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    Une histoire banale
    note moyenne
    3,7
    269 notes dont 54 critiques
    répartition des 54 critiques par note
    13 critiques
    19 critiques
    11 critiques
    5 critiques
    4 critiques
    2 critiques
    Votre avis sur Une histoire banale ?

    54 critiques spectateurs

    filou49
    filou49

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    3,5
    Publiée le 10 avril 2014
    Une histoire banale est le troisième long métrage d'Audrey Estrougo qui a notamment tourné « Toi, moi, les autres », une jolie comédie musicale avec Leïla Bekhti et Benjamin Siskou, et qui a eu toutes les peines du monde à financer son troisième long, dont le sujet a visiblement fait peur à tous les financeurs éventuels. Il faut dire que le sujet a effectivement de quoi faire peur aux producteurs qui cherchent tous avant tout la nouvelle poule aux oeufs d'or du cinéma français, bref un sujet qui fait fonctionner les zygomatiques en premier lieu. Et force est de constater que tenter de réaliser un film autour des conséquences psychologiques d'une victime de viol a de quoi effrayer n'importe lequel de ces producteurs et investisseurs potentiels. Du coup la jeune cinéaste de même pas 30 balais a tourné ce film avec un budget totalement misérable-("je savais meme pas qu'on pouvait tourner un long métrage pour cette somme, à savoir 8 000 euros ,juste de quoi, payer les tickets de métro et nourrir l’équipe du film pendant les trois semaines de tournage »), avec également une équipe de 10 personnes maximum, et un tournage etalé sur trois semaines seulement. Mais qu'importe les moyens si, au final, le film existe bel et bien et pourra être proposé sur grand écran, même si le nombre de copie risque de ne pas être très grand. Car un film sur ce sujet là, on en voit vraiment peu dans le cinéma francais. Je me souviens bien ( si on passe sous silence le "Irreversible" de Gaspard Noé car le viol était plus un effet de scénario que le vrai sujet du film) avoir vu à la TV quand j'étais jeune "L'amour violé" de Yannick Belon - qui traitait frontalement de ce sujet, mais comme ce long métrage a été tourné en 1977, on ne peut pas dire que cet exemple soit des plus récents. Bref, on comprend tout à fait la perservérance d'Audrey Estrougo qui s'est battu corps et âme pour qu'"Une histoire banale" existe et puisse contribuer, comme "L'amour violé" en son temps avait pu le faire, à aider à faire bouger les mentalités, un changement nécessaire à une époque où le viol n'est peut etre pas aussi tabou qu'en 1977, mais reste encore très souvent passé sous silence par la victime ou son entourage. Cela dit, par rapport au film de Yannick Bellon- dans lequel la scène de viol était à la limite du soutenable, la jeune metteur en scène ne cherche pas à choquer en nous montrant le viol dans toute son horreur; la scène en question ne dure que quelques instants ,et sera filmé avec pas mal de pudeur. L'important pour elle est plutot de s'attarder sur les conséquences morales d'un tel crime, comment une jeune femme qui avait confiance en elle, bien dans sa peau et sa sexualité peut, du jour au lendemain, basculer dans le mutisme et l'automutilation tant elle a été brisée par cette terrible tragédie. La seconde partie du film, pratiquement un huis clos à un seul personnage, nous montre parfaitement à quel point son rapport aux hommes et à la vie s'est désagrégé du jour au lendemain, suite à cette tragédie. Par rapport à la première partie, plus enjouée et plus classique, cette dernière heure est parfois éprouvante à regarder, avec un côté parfois anxiogène, mais reste singulière et tout à fait salutaire, et surtout permet de nous montrer l'exceptionnelle prestation de Marie Denarnaud (que j'avais adoré dans Les Corps impatients » ou les adoptés de Mélanie Laurent), plus que convaincante en fille en pleine descente affective et sociale, qui tentera de se raccrocher à une illusoire mais nécessaire bouée de survie. Bref, malgré quelques maladresses, notamment dans l'interprétation de certains personnages secondaires, et une radicalité parfois un peu rédhibitoire, Une histoire banale est un portrait intime captivant et original largement réhaussé par la performance de son interprète principale et qui surtout échappe au côté simpliste et didactique, très "Dossiers de L'écran "dans lequel le film aurait pu tomber, vu le sujet en question. La preuve que même avec un budget dérisoire et plein de batons dans les roues, Audrey Estrougo avait tout à fait raison de s'accrocher autant à son projet.
    Pascal C.
    Pascal C.

