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    La Isla mínima
    note moyenne
    4,0
    2405 notes dont 253 critiques
    répartition des 253 critiques par note
    34 critiques
    115 critiques
    71 critiques
    28 critiques
    4 critiques
    1 critique
    Votre avis sur La Isla mínima ?

    253 critiques spectateurs

    ferdinand
    ferdinand

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    2,5
    Publiée le 20 juillet 2015
    Lieux singuliers, bons acteurs, quelques prises de vue spectaculaires...mais scénario alambiqué qui fait qu'on a du mal à s'intéresser à cette histoire qui singe certains polars américains abscons. De plus des effets faciles, violences et agressions soudaines qui portent sur les nerfs.
    Chris58640
    Chris58640

    Suivre son activité 73 abonnés Lire ses 544 critiques

    5,0
    Publiée le 27 juillet 2015
    Autant le dire d’entrée, « La isla minima » est une réussite quasi-totale. Ca fait bien longtemps que je n’ai pas vu un polar de cette qualité, de la première à la dernière image, tant sur la forme que sur le fond. Déjà, dés le générique de début on est plongé dans une ambiance moite et poisseuse qui ne nous lâchera pas pendant 1h45. Les paysages andalous, souvent filmés de haut et à la verticale, sont incroyables, on se croirait dans le bayou. D’avion, les paysages ressemblent à des cerveaux humains, des peintures abstraites, c’est très beau et çà donne d’entrée le ton d’un film qui sera techniquement très soigné. Plans larges inspirés, scènes clefs filmées de loin et sans son (la derrière un pare-brise par exemple), Alberto Rodriguez maitrise de bout en bout son film, utilisant la musique de manière minimaliste au profit des bruits naturels (d’oiseaux notamment), ou en filmant les scènes d’action (la poursuite en voiture, l’affrontement final) de manière réaliste, ramassée et ultra-tendue. Raul Averalo interprète de manière très convaincante un jeune flic, Pedro, tourné vers l’avenir démocratique de son pays et son propre avenir (puisque sa femme, restée à Madrid, est enceinte). Mais c’est son antithèse qui attire l’attention : Javier Gutierrez II. Il incarne lui un homme tourné vers son passé de policier sous Franco, dont on devine qu’il n’est pas reluisant à travers quelques répliques lâchées çà et là mais qui en disent long. Un homme malade dont on imagine bien qu’il somatise ses démons intérieurs, qui semble avoir une vague aversion pour les oiseaux (si on est attentif et un peu perspicace à la fin, le scénario explique pourquoi, mais de manière presque allusive). Javier Gutierrez II est très impressionnant dans ce rôle très complexe : du côté du Bien sur l’enquête, souvent attachant, sympathique et efficace mais on devine sans cesse qu’il ne fait qu’essayer de s’amender d’un passé peu reluisant. Il rend son personnage à la fois sympathique et malsain, à la fois détestable et fragile. Les seconds rôles sont également très bien tenus, même s’ils ne sont qu’une sorte de toile de fond de l’enquête. Quant au scénario, il est à la fois crédible et clair. On ne décroche à aucun moment, chaque rebondissement à sa raison d’être, chaque piste à son importance. Quant au dénouement, il est dénué de fioriture : le mobile est d’une cruelle banalité, d’une crédibilité totale. Mais n’importe quelle intrigue de ce type n’aurait pas la puissance de « La isla minima » si le contexte était différent. Le sel du film, ce qui lui donne un relief particulier en plus de ses autres qualités, c’est qu’il se situe dans une sorte d’« entre-deux » : 5 ans après la mort de Franco, quelque mois avant le putsch raté des militaires en 1981. Ce n’est plus la dictature, mais ce n’est pas encore la démocratie, c’est une situation bâtarde et instable qui donne au film une couleur particulière. Officiellement le franquisme est mort, en réalité il est encore partout : les portraits de Franco (et parfois d’Hitler !) sont encore sur beaucoup de murs, y compris dans l’administration. Il n’y a pas eu de purge dans ces administrations, surtout dans la Police. L’armée est omniprésente, elle fait encore peur, elle est arrogante. Et puis la pauvreté est palpable, on est en 1980 en Andalousie, c’est plus que jamais une terre d’émigration, les gros propriétaires terriens payent leur journaliers une misère, la société est à cran, le pays est renfermé sur lui-même depuis plus de 30 ans. Tous ce contexte imprègne le film de Rodriguez, sur la forme comme sur le fond. Pendant tout le film, où l’on suit l’enquête de Juan et Pedro, on sent l’abcès franquiste qui affleure, on ne sait pas si ce sont des petits ou des gros abcès qui vont se crever du côté de l’enquête ou du côté du passé de Juan. Sur ce point, nous ne serons fixés qu’à la toute fin du film et les dernières scènes laissent un gout amer. Sans vouloir trop en dire, le mutisme pudique (ou lâche ?) d’un des deux flics est paradoxalement très éloquent. Ce mutisme assourdissant symbolise l’Espagne post-franquiste dans toute sa complexité, pour ne pas dire dans toute sa schizophrénie. J’ai beau chercher, je ne vois pas de vrais défauts au film de Rodriguez, il est bien maîtrisé, bien interprété, très bien scénarisé, il est subtil et s’adresse davantage à l’intelligence du spectateur que la plupart des polars modernes : une réussite quasi-totale.
    Il_meurt_à_la_fin
    Il_meurt_à_la_fin

