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Les Huit salopards
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note moyenne
4,1 9645 notes dont 1209 critiques
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1209 critiques spectateurs

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Marc T.

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1,5Mauvais • Publiée le 15/05/2016

Je tiens tout d'abord à préciser que je suis un grand fan des œuvres de Tarantino, d'où mon énorme déception mêlée de colère à la fin du visionnage de celle-ci. Malgré certaines critiques négatives, je m'étais dit que le grand Quentin n'avait pas pu sortir un si mauvais film juste après le magnifique Django Unchained. Et bien si, il l'a fait. Pourtant, dès le premier quart d'heure, j'étais ravi du spectacle, tout me portait à croire que ces méchantes critiques avaient tort tant la photo était superbe, tant ces deux grandes gueules charismatiques de russell et Jackson crevaient l'écran, et tant leurs dialogues étaient acerbes. Mais très vite je me suis hélas rendu compte que ça tournait vilainement en rond, et ce dès l'arrivée de Chris Mannix. Terminés les dialogues incisifs et spirituels chers à Tarantino, place aux dialogues lourds tournant en boucle sur la guerre de sécession et la ségrégation raciale. Et l'ennui se poursuit dans la mercerie, où rien ne se passe et où les dialogues s'enlisent encore et toujours, et ce jusqu'à 2H00 pétante où un flashback nous dévoile enfin l'intrigue principale. Mais ce chapitre ne dure que 18mn et laisse rapidement place au chapitre final qui lui n'en fini pas de montrer - avec voix au ralenti terriblement horripilantes - une lente agonie qui on l'espère va s’achever très très rapidement. Quant arrive enfin le générique de fin, on se retrouve avec un sentiment de frustration et de colère. Oui, j'en voulais immensément à Tarantino d'avoir pondu ce film inintéressant et prétentieux à la suite d'une œuvre comme Django Unchained. Quel gâchis...

benoitG80

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4,0Très bien • Publiée le 07/01/2016

"Les Huit Salopards" après l'excellent "Django", est malgré un désaccord des critiques un Tarentino craché ! C'est vrai que le style semble d'emblée plus personnel, plus intimiste, avec une bonne partie très écrite, plutôt déroutante, et l'on se demande où tout cela va bien pouvoir nous mener... Dialogues acerbes, jeux de dupes, faux semblants, cache-cache sur un fond d'extrême méfiance, chacun a sa petite histoire vraie ou fausse (?) à raconter, son son de cloche plus ou moins cinglant et provocateur à l'égard de l'autre. Dans cette diligence, ça fuse de tous bords, la violence verbale se précise et on sent la mayonnaise monter même si le temps semble juste un peu long ! Placé après la guerre de sécession, cette histoire en reprend certains stigmates, pour planter le décor, d'ailleurs lui-même de blanc, de froid et de blizzard vêtu ! On en grelotterait presque... Il faudra attendre la suite pour se réchauffer un tout petit peu près du feu, ceci au bout de quelques chapitres pour voir le déchaînement typique de Quentin Tarentino s'installer... Le pistolet va prendre alors le relais et pas qu'un peu !!! C'est l'auberge qui en sera le théâtre, avec l'arrivée de nouveaux énergumènes à la dégaine incroyable, dont le cinéaste a lui seul le secret ! Le questionnement continue alors, les mystères s'épaississent et on continue sur la lancée de plus belle ! Le huis clos prend alors de la densité, même une force phénoménale et la couleur de l'hémoglobine a pour le coup sa raison d'être... Tarentino nous livre là une guerre terrible entre règlements de compte, intimidations, bluff, stratégie, dont les armes seront autant celles des mots que celles des balles ! On reste scotché le plus souvent à cet enchaînement de propos, de déductions et de théories, et à ce qu'il va déclencher en terme de réaction, le plus souvent radicale et imprévisible ! À ce petit jeu, tous sont le plus farfelus et impayables possible, mais le clou du clou est représenté par ce commandant Warren (Samuel L. Jackson), littéralement implacable et déterminé, malgré un humour et un semblant de bonhommie ! Déstabilisant certes un bon moment, et pourtant en même temps diablement intéressant, le film décolle donc franchement et comme prévu, avec tout ce qui est attendu ou inattendu au programme ! Une histoire à tiroirs qui fonctionnent dans plusieurs sens, dont les rebondissements à la sauce préparée par le célèbre cinéaste, sont tout à fait sa grande spécialité ! Et en définitive et ironie du sort, un sacré magot à récupérer !!!

