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    Night Call
    note moyenne
    4,1
    10739 notes dont 790 critiques
    répartition des 790 critiques par note
    107 critiques
    430 critiques
    192 critiques
    46 critiques
    9 critiques
    6 critiques
    Votre avis sur Night Call ?

    790 critiques spectateurs

    benoitG80
    benoitG80

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    5,0
    Publiée le 5 décembre 2014
    "Night Call" signé par Dan Gilroy est un film choc ! D'abord, pour le sujet abordé très édifiant et incroyable, celui du reportage journalistique à sensation et ses dérives... Mais au fond, à mon avis, surtout et principalement pour la superbe composition à couper le souffle de Jake Gyllenhaal littéralement inquiétant et fascinant par sa présence écrasante dans ce rôle, tant on voit assez peu ce genre de performance au cinéma ! On reste scotché du début à la fin du film par la vision de ce personnage trouble et très particulier, Lou Bloom, à la fois extrêmement intelligent, pervers, diabolique, manipulateur dont les raisonnements étayés et explicites font froid dans le dos ! Son regard, son sourire et ses expressions sont absolument terribles et renforcent cette impression de frayeur qui nous accompagne dans cette course à l'horreur jusqu'à son paroxysme final, glaçant au possible... Lou va ainsi nous emporter dans un crescendo monstrueux, prêt à tout pour saisir le scoop ultime et surtout très sanglant en atteignant des extrémités qui nous dépassent ! On est sidéré par la relation qu'il met en place avec cette directrice de l'info d'une chaîne de télévision, implacable et dangereuse, mais qu'il utilise sans état d'âme ainsi que celle inimaginable, qu'il a avec son pauvre assistant sur la mauvaise pente... À ce propos, l'humour noir et grinçant est bien présent en faisant plus d'une fois un effet bœuf, alors qu'on s'imprègne des paroles de Lou quand il se lance dans des explications dignes de démonstrations scientifiques aux calculs incroyables. Les images que nous offrent ce film nous plongent dans une atmosphère poisseuse et malsaine par la tension, voire la folie latente du héros. La fin indescriptible atteint un summum de démence très préoccupant dont la démesure dépasse tout ce que l'on pouvait prévoir ou imaginer. En plus de cette histoire basée sur un individu hors norme, il faut reconnaître que celle-ci renvoie directement au problème éthique du reportage photo à sensation par temps de guerre, de cataclysme ou même de simples faits divers où l'assistance à la vie d'autrui passe après La Photo ou La Vidéo qui fera la Une ! Jake Gyllenhaal nous livre ici une performance excellente qui rend ce film extrêmement passionnant aussi bien dans son scénario habile où les rebondissements suivent une montée en puissance incroyable, que dans la magnifique peinture de la ville de Los Angeles, décor qui se prête totalement à l'esprit de cette histoire noire et effrayante ! Un film événement puissant et magistral à découvrir sans attendre !
    Loskof
    Loskof

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    5,0
    Publiée le 15 décembre 2014
    Allez c'est bon, l'année est pliée côté cinéma et Night Call sort vainqueur ! J'ai aimé dès la première seconde, avec ce plan carte postale de Los Angeles, un léger filtre orange, j'avais l'impression de voir Collateral de Mann, ou Heat, pour sa façon de filmer L.A la nuit, un soupçon de Drive pour la violence et de Gone Girl pour sa critique des médias (ici bien meilleure mais j'y reviendrai). J'ai juste pris un pied terrible devant ce film. On suit avec une délectation malsaine les aventures de Lou, mec raté, qui va trouver sa voie dans le reportage à sensation, révélant peu à peu le maniaque en lui. Si le tout début du film est une formidable exposition, le rythme se ralenti un peu jusqu’à la moitié, prenant le temps de poser son intrigue et les enjeux finaux, même si l'enchainement des séquences de reportage peut sembler répétitive. Puis tout s’accélère au bout de 45min, pour nous offrir des moments d'anthologies, ou la perversion va être poussée au maximum, comme le diner, ou mieux encore avec une séquence tv en temps réel juste hallucinante. Jusqu'à un final insoutenable, où l'on subit complètement ce qu'il se passe à l'écran, comme asphyxié. Et c'est là que le film est le plus réussi, car, en plus de nous servir une réalisation de haute volée, un photographie sublime, une course poursuite phénoménale et complètement justifiée avec son point de vue, un Jake Gyllenhaal électrisant, le film nous questionne directement. Il questionne tout d'abord notre rapport aux médias, le goût du sensationnalisme au détriment de la dignité et même de la vie humaine. Mais surtout, Dan Gilroy nous place dans le film, à la place du spectateur TV, car on voit les mêmes choses, et le film arrive à nous faire rentrer dans le trip de son personnage, on éprouve presque de l'empathie. Un peu à la manière de Breaking Bad, on suit le "héros" avec un plaisir malsain. Cela va en déranger beaucoup, car forcément on se sent un peu coupable, beaucoup de critiques négatives mettent en avant ce point. Mais c'est justement là qu'est le génie, Gilroy nous critique directement, forcément ça fait mal, et ça m'a fait mal car j'ai adoré le film, car j'ai éprouvé du plaisir en le voyant tout en sachant que c'était ignoble. Un Oscar pour Gyllenhaal, un Oscar pour la photographie, et un Oscar du meilleur film ne seront pas volés je pense !
    Puce6386
    Puce6386

