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note moyenne
4,1
12930 notes dont 1373 critiques
15% (210 critiques)
39% (531 critiques)
21% (285 critiques)
13% (180 critiques)
7% (96 critiques)
5% (71 critiques)

1373 critiques spectateurs

benoitG80

Suivre son activité 927 abonnés Lire ses 1 122 critiques

4,0Très bien
Publiée le 07/01/2016

"Les Huit Salopards" après l'excellent "Django", est malgré un désaccord des critiques un Tarentino craché ! C'est vrai que le style semble d'emblée plus personnel, plus intimiste, avec une bonne partie très écrite, plutôt déroutante, et l'on se demande où tout cela va bien pouvoir nous mener... Dialogues acerbes, jeux de dupes, faux semblants, cache-cache sur un fond d'extrême méfiance, chacun a sa petite histoire vraie ou fausse (?) à raconter, son son de cloche plus ou moins cinglant et provocateur à l'égard de l'autre. Dans cette diligence, ça fuse de tous bords, la violence verbale se précise et on sent la mayonnaise monter même si le temps semble juste un peu long ! Placé après la guerre de sécession, cette histoire en reprend certains stigmates, pour planter le décor, d'ailleurs lui-même de blanc, de froid et de blizzard vêtu ! On en grelotterait presque... Il faudra attendre la suite pour se réchauffer un tout petit peu près du feu, ceci au bout de quelques chapitres pour voir le déchaînement typique de Quentin Tarentino s'installer... Le pistolet va prendre alors le relais et pas qu'un peu !!! C'est l'auberge qui en sera le théâtre, avec l'arrivée de nouveaux énergumènes à la dégaine incroyable, dont le cinéaste a lui seul le secret ! Le questionnement continue alors, les mystères s'épaississent et on continue sur la lancée de plus belle ! Le huis clos prend alors de la densité, même une force phénoménale et la couleur de l'hémoglobine a pour le coup sa raison d'être... Tarentino nous livre là une guerre terrible entre règlements de compte, intimidations, bluff, stratégie, dont les armes seront autant celles des mots que celles des balles ! On reste scotché le plus souvent à cet enchaînement de propos, de déductions et de théories, et à ce qu'il va déclencher en terme de réaction, le plus souvent radicale et imprévisible ! À ce petit jeu, tous sont le plus farfelus et impayables possible, mais le clou du clou est représenté par ce commandant Warren (Samuel L. Jackson), littéralement implacable et déterminé, malgré un humour et un semblant de bonhommie ! Déstabilisant certes un bon moment, et pourtant en même temps diablement intéressant, le film décolle donc franchement et comme prévu, avec tout ce qui est attendu ou inattendu au programme ! Une histoire à tiroirs qui fonctionnent dans plusieurs sens, dont les rebondissements à la sauce préparée par le célèbre cinéaste, sont tout à fait sa grande spécialité ! Et en définitive et ironie du sort, un sacré magot à récupérer !!!

x-worley

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4,5Excellent
Publiée le 10/01/2016

A chaque fois que je vais voir le nouveau film de mâitre Tarantino je m'attends a un chef d'œuvre, et une fois de plus je n'ai pas été déçu! Les Huit salopards c'est juste le plus formidable huit-clos jamais réalisé. Avec des quarts d'heures entiers de dialogues filmé "façon thêatre" qui font monter la tension, avec des références, de l'ironie et pour finir de l'ultra violence. Le tout porté par un chouette casting, Samuel L. Jackson est juste formidable! La bo est peut-être un peut plus "sage" que d'habitude, mais ça n'empêche pas Ennio Morricone de faire entendre!

Alex-Stryker59

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3,0Pas mal
Publiée le 07/01/2016