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    2,0
    Publiée le 20 avril 2014
    Je n'ai pas aimé ce film, je vais aller à l'encontre du politiquement correct. Il accumule les symptômes conséquences du viol, ce qui n'est pas crédible. Surtout vu le profil psychologique de l'héroïne présenté au début. J'aurais préféré un documentaire et des témoignages de victimes, c'eût été plus juste. La colère de la réalisatrice militante est ici contre-productive même si je peux la comprendre. C'est l'overdose. Non merci.
    Zoé B.
    Zoé B.

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    3,5
    Publiée le 24 avril 2014
    On appelle ça des guichets de financement. Les nouvelles fourches caudines. Avancer tête baissée, montrer patte blanche...Plutôt que d’attendre à perpète que quelqu’un daigne enfin l’autoriser à réaliser son 3ème long-métrage, Audrey Estrougo a choisi de prendre le taureau par les cornes. 3 semaines de tournage, une équipe de fidèles décidés à travailler bénévolement, du matériel prêté. Tourné dans l’énergie, "Une histoire banale" est tout sauf un film baclé. Il en remontrerait même à beaucoup d’autres, tous ces longs métrages normaux, produits normalement, dont le scénario a eu, lui, l’heur de plaire ou de rassurer. D’un sujet hyper casse-gueule (personne ne s’y était vraiment aventuré depuis "L’amour violé" de Yannick Bellon, il y a trente ans), Audrey Estrougo tire un récit simple mais jamais convenu. Son film est dur, tendu, oppressant même, mais la réalisatrice parvient à ménager quelques heureuses ruptures (une incroyable séquence de rap, un fou-rire d’anthologie…). D’autres ont déjà dit ici combien Marie Denarnaud est magnifique, absolument bouleversante. D’une générosité et d’une justesse qui laissent pantois. Mais les autres comédiens sont tous très bons - même dans les petits rôles, l’habituelle zone de faiblesse d’un film fauché. Produit en marge du système, "Une histoire banale" sort évidemment de même : à la marge. Un peu d’affichage sauvage disputant sur les palissades la place aux habituels concerts de gospel, et juste quelques salles - plus que 6 cette semaine. Le monde est injuste et ma petite critique n’y changera rien. Si elle peut donner encore envie à quelques spectateurs, c’est déjà pas mal.
    Daniel C.
    Daniel C.

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    4,0
    Publiée le 18 juin 2014
    Voilà pourquoi le viol est un crime. Tout en pudeur, ce qui nous est donné à percevoir, c'est le meurtre psychique que constitue l'acte de forçage de l'autre, dont la volonté, le refus ne sont plus pris en compte. La "victime" ne peut s'en sortir seule, sinon à défier la honte ressentie, à devenir elle-même agresseur en rendant l'acte sexuel purement "consommatoire", c'est-à-dire dans le registre du leurre pornographique, où l'autre n'existe que comme objet à remplir, à pénétrer. Le viol est déshumanisant. L'acte de "porter plainte" ne va pas de soi, encore faut-il être en capacité de soutenir que l'on a eu affaire à une agression et supporter que ceux en charge de recevoir la plainte puissent être dubitatifs et se méfient d'une possible mythomanie ou volonté de nuire à celui désigné comme agresseur. De même que le voyeur salit celui qu'il épie, le violeur abime sa victime. "Une histoire banale" qui n'a rien de banal, si ce n'est de pouvoir passer inaperçue au dehors. Seule la folie semble une issue pour celle, qui aimée, heureuse, libre et insouciante, voit sa vie basculer lorsqu'un de ses collègues oublie que le désir ne peut prendre corps et forme qu'avec l'accord, l'acceptation de l'autre.
    Loïck G.
    Loïck G.

