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A Most Violent Year
note moyenne
3,8
3679 notes dont 344 critiques
6% (22 critiques)
40% (138 critiques)
30% (103 critiques)
15% (53 critiques)
6% (20 critiques)
2% (8 critiques)
Votre avis sur A Most Violent Year ?

344 critiques spectateurs

benoitG80

Suivre son activité 933 abonnés Lire ses 1 284 critiques

4,5Excellent
Publiée le 02/01/2015

"A Most Violent Year" au delà de l'histoire passionnante et fort bien mise en scène par J.C. Chandor, est une excellente invitation à la réflexion sur la justification des moyens mis en œuvre pour arriver à ses fins... Après avoir posé les bases de la vie d'Abel Morales, homme d'affaire aux dents longues, à travers sa réussite sociale et ses projets, on est tout de suite happé par sa personnalité et sa ligne de conduite, toute lisse et propre, à l'écart de la criminalité et des milieux mafieux, que ce dernier prétend défendre coûte que coûte alors que son entourage proche est lui, loin d'être au diapason ! À commencer par son épouse, remarquable Jessica Chastain, être déterminé, complexe et calculateur qui ne semble pas vouloir défendre les mêmes idées, tout en respectant apparemment la philosophie de son mari, jusqu'à son conseiller lui-même, véritable bras droit ou homme de confiance, semblant aussi en accord sans être tout à fait convaincu non plus... Le déroulement des événements qui s'accumuleront autour de ce couple chic et élégant, et par ricoché autour de leur entreprise, en s'opposant au projet d'expansion qui leur tient à cœur, va apporter une épaisseur, une tension extrême et un malaise qui vont aller crescendo, en nous révélant toute l'ambivalence de l'espèce humaine, toute l'ambiguïté des décisions à prendre envers et contre tout... On est alors complètement embarqué dans la spirale infernale qui enferme Abel fabuleusement interprété par Oscar Isaac, tout en étudiant ce personnage avec beaucoup d'acuité, en prenant en compte ses contradictions, ses faiblesses pour réaliser que lui-même fait tout pour se persuader de sa loyauté et de son intégrité, alors que tout finira par n'être qu'une simple façade... C'est bien toute cette démonstration qui captivera le spectateur... En effet, comme le bon élève qui réussit toujours en se vantant de ne rien faire, Abel Morales ressemble bien à ce patron paternaliste et attentionné avec ses employés, au dessus de tout soupçon, qui lui aussi réussit alors que les chemins empruntés ne sont pas aussi innocents qu'il n'y paraît. Et comme il l'expliquera lui-même à cet inspecteur de police bien encombrant : "Le tout est de prendre le chemin le plus droit possible parmi d'autres" ! Car c'est grâce à de petits détails bien révélateurs que nous sommes petit à petit renseignés sur la démarche et les vrais sentiments d'Abel, qui sera amené à évoluer, à changer de cap pour s'adapter aux difficultés et aux situations qui se présenteront à lui, jusqu'à la fin d'une cruauté terrible quant à sa véritable apparence ! Pour nous combler complètement, on est gâté jusqu'au bout par l'atmosphère toute en nuance, toute en subtilité et raffinement, aussi bien dans la peinture des personnages impeccables dont rien que les manteaux de nos deux héros resteront une image forte et symbolique, que dans la photographie d'une grande beauté sur des paysages de New York, de son urbanité et de ses friches industrielles ! À la fois puissant et tout en douceur, sombre et lumineux, intelligent et instructif, ce film bien loin du mythique rêve américain, est une vraie révélation sur le monde des affaires et de la finance, de tous ces hommes qui le représentent, patrons, dirigeants,... devenus très riches dont le parcours et l'avancée cachent bien des zones d'ombre... Ce reflet d'une Amérique désenchantée et déshumanisée où ne compte que le profit, est tout simplement édifiant, d'autant plus que le reste de la planète suit ce mouvement aveuglément ! Un vrai phénomène que cette réalisation magistrale de J.C. Chandor telle une main de fer féroce et rusée, glissée dans un fort beau gant de velours !

Edgar L.