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    4,0
    Publiée le 8 février 2015
    Un thriller sombre et inquiétant qui, en conjuguant un brillant scénario et une mise en scène raffinée, s’avère véritablement prenant. L’atmosphère est singulière, la ville de Los Angeles est superbement filmée et le rythme général du film, plutôt lent, mais avec des séquences de grande intensité, est très bien maîtrisé. Jake Gyllenhaal, quant à lui, excelle dans la peau de son personnage glaçant et amoral. Un film brutal, malsain et pessimiste sur la dérive des médias !
    Chris46
    Chris46

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    4,0
    Publiée le 31 janvier 2018
    " Night Call " très bon thriller de Dan Gilroy . C'est l'histoire de Loo Bloom ( Jake Gyllenhaal) un chômeur qui recherche un travail . Un soir après avoir voler de l'acier dans une casse il demande du travail au patron de la casse mais celui ci refuse d'employer le gars qui vient de le voler . Sur le chemin qui le ramène chez lui il se retrouve devant le lieu d'un accident de voiture . Sur les lieux sont présent la police , les pompiers et des caméramans de la télévision qui filme l'accident pour les diffuser dans le journal du soir . Un des caméraman lui fait comprendre que ce genre d'image choc peut lui rapporter pas mal d'argent . Il décide alors de se lancer comme caméraman pour vendre des images chocs aux chaînes de télévision . Il va alors se lancer dans une véritable chasse aux images ou il n'aura aucune limite pour dénicher l'image choc et le scoop ... " Night Call " est un très bon thriller de Dan Gilroy . Le film est l'un des meilleurs films de l'année 2014 sans aucune hésitation . Dommage qu'il soit passer assez inaperçu à sa sortie car il mérite vraiment le coup d'oeuil . Le film aurait mériter une plus grande médiatisation et un plus grand succès car c'est quand même une sacré claque . L'histoire tout d'abord est vraiment originale , prenante et captivante du début à la fin avec ce caméraman qui est prêt à tout pour dénicher l'image choc et qui va n'avoir aucune limite pour arriver à ses fins . Plus le film avance et plus on se demande jusqu'où il ira dans sa chasse au scoop et on est pas au bout de nos surprises . Sa chasse aux images vont l'embarquer dans de sacré mésaventures mêlant suspense spoiler: ( la séquence finale avec les cambrioleurs ) , tension , rebondissements spoiler: ( Loo qui fait tuer son assistant ) , action spoiler: ( toute la course poursuite finale ) et humour noir spoiler: ( le gars qui déplace le cadavre d'un type pour mieux le filmer ) . Le film contient des séquences choc assez marquante spoiler: ( Loo qui filme les gens qui viennent de se faire abattre dans leurs maison par des cambrioleurs , toute la séquence final avec les cambrioleurs que Loo a piéger pour avoir des images fortes ) . La tension monte crescendo tout le long du film pour atteindre son paroxysme dans un dernier quart d'heure effrayant . Le film est quand même une sacré critique des médias et de ceux qui sont vraiment prêt à tout pour dénicher un scoop . Et tout le monde en prend pour son grade dans l'histoire . Du simple caméraman qui cherche à tout prix des images chocs a vendre , en passant par les dirigeants de chaînes qui recherche des images sensationnelles pour faire de l'audimat . Même si ce n'est qu'un film qui caricature un peu la réalité et force le trait on est quand même très proche de la réalité sur certains point on va pas se mentir . On voit bien que dès qu'il y a un événement dramatique à la télévision ( dans des événements récents d'ailleurs ) ils sont tous la comme des rapaces pour tenter de filmer l'image choc . La film est porter par un très bon casting avec à sa tête l'excellent Jake Gyllenhaal qui est juste magistral dans le rôle de Loo Bloom ce type qui va s'improviser du jour au lendemain caméraman et qui fera tout pour trouver l'image choc . Il est vraiment excellent et très crédible dans le rôle de ce type raté qui va vouloir se sortir de sa condition minable à tout prix en devenant caméraman . Il va avoir l'ambition énorme de s'en sortir et de réussir dans ce métier . Son ambition va le pousser très loin . Son personnage est amusant au début surtout quand il commence à s'improviser caméraman et qu'il ne connaît pas trop les codes de la télévision c'est assez drôle comme le moment où il spoiler: voit un attroupement et qu'il commence à filmer sans trop savoir ce qu'il filme en pensant qu'il va dénicher un scoop énorme et qu'il se rend compte au final qu'il est en train de filmer un truc banal ( une femme qui se prend un pv par les flics ) et qu'il se fait rembarrer par les flics . Puis quand il