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Gaz de France
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note moyenne
2,8 87 notes dont 24 critiques
8% 2 critiques 21% 5 critiques 21% 5 critiques 38% 9 critiques 4% 1 critique 8% 2 critiques

24 critiques spectateurs

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Critiques les plus utiles
cylon86

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2,0Pas terrible • Publiée le 16/01/2016

Il y a des films comme ça, inclassables, improbables, absurdes, imparfaits mais néanmoins nécessaires. Nécessaires parce que dans le paysage cinématographique français, ça fait parfois du bien de voir un film qui sort des sentiers battus. "Gaz de France" est de ceux-là, délire d'1h26 nous plongeant dans un futur pas si lointain où le président Bird (Philippe Katerine) a atteint des records en terme d'impopularité. Son équipe, menée par Michel Battement et composée d'individus sortant de la masse habituelle s'enferme dans les sous-sols de l’Élysée et planche sur un discours, une idée qui pourra sortir le président de sa situation et sauver l'avenir d'une France déjà vacillante. Loin de s'intéresser à la critique du gouvernement, Benoît Forgeard préfère se servir de cette situation d'urgence pour étudier ses personnages et voir comment ils vont réagir, le tout au sein d'un univers qui nous est présenté à la fois comme réaliste (par ses enjeux) mais également absurde (son président chanteur, ses dialogues, ses motivations des personnages). Si "Gaz de France" a bien un fil narratif précis et concret, il ne s'en permet pas moins de faire des digressions, va chercher un peu de tout dans ses détails et dans ses personnages. Il en résulte une étrange impression de fouillis avec des scènes et des répliques qui fonctionnent parfaitement et d'autres qui tombent lourdement à plat, comme si le rythme du film n'était pas très bien rodé. Mais derrière ces imperfections, la farce politique orchestrée par le réalisateur reste assez folle et assez délirante pour qu'on la suive jusque dans son dénouement improbable.

lhomme-grenouille

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2,0Pas terrible • Publiée le 20/01/2016

Arf… Face à ce « Gaz de France », je suis mitigé voyez-vous… Non pas que j’ai un doute quelconque sur mon ressenti final à l’égard de ce film. Bien au contraire, je suis malheureusement au regret de constater que ce film ne m’a clairement pas emballé. Non, la vraie question que je me pose, c’est plutôt de savoir pourquoi il ne m’a pas emballé. Parce que bon, après tout, il y avait quand même pas mal de bonnes choses pour me séduire là-dedans. L’air de rien le postulat est original, plutôt audacieux, et le propos vire rapidement vers l’absurde, ce qui n’est pas pour me déplaire. Seulement voilà, malgré ces bonnes dispositions de départ, je trouve quand même que Benoît Forgeard n’a pas su aller jusqu’au bout de sa démarche et s’est laissé prendre dans un piège assez classique dans le cinéma français et qui, à mon sens, fait s’écrouler tout l’édifice : ce piège, c’est celui de la dérobade. Alors certes, Philippe Catherine est sympa, quelques moments et dialogues sont parfois amusants, et cette ambiance ouvertement inspirée de « Docteur Folamour » sait de temps en temps faire mouche sur le spectateur que je suis. Mais bon, au final, tout ce que je retiens, c’est le fait qu’en fin de compte ce « Gaz de France » n’ait jamais réellement osé aller jusqu’au bout de sa démarche. Là où j’attends d’un film au postulat culotté qu’il aille jusqu’au bout de son audace, « Gaz de France » lui a préféré se cacher derrière des codes de la bienséance qu’il a bien veillé à ne pas égratigner. Parce que oui, tout aussi absurde ce film entend se présenter, au final « Gaz de France » colle de très près à une forme très consensuelle de l’absurde. Au fond il s’agit de faire de la critique facile, très basique, sans vraiment gratter là où ça pourrait démanger. A bien y regarder, il y a un peu dans ce film un vieux relent de théâtre bourgeois, où d’un côté on se gausse de faire une peinture au vitriole de la situation actuelle, mais où d’un autre côté, on s’épargne bien au final le risque de livrer des interprétations, de véritables éléments satyriques, ou bien tout simplement une véritable peinture absurde. Tout cela est gentil, très light, et surtout absolument inoffensif. Ainsi ai-je donc essayé, sur la fin du film, de me raccrocher à cette atmosphère doucement absurde. Mais bon, pour le coup, je dois bien avouer que la réalisation de Benoît Forgeard, sa direction d’acteur, et son manque de diversité dans son humour, ont vite bridé mes tentatives de me raccrocher à quoi que ce soit dans ce film. Au final, je trouve que ce « Gaz de France », malgré ses tentatives louables, échoue sur quasiment tous les plans, à la fois dans la satyre, à la fois dans l’absurde, si bien que je ne peux m’empêcher de le percevoir au final que comme une sorte de gros flan indigeste, sans saveur et sans réelle consistance. C’est dommage. L’intention y était. Ce qui est dommage, c’est que la véritable audace, elle, n’a pas su s’inviter dans la partie… Triste… http://lhommegrenouille.over-blog.com

Yves G.