Mêmes défauts que Jackie Brown. Un peu léger pour un Tarantino, et je ne parle pas de la durée (excessive ?) de 3 heures, dont il faut attendre 45 min pour la première réplique drôle et 2 heures pour le premier coup de feu au revolver. C'est un polar-western qui s'éternise et un peu et traîne en longueur, néanmoins servi par la diversité des huit personnages qui se sont arrêtés dans cette cabane au milieu des paysages enneigés et au demeurant très beaux, premiers plans magnifiques et contemplatifs. Mais même l'enquête policière se fait attendre, ce n'est qu'au bout de 1h15 voire 1h30 que l'on comprend qu'il y a un traquenard. Avant, il n'y a presque pas de réelle histoire. Point intéressant : le film essaie de résumer les caractères mythiques du style tarantinien : narration non-linéaire, huis clôts comme dans Reservoir Dogs, tout de même quelques répliques drôles mais pas tant que celles de Inglourious et Django, j'ai oublié le contenu verbal de ces répliques dans L8S. Inglourious et Django étaient bien plus réussis. Avec Pulp Fiction, ils forment la trilogie dorée de Tarantino. L8S a trop de lenteurs et d'actions futiles comme Jackie Brown et même Kill Bill 2 si je me souviens bien. Néanmoins, le cadrage et la photographie sont dans la tradition de Quentin, les effusions de sang ne sont pas absentes, mais elles ne sont présentes que dans la dernière heure du film. Si vous vous voulez faire aimer QT à votre ado attardé, montrez-lui plutôt Django. Il risque de trouver L8S un peu barbant. J'ai vu le film dans un multiplexe, et pendant toute la séance environ une dizaine de personnes a quitté le film en plein milieu. Probablement pas de bons cinéphiles et sans doute des gens négligeants à l'égard des 10 euros qu'ils ont payé pour la place, mais cela n'était jamais arrivé aux séances de Inglourious et Django. Cela doit alerter Quentin. Est-il vraiment fait pour faire des films longs et "cérébraux" comme Lars Von Trier par exemple ? (Ceci dit même chez LVT il y a souvent trop de longueurs mes yeux...) L8S est le deuxième "Barry Lyndon" de Quentin. Ou le "Eyes Wide Shut" si vous préférez mais en tant que fan de Kubrick, je n'ai pratiquement jamais éprouvé de longueurs devant EWS. On a du mal à comprendre où Quentin a voulu en venir avec Les 8 Salopards. Est-ce qu'il a voulu nous dire "Regardez je sais filmer une intrigue avec une enquête sur homicide" ? Mais alors pourquoi cette première heure qui traîne en longueur ?? Le film n'est pas un étron ceci dit. Mais il faut être patient. Mention spéciale au personnage de Daisy Domergue (un nom bien occitan !) qui est surprenant. On se laisse considérer cette femme au début du film comme une attardée mentale à deux neurones. Mais mais mais ...

Nyns

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/01/2016

Elle commence fort cette année 2016 ! Je vois tout se suite ce que certains pourraient reprocher à cet Hateful Eight (qui devrait d'ailleurs être moins apprécié que le numéro 7, Django) et pourtant moi j'ai passé trois merveilleuses heures à l'intérieur d'un terrible et sanguilonent blizzard d'une Amérique après guerre de sécession. Donc Tarantino a clairement pris son temps en "blabla" dans une première partie et c'est ça qui va pêcher. On nous habitue à ce que ça fuse dans tous les sens, actions, scènes chocs, bref ça va vite... Pas dans les huit salopards. Donc moi j'ai a-do-ré ce côté huis clos (tiens tiens encore un 8, enfin presque) bien dialogué et filmé en 70MM tout en longueur... Qui ne fait en fait que magnifier la seconde partie hautes en couleurs. Les fans de première heure moins emballés par les derniers seront comblés car franchement, impossible de ne pas penser à Reservoir Dogs, refaçonné à la sauce western. J'adore l'intrigue, mais qui est le plus fourbe des fourbes ? Ah ah ! Très bonne idée mon Quentin. Bon pour le côté chartier et bourré d'hémoglobine on savait déjà à quoi s'attendre. Mais le film offre aussi de belles surprises à un moment ou le cinéma peine justement à nous surprendre (James Bond, Star Wars...) ça tombe à pic donc ! Et puis ce qui est merveilleux avec l'ami Tarantino, c'est qu'on comprend tout de A à Z, rien est compliqué dans l'intrigue, c'est donc aussi pour ça que c'est si transgénérationnel. Bien sur il y a toujours ce petit côté pédant, du genre : -et les gars moi je fais des films qui ont de la gueule alors venez pas me faire "bip", mais bon, j'ai envie de dire on commence à connaitre l'animal. Je ne vois pas de défaut à ce film : tout ce qu'on attend d'un bon Tarantino est présent, pour qu'au final ça ne soit que du bonheur, vraiment. Au niveau des interprétations là on est au top, on voit qu'il se sont éclatés sur ce tournage et c'est très communicatif, tu m'étonnes. Là ou Django m'avait repoussé à force de cabotinage à trop hautes doses, ici on a que de l'authentique : validé ! Sûrement que les excellents personnages ont aidés... Je suis sûre que vous avez toujours rêvé de voir "L'Enfer c'est les autres" version tarantinoise, alors courrez-y !

PèreVinyard

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 08/01/2016

Tarantino nous sort son deuxième huis clos aux allures de western. A la sortie du cinéma, je me suis posé cette question :Est-ce le meilleur de QT ? Tous les ingrédients sont en place pour créer un film d'anthologie et d'une grande intensité : - Un jeu d'acteur époustouflant (Tim Roth en tète avec une interprétation à la Waltz dans Django) - Une cabane étroite qui va renforcer les méfiances de chacun - Et du sang en abondance (normal c'est un Tarantino...) Le réalisateur nous offre ici son film le plus mature tout en restant fidèle à sa recette gagnante : de longs monologues et du sang, beaucoup de sang. Ce film est de meilleure qualité que son prédécesseur (qui était déjà d'un haut niveau) et il mérite largement, selon moi, le titre de film culte.

alain-92

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3,5Bien
Publiée le 07/01/2016