PèreVinyard

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 08/01/2016

Tarantino nous sort son deuxième huis clos aux allures de western. A la sortie du cinéma, je me suis posé cette question :Est-ce le meilleur de QT ? Tous les ingrédients sont en place pour créer un film d'anthologie et d'une grande intensité : - Un jeu d'acteur époustouflant (Tim Roth en tète avec une interprétation à la Waltz dans Django) - Une cabane étroite qui va renforcer les méfiances de chacun - Et du sang en abondance (normal c'est un Tarantino...) Le réalisateur nous offre ici son film le plus mature tout en restant fidèle à sa recette gagnante : de longs monologues et du sang, beaucoup de sang. Ce film est de meilleure qualité que son prédécesseur (qui était déjà d'un haut niveau) et il mérite largement, selon moi, le titre de film culte.

puce6386

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4,0Très bien • Publiée le 07/03/2016

Un western tarantinesque qui nous emmène aux confins d’un Wyoming enneigé et balayé par le blizzard, quelques années après la Guerre de Sécession. La photographie est magnifique et l’intrigue, ponctuée de dialogues ciselés, bourrés d’ironie, est bien ficelée et passionnante, laissant monter progressivement la tension. Les personnages, poussés à leur extrême, sont interprétés admirablement par un casting incroyable ; on retrouve d’ailleurs de nombreux acteurs chers au réalisateur comme Samuel L. Jackson, Kurt Russel ou encore Tim Roth. Un huit-clos sombre et noir, des plus savoureux !

Edgar L.

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4,0Très bien • Publiée le 31/01/2016

Avec ce nouveau film, Tarantino continue de rendre hommage à un genre qu’il affectionne particulièrement : celui du western qui était déjà à l’honneur dans l’excellent Django Unchained. Le titre de ce nouveau film lui-même peut être perçu comme un hommage puisque les 8 Salopards évoque forcément les 7 Mercenaires de John Sturges ou encore les 12 Salopards de Robert Aldrich. [...] Le seul hic du film qui fait qu’il n’atteindra pas le niveau d’un Django Unchained, c’est qu’il connaît quelques longueurs forcément préjudiciables pour un film de 2h48. L’histoire met pas mal de temps à se mettre en place et si le début du film est plutôt enthousiasmant, le début du huis clos ralentit très vite le rythme. Les dialogues sont pourtant savoureux mais pas assez pour nous divertir totalement et nous faire oublier la durée du film. Bloqués en plein blizzard, les huit comparses vont apprendre à se connaître et découvrir que certains d’entre eux ne sont peut être pas là par hasard … La pression se met en place doucement mais sûrement dans l’attente d’un feu d’artifice final convaincant. La fin du film est un véritable déferlement de violences et nous offre des retournements de situation inattendus. L’image est crue comme souvent chez Tarantino et laisse place à de nombreuses scènes de meurtres plus sanglants les uns que les autres. [...] Le casting est une vraie réussite du film ! Mention spéciale au seul personnage féminin important du film incarné par une Jennifer Jason Leigh méconnaissable, déjantée et pleine de talent ! Les acteurs sont charismatiques au possible à l’image de Michael Madsen, Kurt Russell, Samuel L. Jackson ou encore Tim Roth. Rien à dire, Tarantino sait choisir ses acteurs … [...] En résumé, un refuge au milieu des montagnes dans lequel 8 salopards sont bloqués et un huis clos particulièrement savoureux. Les dialogues sont savoureux, le casting impeccable et la bande-son soignée. Ne vous laissez pas berner par les critiques, on a encore le droit à du bon Tarantino, même si il est vrai que quelques longueurs se font malheureusement sentir ... http://edgarlagachette.fr/les-huit-salopards-la-critique/

Alain D.

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4,5Excellent • Publiée le 22/03/2016

Autant dans l’écriture que derrière la caméra, nous découvrons un western pur jus de Quentin Tarantino : un film sans concession, violent, implacable avec des jeux d’acteurs monstrueux, la palme revenant à Samuel L. Jackson, suivi de peu par Kurt Russell. Ce western nous délivre des paysages grandioses, de belles images sur un format Panavision 70mm impressionnant. Coté BOF, nous sommes aussi comblés par Ennio Morricone, Oscarisé pour la musique de ce film. La mise en scène est très précise, avec le souci des détails. Le montage habile détermine le suspense de cette histoire dont le scénario se met lentement en place. La tension monte graduellement avec l’entrée en scène successive des personnages très charismatiques : Jennifer Jason Leigh et Tim Roth font une très brillante prestation.