commence à maîtriser les codes de la télévision il devient de plus en plus effrayant au fur et à mesure que le film avance car on va vite se rendre compte qu'il est prêt à tout pour dénicher une image choc et qu'il n'a aucune limite en étant pervers , malsain , manipulateur et j'en passe . Un vrai psychopathe . Il joue son rôle à merveille que se soit dans ses gestes , ses mimiques à telle point qu'on y croit à fond . Le reste du casting tient également bien la route avec entre autre Riz Ahmed qui joue à merveille Rick l'employé de Loo Bloom qui va être de plus en plus effrayer par son patron prêt à tout pour dénicher l'image forte et qui va être de plus en plus dépasser par la situation . Il y a également Rene Russo ( l'arme fatale 3 et 4 ) parfaite dans le rôle de Nina Romina une femme ambitieuse qui travail au journal télévisé et qui est la recherche d'image forte pour le journal tv pour faire avancer sa carrière et qui va demander à Loo Bloom de lui fournir des images fortes . Sa fait plaisir de revoir Rene Russo qu'on a pas souvent l'occasion de voir au cinéma si ce n'est récemment avec les films Thor . Sans oublier Bill Paxton ( Aliens , True Lies , Twister , Titanic ) qui joue très bien Joe Loder un caméraman concurrent qui va rentrer en compétition avec Loo Bloom pour dénicher l'image choc . La réalisation de Dan Gilroy est magistral . Il donne au film un ton très réaliste qui nous immerge totalement dans cette chasse aux scoop . Il a superbement bien filmer la ville de Los Angeles où se déroule l'action du film et à instaurer une ambiance nocturne superbe ( l'action du film se déroulant principalement la nuit au moment où il y a le plus de chance de dénicher des images chocs ) . " Night Call " est un film coup de poing à voir au moins une fois .
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    4,0
    Publiée le 6 mars 2017
    "Night call" a fait quasiment l'unanimité à sa sortie comme près de quarante ans avant lui "Network" de Sidney Lumet (1976), autre cri d'alarme sur les dérives de l'information télévisuelle soumise à la dictature de l'audience. La filiation entre ces deux films assez différents sur la forme tant picturale que narrative se réalise via le personnage de Nina interprété par Rene Russo qui est le pendant parfait de la Diana Christensen (Faye Dunaway) de "Network" directrice de l'information prête à tout pour le gain d'un point d'audience. Là où Lumet s'intéressait de près aux arcanes du pouvoir au sein d'une chaîne en train de muter et au sort d'une vieille garde rechignant à laisser la place de crainte de voir les principes d'intégrité de l'information se liquéfier dans la course à l'audimat, Dan Gilroy qui n'a pas connu cette phase de transition place sa caméra directement là où se déniche le sensationnel. C'est donc la nuit dans les banlieues de L.A que Lou Bloom (Jake Gyllenhaal) traque les faits divers sanglants choisis selon des critères très précis quant à leurs victimes et leur modus operandi qui doivent émouvoir une clientèle très ciblée. Lou Bloom quidam désocialisé mais assez cynique et déterminé pour saisir sa chance par tous les moyens est quelque part le petit frère de Rupert Pupkin (Robert de Niro), le fan trublion de "La valses des pantins" de Martin Scorsese (1983) qui s'immisçait partout avec son air affable, de prime abord niais et inoffensif pour ensuite afficher sa froide détermination. Jake Gyllenahaal ne s'y est pas trompé dont la prestation emprunte beaucoup des mimiques de Robert de Niro, livrant tout comme lui à l'époque une prestation à contre-emploi proprement hallucinante emmenant le personnage jusqu'à des extrémités insoupçonnées. La sociopathie de Lou Bloom est criante, étant incapable de la moindre empathie et totalement imprégné de la nécessité de sa réalisation sans entrave. D'aucuns trouveront certains agissements de Lou Bloom outranciers voire improbables si l'on considère que le personnage imaginé par Dan Gilroy symbolise à lui seul l'information en continu telle qu'elle se pratique aujourd'hui. Mais peut-on en être si sûr quand on sait que chacun muni de son portable peut-être en prise directe avec n'importe quel évènement ? On peut constater que le cri d'alarme de Lumet en 1976 n'a pas servi à grand chose mais il serait impardonnable de taxer d'opportunisme les rares vigies qui tentent de nous mettre de façon un peu crue sous les yeux ce que nous tolérons chaque jour. Rene Russo, la femme de Dan Gilroy est toujours aussi sensuelle ce qui ajoute un atout de charme vénéneux bienvenu à ce film qui fait froid dans le dos, non pas dans le domaine de l'anticipation mais bien malheureusement dans celui du constat.
    Papagubida
    Papagubida