La photographie est magnifique. "Un sublime format 70 mm" pour reprendre les termes du réalisateur. Les extérieurs sont enchanteurs. Dans le seul et unique décor, qui restera le lieu clos où l'essentiel se déroulera, ce même format donne à chaque élément un relief particulier. L'utilisation de l'éclairage est remarquable. À tous ces éléments positifs s'ajoutent la très belle musique d'Ennio Morricone. Un casting tout à fait remarquable, aussi. Je retiens, entre autres, l'excellente prestation de Jennifer Jason Leigh. Après la réussite de Django Unchained, ce huitième film de Tarantino était l'évènement attendu. Pendant presque trois heures, un scénario bien ficelé, finit par saturer faute à quantités de dialogues trop volubiles. L'intérêt n'arrive pas à surmonter une certaine lassitude. "Cela va être un jeu pour le spectateur de se demander à qui s'identifier parmi ces huit salopards !" a déclaré l'excellent Samuel L. Jackson. Peut-être … Mais après quelques sursauts, les scènes dans lesquelles les acteurs se noient dans des litres d'hémoglobine restent trop appuyées et manquent de cet humour bien particulier, connu et reconnu, du réalisateur, qui ici, fait du surplace. Loin d'être dénué d'intérêts, ce film offre aux principaux protagonistes des partitions remarquables dans lesquelles chacun d'entre eux laissent exploser leur talent, pour notre plus grand plaisir.

http://cinealain.over-blog.com/2016/01/les-huit-salopards-the-hateful-eight.html

traversay1

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3,5Bien
Publiée le 06/01/2016

L'ouverture de Les huit salopards est de toute beauté : musique d'Ennio Morricone, intrigue alléchante et paysages blancs comme l'hiver qui rappellent les rares westerns tournés dans la neige, de La chevauchée des bannis à Jeremiah Johnson. Mais le film va essentiellement se dérouler en huis-clos en une sorte de variante d'un célèbre roman d'Agatha Christie. Tout est parfaitement maîtrisé évidemment et on ne s'ennuie pas pendant près de trois heures avec le thème de prédilection de Tarantino traité en long et en large : le racisme. Cependant, avec un talent tel que celui du cinéaste, on attendait beaucoup mieux que ces longs bavardages qui feraient passer Woody Allen pour un cinéaste du muet et surtout ce déferlement de violence ultra gore qui ponctue toute la deuxième partie du film. Tout dépend évidemment du degré de tolérance du spectateur à la quantité de sang versé mais quand c'est trop, c'est tout bonnement lassant et, il faut bien le dire, très complaisant. Sentiment accentué par le peu d'humour distillé à moins de prendre le langage systématiquement grossier comme en étant (de l'humour). Et puis n'y aurait-il pas une certaine misogynie dans le traitement du personnage de Jennifer Jason Leigh ? Ce à quoi Tarantino répondra qu'il est conforme à l'époque. Passons. Difficile de mettre en avant une interprétation en dans la choeur des personnages (la direction d'acteurs demeure un des points forts du réalisateur) mais la performance de Samuel L. Jackson reste tout de même la plus mémorable. En fin de compte, il y a tout de même une petite impression de gâchis dans Les huit salopards. Ceci dit, ce n'est pas la première fois que l'on éprouve ce sentiment devant un film de Tarantino. Comme si, à 50 ans passés, le cinéaste tenait à sa réputation de sale gosse n'en faisant qu'à sa tête et s'autorisant le mauvais goût comme une marque de fabrique.

Marc T.

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1,5Mauvais
Publiée le 15/05/2016

Je tiens tout d'abord à préciser que je suis un grand fan des œuvres de Tarantino, d'où mon énorme déception mêlée de colère à la fin du visionnage de celle-ci. Malgré certaines critiques négatives, je m'étais dit que le grand Quentin n'avait pas pu sortir un si mauvais film juste après le magnifique Django Unchained. Et bien si, il l'a fait. Pourtant, dès le premier quart d'heure, j'étais ravi du spectacle, tout me portait à croire que ces méchantes critiques avaient tort tant la photo était superbe, tant ces deux grandes gueules charismatiques de russell et Jackson crevaient l'écran, et tant leurs dialogues étaient acerbes. Mais très vite je me suis hélas rendu compte que ça tournait vilainement en rond, et ce dès l'arrivée de Chris Mannix. Terminés les dialogues incisifs et spirituels chers à Tarantino, place aux dialogues lourds tournant en boucle sur la guerre de sécession et la ségrégation raciale. Et l'ennui se poursuit dans la mercerie, où rien ne se passe et où les dialogues s'enlisent encore et toujours, et ce jusqu'à 2H00 pétante où un flashback nous dévoile enfin l'intrigue principale. Mais ce chapitre ne dure que 18mn et laisse rapidement place au chapitre final qui lui n'en fini pas de montrer - avec voix au ralenti terriblement horripilantes - une lente agonie qui on l'espère va s’achever très très rapidement. Quant arrive enfin le générique de fin, on se retrouve avec un sentiment de frustration et de colère. Oui, j'en voulais immensément à Tarantino d'avoir pondu ce film inintéressant et prétentieux à la suite d'une œuvre comme Django Unchained. Quel gâchis...

