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Les Huit salopards
note moyenne
4,1
13454 notes dont 1391 critiques
15% (215 critiques)
39% (538 critiques)
21% (287 critiques)
13% (180 critiques)
7% (98 critiques)
5% (73 critiques)
Votre avis sur Les Huit salopards ?

1391 critiques spectateurs

STEPH24.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/06/2017

Un casting hétéroclite, une bande originale signé Ennio Morricone,un blizzard, un chalet et M.Tarantino à la réalisation font de ce film un cocktail explosif ! Commençons par la réalisation (en 70 mm s'il vous plait).Les plans du Wyoming sont grandioses et le climat est envoutant. Mais ce paysage va vite changer, car une fois dans la diligence les voyageurs vont devoir se réfugier car le blizzard se rapproche. Et le film prend alors une autre dimension, la mercerie de Minnie (Minnie's Haberdashery) devient alors un no man's land, car de nombreuses tensions sont liées à l'après guerre de Sécession, Spoiler: d'ailleurs la mercerie est divisée en deux parties, le nord d'un côté et le sud de l'autre avec une table à manger faisant office de territoire neutre. Ces différentes tensions amènent alors certains protagonistes à faire des choix, sauf que le spectateur est berné, il est au centre de tous ces conflits, il est sans cesse désorienté et cherche à démêler le vrai du faux tel un Agatha Christie (les dix petits nègres). Là où Tarantino est très fort c'est qu'il gère très bien le SET UP/PAY OFF Spoiler: la scène où le Mexicain suspecte le personnage de Samuel L. Jackson de le traiter de menteur. Ces clins d'oeils sont jouissifs pour les fans de Tarantino. C'est donc un magnifique cluedo Westernien que nous propose cette oeuvre.

Satan Officiel

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/02/2017

Film parfait. Tarantino a fait son film le plus aboutit, le plus cynique. Là ou Django relevait d'un cinéma plus conventionnel, les 8 Salopards lui, viens bien tout saloper justement et se pose comme le film le plus violent et intense du cinéaste. Très carpentien dans son ambiance, le mélange longues phases de dialogue, brume sous une photo de ouf, 8 clos, et assourdissements d'Morricone fonctionnent à fond. Des gens ont parlé d'auto-parodie, et sous entendent du coup un relâchement de Tarantino. Bon déjà le cinéma de Tarantino s'est toujours basé sur un pompage et un réappropriage méticuleux de codes (et la liaisons de certains que l'on croyait impossible) de pleins de genres, en passant du nanar au western, aux films de samouraïs. Depuis qu'il a pris le melon (depuis Pulp Fiction en gros) il commençait déjà à s'auto référencer, il l'a toujours bien fait, et le fait toujours bien, disons qu'il n'oublie pas de faire un film et c'est le principal. Mais la ou la mauvaise fois est totale, c'est quand t'en entend certains dire qu'il n'y a rien d'original parce que c'est un huit clos comme Reservoir Dogs et un western comme Django. Mais c'est gens là n'ont absolument aucune race, qu'on se le dise bien. Parce qu'a y réfléchir (et faut pas trop pousser), The Hateful Hate apparait comme un putain de film noir, comme un film d'horreur, et venez pas dire que Tarantino a déjà fait ça. Pousser à ce point le vice, le cynisme, le nihilisme même, quand on croyait avec Django qu'il s'était calmé ça fait quand même franchement du bien. La ou le film reste une prouesse c'est dans son rythme, j'ai été tenu en haleine pendant les quasi trois heures et ce n'est pas pour rien. Oui les dialogues sont oufs, y'a trop de punchlines pour qu'on puissent toute les capter, mais Tarantino rend à travers ses plans et son découpage (et donc ses dialogues) des possibles phases chiante sou ça parle de bouffe palpitantes, avant que le crescendo nous prennent vraiment en otage à coup d'humour noir et de parties de cluedo. Le gars peaufine tellement sa mise en scène, qu'une scène aussi anodine qu'aller au chiotte grâce à l'ambiance devient un monument de tension. Même le propos est intelligent et est je trouve bien plus subtil que celui de Django surtout quand on se rend compte que les deux films véhiculent plus ou moins le même état des lieux. Reste un film super jouissif, les tares ou qualités propes (c'est celons) de Tarantino s'améliorent et gagnent en subtilité, c'est très méchant, jamais un film du gars n'aura été aussi gore et cynique. Il neige, c'est génial, y'a que des gros connards, et tu sais pas si tu prend ton pied ou non quand tu les vois crever, mais rien que les voir interagir te fait prendre ton pied. Meilleur film de 2016, deuxième meilleur Tarantino, meilleur rôle de Jackson, parfait.