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    5,0
    Publiée le 26 décembre 2014
    Quel coup de maître ! Ca faisait un bon moment que je n'avais pas pris une telle claque ! C'est pour moi le film de l'année, peut-être même le film de ce 21e siècle ! C'est encore plus impressionnant quand on sait que c'est la première réalisation de Dan Gilroy, mais bon à la limite ceci n'est qu'un détail quand on veut juger le film. Ce film est certainement devenu mon film préféré à ce jour. "Night Call" raconte l'histoire d'un homme qui s'improvise journaliste "d'images choc", et qui va finalement continuer dans cette voie jusqu'à en faire son métier. Ce personnage est incarné à merveille par un Jake Gyllenhaal au top de sa forme et qui a sûrement atteint là le meilleur stade de sa carrière tant il a atteint la perfection en interprétant ce personnage, et, en toute honnêteté, si il n'obtient pas l'oscar et/ou le Golden Globe je trouverai ça scandaleux ! Dans "Night Call", il est absolument resplendissant de justesse et ça fait plaisir de voir un acteur autant impliqué dans son rôle (sa blessure sur le tournage en cassant involontairement un miroir tant il était dans son personnage, les 7 kilos perdus, etc..). Il incarne ici à merveille ce gars qui a vraiment une tête à claques, qui en est même énervant parfois, mais qui, mine de rien, est extrêmement intelligent et sait quoi faire, quels mots employer pour atteindre le sommet de la puissance. Ce mec, qui est plongé très précipitamment dans ce monde qu'est la télévision et qui en devient même presque fou et mauvais, voire dangereux spoiler: , et même aussi dangereux que les criminels qu'il filme . Il va jusqu'à bouger des cadavres pour que "ça paraisse mieux à l'écran" (comme si il faisait du cinéma) ou "créer" des meurtres/accidents pour avoir de nouvelles images à vendre, et même peut-être pire encore, mais afin de ne pas trop spoiler je n'en dirai pas plus. Cette horreur dans laquelle baigne ce personnage, ça en devient son quotidien, comme il le dit si bien avec une superbe réplique (les dialogues de ce film sont extrêmement bien travaillés, excellents) : "C'est mon travail, je dis souvent aux gens que si vous me croisez c'est certainement la pire journée de votre vie". Cette horreur quotidienne des journalistes aux Etats-Unis fait partie des sujets très bien dénoncés par ce film. D'autres points sont également parfaitement dénoncés, tels que la guerre entre les journalistes qui se battraient entre eux pour avoir la moindre info "exclusive", ces journalistes eux-même qui peuvent en devenir sérieusement atteints, la vie américaine (notamment la criminalité très forte dans ce pays), mais aussi et surtout les chaînes de télévision en Amérique, prêtes à tout pour avoir la moindre image choc pour attirer le regard des gens et augmenter leurs audiences, et du coup, la dénonciation de leur business avec leurs horribles valeurs, avec pour unique but de gagner de l'argent sur des images irrespectueuses. Tant de choses acabblantes mais pourtant bien réelles, dénoncées à merveille par Dan Gilroy grâce à une réalisation haletante, et avec des plans sacrément bien pensés qui nous plonge au coeur du quotidien de ce journaliste. L'idée de départ est très simple, mais très creusée, on sent que le scénario n'a pas été écrit