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    5,0
    Publiée le 25 juillet 2015
    Il y a des films policiers qui se plaisent à manipuler le spectateur, multipliant le rebondissements et les fausses pistes. La Isla mimina préfère nous rappeler ce qui fait le cœur du genre : l'ambiance. Partant d'une histoire somme toute classique de disparition se révélant être un double assassinat, le réalisateur nous plonge dans une Espagne se relevant tout juste du franquisme, au sein d'un petit village d'Andalousie cernés par les marais. Dès les premières minutes on se sent saisi par la moiteur pesante régnant sur les lieux. Il y a les regards, insistants, parfois, souvent fuyants, les secrets, ceux du passés enterrés par la mort de Franco, ceux liés au petits trafiques auxquels certains membres de la communauté s'adonnent, et les autres, il y a la suspicion, également, et surtout l'impression de ne pas toujours être le bienvenu et qu'on ne pressera pas pour venir en aide, pas évident, il faut dire, d'enquêter sur la disparition de deux jeunes filles à la réputation facile dans une société où les femmes n'ont pas encore leur place. Autant de sentiments que le spectateur est amené à partager avec les héros, deux policiers débarqués de la ville pour tirer cette affaire au clair. Le plus jeune est un démocrate, affecté là en guise de représailles après sa critique publique d'un ponte de l'armée, le plus vieux, un petit côté roublard, a fait sa carrière sous la dictature. Ils ont en commun cette soif de vérité qui les poussent à avancer en milieu hostile. On les suit, comme un troisième membre de l'équipe, se laissant happer par une histoire débitée d'un bout à l'autre sans superflu ni baisse de régime, de la maîtrise, seulement. On se laisse à penser aux grandes réalisations étasuniennes du genre, mais c'est bien d'Espagne que nous viens cette bonne surprise. Un des films de l'été à n'en pas douter !
    Yasha R.
    Yasha R.

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    5,0
    Publiée le 25 juillet 2015
    Excellent film où se mêlent social, politique et film noir.
    selenie
    selenie

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    4,0
    Publiée le 16 juillet 2015
    Le film de l'année en Espagne avec ce film qui a récolté pas moins de 10 Goyas (équivalents de nos Césars) avec ce thriller sombre sur fond historique qui rappelle les heures sombres d'une Espagne post-franquiste. La période de l'histoire se déroule en 1980, l'Espagne est alors en pleine construction démocratique après plus de 30 ans de dictature sous Franco. 10 Goyas pour ce seul film c'est sans aucun doute un peu beaucoup, on se dit surtout que le cinéma espagnol est bien triste en ce moment. Malgré tout c'est un excellent film, efficace et prenant avec un contexte géographique et historique particulièrement bien orchestré.
    MJSM
    MJSM

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    4,5
    Publiée le 31 juillet 2015
    Une esthétique sublime avec notamment des paysages vue du ciel maginfiques et une tres bonne enquête policière dans un climat poste franco. à voir absolument
    Yves G.
    Yves G.

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    2,5
    Publiée le 10 janvier 2017
    On dit beaucoup de bien de "La Isla minima" un film espagnol poly-primé à la dernière cérémonie des Goyas - l'équivalent de nos Césars. Et il faut reconnaître que ce polar poisseux a du caractère. Mais le problème est qu'on a déjà vu ce film cent fois Deux flics qui enquêtent dans un environnement hostile sur des crimes sexuels sordides commis par des psychopathes dégénérés adossés à des organisations occultes ? Ça vous rappelle quelque chose ? "Memories of murder" de Joon-Ho Bong ! "le Dahlia noir" de Brian de Palma ! "Killing fields" de Ami Canaan Mann ! et évidemment "True Detective" de Nic Pizzolatto ! Avec à chaque fois une putasserie embarrassante à imaginer des tortures toujours plus raffinées sur des victimes toujours plus innocentes.
    Tchi Tcha
    Tchi Tcha

