encombrant : "Le tout est de prendre le chemin le plus droit possible parmi d'autres" ! Car c'est grâce à de petits détails bien révélateurs que nous sommes petit à petit renseignés sur la démarche et les vrais sentiments d'Abel, qui sera amené à évoluer, à changer de cap pour s'adapter aux difficultés et aux situations qui se présenteront à lui, jusqu'à la fin d'une cruauté terrible quant à sa véritable apparence ! Pour nous combler complètement, on est gâté jusqu'au bout par l'atmosphère toute en nuance, toute en subtilité et raffinement, aussi bien dans la peinture des personnages impeccables dont rien que les manteaux de nos deux héros resteront une image forte et symbolique, que dans la photographie d'une grande beauté sur des paysages de New York, de son urbanité et de ses friches industrielles ! À la fois puissant et tout en douceur, sombre et lumineux, intelligent et instructif, ce film bien loin du mythique rêve américain, est une vraie révélation sur le monde des affaires et de la finance, de tous ces hommes qui le représentent, patrons, dirigeants,... devenus très riches dont le parcours et l'avancée cachent bien des zones d'ombre... Ce reflet d'une Amérique désenchantée et déshumanisée où ne compte que le profit, est tout simplement édifiant, d'autant plus que le reste de la planète suit ce mouvement aveuglément ! Un vrai phénomène que cette réalisation magistrale de J.C. Chandor telle une main de fer féroce et rusée, glissée dans un fort beau gant de velours !

puce6386

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2,5Moyen
Publiée le 01/05/2015

Un film qui nous immerge dans le New-York de l’année 1981 où règnent violence, corruption et criminalité. Une réalisation très technique, soignée et sophistiquée au niveau de la mise en scène, nous offrant une superbe photographie et reconstitution. Cependant, si ce drame ne manque pas de séquences réussies, il souffre d’un scénario linéaire et sans relief, aux enjeux peu passionnants, et d’acteurs complètement éteints. Une réalisation qui manque cruellement de dynamisme, suspense et rebondissements ! Plutôt ennuyante voire soporifique par instants !

Edgar L.

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4,0Très bien
Publiée le 03/01/2015

Ce film est un petit bijou de noirceur. Dès les premières minutes, on est totalement happés dans un univers magnifiquement filmé par la caméra de J.C Chandor. Toute l’intrigue se passe dans le New-York de 1981, année où le crime gangrène et où la violence a atteint son paroxysme. Dans cet univers violent, Abel Morales, un jeune entrepreneur qui prospère dans l’industrie du pétrole domestique, tente tant bien que mal de survivre face aux pressions de la mafia et aux investigations du FBI. Il souhaite acquérir un terrain immense dans lequel se situent d’anciennes cuves lui donnant accès aux docks et lui permettant de faire prospérer encore davantage son commerce. [...] Visuellement, le film est de toute beauté. Chandor nous dépeint un New-York sombre plongé sous une épaisse couche de neige. Les teintes brunes et beiges de la ville nous offrent un film visuellement très réussi malgré une réalisation très sobre. L’élégance est de mise, et le bling-bling est totalement exclu. Le rythme du film est certes calme et parfois lent, il n’en reste pas moins qu’on est totalement captivés par l’ambiance et l’esthétique de celui-ci. [...] J.C Chandor nous livre donc ici un film d'une noirceur et d'une élégance rare porté par un casting fort. Très peu de choses à reprocher au film si ce n'est un rythme parfois un peu lent (et pourtant tellement captivant) et un dénouement un peu décevant.

Loskof

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3,0Pas mal
Publiée le 05/01/2015

Tu le sens mon gros film à Oscar? Ça y est on est début janvier, donc les réalisateurs arrivent avec leur grosse production à statuette, on se lâche donc sur les performances, sur des personnalités atypiques, on fait un film d'époque, avec des beaux costumes... Et A Most Violent Year ne déroge pas à la règle que j'ai décidé d'appeler: Le syndrome 12 Years a Slave. A savoir, un film pas mal, mais qui y va avec de gros sabots et ne propose finalement pas grand chose... Et pourtant j'aime bien J.C Chandor, on l'aime tous bien, le mec a quand même fait Margin Call, en plus il dénonce le capitalisme et tout, un mec bien donc. Sauf qu'ici c'est académique au possible, la réalisation est soignée mais froide, le scénario n'apporte rien de plus que son script, il n'y a aucun surprise. Et surtout il n'y a aucune tension, là où Margin Call en débordait. On devine tout à l'avance, le film ne surprend à aucun moment.En plus c'est quoi le message, il existe des gentils capitalistes? Sauf que là on a un capitaliste comme un autre, un mec qui a un discours rôdé pour ses futurs clients, qui les manipule (en proposant de la qualité...), qui achète quand le cours de la bourse est bas et revend quand c'est haut. Le mec habite dans un palace. Enfin bref, il est pas méchant mais ce n'est pas un modèle de vertu non plus. Donc comme pour 12 Years a Slave ma conclusion sera la suivante: Juste bien fait, pas plus, pas moins.