lhomme-grenouille

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3,0Pas mal
Publiée le 08/01/2016

Ah ça ! Il n’y a pas à dire : quand c’est un gars comme Quentin Tarantino qui est aux commandes, ça se sent dès les premières minutes ! Cadres, musiques, dialogues : tout chez lui est tellement pensé et pénétrant ! Rien pour que sa scène d’intro, maîtrisée de part en part, ce « Huit salopards » vaut déjà amplement le déplacement. Et puis voila que les minutes s’égrainent et qu’une logique commence à se mettre en place. Ça parle, ça parle beaucoup, ça parle longtemps. Ah je ne dis pas que ça parle mal, mais on comprend très vite avec ces « Huit salopards » que le verbe va être roi et que – autant se l’avouer – mieux vaut s’y préparer. Parce que oui, voyant à quel point l’intrigue laissait la place aux bavardages de chacun, j’en suis venu à vérifier, en pleine projection, la durée totale du film. Eh bah dis donc ! Presque trois heures ??? La vache ! Il faut se motiver tout de même ! Parce que bon, on ne va pas se mentir, ces « Huit salopards » n’est pas un film où règne une action riche et trépidante ! Et pourtant – et j’en suis le premier surpris – l’expérience ne fut pas si désagréable que ça. Moi le premier, je ne suis pas très fan des badinages interminables de l’ami Quentin. Je sais les apprécier quand il parvient à les mesurer et à les orienter malicieusement sur le sujet qu’il traite. Ainsi, autant « Django » ça a marché sur moi, autant « Boulevard de la mort » ça m’a horripilé. Dans ces « Huit salopards », les personnages s’étendent beaucoup certes, mais cela finit toujours par présenter une utilité. Et même si on peut reprocher le caractère un peu statique de l’intrigue (puisque quasiment tout le film se passe dans une seule et même pièce) cela ne manque pas de lui attirer un petit charme, un charme qui – justement – ne peut se construire selon moi que si on y consacre du temps... D’ailleurs, c’est peut-être un petit peu con de dire ça mais, là où beaucoup verront dans ce film une simple reprise auto-référencée de « Reservoir Dogs », moi je ne peux pas m’empêcher d’y retrouver les charmes de ces bons vieux polars anglais où, dans un huis-clos presque intimiste, on se complaît à en apprendre sans cesse plus sur les relations entre les personnages. Personnellement, il m’a fallu un certain temps, voire même un certain effort, pour que ça marche sur moi. Mais bon, au bout d’une bonne heure et demie, le temps ne fut plus un problème pour moi. J’avais réussi à imprimer le rythme et j’étais impatient de voir comment l’ami Quentin allait démêler sa pelote. Or, pour le coup, la seconde moitié du film a été pour moi un enchaînement étrange de sentiments contrastés. Autant j’ai adoré la manière dont petit à petit l’intrigue s’est révélée à moi, parvenant à mettre en place une tension progressive qui par instants m’a vraiment saisie, autant certaines boursouflures m’ont régulièrement sorti de mon trip. Quelques scènes crues m’ont dérangé, non pas parce qu’elles étaient réellement violentes, mais plutôt parce qu’elles étaient gratuites (Spoiler: que Kurt vomisse du sang en pleine bouche de la pauvre Jennifer, franchement je pense que celle-là il aurait pu l’éviter). De même, sur son final, ces « Huit salopards » auraient quand même gagné à s’écourter un peu, voire même à s’écourter beaucoup. Au final, je suis ressorti de tout cela très mitigé, mais malgré tout mitigé dans le bon sens. Certes, pas mal de choses m’avaient laissé dubitatifs, mais d’un autre côté pas mal d’autres choses m’avaient marqué positivement. Après tout, je suis ressorti de là heureux, satisfait d’avoir assisté à de beaux choix de cinéma. Et en toute franchise, au milieu de cette armée de faiseurs sans talent ni audace qui occupent actuellement nos salles obscures, c’est déjà là une très belle chose de prise. Après, c’est à vous de voir…

http://lhommegrenouille.over-blog.com

tixou0

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1,5Mauvais
Publiée le 31/12/2015

Ce 8e film de Tarantino (comme l'intéressé le rappelle avec modestie dans le générique de début) est une grande déception. Ce cluedo pour relais de poste perdu dans le blizzard (après un interminable début en "stage coach") n'a guère de fond (en dépit du discours "lincolnien" ressassé - jusqu'à la fin), et ne sait jouer, jusqu'à la nausée, que sur une esthétique grand-guignolesque, avec "effets" confinant souvent au ridicule, d'ailleurs (pauvre JJL - "l'héroïne", "hateful" parmi les "hateful" - côté maquillage, elle est servie...). Ni "western", ni "thriller", ni "drame"... juste de la boucherie gratuite. Reste l'interprétation - habitués et petits nouveaux. Mais permet seulement 1,5 point de consolation.