Shiwamada

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4,5Excellent
Publiée le 25/05/2017

Même quand il s'attaque au western, Tarantino maitrise son sujet. Construit comme "Pulp Fiction" ou "Kill Bill" en actes dont l'ordre n'est pas forcément chronologique, QT nous offre ici un huis-clos regroupant toutes les figures habituelles du réalisateur (Samuel L. Jackson, Tim Roth, Michael Madsen...). Le film est beaucoup plus trash que l'on ne s'y attend mais ce n'est pas si surprenant et l'histoire est vraiment prenante, tout le monde y trouve son compte et les 2h40 sont passées vraiment facilement. Ponctué par une musique du légendaire Ennio Morricone, Tarantino rend parfaitement honneur à ce genre cinématographique. Les références sont nombreuses, la réalisation maîtrisée et l'interprétation impeccable. Les genres sont mélangés avec beaucoup d'habileté, les décors très propres. Pas grand chose à redire, Tarantino sait toujours nous régaler.

tristan stelitano

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4,5Excellent
Publiée le 05/02/2017

De tout les films 2016 que j'ai vu jusqu'à présent, celui-ci est sans aucun doute le meilleur. Encore une fois, Quentin Tarantino se surpasse avec ce western explosif et sanglant. Après " Django Unchained ", il signe une nouvelle claque visuelle et propose un western 100% violent, avec des acteurs exceptionnelle au cœur d'un scenario dantesque : 7 hommes et une criminelle se retrouvent enfermés dans une mercerie et en plein blizzard. Ce film est époustouflant. Alors que le film est long et trop bavard,certes, il tiens en haleine jusqu'à la fin. Un western très sombre,où, Quentin Tarantino y déverse avec fracas action, dialogues croustillants, humour noir et porté par la sublime musique d'Ennio Morricone. " Les Huits Salopards " est un nouvel hommage aux grands classiques du western américain. Un Grand Huit jouissif.

Louis DCiné

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3,5Bien
Publiée le 27/10/2016

Le premier gros film de l'année signe le retour de Tarantino, 3 ans après le grand "Django Unchained". On retrouve une histoire une nouvelle fois bien différente de ce que le réalisateur a pu faire jusque là. Son imagination n'a vraiment pas de limites. On est plongé dans un western quelques années après la Guerre de Sécession, et on suit l'aventure de différents personnages, aux caractères bien trempés avec notamment un Samuel L. Jackson bien en forme (et qui est décidément partout au grand écran) ou un Kurt Russel jouant un chasseur de prime bien décidé à amener sa prisonnière se faire pendre. On suit toujours ce rythme lent et unique des films de Tarantino pendant 2 heures 40. Le gore habituel sera aussi au rendez vous pour la deuxième partie, comblé par une première partie remplie d'excellents dialogues, et ceux pour notre plus grand plaisir! Il y a aussi un système de chapitres qui divisent le long métrage en 6, ce qui nous permet d'être encore plus accroché dans l'histoire. D'ailleurs, les troisième et quatrième chapitres, correspondant à eux seuls à plus de la moitié du film, sont peut être un peu trop longs j'ai trouvé, car, même si c'est le passage qui permet la transition à l'acte suivant avec la rencontre entre tous les 8 Salopards déjantés, on reste enfermé dans un même décor, celui d'une auberge servant de refuge du blizzard , et les premiers vrais rebondissements mettront du temps à arriver. C'est aussi cela qui caractérise la personnalité de ce nouveau film, mais je n'arrive pas pour autant à dire si c'est une raison pour placer "Les Huit Salopards" après la première marche du podium pour moi chez les films de Tarantino (je vais d'abord prendre du recul sur celui-là et essayer de me remettre "Pulp Fiction", "Kill Bill vols 1 et 2" ou encore "Inglourious Basterds". Bref, un bon moment de cinéma pour un Tarantino moins engagé mais plus personnel tout en restant dans ses airs classiques qui font sa réussite.