x-worley

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4,5Excellent • Publiée le 10/01/2016

A chaque fois que je vais voir le nouveau film de mâitre Tarantino je m'attends a un chef d'œuvre, et une fois de plus je n'ai pas été déçu! Les Huit salopards c'est juste le plus formidable huit-clos jamais réalisé. Avec des quarts d'heures entiers de dialogues filmé "façon thêatre" qui font monter la tension, avec des références, de l'ironie et pour finir de l'ultra violence. Le tout porté par un chouette casting, Samuel L. Jackson est juste formidable! La bo est peut-être un peut plus "sage" que d'habitude, mais ça n'empêche pas Ennio Morricone de faire entendre!

Marceau G.

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4,5Excellent • Publiée le 07/02/2016

Attendu avec une fervente impatience par les cinéphiles et les fans de QT, le huitième film de l'enfant terrible du cinéma américain, intitulé en clin d'œil à sa filmographie "The Hateful Eight", envoie du lourd et déconcerte. Prenant place dans les montagnes du Wyoming, l'action du film présente huit voyageurs réfugiés dans un relais pour échapper au blizzard qui sévit dehors. Coincés là pour plusieurs jours, les différents protagonistes se présentent et rencontrent assez vite des difficultés à s'entendre. L'action se déroulant quelques temps après la guerre de Sécession, des tensions raciales et politiques surviennent : les anciens de l'Union font face aux anciens de la Confédération (bien déterminés, eux, à éliminer le seul noir présent, le major Marquis Warren, ex-officier estimé reconverti en chasseur de primes). Le principal génie du film tient au déroutement du spectateur. Tarantino excelle à faire marcher le public, à le confondre, à l'appâter puis à le perdre (volontairement, bien sûr). Et c'est dans "Les 8 Salopards" qu'il en fait la plus belle démonstration. Filmant d'abord des paysages enneigés splendides avec une contemplation peu commune dans le cinéma de genre, puis faisant durer les discussions grâce à des dialogues toujours plus piquants et des punchlines teintés d'ironie, il se joue du spectateur en permanence, jongle avec ce qui caractérise son cinéma, avant de déchaîner la violence, comme il en a l'habitude. Il parvient à cette manigance à l'aide d'une mise en scène proprement éclatante, et d'un scénario fastueux à la construction imparable. Ces deux formes techniques distinctes sont mariées à la perfection par QT qui les utilise ensuite sous une seule et même forme de narration. Rares sont ces auteurs-réalisateurs qui réussissent un tel exploit ! La lenteur et l'extrême violence seront les principaux arguments négatifs des détracteurs du long-métrage. Le célèbre réalisateur a en effet décidé, une fois n'est pas coutume, de faire dans l'outrancier ; mais jamais de l'outrancier gratuit ou haineux, non, de l'outrancier provocant et comique, de l'outrancier ravissant ! Qu'il fasse (très longuement) parler ses personnages de Spoiler: racisme, de mort, ou encore d'humiliation sexuelle, ou bien qu'il fasse Spoiler: vomir des geysers de sang à son personnage principal, l'ami Quentin ne fait pas dans la demi-mesure ! Outrancier, ce film l'est également par sa méthode de réalisation et le format dans lequel il a été tourné : l'Ultra Panavision 70, un format de pellicule inutilisé depuis 1966 et le film "Khartoum". L'atmosphère du film a plusieurs facettes ; à la fois confortable et chaleureuse (le spectateur est au chaud, alors que dehors la tempête gronde), et à la fois traître et brutale (la confiance n'est effectivement pas à l'ordre du jour entre les différents personnages, et la violence se fait sentir constamment). La sensationnelle musique d'Ennio Morricone - qui signe sa première composition originale pour Tarantino - contribue à créer une atmosphère de suspicion et de claustration ; musique et atmosphère laissant immédiatement penser au monument "The Thing" de Carpenter, dont Tarantino s'est inspiré, dont Morricone avait également écrit la bande-son et où Kurt Russel tenait le rôle principal (oui, tout est lié). D'ailleurs, que serait ce "Hateful Eight" sans ses huit salopards ? Le casting "8 étoiles 1" est absolument parfait, entre acteurs fétiches de QT (Samuel L. Jackson, Kurt Russel, Michael Madsen, Tim Roth, Walton Goggins, Bruce Dern, Zoë Bell) et nouveaux venus (Jennifer Jason Leigh, Demian Bichir et Channing Tatum). Une œuvre pharamineuse, doublée d'un Western politique et métaphysique, et d'une série B intelligente.

