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Les Huit salopards
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note moyenne
4,1 9963 notes dont 1246 critiques
15% 190 critiques 39% 487 critiques 20% 247 critiques 13% 163 critiques 7% 91 critiques 5% 68 critiques

1246 critiques spectateurs

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Critiques les plus utiles
benoitG80

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4,0Très bien • Publiée le 07/01/2016

"Les Huit Salopards" après l'excellent "Django", est malgré un désaccord des critiques un Tarentino craché ! C'est vrai que le style semble d'emblée plus personnel, plus intimiste, avec une bonne partie très écrite, plutôt déroutante, et l'on se demande où tout cela va bien pouvoir nous mener... Dialogues acerbes, jeux de dupes, faux semblants, cache-cache sur un fond d'extrême méfiance, chacun a sa petite histoire vraie ou fausse (?) à raconter, son son de cloche plus ou moins cinglant et provocateur à l'égard de l'autre. Dans cette diligence, ça fuse de tous bords, la violence verbale se précise et on sent la mayonnaise monter même si le temps semble juste un peu long ! Placé après la guerre de sécession, cette histoire en reprend certains stigmates, pour planter le décor, d'ailleurs lui-même de blanc, de froid et de blizzard vêtu ! On en grelotterait presque... Il faudra attendre la suite pour se réchauffer un tout petit peu près du feu, ceci au bout de quelques chapitres pour voir le déchaînement typique de Quentin Tarentino s'installer... Le pistolet va prendre alors le relais et pas qu'un peu !!! C'est l'auberge qui en sera le théâtre, avec l'arrivée de nouveaux énergumènes à la dégaine incroyable, dont le cinéaste a lui seul le secret ! Le questionnement continue alors, les mystères s'épaississent et on continue sur la lancée de plus belle ! Le huis clos prend alors de la densité, même une force phénoménale et la couleur de l'hémoglobine a pour le coup sa raison d'être... Tarentino nous livre là une guerre terrible entre règlements de compte, intimidations, bluff, stratégie, dont les armes seront autant celles des mots que celles des balles ! On reste scotché le plus souvent à cet enchaînement de propos, de déductions et de théories, et à ce qu'il va déclencher en terme de réaction, le plus souvent radicale et imprévisible ! À ce petit jeu, tous sont le plus farfelus et impayables possible, mais le clou du clou est représenté par ce commandant Warren (Samuel L. Jackson), littéralement implacable et déterminé, malgré un humour et un semblant de bonhommie ! Déstabilisant certes un bon moment, et pourtant en même temps diablement intéressant, le film décolle donc franchement et comme prévu, avec tout ce qui est attendu ou inattendu au programme ! Une histoire à tiroirs qui fonctionnent dans plusieurs sens, dont les rebondissements à la sauce préparée par le célèbre cinéaste, sont tout à fait sa grande spécialité ! Et en définitive et ironie du sort, un sacré magot à récupérer !!!

PèreVinyard

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 08/01/2016

Tarantino nous sort son deuxième huis clos aux allures de western. A la sortie du cinéma, je me suis posé cette question :Est-ce le meilleur de QT ? Tous les ingrédients sont en place pour créer un film d'anthologie et d'une grande intensité : - Un jeu d'acteur époustouflant (Tim Roth en tète avec une interprétation à la Waltz dans Django) - Une cabane étroite qui va renforcer les méfiances de chacun - Et du sang en abondance (normal c'est un Tarantino...) Le réalisateur nous offre ici son film le plus mature tout en restant fidèle à sa recette gagnante : de longs monologues et du sang, beaucoup de sang. Ce film est de meilleure qualité que son prédécesseur (qui était déjà d'un haut niveau) et il mérite largement, selon moi, le titre de film culte.

Marc T.