Le Barlou Incompris

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4,5Excellent
Publiée le 26/08/2016

Un huit clos maîtrisé à la perfection. Avec son huitième long-métrage, Tarantino ne révolutionne pas sa filmographie mais en exploite certains codes au détriment d'autres (Les 8 Salopards se concentre beaucoup plus sur les dialogues acerbes, marque de fabrique de Tarantino, les relations entre les personnages, la narration non linéaire et indirecte et une ambiance à la fois noire et loufoque). Et bien franchement, bien que ce film soit un film à suspense, on peut le revoir car on se laisse toujours entraîner par la puissance des dialogues de ce film ; aucun élément, aucune parole n'est laissée au hasard. Tarantino est fidèle à lui-même au niveau de l'écriture de ses personnages, ces "salopards sympathiques", puisque chacun a son rôle à jouer dans l'histoire, et chacun est, à sa manière, un salopard. Spoiler: Je pense à la fameuse histoire de bites noires et de bouches blanches de Warren.. Le décor du film est retranscrit à la perfection, cette mercerie angoissante nous prend à la gorge jusque la fin du film tant elle devient le théâtre d'un huit clos glauque et mortuaire. Le film est porté par un casting absolument parfait, avec en tête Samuel L. Jackson qui livre une performance remarquable, à la fois déjantée et juste, l'excellent Kurt Russell dans le rôle du bourreau moustachu, costaud et agressif, Jennifer Jason Leigh dans le rôle de la garce prisonnière, vraiment diabolique, Tim Roth qui est vraiment hallucinant tant le personnage est élégant et comique, et tous les autres, Walton Goggins, Michael Madsen, Bruce Dern, Demian Bichir sout tout aussi géniaux. Pour les amateurs de films denses, épiques, et surtout violents dans le propos comme dans l'image.

Des images et des mots

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 28/06/2016

En revoyant ce film, j'ai été une fois de plus bluffé, on ne voit pas le temps passer et ce, malgré ses trois heures. On est captivé par des dialogues toujours aussi savoureux, écrits et drôles, une marque de fabrique chez Tarantino, et par ces scènes qui montent en tension jusqu’à ce que la violence explose et ne repeigne les murs à coup d’hémoglobine. Pour son neuvième long-métrage, Tarantino semble faire le point sur sa carrière, car ce nouvel opus est bourré d’autocitations, il semble contenir tous les précédents films du cinéaste : c’est l’occasion de revoir des acteurs qui ont marqué son cinéma. On retrouve aussi le huis-clos sanglant façon Reservoir Dogs, avec tous ces bad-guys hauts en couleur, contraints de cohabiter dans la même auberge. Comme dans Django Unchained, Tarantino se sert du sujet de son film pour interroger l’histoire de l’Amérique, en insistant sur ses fractures : l’histoire se situe quelques années après la Guerre de Sécession et Tarantino a eu l’idée géniale de réunir les partisans des deux anciens camps dans la même pièce. Le cinéaste fait alors ce qu’il sait faire de mieux, c’est-à-dire mettre en scène de longues discussions, avec des réparties souvent mordantes, et qui donnent au spectateur l’illusion que ces gens aux convictions opposés arrivent néanmoins à dialoguer de manière civilisée, or il n'en est rien. Tout cela a un côté un peu théâtral mais ça reste du cinéma car Tarantino soigne toujours autant la forme et ses mouvements de caméra. Bref, Le cinéaste a fait en huit films un sans-faute, on peut dire que c’est un auteur qui a parfaitement réussi à exprimer son univers dans le cadre hollywoodien. Vous pouvez lire ma critique complète (et illustrée) ainsi que d’autres critiques et articles sur le cinéma ainsi que des extraits de films sur mon blog :

Raphael O.