Movie Guide Me

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3,0Pas mal
Publiée le 15/01/2015

Le film a d'excellentes critiques internationales comme françaises donc on était très enthousiaste à l’idée de voir ce film et peut-être qu'on en attendait trop. “A Most Violent Year” est le troisième film de J. C. Chandor après “Margin Call” et “All is Lost”. Ce qui est indéniable, c’est que ce réalisateur est un vrai metteur en scène. Tous les plans sont travaillés; il y a une intelligence du cadre exceptionnelle, des mouvements de caméra originaux et subtils pour installer une certaine tension (ce zoom avant léger accompagné d’une musique stressante).Une mise en scène au service de la tension dramatique intéressante également du point de vue du son; avec des transitions, des silences et des bruitages très fort d'un coup. Tout cela installe une atmosphère particulière aidée également par (lire la suite sur le blog)

traversay1

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4,0Très bien
Publiée le 03/01/2015

On pourra toujours reprocher à A most violent Year son classicisme très marqué eighties, mais, après tout, l'action du film est censée se dérouler dans le New York de 1981, l'année la plus noire de la ville en termes de criminalité. S'il n'est pas interdit de penser à Scorsese, voire à James Gray, J.C. Chandor ne propose pas un calque des films de ses prédécesseurs, créant une atmosphère délétère qui s'inscrit dans un récit faussement lent, presque jamais spectaculaire mais d'une densité et d'une intensité rares. Admirablement écrit, mis en scène avec fluidité, A most violent Year est une autopsie assez effrayante de l'entrepreneuriat à l'américaine où comment flirter avec les lobbies de tous genres, pègre incluse, semble une condition sine qua non pour réussir. Autant pour le mythe du self made man ! Dialogué à merveille, le film se déploie dans un camaïeu de gris, traçant au passage un portrait ambigu et fascinant d'un couple uni dans une même quête sociale. Très sobres, Oscar Isaac et Jessica Chastain contribuent à tirer le film vers le haut.

Alain D.

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2,5Moyen
Publiée le 28/12/2015

Ce film, réalisé et scénarisé par J.C. Chandor n’est pour moi : ni un thriller, ni réellement un drame, mais plutôt une comédie dramatique, au rythme extrêmement lent, voire ennuyeux. Vu son manque de consistance, le scénario complet pourrait être ici spoilé en 3 lignes. Oscar Isaac est cependant performant dans le rôle principal d’Abel Morales, patron de « Standard Heating Oil », compagnie de distribution pétrolière. Quant à Jessica Chastain, elle est pratiquement invisible, tant elle est peu mise en valeur. Déçu par ce film pourtant bien noté par la presse et apprécié par les spectateurs ?

Caine78

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4,0Très bien
Publiée le 22/06/2015

D'emblée, le ton est donné : sobre, élégant et de bon goût avec le magnifique « Inner City Blues » de Marvin Gaye pour accompagner le générique. Tout est clair, précis, maîtrisé et superbement photographié, l'œuvre prenant souvent un malin plaisir à se détourner des codes du genre, ne serait-ce que par son idée principale : un homme cherchant par tous les moyens à monter son affaire dans la légalité la plus totale. Sujet traité avec intelligence et brio par un J.C. Chandor au sommet de son art et exploitant à merveille chaque situation pour donner à l'évolution de l'intrigue une profondeur souvent insoupçonnée, bien aidé dans sa démarche par le remarquable duo Oscar Isaac - Jessica Chastain, entourés de seconds rôles tout aussi bien écrits et interprétés. Enfin, une seule scène d'action (ou presque), mais tellement intense et captivante qu'elle suffit largement à notre bonheur. Une grande réussite, et assurément l'un des plus beaux films de 2014.