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1,5Mauvais • Publiée le 15/05/2016

Je tiens tout d'abord à préciser que je suis un grand fan des œuvres de Tarantino, d'où mon énorme déception mêlée de colère à la fin du visionnage de celle-ci. Malgré certaines critiques négatives, je m'étais dit que le grand Quentin n'avait pas pu sortir un si mauvais film juste après le magnifique Django Unchained. Et bien si, il l'a fait. Pourtant, dès le premier quart d'heure, j'étais ravi du spectacle, tout me portait à croire que ces méchantes critiques avaient tort tant la photo était superbe, tant ces deux grandes gueules charismatiques de russell et Jackson crevaient l'écran, et tant leurs dialogues étaient acerbes. Mais très vite je me suis hélas rendu compte que ça tournait vilainement en rond, et ce dès l'arrivée de Chris Mannix. Terminés les dialogues incisifs et spirituels chers à Tarantino, place aux dialogues lourds tournant en boucle sur la guerre de sécession et la ségrégation raciale. Et l'ennui se poursuit dans la mercerie, où rien ne se passe et où les dialogues s'enlisent encore et toujours, et ce jusqu'à 2H00 pétante où un flashback nous dévoile enfin l'intrigue principale. Mais ce chapitre ne dure que 18mn et laisse rapidement place au chapitre final qui lui n'en fini pas de montrer - avec voix au ralenti terriblement horripilantes - une lente agonie qui on l'espère va s’achever très très rapidement. Quant arrive enfin le générique de fin, on se retrouve avec un sentiment de frustration et de colère. Oui, j'en voulais immensément à Tarantino d'avoir pondu ce film inintéressant et prétentieux à la suite d'une œuvre comme Django Unchained. Quel gâchis...

Nyns

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 06/01/2016

Elle commence fort cette année 2016 ! Je vois tout se suite ce que certains pourraient reprocher à cet Hateful Eight (qui devrait d'ailleurs être moins apprécié que le numéro 7, Django) et pourtant moi j'ai passé trois merveilleuses heures à l'intérieur d'un terrible et sanguilonent blizzard d'une Amérique après guerre de sécession. Donc Tarantino a clairement pris son temps en "blabla" dans une première partie et c'est ça qui va pêcher. On nous habitue à ce que ça fuse dans tous les sens, actions, scènes chocs, bref ça va vite... Pas dans les huit salopards. Donc moi j'ai a-do-ré ce côté huis clos (tiens tiens encore un 8, enfin presque) bien dialogué et filmé en 70MM tout en longueur... Qui ne fait en fait que magnifier la seconde partie hautes en couleurs. Les fans de première heure moins emballés par les derniers seront comblés car franchement, impossible de ne pas penser à Reservoir Dogs, refaçonné à la sauce western. J'adore l'intrigue, mais qui est le plus fourbe des fourbes ? Ah ah ! Très bonne idée mon Quentin. Bon pour le côté chartier et bourré d'hémoglobine on savait déjà à quoi s'attendre. Mais le film offre aussi de belles surprises à un moment ou le cinéma peine justement à nous surprendre (James Bond, Star Wars...) ça tombe à pic donc ! Et puis ce qui est merveilleux avec l'ami Tarantino, c'est qu'on comprend tout de A à Z, rien est compliqué dans l'intrigue, c'est donc aussi pour ça que c'est si transgénérationnel. Bien sur il y a toujours ce petit côté pédant, du genre : -et les gars moi je fais des films qui ont de la gueule alors venez pas me faire "bip", mais bon, j'ai envie de dire on commence à connaitre l'animal. Je ne vois pas de défaut à ce film : tout ce qu'on attend d'un bon Tarantino est présent, pour qu'au final ça ne soit que du bonheur, vraiment. Au niveau des interprétations là on est au top, on voit qu'il se sont éclatés sur ce tournage et c'est très communicatif, tu m'étonnes. Là ou Django m'avait repoussé à force de cabotinage à trop hautes doses, ici on a que de l'authentique : validé ! Sûrement que les excellents personnages ont aidés... Je suis sûre que vous avez toujours rêvé de voir "L'Enfer c'est les autres" version tarantinoise, alors courrez-y !