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3,5Bien
Publiée le 18/06/2016

Ce western en huis clos est bien meilleur dans sa seconde moitié que dans sa première grâce à un habile suspense, de nombreux rebondissements et de l'action à faire péter l'hémoglobine. L'ensemble, avec une reconstitution soignée, d'excellents dialogues et quelques superbes paysages, est servi par une mise en scène maitrisée et un casting cinq étoiles. Le 8ème long-métrage de Tarantino est un bon film mais en deçà de ses précédentes oeuvres.

benoitG80

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4,0Très bien
Publiée le 07/01/2016

"Les Huit Salopards" après l'excellent "Django", est malgré un désaccord des critiques un Tarentino craché ! C'est vrai que le style semble d'emblée plus personnel, plus intimiste, avec une bonne partie très écrite, plutôt déroutante, et l'on se demande où tout cela va bien pouvoir nous mener... Dialogues acerbes, jeux de dupes, faux semblants, cache-cache sur un fond d'extrême méfiance, chacun a sa petite histoire vraie ou fausse (?) à raconter, son son de cloche plus ou moins cinglant et provocateur à l'égard de l'autre. Dans cette diligence, ça fuse de tous bords, la violence verbale se précise et on sent la mayonnaise monter même si le temps semble juste un peu long ! Placé après la guerre de sécession, cette histoire en reprend certains stigmates, pour planter le décor, d'ailleurs lui-même de blanc, de froid et de blizzard vêtu ! On en grelotterait presque... Il faudra attendre la suite pour se réchauffer un tout petit peu près du feu, ceci au bout de quelques chapitres pour voir le déchaînement typique de Quentin Tarentino s'installer... Le pistolet va prendre alors le relais et pas qu'un peu !!! C'est l'auberge qui en sera le théâtre, avec l'arrivée de nouveaux énergumènes à la dégaine incroyable, dont le cinéaste a lui seul le secret ! Le questionnement continue alors, les mystères s'épaississent et on continue sur la lancée de plus belle ! Le huis clos prend alors de la densité, même une force phénoménale et la couleur de l'hémoglobine a pour le coup sa raison d'être... Tarentino nous livre là une guerre terrible entre règlements de compte, intimidations, bluff, stratégie, dont les armes seront autant celles des mots que celles des balles ! On reste scotché le plus souvent à cet enchaînement de propos, de déductions et de théories, et à ce qu'il va déclencher en terme de réaction, le plus souvent radicale et imprévisible ! À ce petit jeu, tous sont le plus farfelus et impayables possible, mais le clou du clou est représenté par ce commandant Warren (Samuel L. Jackson), littéralement implacable et déterminé, malgré un humour et un semblant de bonhommie ! Déstabilisant certes un bon moment, et pourtant en même temps diablement intéressant, le film décolle donc franchement et comme prévu, avec tout ce qui est attendu ou inattendu au programme ! Une histoire à tiroirs qui fonctionnent dans plusieurs sens, dont les rebondissements à la sauce préparée par le célèbre cinéaste, sont tout à fait sa grande spécialité ! Et en définitive et ironie du sort, un sacré magot à récupérer !!!

Florian Malnoe

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4,0Très bien
Publiée le 19/07/2016

Difficile de passer après le brillant "Django", surtout avec un film du même registre, mais Tarantino s'en sort encore une fois royalement. Avec tous les ingrédients propres au réalisateur (écriture incisive, montée en tension progressive, exploitation de la violence cartoonesque, références à gogo dans les plans) il nous l'a fait "Reservoir Dogs" version western avec donc un huis-clos bien tendu comme il faut, mais aussi dans un cadre beaucoup plus hostile et ambiancé (l'Amérique post-guerre de sécession avec un blizzard bien contraignant). "Reservoir Dogs" n'est pas mon film préféré de la filmographie du bonhomme mais "Les huit salopards" demeure quand même d'une belle efficacité dans sa maîtrise formelle, dans son plantage de décors, et dans sa direction d'acteurs qui s'en donnent ici tous à cœur joie (mention spéciale à Jennifer Jason Leigh, sans doute l'un des rôles les plus fêlés de l'univers Tarantinesque). Petite réserve sur le scénario qui ne m'a pas botté plus que ça, mais par contre niveau atmosphère et mise en scène, l'animal il sait faire. Un bon gros moment de cinéma encore une fois donc.