Suivre son activité 149 abonnés Lire ses 271 critiques

4,0Très bien
Publiée le 03/01/2015

Ce film est un petit bijou de noirceur. Dès les premières minutes, on est totalement happés dans un univers magnifiquement filmé par la caméra de J.C Chandor. Toute l’intrigue se passe dans le New-York de 1981, année où le crime gangrène et où la violence a atteint son paroxysme. Dans cet univers violent, Abel Morales, un jeune entrepreneur qui prospère dans l’industrie du pétrole domestique, tente tant bien que mal de survivre face aux pressions de la mafia et aux investigations du FBI. Il souhaite acquérir un terrain immense dans lequel se situent d’anciennes cuves lui donnant accès aux docks et lui permettant de faire prospérer encore davantage son commerce. [...] Visuellement, le film est de toute beauté. Chandor nous dépeint un New-York sombre plongé sous une épaisse couche de neige. Les teintes brunes et beiges de la ville nous offrent un film visuellement très réussi malgré une réalisation très sobre. L’élégance est de mise, et le bling-bling est totalement exclu. Le rythme du film est certes calme et parfois lent, il n’en reste pas moins qu’on est totalement captivés par l’ambiance et l’esthétique de celui-ci. [...] J.C Chandor nous livre donc ici un film d'une noirceur et d'une élégance rare porté par un casting fort. Très peu de choses à reprocher au film si ce n'est un rythme parfois un peu lent (et pourtant tellement captivant) et un dénouement un peu décevant.

Cine vu

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3,0Pas mal
Publiée le 05/01/2015

Le temps s’arrête sur une réalisation somptueuse, une lumière magique, une photographie de haut vol et un casting de rêve mais le temps s’arrête aussi sur le scénario, plus que linéaire. Il est plat comme une limande qui peine à se frayer un chemin dans de si beaux draps. On s’accroche, on veut y croire mais on s’ennuie, on ne décolle pas sur cette histoire de fioul et d’obstination à vouloir être plus blanche qu’une oie, la noirceur des caractères d’un film de James Gray nous manque terriblement. On reste en surface et les rôles ne sont pas exploités… Bien dommage car tout est nickel sauf le scénario. On soupçonne Lorna Pruce d’avoir voulu aller à contre courant et nous bercer dans la lenteur des choses mais il manque l’essentiel : le relief des caractères comme ses maîtres ont su faire (Lumet, Pollack ou De Palma Oscar Isaac est engoncé dans son intégrité comme une chemise amidonné de bonne conscience. Jessica Chastain compte et recompte mais rien ne se passe, le rôle manque d’envergure. Les autres on aurait aimé mieux les connaître Albert Brooks, David Oyelowo etc… Cerise sur le gâteau : la relation du chauffeur et d’Abel est à peine crédible… voir larmoyante. J. C. Chandor, je vous préférais bavard et impétueux comme dans « Margin Call »

Caine78

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4,0Très bien
Publiée le 22/06/2015

D'emblée, le ton est donné : sobre, élégant et de bon goût avec le magnifique « Inner City Blues » de Marvin Gaye pour accompagner le générique. Tout est clair, précis, maîtrisé et superbement photographié, l'œuvre prenant souvent un malin plaisir à se détourner des codes du genre, ne serait-ce que par son idée principale : un homme cherchant par tous les moyens à monter son affaire dans la légalité la plus totale. Sujet traité avec intelligence et brio par un J.C. Chandor au sommet de son art et exploitant à merveille chaque situation pour donner à l'évolution de l'intrigue une profondeur souvent insoupçonnée, bien aidé dans sa démarche par le remarquable duo Oscar Isaac - Jessica Chastain, entourés de seconds rôles tout aussi bien écrits et interprétés. Enfin, une seule scène d'action (ou presque), mais tellement intense et captivante qu'elle suffit largement à notre bonheur. Une grande réussite, et assurément l'un des plus beaux films de 2014.