Nyns

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 06/01/2016

Elle commence fort cette année 2016 ! Je vois tout se suite ce que certains pourraient reprocher à cet Hateful Eight (qui devrait d'ailleurs être moins apprécié que le numéro 7, Django) et pourtant moi j'ai passé trois merveilleuses heures à l'intérieur d'un terrible et sanguilonent blizzard d'une Amérique après guerre de sécession. Donc Tarantino a clairement pris son temps en "blabla" dans une première partie et c'est ça qui va pêcher. On nous habitue à ce que ça fuse dans tous les sens, actions, scènes chocs, bref ça va vite... Pas dans les huit salopards. Donc moi j'ai a-do-ré ce côté huis clos (tiens tiens encore un 8, enfin presque) bien dialogué et filmé en 70MM tout en longueur... Qui ne fait en fait que magnifier la seconde partie hautes en couleurs. Les fans de première heure moins emballés par les derniers seront comblés car franchement, impossible de ne pas penser à Reservoir Dogs, refaçonné à la sauce western. J'adore l'intrigue, mais qui est le plus fourbe des fourbes ? Ah ah ! Très bonne idée mon Quentin. Bon pour le côté chartier et bourré d'hémoglobine on savait déjà à quoi s'attendre. Mais le film offre aussi de belles surprises à un moment ou le cinéma peine justement à nous surprendre (James Bond, Star Wars...) ça tombe à pic donc ! Et puis ce qui est merveilleux avec l'ami Tarantino, c'est qu'on comprend tout de A à Z, rien est compliqué dans l'intrigue, c'est donc aussi pour ça que c'est si transgénérationnel. Bien sur il y a toujours ce petit côté pédant, du genre : -et les gars moi je fais des films qui ont de la gueule alors venez pas me faire "bip", mais bon, j'ai envie de dire on commence à connaitre l'animal. Je ne vois pas de défaut à ce film : tout ce qu'on attend d'un bon Tarantino est présent, pour qu'au final ça ne soit que du bonheur, vraiment. Au niveau des interprétations là on est au top, on voit qu'il se sont éclatés sur ce tournage et c'est très communicatif, tu m'étonnes. Là ou Django m'avait repoussé à force de cabotinage à trop hautes doses, ici on a que de l'authentique : validé ! Sûrement que les excellents personnages ont aidés... Je suis sûre que vous avez toujours rêvé de voir "L'Enfer c'est les autres" version tarantinoise, alors courrez-y !

traversay1

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3,5Bien • Publiée le 06/01/2016

L'ouverture de Les huit salopards est de toute beauté : musique d'Ennio Morricone, intrigue alléchante et paysages blancs comme l'hiver qui rappellent les rares westerns tournés dans la neige, de La chevauchée des bannis à Jeremiah Johnson. Mais le film va essentiellement se dérouler en huis-clos en une sorte de variante d'un célèbre roman d'Agatha Christie. Tout est parfaitement maîtrisé évidemment et on ne s'ennuie pas pendant près de trois heures avec le thème de prédilection de Tarantino traité en long et en large : le racisme. Cependant, avec un talent tel que celui du cinéaste, on attendait beaucoup mieux que ces longs bavardages qui feraient passer Woody Allen pour un cinéaste du muet et surtout ce déferlement de violence ultra gore qui ponctue toute la deuxième partie du film. Tout dépend évidemment du degré de tolérance du spectateur à la quantité de sang versé mais quand c'est trop, c'est tout bonnement lassant et, il faut bien le dire, très complaisant. Sentiment accentué par le peu d'humour distillé à moins de prendre le langage systématiquement grossier comme en étant (de l'humour). Et puis n'y aurait-il pas une certaine misogynie dans le traitement du personnage de Jennifer Jason Leigh ? Ce à quoi Tarantino répondra qu'il est conforme à l'époque. Passons. Difficile de mettre en avant une interprétation en dans la choeur des personnages (la direction d'acteurs demeure un des points forts du réalisateur) mais la performance de Samuel L. Jackson reste tout de même la plus mémorable. En fin de compte, il y a tout de même une petite impression de gâchis dans Les huit salopards. Ceci dit, ce n'est pas la première fois que l'on éprouve ce sentiment devant un film de Tarantino. Comme si, à 50 ans passés, le cinéaste tenait à sa réputation de sale gosse n'en faisant qu'à sa tête et s'autorisant le mauvais goût comme une marque de fabrique.

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