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    4,5
    Publiée le 20 juillet 2015
    Une mise en scène grandiose, une photographie magnifique pour ce film tout en pression. Une maîtrise complète.
    Corbett
    Corbett

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 74 critiques

    5,0
    Publiée le 16 juillet 2015
    J'ai adoré ce film. Un polar comme je n'en avais pas vu depuis une éternité. Du même niveau que Prisoners selon moi. Une mise en scène magistrale, des acteurs extraordinaires, des paysages magnifiques et un contexte historique et politique qui donnent un vrai plus à ce film, un vrai film intelligent, divertissant et haletant. Je crois que je vais retourner le voir avec des potes.
    Alice L
    Alice L

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    5,0
    Publiée le 15 juillet 2015
    Un chef d oeuvre ! Un polar haletant, une plongée dans les années 1970, un suspense dingue, des acteurs geniaux, une mise en scene brillante, des paysages sublimes... La liste des qualites est longue! Le polar de la décennie !!!
    Azkoleyx
    Azkoleyx

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    4,5
    Publiée le 15 juillet 2015
    Un excellent polar, cela faisait longtemps que je ne m'étais pas autant régalée devant ce type de film. Des acteurs talentueux, un suspense qui tient en haleine, des décors époustouflants, une bande-son parfaite : ne manquez pas le film de l'été.
    Pauline_R
    Pauline_R

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    3,5
    Publiée le 18 juillet 2015
    Un film extrêmement prenant (voire stressant) qui a beaucoup de similitudes avec l'inégalable Memories of Murder du coréen Joon-ho Bong (que j'avais tout de même préféré). Basé sur une même trame (les meurtres non élucidés sur plusieurs années dans une même régions de jeunes filles retrouvées dénudées dans de la flotte), le film aborde également la période post-franquiste avec un certain brio et pas mal de pédagogie, tout en nous faisant découvrir de magnifiques paysages de l'Andalousie (qui nous rappelle un peu le film Mud, avec ses marécages).
    Daniel C.
    Daniel C.

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    4,0
    Publiée le 18 juillet 2015
    Immersion en Espagne au sortir du franquisme. L'atmosphère sombre de l'intrigue et la recherche des coupables nous tiennent en haleine. On fait miroiter à des jeunes filles la possibilité de partir et de travailler et ça les fait rêver. L'enquête sur la mort de deux d'entre elles nous fait sentir comment était l'Espagne dans ces années-là. Cet endroit isolé comme au bout du monde est propice à la sensation d'étouffement que l'on éprouve parfois dans cet univers. Comment se remet-on d'un régime autoritaire? Qui est-on pendant et après?
    traversay1
    traversay1

    Suivre son activité 604 abonnés Lire ses 3 173 critiques

    3,5
    Publiée le 16 juillet 2015
    Aux derniers Goyas (César espagnols), La isla minima a remporté pas moins de 10 récompenses dont celles de meilleur film et de meilleur réalisateur de l'année. Ce dernier, Alberto Rodriguez, n'est pas un inconnu (Les 7 vierges) même si 3 de ses longs-métrages restent inédits en France. Polar cafardeux et poisseux, La isla minima nous entraîne dans un village andalou proche de marais fétides où des filles disparaissent avant d'être retrouvées mutilées. L'enquête de deux flics aux méthodes opposées est lente et minutieuse, dans l'Espagne de 1980 dont Rodriguez rappelle avec justesse qu'elle n'est pas passée instantanément du franquisme à la movida. Du moins pas au plus profond du pays où les relents d'une époque encore proches semblent bien présents. La isla minima se regarde avant tout pour son atmosphère et son climat social et politique. La mise en scène de Rodriguez est de belle facture et l'interprétation, celle de Javier Gutiérez, en particulier, de haute volée. Avec une alternance habile de moments (faussement) creux et de scènes à la violence sèche et brutale.
    AM11
    AM11

    Suivre son activité 384 abonnés Lire ses 5 475 critiques

    3,0
    Publiée le 24 avril 2015
    Un bon thriller qui s'appuie sur une histoire très bien menée, une superbe mise en scène, une réalisation sobre et classe certains plans sont vraiment superbes et sur une remarquable interprétation de la part des acteurs. Ce qui ressort de ce film, c'est l'ambiance glaciale, il n'y a aucune émotion de la part des personnages, et ce, malgré une histoire assez sordide. La particularité de ce thriller, c'est que l'intrigue avance à découvert, je veux dire, il n'y a ni rebondissement farfelu ni fausse piste ce qui parait impensable dans certains films, mais pas ici et c'est ce qui pour moi fait la force du film. On suit réellement l'avancée de l'enquête en même temps que les enquêteurs, c'est comme si c'était une histoire vraie et malgré ce faux rythme, l'histoire reste captivante du début à la fin.
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