x-worley

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4,5Excellent
Publiée le 10/01/2016

A chaque fois que je vais voir le nouveau film de mâitre Tarantino je m'attends a un chef d'œuvre, et une fois de plus je n'ai pas été déçu! Les Huit salopards c'est juste le plus formidable huit-clos jamais réalisé. Avec des quarts d'heures entiers de dialogues filmé "façon thêatre" qui font monter la tension, avec des références, de l'ironie et pour finir de l'ultra violence. Le tout porté par un chouette casting, Samuel L. Jackson est juste formidable! La bo est peut-être un peut plus "sage" que d'habitude, mais ça n'empêche pas Ennio Morricone de faire entendre!

Alex-Stryker59

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3,0Pas mal
Publiée le 07/01/2016

Mêmes défauts que Jackie Brown. Un peu léger pour un Tarantino, et je ne parle pas de la durée (excessive ?) de 3 heures, dont il faut attendre 45 min pour la première réplique drôle et 2 heures pour le premier coup de feu au revolver. C'est un polar-western qui s'éternise et un peu et traîne en longueur, néanmoins servi par la diversité des huit personnages qui se sont arrêtés dans cette cabane au milieu des paysages enneigés et au demeurant très beaux, premiers plans magnifiques et contemplatifs. Mais même l'enquête policière se fait attendre, ce n'est qu'au bout de 1h15 voire 1h30 que l'on comprend qu'il y a un traquenard. Avant, il n'y a presque pas de réelle histoire. Point intéressant : le film essaie de résumer les caractères mythiques du style tarantinien : narration non-linéaire, huis clôts comme dans Reservoir Dogs, tout de même quelques répliques drôles mais pas tant que celles de Inglourious et Django, j'ai oublié le contenu verbal de ces répliques dans L8S. Inglourious et Django étaient bien plus réussis. Avec Pulp Fiction, ils forment la trilogie dorée de Tarantino. L8S a trop de lenteurs et d'actions futiles comme Jackie Brown et même Kill Bill 2 si je me souviens bien. Néanmoins, le cadrage et la photographie sont dans la tradition de Quentin, les effusions de sang ne sont pas absentes, mais elles ne sont présentes que dans la dernière heure du film. Si vous vous voulez faire aimer QT à votre ado attardé, montrez-lui plutôt Django. Il risque de trouver L8S un peu barbant. J'ai vu le film dans un multiplexe, et pendant toute la séance environ une dizaine de personnes a quitté le film en plein milieu. Probablement pas de bons cinéphiles et sans doute des gens négligeants à l'égard des 10 euros qu'ils ont payé pour la place, mais cela n'était jamais arrivé aux séances de Inglourious et Django. Cela doit alerter Quentin. Est-il vraiment fait pour faire des films longs et "cérébraux" comme Lars Von Trier par exemple ? (Ceci dit même chez LVT il y a souvent trop de longueurs mes yeux...) L8S est le deuxième "Barry Lyndon" de Quentin. Ou le "Eyes Wide Shut" si vous préférez mais en tant que fan de Kubrick, je n'ai pratiquement jamais éprouvé de longueurs devant EWS. On a du mal à comprendre où Quentin a voulu en venir avec Les 8 Salopards. Est-ce qu'il a voulu nous dire "Regardez je sais filmer une intrigue avec une enquête sur homicide" ? Mais alors pourquoi cette première heure qui traîne en longueur ?? Le film n'est pas un étron ceci dit. Mais il faut être patient. Mention spéciale au personnage de Daisy Domergue (un nom bien occitan !) qui est surprenant. On se laisse considérer cette femme au début du film comme une attardée mentale à deux neurones. Mais mais mais ...