x-worley

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4,5Excellent • Publiée le 10/01/2016

A chaque fois que je vais voir le nouveau film de mâitre Tarantino je m'attends a un chef d'œuvre, et une fois de plus je n'ai pas été déçu! Les Huit salopards c'est juste le plus formidable huit-clos jamais réalisé. Avec des quarts d'heures entiers de dialogues filmé "façon thêatre" qui font monter la tension, avec des références, de l'ironie et pour finir de l'ultra violence. Le tout porté par un chouette casting, Samuel L. Jackson est juste formidable! La bo est peut-être un peut plus "sage" que d'habitude, mais ça n'empêche pas Ennio Morricone de faire entendre!

traversay1

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3,5Bien • Publiée le 06/01/2016

L'ouverture de Les huit salopards est de toute beauté : musique d'Ennio Morricone, intrigue alléchante et paysages blancs comme l'hiver qui rappellent les rares westerns tournés dans la neige, de La chevauchée des bannis à Jeremiah Johnson. Mais le film va essentiellement se dérouler en huis-clos en une sorte de variante d'un célèbre roman d'Agatha Christie. Tout est parfaitement maîtrisé évidemment et on ne s'ennuie pas pendant près de trois heures avec le thème de prédilection de Tarantino traité en long et en large : le racisme. Cependant, avec un talent tel que celui du cinéaste, on attendait beaucoup mieux que ces longs bavardages qui feraient passer Woody Allen pour un cinéaste du muet et surtout ce déferlement de violence ultra gore qui ponctue toute la deuxième partie du film. Tout dépend évidemment du degré de tolérance du spectateur à la quantité de sang versé mais quand c'est trop, c'est tout bonnement lassant et, il faut bien le dire, très complaisant. Sentiment accentué par le peu d'humour distillé à moins de prendre le langage systématiquement grossier comme en étant (de l'humour). Et puis n'y aurait-il pas une certaine misogynie dans le traitement du personnage de Jennifer Jason Leigh ? Ce à quoi Tarantino répondra qu'il est conforme à l'époque. Passons. Difficile de mettre en avant une interprétation en dans la choeur des personnages (la direction d'acteurs demeure un des points forts du réalisateur) mais la performance de Samuel L. Jackson reste tout de même la plus mémorable. En fin de compte, il y a tout de même une petite impression de gâchis dans Les huit salopards. Ceci dit, ce n'est pas la première fois que l'on éprouve ce sentiment devant un film de Tarantino. Comme si, à 50 ans passés, le cinéaste tenait à sa réputation de sale gosse n'en faisant qu'à sa tête et s'autorisant le mauvais goût comme une marque de fabrique.

alain-92

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3,5Bien • Publiée le 07/01/2016

La photographie est magnifique. "Un sublime format 70 mm" pour reprendre les termes du réalisateur. Les extérieurs sont enchanteurs. Dans le seul et unique décor, qui restera le lieu clos où l'essentiel se déroulera, ce même format donne à chaque élément un relief particulier. L'utilisation de l'éclairage est remarquable. À tous ces éléments positifs s'ajoutent la très belle musique d'Ennio Morricone. Un casting tout à fait remarquable, aussi. Je retiens, entre autres, l'excellente prestation de Jennifer Jason Leigh. Après la réussite de Django Unchained, ce huitième film de Tarantino était l'évènement attendu. Pendant presque trois heures, un scénario bien ficelé, finit par saturer faute à quantités de dialogues trop volubiles. L'intérêt n'arrive pas à surmonter une certaine lassitude. "Cela va être un jeu pour le spectateur de se demander à qui s'identifier parmi ces huit salopards !" a déclaré l'excellent Samuel L. Jackson. Peut-être … Mais après quelques sursauts, les scènes dans lesquelles les acteurs se noient dans des litres d'hémoglobine restent trop appuyées et manquent de cet humour bien particulier, connu et reconnu, du réalisateur, qui ici, fait du surplace. Loin d'être dénué d'intérêts, ce film offre aux principaux protagonistes des partitions remarquables dans lesquelles chacun d'entre eux laissent exploser leur talent, pour notre plus grand plaisir. http://cinealain.over-blog.com/2016/01/les-huit-salopards-the-hateful-eight.html