Lordukman

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2,0Pas terrible
Publiée le 06/01/2016

Vu tout à l'heure en avant première .... Je ne vais pas faire un commentaire aussi long que le film, par contre il sera peut-être plat comme le film... Le film est sauvé par la musique et les chansons... C'est très très long, à un moment je me suis dit qu'est ce que je fais là... mais rien, rien n'arrive, les dialogues ne sont pas au niveau, l'humour il était où, 2 ou 3 rires dans la salle... Quand au nombreuses référence sur lutte des races... oui ca va 5 minutes, mais ca bouffe de longues minutes... La fin a pu me surprendre, mais pas de stress, pas d'angoisse, pas d'émotion pendant le film... bref j'ai pas du tout adhéré... pourtant je suis plutôt bon publique pour les films de Tarantino d'habitude même si je n'ai pas tout aimé. Il manque le dynamisme, la percussion d'un kill bill ou reservoir dog, les dialogues décalés, l'humour noir. On est pas dans la parodie d'une série B, on est dans un film de série B. Je ne parlerai pas des personnages, certains sont complétements sous exploités, et ne servent pas l'histoire. Par contre le jeu des acteurs est plutôt bon. Je suis à contre courant des commentaires, mais j'assume.

vianneydb

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 09/01/2016

Ce film est tout simplement exceptionnel. Tarantino fait du Tarantino dans toute sa splendeur. 2h48 d'un film à rebondissement où la psychologie de chaque personnage est décrypté et évolue tout le film durant. Une musique envoutante, des jeux d'acteurs remarquables et un scenario inattendue. Ce film est à voir absolument au cinéma.