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?Nul • Publiée le 15/01/2016

Un président de la République, fraîchement élu, voit sa cote de popularité dégringoler. Il convoque une réunion de crise pour préparer le discours qui redorera son blason. Ainsi pitché, « Gaz de France » avait de quoi faire saliver. J’imaginais un « House of Cards » à la française, « Un temps de président » (l’excellent docu de Yves Jeuland sur les coulisses de l’Élysée) fictionnalisé. Je me trompais lourdement. Car « Gaz de France » n’est pas réaliste. Et n’a aucune ambition de l’être. Le premier film de Benoît Forgeard est une pochade surréaliste qui louche du côté de Groland et de Buñuel. Cette analyse fait beaucoup d’honneur à un film raté qui au bout de trente minutes a déjà épuisé son sujet : critique de la politique-spectacle, des entourages présidentiels, de la dictature de l’apparence, du storytelling. Rien ne vient sauver de l’ennui visqueux dans lequel le film s’installe. Pas même la brochette de seconds rôles qui composent le panel censé rebooster la communication présidentielle. Le film est sorti dans une seule salle à Paris. Je m’en suis étonné après avoir lu les longues critiques que lui ont consacrées avant-hier Le Monde et Télérama. Mais j’en ai compris la raison hier.

velocio

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2,0Pas terrible • Publiée le 06/01/2016

Jusqu’à présent, le comédien, scénariste et réalisateur Benoît Forgeard n’avait réalisé qu’un seul long métrage, "Réussir sa vie", sorti en 2012. Un long métrage assez spécial, puisque y étaient incorporés, dans le cadre d’un projet original, trois court-métrages précédemment réalisés par Benoît Forgeard : "La Course nue", "Belle-Île-en-Mer" et "L’Antivirus". "Gaz de France" est donc le premier long métrage 100% original de ce réalisateur, lui aussi … original. Un film qui faisait partie de la sélection ACID lors du dernier Festival de Cannes. On ne peut que regretter la façon très décalée mais surtout très froide que le réalisateur et son co-scénariste ont choisie pour traiter un sujet a priori intéressant. Certes, le rôle des « spin doctors » et des experts avait déjà été traité de façon « sérieuse » dans plusieurs films ou séries télévisées, mais il y avait par contre la place pour quelque chose de plus déjanté, pour un film s’inspirant, par exemple, du « nonsense » britannique à la Monty Python. Dommage : on est passé à côté et le film n’arrive que rarement à décoller ! http://www.critique-film.fr/critique-gaz-de-france/

Ramm-MeinLieberKritiker-Stein

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2,0Pas terrible • Publiée le 17/01/2016