Nyns

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/01/2016

Elle commence fort cette année 2016 ! Je vois tout se suite ce que certains pourraient reprocher à cet Hateful Eight (qui devrait d'ailleurs être moins apprécié que le numéro 7, Django) et pourtant moi j'ai passé trois merveilleuses heures à l'intérieur d'un terrible et sanguilonent blizzard d'une Amérique après guerre de sécession. Donc Tarantino a clairement pris son temps en "blabla" dans une première partie et c'est ça qui va pêcher. On nous habitue à ce que ça fuse dans tous les sens, actions, scènes chocs, bref ça va vite... Pas dans les huit salopards. Donc moi j'ai a-do-ré ce côté huis clos (tiens tiens encore un 8, enfin presque) bien dialogué et filmé en 70MM tout en longueur... Qui ne fait en fait que magnifier la seconde partie hautes en couleurs. Les fans de première heure moins emballés par les derniers seront comblés car franchement, impossible de ne pas penser à Reservoir Dogs, refaçonné à la sauce western. J'adore l'intrigue, mais qui est le plus fourbe des fourbes ? Ah ah ! Très bonne idée mon Quentin. Bon pour le côté chartier et bourré d'hémoglobine on savait déjà à quoi s'attendre. Mais le film offre aussi de belles surprises à un moment ou le cinéma peine justement à nous surprendre (James Bond, Star Wars...) ça tombe à pic donc ! Et puis ce qui est merveilleux avec l'ami Tarantino, c'est qu'on comprend tout de A à Z, rien est compliqué dans l'intrigue, c'est donc aussi pour ça que c'est si transgénérationnel. Bien sur il y a toujours ce petit côté pédant, du genre : -et les gars moi je fais des films qui ont de la gueule alors venez pas me faire "bip", mais bon, j'ai envie de dire on commence à connaitre l'animal. Je ne vois pas de défaut à ce film : tout ce qu'on attend d'un bon Tarantino est présent, pour qu'au final ça ne soit que du bonheur, vraiment. Au niveau des interprétations là on est au top, on voit qu'il se sont éclatés sur ce tournage et c'est très communicatif, tu m'étonnes. Là ou Django m'avait repoussé à force de cabotinage à trop hautes doses, ici on a que de l'authentique : validé ! Sûrement que les excellents personnages ont aidés... Je suis sûre que vous avez toujours rêvé de voir "L'Enfer c'est les autres" version tarantinoise, alors courrez-y !

Leo .B

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4,5Excellent
Publiée le 03/07/2017

Un magnifique Slow-burner typé Western, remake implicite et honorable de "The Thing" en repas ce soir, parfait ! Oui, c'est un bon Western (qui plus est, dans la neige) et oui, c'est un parfait huis-clos. Reprenant les codes et mises en scènes qu'il avait instaurées dans "Reservoir Dogs", Tarantino nous livre ici un pur Western des années 70, remastérisé et codé au goût du jour. Les dialogues, les regards, le sentiment d'isolation, l'intrigue principale, les anecdotes annexes, la musique (d'Ennio Morricone), l'ambiance sonore, tout est réussi dans ce film. Pour dire, à des moments j'étais persuadé d'être en plein hiver glacial alors qu'il fait 30 degrés. Ce film est juste majestueux, j'avais l'impression d'être devant un grand classique des années 60-70, et ça m'offre une parfaite transition. Ce film est tourné en Ultra Panavision 70mm !! Je bande ! Pour que vous compreniez, ce format d'image, de caméras et d'objectifs, nécessite un tournage en pellicules incluant des techniques qui ne sont plus utilisées depuis 1960. Ça parait peut-être rien, mais c'est une véritable prouesse logistique et technique que de tourner, traiter, monter avec cette technique, de nos jours. De plus, ça a toutes son importance car les Western dont ce film s'inspire en tout point, était tourné avec cette technique, le rendu est donc exactement le même qu'il y a 50 ans. Et ça, c'est du jamais vu. Rien que pour ça, regardez ce film.

WalkthisWay

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4,5Excellent
Publiée le 01/07/2017

Ce huis clos tient la longueur grâce à ses acteurs, tous excellents, et à ses dialogues précis et efficaces.

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