Flaw 70

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 08/01/2016

Quentin Tarantino est très vite devenu une icône de la culture pop, chacun de ses films étant quasiment devenus cultes. Un tel succès à forcément amené des détracteurs au fil des ans, comme de fervents admirateurs qui voit son cinéma comme "le" cinéma parfait, tandis que les autres ne comprennent pas ce qui fait sa renommer. Son style est loin d'être parfait, ses films étant un peu trop des conventions du "cool" qui forcent parfois beaucoup trop certains traits et certains dialogues, surtout dans son début de carrière, s'écoutaient bien trop parler pour ne pas dire grand chose. Mais malgré les limites de son style, ce qui fait qu'il est un cinéaste apprécié, c'est sa sincérité même dans ses plus gros défauts car son cinéma traduit un véritable amour et une passion du 7ème art qui fait plaisir à voir. Tarantino est le cinéphile qui sommeil en chacun de nous, qui parfois s'emballe pour pas grand chose mais qui le fait avec panache. Après avoir exploré beaucoup de genre dont il était friand pour les soumettre à sa propre grammaire cinématographique, Tarantino, pour son 8ème film retourne au western mais au lieu d'en signer une version cool type western spaghetti, il signe une oeuvre plus proche des westerns américains, bien plus sous les influences du cinéma de Hawks. Pour autant, ce n'est pas complètement un western que signe ici le cinéaste, son film empruntant aussi beaucoup de codes au cinéma d'horreur. Ici Tarantino digère ses influences avec habilité, il cite The Thing, Rio Bravo, Evil Dead, Carrie et bien d'autres, plusieurs visionnages ne seront pas de trop pour tout analyser et percevoir, mais malgré toute ses influences il opère néanmoins le tour de force de créer une oeuvre originale qui n'a pas son pareil. Car ici, contrairement à d'autres films passé, il n'en fait jamais trop et signe la quintessence de son cinéma, son style n'ayant jamais été aussi posé et pourtant incisif, précis et galvanisant. Il offre son film somme, conjuguant dans son scénario son amour de la littérature, du théâtre et du cinéma pour y interroger chaque genre et porter une réflexion sur son propre cinéma mais aussi sur l'Amérique moderne et la place des individus dans la société. Il reprend la structure de son Reservoir Dog et quelques passages qui ont fait la renommer de ses œuvres pour construire un huit clos théâtrale de 3h. Le film est divisé en chapitres, reprenant son procédé fétiche de la littérature pour créer un tout imprévisible et surprenant. On ne peut absolument rien prédire grâce à une gestion impeccable du suspense, on regarde les personnages se parler sans savoir qui va trahir qui, et comment tous ça va aboutir. Le film parvient à créer de vraies surprises de cinéma et le plaisir de la découverte et de se faire balader par le cinéaste est formidable. Ensuite comme toujours chez Tarantino, l'ensemble est très verbeux mais peu compter sur des dialogues d'une virtuosité rare. Jamais il n'a été autant en forme et arrive à nous tenir en haleine pendant tout le long du film malgré la passivité de la première partie. Lorsque les personnages parlent, on les écoute et on se passionne pour ce qu'ils ont à dire, chacun arrivant à faire vivre sa propre personnalité et ses propres particularités. Comme le titre l'indique, il n'y a pas de gentil dans le lot, que des nuances de mal. Avec ça Tarantino organise un microcosme humain, représentant d'une société dysfonctionnelle empli d'hypocrisies, de mensonges et de violences. Il y a néanmoins de l'honneur et de la solidarité au milieu de tout ça, mais elle est vicié, chacun servant avant tout ses propres intérêts, manipulant pour parvenir à ses fins, le rapport dominant-dominé et victime-bourreau évoluant sans cesse et menant à l'autodestruction du groupe. Qu'il se penche sur la place de l'opprimé, ici l'homme noir ou la femme, ou sur celle de l'opprimant, le raciste, le misogyne et etc, il ne fait aucun concession sur leurs portraits, chacun étant capable de monstruosité ou de bonté apportant un absence de manichéisme mais aussi une certaine radicalité. D’ailleurs la relation entre le bourreau et sa prisonnière n'est pas sans rappeler une métaphore sur le mariage, ou une expression dit bien de se passer la corde au cou. La manière dont ils sont enchaînés l'un à l'autre par une sorte de vœu, chaîne qui peuvent symboliser l'alliance, la manière dont elle est exploité par lui et veut s'en défaire pour évoquer l'émancipation de la femme moderne et où ils ont malgré tout des petites attentions discrètes l'un pour l'autre qui par moment évoque une réelle attachement. Ici l'ensemble des relations qui régissent les personnages sont pensées à merveilles et au final l'aise traduire un film qui parle avant tout d'acceptation. L'ensemble peut aussi s'appuyer sur un casting fabuleux, car il n'en faut pas moins pour rendre 3h de dialogues un moment inoubliable, car même si les dialogues son prodigieux, ils faut de sacrés bons acteurs pour les faire vivre. Et ici on est gâté. Même si l'interprétation de Tim Roth tend un peu trop à être une imitation de Christoph Waltz et que Michael Madsen est plus là pour sa stature et sa présence inquiétante que pour son talent et aussi que le casting secondaire est un peu discret. Mais c'est sans compter sur un quatuor principal absolument bluffant. Samuel L. Jackson n'est jamais aussi bon que quand il est avec Tarantino, il offre une prestation entre gravité et humour décalé grâce à son débit de parole unique et ses expressions, il est tout bonnement grandiose. Kurt Russell offre une prestation qui n'est pas sans rappeler John Wayne, il est brillant dans sa performance de rustre violent et arrive à se montrer aussi terriblement attachant lorsqu'il fait transparaître à travers son regard l'homme brisé, pleins de candeur qu'il peut être. Il fait preuve d'une subtilité et d'une justesse admirable. Jennifer Jason Leigh signe un retour remarquée, elle est ici parfaite, faisant preuve d'une ambivalence de jeu rare et qui laisse pantois tandis que la vraie révélation du film est Walton Goggins. Si on connait la série Justified, on sait que c'est un grand acteur mais ici il se révèle au public de la plus belle des manière, offrant au film toute son énergie et son phrasé si particulier pour offrir une interprétation brillante, fiévreuse et habitée. Pour ce qui est de la réalisation, là aussi c'est du grand art, filmant l'ensemble en 70 mm au format 2,76:1 permettant d'enfermer ses personnages dans le cadre, dans une vision proche du regard humain, on peut voir les personnages se tourner autour sans possibilité de fuite. L'ensemble se montre donc immersif est bien pensé, accompagné d'une photographie absolument sublime, d'une montage incisif qui soigne les effets de surprises et d'un formidable score d'Ennio Morricone, beaucoup plus proche des sonorités angoissantes d'un thriller horrifique, qui plonge le film dans un climat oppressant et pleins de tensions. Tout cela est d'ailleurs accentué par la mise en scène consciencieuse de Quentin Tarantino qui n'a jamais autant fait preuve de maîtrise. Réutilisant certains de ses vieux effets pour leurs donner une tout autre utilité et en se montrant plus posé et minutieux que par le passé, il arrive à se renouveler habilement et parvient à créer différentes situations au sein d'un même espace sans qu'aucune ne ressemble à la précédente. En conclusion The Hateful Eight est un chef d'oeuvre qui s'impose directement comme un classique instantané. Il est sans conteste le meilleur film de Tarantino qui arrive à tirer le meilleur de son cinéma tout en oubliant ses défauts. Il signe son oeuvre la plus mature et la plus sombre, évitant de tomber la gratuité du cool tout en parvenant quand même à créer de formidables moments de comédies. Réflexion habile de l'Amérique moderne, de la nature humaine et de sa place dans la société mais aussi du cinéma, du théâtre et de tout autres formes de représentations de l'art. Il offre une oeuvre d'une densité incroyable qui se complexifiera sans doute après chaque visionnage comme tout monument de cinéma intemporel qui se respecte. Le cinéaste n'avait jamais un tel niveau de toute sa carrière, et même si il ne convertira pas ses détracteurs ici, il vient quand même d'offrir une incroyable lettre d'amour au cinéma et il ouvre cette année 2016 avec panache enterrant une bonne partie de la production cinématographique actuelle. Respect.