Anonymous :)

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4,5Excellent • Publiée le 28/12/2015

Trois ans après l’excellent "Django Unchained", Quentin Tarantino reste dans le registre du western et situe l’intrigue des "Huit Salopards" quelques années après la guerre de Sécession. Et il faut dire que pour son huitième film, et par la même occasion le plus long, le réalisateur n'y va pas par quatre chemins et nous propose un huis-clos fantastique dont on se délecte de chaque instant. Le chasseur de primes John Ruth, fait route vers Red Rock, en compagnie du Major Warren et du nouveau shérif, où il conduit sa prisonnière se faire pendre. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques... Attendu de pied ferme par de nombreux spectateurs, "Hateful Eight" ne déçoit pas, loin de là, et s'inscrit déjà comme l'une des plus grandes réussites de son auteur. Véritable prouesse technique, car intégralement filmé en Ultra Panavision 70, un format d'image très rare remontant à plus d'un demi siècle, le huitième film de QT est une petite merveille visuelle avec des costumes, des paysages et des décors majestueux. Les plans tournés au format panoramique donnent des images somptueuses sur les monts enneigés du Wyoming. Le film s’ouvre sur une introduction à l’ancienne, dix minutes pendant lesquelles la musique fait rage sur un graphisme de montagne immobile, bercé par la remarquable composition d'un Ennio Morricone toujours autant inspiré. Humour, dérision, effusion de sang, violence, ça part dans tout les sens et sans grand temps mort, mise à part une première demi heure longuette mais jamais ennuyeuse en raison de dialogues fins et teintés d'humour. Fidèle à ses habitudes, Tarantino livre un film stylé, à la construction rigoureuse et aux gunfights sanglants détonants. Sorte de cluedo géant où chaque personnage est passé au peigne fin, "Hateful Eight" jouit également d'un casting incroyable : Samuel L. Jackson et Kurt Russell bluffants en chasseur de prime, Jennifer Jason Leigh méconnaissable, Tim Roth toujours aussi raffiné, Walter Goggins métamorphosé, Channing Tatum et Michael Madsen. Orchestrant parfaitement l'ambiance et la tension du film, Quentin Tarantino livre donc avec "Les Huit Salopards" un grand western bourré de scènes cultes aux répliques cinglantes.

vianneydb

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 09/01/2016

Ce film est tout simplement exceptionnel. Tarantino fait du Tarantino dans toute sa splendeur. 2h48 d'un film à rebondissement où la psychologie de chaque personnage est décrypté et évolue tout le film durant. Une musique envoutante, des jeux d'acteurs remarquables et un scenario inattendue. Ce film est à voir absolument au cinéma.

Alain D.

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4,5Excellent • Publiée le 22/03/2016

Autant dans l’écriture que derrière la caméra, nous découvrons un western pur jus de Quentin Tarantino : un film sans concession, violent, implacable avec des jeux d’acteurs monstrueux, la palme revenant à Samuel L. Jackson, suivi de peu par Kurt Russell. Ce western nous délivre des paysages grandioses, de belles images sur un format Panavision 70mm impressionnant. Coté BOF, nous sommes aussi comblés par Ennio Morricone, Oscarisé pour la musique de ce film. La mise en scène est très précise, avec le souci des détails. Le montage habile détermine le suspense de cette histoire dont le scénario se met lentement en place. La tension monte graduellement avec l’entrée en scène successive des personnages très charismatiques : Jennifer Jason Leigh et Tim Roth font une très brillante prestation.

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