Du début à la fin, c’est une histoire sans genre ni type connus. Ou une entrée fracassante dans le monde de la politique effleurée d’un brin de parodie, avec ses personnages aux mimiques et aux gestes grossiers, ces rapports s’approchant plus d’un duel théâtralisé que d’une suite de répliques teintées de leur ton cinématographique. Tout commence avec le balancement de la fumée. Car oui, on ne peut pas voir le gaz. Celui-ci est incolore et inodore, et donc bien-sûr invisible à l’oeil nu. Comme, peut-être, la politique de ce neuvième président de la Cinquième République, interprété crédible et grandiose dans son inaction dont on ne comprendra que bien plus tard les enjeux. Le ton est grinçant, et l’air presque étouffant à cause de l’aspect huis-clos inventif et en même temps lassant. Pas que l’atmosphère soit pesante ni hautaine en quoi que ce soit, mais elle délaisse un mauvais sentiment et une impression néfaste de non terminé, voire de bâclé car le scénario ne fait, qu’au final, que tourner en rond autour d’un seul décor, voire d’un seul plan. Ce n’est pas une oeuvre forcément « réussie » si on part du concept que c’est censé faire rire, oui, c’est vrai. Mais peu importe car l’atmosphère se suffit à elle-même, avec une bande d’acteurs qui se pavane dans les longues allées toutes imaginées avec comme seul mot d’ordre : la loufoquerie. Jusqu’à même l’indigestion. Certaines scènes ne passent pas car elles sont mal jouées, ce qui représente un frein dans ce que souhaite réaliser l’oeuvre, en terme de comédie. Comme cette scène de discussion entre une Samira et un Chris, ou entre une Alka Balbir et un Antoine Gouy qui y font trop, qui forcent inutilement leurs traits pour au final pas grand chose de remarquable à déceler sous leurs personnalités. On peut aussi commenter la longue marche d’un Pierre Caron (interprété par Darius, pour un second rôle de carrière amusant) dont on a l’impression qu’elle ne se terminera jamais (la plupart des spectateurs quittent la salle à ce moment précis tellement que la scène joue mal de la répétition, et c’est facilement compréhensible), toujours dans cette récupération aussi barbante qu’improbable de savons sur des matelas. Puis cela repart, le plancher s’écroule en même temps qu’un interprète hébété, et qu’un spectateur dans la grande et longue aventure de comédie que propose Forgeard, souvent subtil et parfois pas assez, qui puise son imagination dans les caractères et les comportements de ces personnages qui se complètent dans une conquête de la mésaventure, et dans l’odyssée hasardeuse à travers une façon de réaliser intéressante. Mais « Gaz de France » finit par tomber dans le désintérêt qu’un spectateur peut entretenir avec un film, pour, finalement, terminer avec un pic sur l’attitude relationnelle de pays de l’Ouest avec le reste du monde. Une blague qui tombait très justement, celle-ci, tout au moins, par rapport à d'autres qui ne se terminent pas avec le rire mais accompagnées d'un certain embarras dommageable pour la suite. Une expérience cinématographique qui perd parfois trop de sa verve pourtant affûtée. Navrant.

Loïck G.

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2,0Pas terrible • Publiée le 12/01/2016

Entre la farce lourdingue et la satire politique gentillette, Benoît Forgeard également comédien et scénariste de cette pantalonnade imagine le scénario catastrophe d’un président acculé à la démission, pour son inertie et son incompréhension. Sa mise en scène très lymphatique colle à la peau de Philippe Katerine en président un brin à l’Ouest, mais plutôt sympa. Mais elle devient très vite lassante et sans intérêt. Pour en savoir plus http://www.lheuredelasortie.com/gaz-de-france-de-benoit-forgeard-critique-cinema/

mem94mem

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1,5Mauvais • Publiée le 16/02/2016

Beaucoup trop expérimental et théorique à mon goût. Je ne suis jamais entré dans le film, malgré plusieurs moments, au début essentiellement, qui m'ont fait rire. Les décors sont minimaux, cela m'a beaucoup géné. Film très difficile d'accès.

WutheringHeights

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2,0Pas terrible • Publiée le 23/01/2016

Le film ne parvient pas à s’extraire de son dispositif (...) et apparaît comme un court-métrage inutilement étiré, perdant toute sa substance après les 25 premières minutes. LA SUITE : http://www.hugobrown.net/2016/01/gaz-de-france-un-film-de-benoit-forgeard.html

chas

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3,5Bien • Publiée le 13/01/2016

En 2023, Philippe Katherine alias Bird est désormais président de la République. Elu après avoir séduit les électeurs par une chanson, il est en difficulté dans les sondages. Alors les communicants organisent un brain storming de quelques personnes qui proposent soit une love affair, un bombardement de la bourse de Francfort, une traversée à pied de la Champagne, le recours à un être électronique ou à l’expertise d’un enfant. Solutions toutes aussi vaines, mais provoquant le rire d’un public qui voit bien de quoi il s’agit. Les mots les plus vibrants ne font plus illusion. Le sous sol de la France a été vendu à des fonds suisses, qui n’est plus qu’un gruyère appelé à s’effondrer encore un peu plus. Pas si loufoque que ça.

brunetol

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?Nul • Publiée le 14/02/2016

On peut avoir de la sympathie pour Benoit Forgeard, et tenter de retenir son bras avant d'abattre ce navet indéfendable, le supplice qu'il nous inflige n'en est pas moins insupportable. La laideur le dispute au néant, seule surnage, par éclairs, la fantaisie de Philippe Katerine. Rien ne marche dans ce film cadavérique peuplé de sinistres zombies, et s'il nous arrache un rire, ce n'est qu'un spasme nerveux. Sur le même sujet et dans le genre "film de dispositif", revoir "Pater" d'Alain Cavalier, et oublier aussi vite que possible ce cauchemar.

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