à la va-vite et ça nous donne une histoire excellente qu'on prend beaucoup de plaisir à suivre jusqu'à la fin. Car l'un des autres points forts de ce film, c'est sa durée et son rythme. Il n'est pas trop long, et pas trop court (plus ou moins 2 heures). Il n'y a jamais de longueurs dans ce film, malgré le fait qu'il n'y ait pas forcément énormément d'action. C'est l'une de ses forces, à l'instar d'un "Gran Torino" par exemple : pas forcément beaucoup d'action ni d'effets spéciaux, et pourtant on est à fond dedans. On est plongé, et la réalisation et le jeu des acteurs nous font ressentir beaucoup d'émotions différentes, du rire à l'angoisse parfois. Par exemple, la tension que l'on ressent lors de la scène du journal télé au sujet du triple homicide, la tension ressentie au moment où l'on voit à la fois les images du JT et les gens "en studio" (dont le personnage principal) est vachement forte. Idem pour la scène un peu plus tôt où le journaliste est sur les lieux du crime. Une tension peu présente tout au long du film, mais très puissante quand elle est là. Les "images choc" captées par le protagoniste sont justement choquantes, mais pas trop, et ça c'est fort ! Réussir à intégrer des images suffisamment fortes pour qu'on comprenne que ce qui se passe est horrible, sans pour autant que l'on se dise "ah non c'est trop violent". Le parfait équilibre a été trouvé, chapeau. La bande-son est parfaite elle aussi, époustouflante, le choix des musiques est excellent et nous plonge dans l'univers du film grâce à un excellentissime James Newton Howard, c'est très bien joué. Enfin, j'ai salué la performance de Jake Gyllenhaal tant il m'a impressionné, mais je me dois de saluer aussi les performances du reste du casting qui a aussi été exceptionnel. Je n'en attendait pas forcément beaucoup de Rene Russo, elle est pourtant parfaite dans son rôle et mériterait elle aussi d'être récompensée et de recevoir un prix pour ce second rôle. Riz Ahmed, lui, n'est peut-être pas parfait mais il est extrêmement prometteur et remplit bien son rôle. Bref c'est pour moi le meilleur film de cette décennie, si vous en avez l'occasion et que vous aimez le bon cinéma foncez ! Regardez sans hésiter, c'est parfait !
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 9 février 2019
    j'ai vraiment adoré Night Call, très bien mis en scène par Dan Roy, dont l'histoire est surprenante. Le personnage de Lou Bloom interprété de façon magistrale par Jake Gyllenhaale est glaçante. On se dit "comment peut on être à la fois cynique, dérangé, égocentrique, egoiste et limite psychopathe". Ce qui est passionnant mais tout aussi choquant, c'est de la manière dont Lou manipule et tire profit de tout le monde, de toutes les situations se présentant à lui, sans la moindre once de remord ou de culpabilité de sa part, pour être le premier sur les lieux des drames les plus horribles, quitte à se retrouvé dans la limite du respect des lois et de la morale. La principale caractéristique de son étrange et complexe personnalité, revient à sa réplique à Richard, qui est son assistant, quand celui ci lui dit, "tu ne comprends pas les gens" et que Lou lui répond, "ce n'est pas que je ne comprend pas les gens, c'est que je ne les aimes pas". Là, tout est dit !! Un film à voir.
    François G.
    François G.