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    4,0
    Publiée le 11 avril 2014
    En saluant l’interprétation extrême de Marie Denarnaud, dans le rôle d’une femme totalement anéantie par un viol, c’est aussi le travail de la réalisatrice qu’il faut souligner. L’osmose entre la caméra et la comédienne nous conduit à regarder l’indicible, et nous confronte au mal-être, intérieur, psychologique, moral d’une femme, meurtrie dans sa chair et sa tête. Audrey Estrougo signe un film militant, à la mise en scène très réaliste, qu’il est toujours urgent de rappeler : le viol est un crime vieux comme le monde, et le monde laisse faire … Pour en savoir plus
    Philomene9
    Philomene9

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    5,0
    Publiée le 9 avril 2014
    Poignant ! Superbe ! Un film nécessaire, qui nous habite longtemps après mais dont curieusement on ne ressort pas déprimé. Au contraire. C'est un film humain, énergique, sensible. Les acteurs sont extraordinaires. Marie Denarnaud montre une fois de plus qu'elle est une grande actrice. Elle se donne toute entière, comme peu d'actrices françaises le font actuellement. Un film à voir de toute urgence !
    Benoît Pétré
    Benoît Pétré

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    5,0
    Publiée le 8 avril 2014
    Film très fort qui vous prend à vif. Sans chichi ni trompette. Une actrice extraordinaire au profit d'une réalisatrice de grand talent. Un must 2014.
    vidalger
    vidalger

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    3,0
    Publiée le 3 mai 2014
    Sur un sujet difficile - la perception du viol -, Audrey Estrougo réussit la performance, avec la plus extrême économie de moyens, de nous émouvoir sans chercher à nous faire pleurnicher. La performance de Marie Denarnaud n'est pas pour rien dans cette réussite. On n'entre toutefois pas complètement dans ce film un peu bancal pour ces passages à vide dans le scénario, pour ces scènes répétitives (ah les scènes de fêtes et de boîtes de nuit, comme dans beaucoup de jeunes films français !), pour quelques seconds rôles maladroits...
    TheWitchfinder
    TheWitchfinder

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    4,5
    Publiée le 15 avril 2014
    Aborder un sujet tel que le viol n'est pas chose aisée en cinéma, à plus forte raison lorsqu'il constitue le thème principal d'un film. Pourtant, la réalisatrice Audrey Estrougo échappe avec brio à un certain nombre d'écueils auxquels il aurait été légitime de s'attendre (vision manichéenne des rapports hommes-femmes, scènes chocs, clichés, tendance au mélodrame etc.) Avec beaucoup de pudeur mais aussi une rage communicatrice (probablement liée en partie aux conditions très difficiles dans lesquelles le film a été produit), elle nous livre une vision très personnelle de l'expérience du viol et choisit, de façon très pertinente, de parler de la phase de reconstruction qui suit l'expérience du viol plutôt que de l'acte en lui-même. Alors certes, le film comporte un certain nombre d'imperfections évidentes (les réactions parfois exagérées et difficiles à comprendre, du moins pour un homme, du personnage principal, le passage sur les victimes de viol qui fait un peu trop spot de sensibilisation), mais finalement celles-ci ne desservent que peu l'histoire tant elles renforcent le sentiment d'urgence palpable tout au long du film. Pour ce qui concerne la prestation des acteurs, Marie Denarnaud est tout simplement époustouflante de justesse de la première à la dernière seconde de film, ce qui constitue une véritable prouesse tant elle est omniprésente à l'écran. Rien à redire non plus sur le jeu des seconds rôles, très justes. La musique est, pour sa part, également excellente et bien choisie. Mention spéciale à la scène finale qui donne des frissons, surtout quand on prend en compte tous les évènements qui la précèdent. Bref, une histoire banale est un film que je recommande chaudement, d'une part car il a l'énorme mérite d'exister dans le paysage peu engageant du cinéma français actuel, et d'autre part pour ses nombreuses qualités intrinsèques que j'ai pu énumérer plus haut et qui en font un film non seulement utile mais surtout très juste. Bravo!
    btravis1
    btravis1

    Suivre son activité 69 abonnés Lire ses 519 critiques

    3,5
    Publiée le 21 mai 2014
    Film très réussi, sur la vie d'une jeune femme après un viol. L'actrice est parfaite, les seconds rôles également. Poignant mais nécessaire.
    momo M.
    momo M.