Maximemaxf

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 09/01/2016

Bonne année 2016, et c’est parti pour la première grosse attente de l’année avec le nouveau Tarantino en date, The Hateful Eight, ou les 8 salopards. Et autant vous le dire maintenant, 2016 n’aura pas tardé pour nous offrir l’un des films les plus attendus de cette année, fraîchement sorti aux USA, très récemment sorti chez nous, les baguettes fraîches. Et cette fois je n’aurais pas attendu longtemps pour que ma plus grosse attente de cette année, et ceux pour deux raisons : la première, c’est parce que le genre du Western se fait très rare ces dernières années, et c’est rare d’en voir un en salle de nos jours. La seconde raison : Quentin Tarantino ! Tout simplement mon cinéaste favoris, un auteur reconnu par beaucoup et détesté par certains non fans, applaudit et souvent récompensé pour son esthétisme et ses références au genre codé du cinéma mais aussi décrié pour la violence extrême et sanglante de ses œuvres. Il n’y a pas un seul de ses films que je n’ai pas aimé ou carrément adoré : Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Kill Bill volume 1 et 2, Inglourious Basterds, même Le Boulevard de la mort qui est son moins connu ne m’a pas déplu. Sans parler de Django Unchained qui m’a fait découvrir son cinéma et m’a donné envie de faire des critiques et de devenir cinéphile par la suite. QT reste donc dans le genre du western ici avec le second qu’il produit, écrit et réalise avec quelques similitudes avec ses autres films et aussi quelques nouveautés : Ennio Morricone à la musique et une première collaboration avec Jennifer Jason Leigh. Et même si l’avis n’était pas aussi enthousiaste qu’avec certains de ses autres films, je ne vais pas mentir : cette nouvelle tentative au western est une réussite, même si je ne retrouve pas une maîtrise identique à la plupart de ses films. Premier point positif de son huitième film : les acteurs sont tous impeccable, et on retrouve plusieurs habitués du bonhomme, on va voir ce que vaut nos salopards qu’on va vite adorer haïr. Samuel L. Jackson signait sa sixième collaboration avec Tarantino, et comme toujours il y va à fond, de la même manière qu’il entrait entièrement dans la peau caricatural et détestable de Stephen dans Django Unchained. Le personnage devient vite antipathique, chose voulu pour tous les personnages à la manière d’un Reservoir Dogs, et aussi étrange que cela paraisse il en devient bizarrement drôle dans son jeu que dans le délire jusqu’en boutiste du personnage. Kurt Russel, alias Stuntman Mike dans Le boulevard de la mort, encaissait le rôle du bourreau, John Ruth. Là encore, un personnage totalement méprisable mais pour qui, bizarrement, on se surprend à s’intéresser tant par ses échanges avec le Major Warren que pour ses brutalités contre sa captive. Venons-en justement puisqu’on a là, justement, la première collaboration entre QT et Jennifer Jason Leigh (et dire que Jennifer Lawrence avait été approché), et là autant le dire de suite, l’actrice y va à fond, dés les premières secondes sa gueule annonce clairement qu’elle n’a rien d’aimable : meurtrière, vulgaire et en plus une sacrée morue, tout pour déplaire et l’actrice s’en donne à cœur joie. James Park, plus anecdotique, revenait également aux côtés de Tarantino et si son personnage est plus tertiaire, le seul à ne pas être un salopard mais qui arrachera néanmoins quelques sourires. Parmi les copains à Tarantino, on notera bien sur Tim Roth et Michael Madsen, alias le court sur patte et le cowboy. Tout deux se révèle vite aussi charmant que haïssable aussi, mais chacun est excellent dans sa manière de l’être, le premier avec un style plus chic et raffiné, l’autre plus bourru et endurcie. Demian Bichir, le seul acteur qui m’est vraiment inconnu parmi les principaux, était plus en retrait que le reste mais le peu de moment qui lui sont donné le rendent tout aussi monstrueux que ses congénères. Bruce Dern, alias le confédéré, n’était pas en reste non plus et se montre également particulièrement odieux, même si ironiquement il arrive à nous faire éprouver de l’intérêt à son égard. Channig Tatum, Spoiler: alias le bousilleur de couille, marque plus que je ne l’espérais alors qu’en principe je suis très réticent face à cet acteur. On a donc là une parfaite panoplie de gros ordures de première, chacun à leur façon et c’est avec ce petit groupe qu’il faudra passer la tempête. Pour la musique, Tarantino opte en principe pour des choix musicaux dans chacun de ses films, c’est sa marque de fabrique. Mais il casse cette habitude ici avec une collaboration auprès d’Ennio Morricone. Son travail sur les films de Sergio Leone et Mission représentent un modèle pour ce qui est de la musique de film, et ça fait un grand bien d’entendre une nouvelle composition de sa part, lancinante et oppressante, y compris pour la chanson Apple Blossom composé pour l’occasion que l’on retient. Ça n’égalise pas son travail passé mais ça marque quand même. Côté visuel et mise en scène, on