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    4,0
    Publiée le 27 septembre 2015
    Jake Gyllenhaal ("Jarhead") incarne dans ce film américain à petit budget un personnage auquel on s'attache au début mais, plus on entre dans sa vision du monde, plus on se rend compte que c'est un homme amoral et même un psychopathe. Son interprétation est tout bonnement éblouissante, de même que celle des autres acteurs. Le scénario est très prenant, même si quelques longueurs sont présentes, et nous offre des séquences profondes et poignantes. La mise en scène ainsi que le montage et la réalisation de Dan Gilroy sont absolument magnifiques et les plans de Los Angeles, la nuit, sont d'une beauté éblouissante. La musique de James Newton Howard, quant à elle, accompagne bien l'ensemble des scènes, malgré une très grande discrétion. Toutes les qualités que je viens de citer forment au final un très bon film critiquant les médias, leur perversité, leurs manipulations visant à augmenter sans cesse les taux d'audience, à gagner toujours plus d'argent avec le meilleur scoop possible. Cependant, un peu plus d'adrénaline n'aurait pas desservi le film. Cynique, intéressant et sublime.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 26 novembre 2014
    Pour un budget ridicule de 8 000 000 $ , Night Call prouve que le cinéma américain est loin de se résumer aux grosses productions Hollywoodiennes sans grand intérêts. Ce film ambitieux est clairement une surprise en cette fin d'année 2014. Night Call raconte l'histoire d'un homme nommé Lou Bloom qui est prêt à tout pour avoir les meilleures images choc et ensuite les vendre aux chaines locales. Au final on obtient un film terriblement efficace sans aucun temps mort avec une réalisation quelque peu discrète laissant place à un remarquable scénario aussi passionnant que déroutant , rythmé par la bonne BO de James Newton Howard. Mais Night Call c'est avant tout le film ou Jake Gyllenhaal campe l'un de ses meilleurs rôles si ce n'est le meilleur. Son interprétation hallucinantes me laisse froid dans le dos , il incarne brillamment un personnage décalé et imprévisible. Après Prisoners , Enemy et maintenant Night Call , Jake Gyllenhaal est devenu un des meilleurs acteurs de sa génération. Jake ! La route des oscars vient de s'ouvrir pour toi. Et si Night Call m'a aussi emballé c'est par son concept original , on est plongé pendant 2h dans le monde des médias ou le spectateur constate la "connerie" de ces derniers . Le réalisateur Dan Gilroy va se concentrer sur le point de vue du personnage de Jake Gyllenhaal même si on a du mal à le comprendre sur certains moment, on éprouve une certaine empathie à son égard, on suit avec intérêt ses escapades nocturnes plus délirantes et absurdes les unes que les autres. Le point fort du film réside dans son ambiance qui fait pensé à Drive sans pour autant lui ressembler. Le suspense est aussi un élément majeur puisqu'il est constamment présent durant les 2h du film mais laissant tout de même le spectateur respirer un moment avec certains passages parsemés d'humour notamment grâce à la satire des médias. Le suspense atteindra son paroxysme dans un final surprenant ou les 30 dernières minutes ne sont que pure folies. Vous l'aurez compris Night Call est un film à ne pas manquer, rentrant facilement dans mon top des meilleurs films 2014.
    Marc T.
    Marc T.