Raphael O.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 26/05/2015

Ce thriller dramatique dirigé par J. C. Chandor se distingue par un excellent scénario, haletant, intelligent et très inspiré, une fidèle reconstitution des décors et costumes des 80's, et une remarquable mise en scène servie par une éblouissante distribution. Un chef-d'œuvre.

vincenzobino

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4,5Excellent
Publiée le 24/04/2015

Nouveau coup de maître de Chandor et splendide instant cinématographique. Troisième film du réalisateur que j'avais découvert en salles dans all is lost avant de rattraper margin call pas vu, a most's violent year nous brosse un portrait passionnant d'une Amérique des années 80 davantage en mal-être que ce qu'on voulait bien nous faire voir. Ce qui est fascinant, c'est que malgré le rythme lent rappelant Michael Mann voire James Gray, on ne s'ennuie pas une seconde, fascinés par la manière dont Abel (qui m'a clairement rappelé Tony Montana par moments) appelé à gérer une entreprise de transports, n'est en réalité pas maître de son destin car, que ce soit sa femme (splendide Jessica Chastain dans peut-être son plus beau rôle injustement ignoré aux oscars), son avocat ou ses "concurrents", il n'arrive pas à se faire craindre jusqu'à un énième dérapage. De plus, la reconstitution est parfaite : on se croirait vraiment en 1981, tant par les faits que par la conception du film. Chandor s'est forcément inspiré de Michael Mann car certaines séquences rappellent, et Miami Vice (notamment la musique magistrale) et Heat. Oscar Isaac confirme sa place dans les tous grands par cette interprétation sans faille et mention spéciale à Elyes Gabel, belle découverte. A recommander vivement...

tony-76

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3,0Pas mal
Publiée le 13/02/2015

Le rêve américain. L'année la plus violente en question est celle de 1981, alors qu'un immigré tente de faire sa place dans le marché new-yorkais compétitif du pétrole. Malgré toutes ses bonnes volontés, notre héros qui porte bien son nom - Abel Morales - devra peu à peu enfreindre ses principes... Le cinéaste J.C. Chandor change de registre. Son scénario s'avère fascinant mais il aura fallu laisser la place à un rythme très lent. Pourtant, un grand soin a été apporté aux ambiances et à l'atmosphère à savoir la noirceur. Cette dernière semble être sur tous les plans. La musique omniprésente, mélodique et pleine de tension d'Alex Ebert, cela renforce A Most Violent Year. Et, un autre point fort de ce film est aussi son casting, très élégant. Oscar Isaac rappelle qu'il peut faire partie des grands. Il trouve un grand rôle avec cet être torturé. À ses côtés, Jessica Chastain est tout simplement sublime mais inquiétante en épouse et associée qui utilise tout ce qui est en son pouvoir pour arriver à ses fins. Le reste de la distribution comme David Oyelowo et Albert Brooks ne manque pas de gueule, pourtant ils sont assez inutiles et n'apporte pas grand chose au récit. Malgré qu'il soit boudé aux Oscars, on peut dire que A Most Violent Year est évidemment une fresque qui est à découvrir et qui ne manque pas de scènes fortes. Pas un grand film mais un bon film.