Raphaël O

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 26/05/2015

Ce thriller dramatique dirigé par J. C. Chandor se distingue par un excellent scénario, haletant, intelligent et très inspiré, une fidèle reconstitution des décors et costumes des 80's, et une remarquable mise en scène servie par une éblouissante distribution. Un chef-d'œuvre.

vincenzobino

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4,5Excellent
Publiée le 24/04/2015

Nouveau coup de maître de Chandor et splendide instant cinématographique. Troisième film du réalisateur que j'avais découvert en salles dans all is lost avant de rattraper margin call pas vu, a most's violent year nous brosse un portrait passionnant d'une Amérique des années 80 davantage en mal-être que ce qu'on voulait bien nous faire voir. Ce qui est fascinant, c'est que malgré le rythme lent rappelant Michael Mann voire James Gray, on ne s'ennuie pas une seconde, fascinés par la manière dont Abel (qui m'a clairement rappelé Tony Montana par moments) appelé à gérer une entreprise de transports, n'est en réalité pas maître de son destin car, que ce soit sa femme (splendide Jessica Chastain dans peut-être son plus beau rôle injustement ignoré aux oscars), son avocat ou ses "concurrents", il n'arrive pas à se faire craindre jusqu'à un énième dérapage. De plus, la reconstitution est parfaite : on se croirait vraiment en 1981, tant par les faits que par la conception du film. Chandor s'est forcément inspiré de Michael Mann car certaines séquences rappellent, et Miami Vice (notamment la musique magistrale) et Heat. Oscar Isaac confirme sa place dans les tous grands par cette interprétation sans faille et mention spéciale à Elyes Gabel, belle découverte. A recommander vivement...

traversay1

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4,0Très bien
Publiée le 03/01/2015

On pourra toujours reprocher à A most violent Year son classicisme très marqué eighties, mais, après tout, l'action du film est censée se dérouler dans le New York de 1981, l'année la plus noire de la ville en termes de criminalité. S'il n'est pas interdit de penser à Scorsese, voire à James Gray, J.C. Chandor ne propose pas un calque des films de ses prédécesseurs, créant une atmosphère délétère qui s'inscrit dans un récit faussement lent, presque jamais spectaculaire mais d'une densité et d'une intensité rares. Admirablement écrit, mis en scène avec fluidité, A most violent Year est une autopsie assez effrayante de l'entrepreneuriat à l'américaine où comment flirter avec les lobbies de tous genres, pègre incluse, semble une condition sine qua non pour réussir. Autant pour le mythe du self made man ! Dialogué à merveille, le film se déploie dans un camaïeu de gris, traçant au passage un portrait ambigu et fascinant d'un couple uni dans une même quête sociale. Très sobres, Oscar Isaac et Jessica Chastain contribuent à tirer le film vers le haut.

NoPopCorn

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3,5Bien
Publiée le 20/12/2014

Le prix de l'American dream ! Avec cet excellent thriller atmosphérique sur fond de crime et de corruption sur lequel plane l'ombre de Sidney Lumet, dominé par un Oscar Isaac magistral, J.C Chandor approche les classiques des années 70. Lui manque juste une conclusion marquante. Pour en savoir plus, lisez notre critique complète NoPopCorn !

lhomme-grenouille

Suivre son activité 888 abonnés Lire ses 3 003 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/01/2015

Il y a des fois j’aime qu’on me serve quelque-chose d’audacieux, qu’on prenne des risques quitte à se planter ; qu’on aille explorer des sentiers inconnus… Et puis d’autre fois, au contraire, ça me fait vraiment plaisir de tomber sur un film dont le réalisateur semble me dire dès la première minute : « Bon, je vous l’annonce tout de suite : je vais vous jouer un très grand classique très technique que j’ai un peu réarrangé à ma sauce. Pas de surprise. Je fais juste ça pour vous rappeler jusqu’où le cinéma a été capable d’allé jusqu’à présent et jusqu’où il est actuellement capable d’exacerber nos sens. » Pour moi, ce « A Most Violent Year », c’est ça. J. C. Chandor nous montre dès la première scène qu’il maitrise ses codes sur le bout des doigts ; qu’il entend jouer une grande symphonie mafieuse comme savaient les composer autrefois des gars comme Scorsese ou Friedkin ; mais qu’il n’en oublie pas pour autant d’y apporter sa tonalité, afin que l’œuvre reste unique. Or, pour moi, ce que j’ai adoré dans ce film, c’est qu’on est allé bien au-delà de l’exercice de style. Il ne s’agit pas juste de reprendre ce qui a été fait auparavant. Chandor respecte les codes avec une minutie rare pour proposer son angle de vue, sa sensibilité par rapport à ce que ce genre cinématographique peut nous dire de notre humanité et de notre monde. Or, là, pour le coup, je trouve le regard juste, pertinent, et d’une remarquable limpidité car servie par une structure narrative et formelle d’une incroyable qualité. Voilà bien des conditions idéales pour que le trio Isaac – Chastain – Oweyolo brille de mille feux. Aucun n’a manqué à l’appel. Tous ont été irréprochables de justesse et de charisme, à l’image de la remarquable partition qui leur a été fournie. Autant vous le dire tout de suite : après « Margin Call » j’avais déjà noté dans un coin de mon esprit le nom de J. C. Chandor. Avec ce « A Most Violent Year », je peux vous dire que ce nom est désormais au cœur de mes préoccupations futures de cinéphile. Brillant.