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    3,5
    Publiée le 29 juillet 2015
    J'y croyais avant même de le voir, je sentais déjà l’atmosphère pesante, noire et glaçante d'un Drive ou d'un Collateral rien qu'en visionnant la bande annonce, ça sentait le chef d’œuvre annoncé ou presque. Rien à dire sur la prestation de sociopathe de Jake Gyllenhaal, tout le monde est d'accord - ou presque - sur ce point, mais voilà, ce pauvre Jake porte le film sur ses seules frêles épaules car le scénario est un peu linéaire et répétitif (voiture->caméra->journal TV). J'en attendais vraiment plus, plus de punch, de noirceur ou de folie, je ne saurais dire, mais plus de ce petit quelque chose qui vous fait dire après 1H57 : "wow !". Fort heureusement, la dernière partie prend la tangente, s'accélère, et se termine par un final plutôt bien trouvé. On ressort de ce film finalement globalement satisfait mais tout de même frustré, il y avait matière à le rendre plus percutant...
    jihelg
    jihelg

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    4,5
    Publiée le 2 janvier 2015
    Une bande-annonce intrigante, quelques critiques élogieuses et une interview de Jake Gyllenhall aperçue sur Canal m'avaient vite fait comprendre l'importance d'aller voir "Night Call", qui s'annonçait comme une production ambitieuse et un nouveau rôle éminemment original pour l'acteur de "Brokeback mountain". La vision de ce film a totalement conforté cette impression initiale. Dès les premières images, la patte d'un cinéaste talentueux impose un style et une énergie propre aux grands auteurs de polars urbains. La nuit de Los Angeles est immédiatement placée au centre du récit, comme en étant le personnage principal et imprimant d'entrée de jeu une esthétique et une élégance qui évoquent Michael Mann ou Nicolas Winding Refn œuvrant dans des décors similaires. Dès lors, l'apparition du personnage principal de Louis Bloom "Lou"), incarné par Jake Gyllenhall, est désignée comme une excroissance naturelle de cette jungle nocturne tentaculaire. D'un minable revendeur d'objets ou de métaux volés, plutôt maladroit dans la gestion de ses petits larcins, cet anti-héros va devenir rapidement un pigiste free-lance avide de couvrir en vidéo les faits divers crapuleux ou accidentels les plus sanglants pour les monnayer à une chaîne de TV locale. De pathétique petit trafiquant, il va devenir ainsi sous nos yeux un véritable prédateur vidéaste sans scrupule ni morale, persuadé de pouvoir, grâce à ses images choc, détenir la clef de son intégration et d'une certaine mainmise sur le système de l'information télévisée. Maîtrisé de bout en bout dans sa mise en scène et rythmé par son montage percutant, porté par une interprétation hallucinante de Jake Gyllenhall (qui a perdu beaucoup de poids pour donner à son personnage une allure hagarde et désincarnée), le film déroule un réquisitoire d'une extrême violence contre les dérives voyeuristes des médias contemporains, qui se repaissent des actes criminels ou de la souffrance pour satisfaire leurs taux d'audience et donner en même temps une vision tordue et orientée de l'état de la société, dans le seul but de faire rentrer l'argent dans leurs caisses. En cela, ce film s'inscrit dans un discours déjà abordé, bien que relativement peu fréquemment, par le cinéma américain. On pense au "gouffre aux chimères" ("ace in the hole", 1952) de Billy Wilder, avec Kirk Douglas, ou plus récemment à "l'oeil public" ("the private eye", 1992) de Howard Franklin, avec Joe Pesci. Mais si ces films (notamment celui de Billy Wilder) posaient déjà un questionnement pertinent sur l’ambiguïté du rôle du reporter et des limites déontologiques qu'il devait s'imposer face à la détresse ou le danger encouru par les sujets montrés, 'Night call" va beaucoup plus loin dans la violence de sa charge. Signe des temps sans aucun doute, où nos sociétés industrialisées n'ont jamais été à la fois plus sécurisées tout en montrant paradoxalement plus de violence et en développant la solitude et les névroses des individus les plus fragiles. Dan Gilroy, ici scénariste et metteur en scène a écrit pour le personnage de Lou Bloom des dialogues glaçants qui donnent toute la mesure de l'immoralité et de la perversion dont il use et qu'il sait pouvoir trouver aussi dans sa relation avec la directrice de l'information de la chaîne KWLA à qui il vend ses images (René Russo, femme du cinéaste, qui incarne avec brio une femme de pouvoir que la quête de l'audimat a totalement dévoyée). C'est tout un jeu de manipulations qui se livre jusqu'à la nausée sous nos yeux. Assurément, Jake Gyllenhall détient là son rôle le plus marquant et habité de sa carrière et mérite, tout autant que la mise en scène sobre et inspirée de Dan Gilroy (jusqu'ici uniquement scénariste et dont c'est la première réalisation) que l'on aille voir cette balade sauvage et incandescente dans les recoins les plus inquiétants des nuits de L.A.
    Jorik V
    Jorik V