lhomme-grenouille

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/01/2015

Il y a des fois j’aime qu’on me serve quelque-chose d’audacieux, qu’on prenne des risques quitte à se planter ; qu’on aille explorer des sentiers inconnus… Et puis d’autre fois, au contraire, ça me fait vraiment plaisir de tomber sur un film dont le réalisateur semble me dire dès la première minute : « Bon, je vous l’annonce tout de suite : je vais vous jouer un très grand classique très technique que j’ai un peu réarrangé à ma sauce. Pas de surprise. Je fais juste ça pour vous rappeler jusqu’où le cinéma a été capable d’allé jusqu’à présent et jusqu’où il est actuellement capable d’exacerber nos sens. » Pour moi, ce « A Most Violent Year », c’est ça. J. C. Chandor nous montre dès la première scène qu’il maitrise ses codes sur le bout des doigts ; qu’il entend jouer une grande symphonie mafieuse comme savaient les composer autrefois des gars comme Scorsese ou Friedkin ; mais qu’il n’en oublie pas pour autant d’y apporter sa tonalité, afin que l’œuvre reste unique. Or, pour moi, ce que j’ai adoré dans ce film, c’est qu’on est allé bien au-delà de l’exercice de style. Il ne s’agit pas juste de reprendre ce qui a été fait auparavant. Chandor respecte les codes avec une minutie rare pour proposer son angle de vue, sa sensibilité par rapport à ce que ce genre cinématographique peut nous dire de notre humanité et de notre monde. Or, là, pour le coup, je trouve le regard juste, pertinent, et d’une remarquable limpidité car servie par une structure narrative et formelle d’une incroyable qualité. Voilà bien des conditions idéales pour que le trio Isaac – Chastain – Oweyolo brille de mille feux. Aucun n’a manqué à l’appel. Tous ont été irréprochables de justesse et de charisme, à l’image de la remarquable partition qui leur a été fournie. Autant vous le dire tout de suite : après « Margin Call » j’avais déjà noté dans un coin de mon esprit le nom de J. C. Chandor. Avec ce « A Most Violent Year », je peux vous dire que ce nom est désormais au cœur de mes préoccupations futures de cinéphile. Brillant.

brunetol

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0,5Nul
Publiée le 05/01/2015

Je reste fasciné par ces auteurs-réalisateurs qui vont consacrer trois ans de leur vie à vouloir raconter l'histoire d'un type parvenu qui vend du fuel domestique à New York au début des années 80 et à qui il arrive des histoires (ses concurrents veulent sa perte), et du coup, lui qui voulait être honnête, eh ben faut bien qu'il se salisse les mains, hein, et tout ça c'est pas bien beau ma pauvre dame, et pis la collusion entre argent et pouvoir, je vous en dis pas plus. Ah la la, dans quel monde qu'on vit... Que faire avec un sujet pareil ? Rien. Il faut laisser tomber. Mais Chandor a fait le film quand même et c'est, de A à Z, un traité de vacuité cinématographique. Le moindre épisode de "Breaking Bad" a plus de sève que ce rance navet.

douggystyle

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2,5Moyen
Publiée le 31/12/2014

Repéré il y a trois ans pour son thriller financier Margin Call, J. C. Chandor met cette fois le capitalisme en porte-à-faux avec un autre pilier de l’identité américaine : La criminalité. Entre le rêve américain utopique dans lequel s’obstine à vivre Abel Morales, un immigré hispanique idéaliste, et la violence des attaques à mains armées que subissent ses employés, c’est bien vers une peinture désenchantée de son pays que le film veut nous emporter. Situé au début des années 80 et usant d’une mise en scène et d’une photographie directement inspirés des maitres du film noir de l’époque (le New-York désenchanté tel que le voyaient Scorcese et Lumet et le clair-obscur de Gordon Willis), A most violent year a, sur le papier, tout pour satisfaire, au moins, les nostalgiques de l’époque. D’un tel postulat de départ, on a l’habitude de s’attendre à suivre le personnage dans son ascension (Scarface et Le parrain 2 en sont les meilleurs exemples) ou dans son déclin (comme c’était déjà le cas dans Margin Call), mais ici Chandor fait le pari de nous dépeindre le maintien de son héros. En plus de ces enjeux peu captivants, on peut aisément reprocher au scénario de ne pas bien amener ni développer tous ses personnages. Si le couple au centre du récit fonctionne parfaitement, et que leurs dialogues sont bien écrits, Albert Brooks et David Oyelowo sont sous-exploités. C’est aussi le cas du beau-père qui n’est qu’évoqué alors que, en tant qu’ancien gangster ayant su tirer profit du système par des moyens que refuse Abel, il aurait été un antagoniste au point de vue très profitable au propos. Le manque à gagner en suspense et en rythme dans le développement de l’histoire nous laisse attendre des fulgurances de la part des acteurs et des scènes mémorables. Les unes comme les autres se font rares, et ce malgré le jeu irréprochable de Jessica Chastain et d’Oscar Isaac (qui, pour l’occasion, est filmé avec une lumière claire-obscure strictement identique à celle d’Inside Lewis Davis), à qui on peut regretter qu’il ne leur en soit pas demandé davantage. Quelques passages en revanche, dont l’accident de voiture et surtout la course-poursuite, réussissent à rendre l’action un peu plus galvanisante que les longues scènes dialoguées qui jalonnent ce film qui ne tient pas ses promesses.

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