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    2,0
    Publiée le 9 avril 2014
    je ne veux pas être trop sévère avec ce film car j'ai appris qu'il avait été tourné avec un tout petit budget. Mais ce n'est pas un bon film. Les dialogues sont creux, les scènes sont mal jouées, trop appuyées et n'échappent pas aux clichés. La seule scène intéressante et juste est celle de la plainte dans le commissariat. C'est aussi la scène de la bande annonce.
    Henry R.
    Henry R.

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    5,0
    Publiée le 10 avril 2014
    superbe!!! avec une justesse de Marie et une réalisation de bon niveau. espérons que d'autres copies seront possibles. La banlieue en a besoin...... Bravo
    Drallic
    Drallic

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    2,5
    Publiée le 29 avril 2014
    Encore un film français partagé entre deux mondes : celui du scénario et de la réalisation. Ici la réalisation est classique (caméra épaule, gros plan à rallonge sur les personnages) mais plutôt bonne, car on est pris dans ce que ressent l'actrice principale (d'ailleurs très charismatique). C'est bien rendu. Mais pour moi le scénario ne fonctionne pas très bien. Beaucoup de questions sont zappées intentionnellement pour aller directement à quoi s'intéresse l'auteur : la descente aux enfers de la victime d'un viol. Le film s'apparente donc à une démonstration un peu forcée et pas très naturelle des séquelles de l'agression. On a le sentiment d'une compil de témoignages de victimes réunie en un seul personnage. Que devient l'agresseur ? Pourquoi ne va-t-elle pas voir la police ? Pourquoi son copain la laisse tomber si facilement ? Pourquoi ce dernier ne dit rien à sa sœur ? La scène de l'interrogatoire du policier m'a irritée au possible. On sent trop le discours de la réalisatrice, du genre "On ne croit pas les femmes qui se sont fait violer. On les accuse d'être des allumeuses. C’est de votre faute". Les hommes ne sont vraiment pas présentés sous leur meilleur jour. Tous sont des connards pervers violents qui pensent qu'au cul. A part un mec gentil, qui fait quoi ? Ben il drague, forcément. Mais gentiment. Je crois qu'un documentaire aurait été plus judicieux et plus fort. D'ailleurs, un passage où l'actrice parle à travers des victimes de viols montre que le film se cherche entre discours rhétorique et fiction. Ou alors il fallait trouver à ce film un vrai scénariste.
    elea L.
    elea L.

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    4,0
    Publiée le 4 mai 2014
    C'est pas tous les jours qu'on ressort d'une séance de cinéma dans un état hébétude avancé. Il faut voir ce film. La mise en scène est parfaite, les acteurs sont formidables, Marie Denarnaud met toutes ses tripes dans ce rôle. Et la bande son est géniale. Même si certaines scènes sont moins subtiles que d'autres, c'est un très bon film.
    Kinshaw.
    Kinshaw.

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    0,5
    Publiée le 30 septembre 2015
    Enfin un film qui aborde le sujet du viol du côté de la victime. J'attendais beaucoup de ce film surtout après avoir vu les bonnes critiques sur Allociné. La réalisation est sobre, tournée sans réelle mise en scène, sans décors particuliers, il n'y a rien à voir dans ce film à ce niveau là. Je me suis dit que c'était fait exprès, que le thème du film n'avait peut être pas besoin de cet artifice car le sujet est puissant par lui-même. Alors oui, le sujet reste quasi tabou, surtout lorsqu'on se place du côté de la victime. Dans ce rôle, Marie Denarnaud s'en sort bien, elle tient le film, joue brillamment son rôle. Mais le rôle en lui-même est tellement caricaturé, on a l'impression d'être devant un catalogue de symptômes post-traumatiques, bien décrits dans un ordre chronologique en mode "si vous vous faites violer, normalement vous devrez passer par ces étapes là"...ce film tombe dans une simplicité qui me met presque en colère. Pour moi, il n'y a que certains silences dans ce film qui permettent de comprendre son ressenti, en dehors de ça, rien, nada.
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