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    4,0
    Publiée le 27 novembre 2014
    On a beaucoup comparé ce film à « Drive », notamment pour son atmosphère nocturne. Et bien à part effectivement que le protagoniste principal est souvent au volant de sa voiture de nuit, le reste n’a pas grand-chose à voir ! Il aurait fallu une bande originale plus mémorable et un climat plus envoûtant et nostalgique. Mais oui le Los Angeles de nuit est aussi bien filmé que dans le chef d’œuvre de Nicolas Winding Refn et l’atmosphère qui s’en dégage contribue à la réussite de « Night Call ». Mais elle ne se limite pas à ces beaux plans de la Ville des Anges de nuit, elle est surtout due à l’interprétation hallucinée et hallucinante de Jake Gyllenhaal qui enchaine les rôles marquants et les transformations à la Christian Bale. Sa prestation ici lui vaudra certainement une nomination aux Oscars. En charognard de l’information ou plutôt du fait divers le plus trash et violent possible, son attitude fait penser à une hyène prête à bondir sur sa proie. Le débit monocorde de son personnage, sa démarche, son rictus malaisant, tout participe à faire de son Louis Bloom un personnage de cinéma peu aimable dont on se souviendra. Et ses échanges dynamiques et très bien écrits avec l’impériale René Russo à base de séduction, de fascination et de négociations sont excellents. La critique des médias à base de désinformation et de recherche de sensationnel n’est pas neuve mais elle atteint des sommets de glauque ici, notamment dans la seconde partie. Mais elle va de pair avec celle du voyeurisme du spectateur bien mis en valeur ici sans qu’on en voie une seule seconde. « Night Call » c’est un peu le « A tombeau ouvert » (Martin Scorsese avec Nicolas Cage) du reporter de fait divers. Un excellent film donc !
    Shephard69
    Shephard69

    Suivre son activité 82 abonnés Lire ses 1 072 critiques

    4,5
    Publiée le 4 mars 2015
    Un film assez incroyable à l'ambiance prenante traitant avec réussite de la fascination humaine pour le sensationnalisme, le morbide et de la course effrénée vers une information et une médiatisation globale toujours plus trash, plus rapide et saisissante. Jake Gyllenhaal, une fois de plus impeccable dans un rôle de névrosé sans scrupules, est excellent, des seconds rôles tout aussi bons. Un portrait glaçant de la société actuelle, une photographie remarquable qui m'a rappelé "Collateral" de Michael Mann. Cynique mais puissant.
    Marcel D
    Marcel D

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    5,0
    Publiée le 27 novembre 2014
    Quel film rondement mené ! Un vrai scénario qui met en scène une histoire qui évolue sans cesse, avec un fil conducteur fort. Je craignais que les situations se répètent avec des scènes où Jake filme une nouvelle fois... et bien non, c'est intelligemment fait. Chaque nouveau moment apporte son écho à l'histoire et c'est filmé subtilement. L.A. la nuit, c'est très beau et c'est super bien filmé. Seul petit bémol sur la bande son, qui aurait pu être mieux selon moi, surtout que cela s'y prêtait. Par contre, je ne vois pas trop le rapport avec Drive, à part qu'il y a une voiture qui roule la nuit... Pour le reste, rien à voir ! Un film corrosif servi par un Jake Gyllenhaal aux petits oignons... Jake, c'est Donnie Darko, c'est Source Code, c'est Prisoners, c'est Enemy... Ca fait déjà une belle petite filmo :)
    LeFilCine
    LeFilCine

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    4,5
    Publiée le 2 décembre 2014
    Joues creusées, teint blafard, ton monocorde, Jake Gyllenhaal, omniprésent, est la star de Night Call ! Il interprète un personnage hors norme, à la fois angoissant et captivant. Un individu sociopathe, éduqué à l'Internet, une sorte de fils légitime de la société américaine capitaliste débridée d'aujourd'hui. Ce psychopathe, au profil pervers narcissique, se conduit pendant tout le film avec un cynisme qui s'exacerbe en parallèle de ses succès économiques. Pamphlet anticapitaliste, critique acerbe des médias et du voyeurisme, Night Call est sur ces points une réussite. On est ébahis et effrayés par le culot et l'absence totale d'humanité du personnage et c'est la vraie force du film. Qui plus est, la réalisation, dans la veine de Drive, est assez remarquable, avec notamment des courses poursuites en voiture très immersives. Le réalisateur, Dan Gilroy, assume le cynisme du scénario jusqu'au bout, même si le récit est assez didactique. En effet, on sent venir d'assez loin les différentes péripéties et c'est dommage. Mais Jake Gyllenhaal est génial, avec sa petite queue de cheval, ses yeux exorbités et ses lunettes de soleil, on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Alors qu'il est en réalité ce monstre, enfanté par notre société, qui n'a plus ni morale ni valeurs. Night Call, loin d'être parfait, laisse un goût de malaise qu'on n'est pas prêt d'oublier, et c'est pour ça que c'est un excellent film.
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