sent clairement que Tarantino veut adopter le style western en termes d’ambiance et de rythme, sans oublier ce qui faisait la particularité de ses films. A savoir des ralentis esthétisés comme dans Django, une narration non linéaire par chapitre même si ici on sent qu’il y a plus de linéarité que dans certains de ses autres films, un travelling rotatif lent autour d’un groupe de personnage et une caméra à ras-de-terre pour suivre les pas des personnages. Même si je regrette quand même une seule chose, c’est que pendant la première heure la lenteur se ressent par moment en longueur. Mais j’y reviendrais un peu plus sur la partie scénario. Sinon, la photo est d’ailleurs sublime, bien plus coloré et riche que la plupart des blockbusters à la Marvel. Les plans sur les paysages enneigés sont d’ailleurs de toute beauté, et la mise en image de Tarantino a une certaine symbolique, Spoiler: dés l’ouverture lorsqu’il filme, au ralenti, une représentation statufié de Jésus-Christ crucifié sous la neige avec la mise pesante de Morricone en fond, dés ce moment là on peut déjà se douter qu’on ne va pas suivre des anges pendant le film. D’ailleurs parlons-en puisqu’il reste à voir ce que vaut l’histoire que Tarantino a lui-même écrit, comme pour chacun de ses films en tant qu’auteur. Et autant vous mettre au parfum sur deux choses : la première, ce film est très verbeux, les dialogues ne manquent pas en trois heures donc si vous n’aimez pas les dialogues et long monologues, autant aller voir ailleurs. Et deuxièmement, si vous n’aimez pas suivre des personnages qui n’ont rien d’aimable et sont volontairement écrit pour être détestable et méprisable de la première à la dernière seconde, là aussi je vous conseil d’aller voir autre part. Tout ici repose justement sur les échanges entre les personnages et leur caractère entièrement dénué de moralité (sauf O.B mais lui il ne compte pas). Spoiler: Entre Marquis Warren qui s’est évadé d’une prison en tuant plusieurs combattants du nord pendant la guerre de Sécession, John qui maltraite violemment Daisy pendant tout le film, Chris Mannix qui est un gros connard raciste qui le fait clairement savoir, le groupe à Jody Domergue qui descend toute une mercerie pour tendre un piège à John Ruth ou encore Smithers Sanford qui a fait tuer plusieurs hommes de couleur pendant la guerre de Sécession, vous comprendrez que le but n’est pas de s’attacher aux protagonistes. Une fois arrivée à la mercerie, tout le film devient un huit-clos qui, petit à petit, gagne en méchanceté, en provocation et en cruauté assumé de la part du réalisateur. Mais pourtant, ces personnages sont si détestable qu’on se prend pourtant à s’intéresser à ce qui adviendra d’eux, cela est d’autant plus démontré par le fait que certains sont montré comme étant humain, rien que par le seul échange que partage Daisy et Jody qui montre clairement qu’ils sont proche. Mais pourtant, si j’ai adhéré en général à ce que Tarantino voulait faire, je trouve quand même que, cette fois, il va parfois un peu trop loin dans la violence, Spoiler: surtout pour la mort du mexicain Bob ou Warren lui explose littéralement la tête (j’insiste, littéralement), à ce stade ça en devient presque malsain, même si c’est voulu je pense que ce n’était pas nécessaire d’atteindre une telle extrémité. Sans oublier que, même si personnellement je ne me suis pas vraiment ennuyé, la première heure qui introduit les personnages n’est pas dénuée de longueur à travers certains monologues de personnages. Heureusement, cette première heure est en générale bien camouflé et rempli par un humour aussi bien présent dans les dialogues et les échanges que dans certaines réactions. Sachez d’ailleurs qu’on ne rit pas des personnages en eux-mêmes, mais de leur bêtise et de ce qui leur arrive tant ils sont haïssables. En général, malgré le fait que Tarantino ait parfois poussé les extrêmes un peu loin, tout ce qui fait que j’apprécie son cinéma est là. Tant dans la direction d’acteur et l’écriture du film que dans la narration purement machiavélique de ce huit-clos aussi bien sanglant que jouissif. Je sais pas si Tarantino va se focaliser sur des films à Westerns prochainement, mais si c’est le cas, j’en redemande alors.

Boomster

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4,5Excellent
Publiée le 06/01/2016

Un poil en dessous de Django Unchained, The Hateful Eight prouve encore une fois que Tarantino sait ce qu'il fait avec un stylo, une caméra et une poignée de bons acteurs. Nous sommes loin de l'insipide Boulevard de la Mort et de l'ennuyeux Inglorious Basterds. Ici, la réalisation est extraordinaire, la photographie sublime, les acteurs grandioses, les enjeux remarquables et les dialogues divins. The Hateful Eight est proche du chef d'oeuvre, seul sa durée et ses longueurs font que parfois (en première partie de film notamment) le rythme baisse. Un huis clos comme on en voit rarement, un grand moment de cinéma, un uppercut au menton. Foncez.

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