Pauline_R

Suivre son activité 145 abonnés Lire ses 398 critiques

4,5Excellent
Publiée le 30/12/2014

Un film extrêmement bien ficelé et prenant de bout en bout, allant de rebondissements en rebondissements tout en restant crédible et compréhensible, j'ai beaucoup aimé. Alors que je l'avais trouvé peu charismatique dans film des Cohen, Oscar Isaac est ici excellent tout comme Jessica Chastain, toujours géniale.

Shephard69

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 16/02/2018

Un excellent thriller à situer au carrefour entre les films de Martin Scorsese et ceux de James Gray comme "Little Odessa" et "The yards" notamment pour sa peinture d'une New-York trouble, corrompue. Sur le thème déjà maintes fois débattu du rêve américain et de l'ascension d'un jeune couple ambitieux, bien loin du faste luxueux de "Scarface", le réalisateur J.C. Chandor en livre là une variation subtile, sublime axée essentiellement sur la vulnérabilité de ses personnages, sur leur dilemme entre droiture morale et malversations financières. Egalement une franche réussite que cette mise en scène basée sur la couleur à l'instar de l'ensemble de la filmographie de Michael Mann ou comme a pu le faire plus récemment Damien Chazelle avec "La la land", une photographie magnifique. Sans oublier les prestations impeccables d'Oscar Isaac et Jessica Chastain. Une grosse sensation que ce polar noir.

DaeHanMinGuk

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3,5Bien
Publiée le 03/12/2017

Le sujet choisi – la vie d’une entreprise de livraison de Fuel à New York dans les années 80 – fait un beau contexte à la limite entre l’entrepreneuriat traditionnel et celui de la maffia. Le spectateur suit la vie du héros avec ses difficultés et les décisions qu’il doit prendre. On s’y croirait ! On regrette seulement que le couple formé avec Jessica Chastain ne soit pas davantage mis en lumière.

Maitre Kurosawa

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3,5Bien
Publiée le 14/10/2017

Avec "A most violent year", J.C Chandor réalise en quelque sorte un anti-polar dans le sens où, contrairement à ce qu'annonce son titre, il met en scène peu de violence. Rivé aux yeux de son personnage principal (Oscar Isaac impeccable), homme d'affaires intègre devant résister aux tentatives d'organisations criminelles qui tentent de briser son business, le film suit une descente aux enfers vertigineuse dans le sens où longtemps la menace est inidentifiable. Dans une froideur qui lui sied à merveille, "A most violent year" réussit quelques scènes magistrales, dont l'une est une improbable course-poursuite sur un pont où à la fois les braqueurs, le braqué et la police se suivent. L'enthousiasme s’estompe pourtant dans un dernier quart d'heure trop évident, qui dévoile les dernières cartes attendues (le rôle de la femme) d'un scénario d'abord mystérieux mais qui finit par boucler de manière classique ses différents axes. Un film à voir tout de même.

Carlos Stins

Suivre son activité 32 abonnés Lire ses 618 critiques

4,0Très bien
Publiée le 10/05/2017

A most violent year fait partie de ces films dont on attends rien mais qui savent séduire le spectateur. Sans être un immense film, Chandor réalise un très bon film doté d'une belle esthétique. Grace à des plans intéressants, un scénario bien mené et un casting judicieux, Chandor réalise un thriller captivant et s'impose comme l'un des réalisateurs les plus prometteurs de sa génération.

Fabien S.

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4,0Très bien
Publiée le 08/05/2017

Un excellent thriller. Oscar Isaac incarne un immigrant mexicain. Jessica Chastain interprète sa femme. On évoque du détournement d'argent.

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