Mon AlloCiné
Les Huit salopards
note moyenne
4,1
13947 notes dont 1407 critiques
15% (217 critiques)
39% (545 critiques)
21% (290 critiques)
13% (181 critiques)
7% (101 critiques)
5% (73 critiques)
Votre avis sur Les Huit salopards ?

1407 critiques spectateurs

benoitG80

Suivre son activité 988 abonnés Lire ses 1 216 critiques

4,0Très bien
Publiée le 07/01/2016

"Les Huit Salopards" après l'excellent "Django", est malgré un désaccord des critiques un Tarentino craché ! C'est vrai que le style semble d'emblée plus personnel, plus intimiste, avec une bonne partie très écrite, plutôt déroutante, et l'on se demande où tout cela va bien pouvoir nous mener... Dialogues acerbes, jeux de dupes, faux semblants, cache-cache sur un fond d'extrême méfiance, chacun a sa petite histoire vraie ou fausse (?) à raconter, son son de cloche plus ou moins cinglant et provocateur à l'égard de l'autre. Dans cette diligence, ça fuse de tous bords, la violence verbale se précise et on sent la mayonnaise monter même si le temps semble juste un peu long ! Placé après la guerre de sécession, cette histoire en reprend certains stigmates, pour planter le décor, d'ailleurs lui-même de blanc, de froid et de blizzard vêtu ! On en grelotterait presque... Il faudra attendre la suite pour se réchauffer un tout petit peu près du feu, ceci au bout de quelques chapitres pour voir le déchaînement typique de Quentin Tarentino s'installer... Le pistolet va prendre alors le relais et pas qu'un peu !!! C'est l'auberge qui en sera le théâtre, avec l'arrivée de nouveaux énergumènes à la dégaine incroyable, dont le cinéaste a lui seul le secret ! Le questionnement continue alors, les mystères s'épaississent et on continue sur la lancée de plus belle ! Le huis clos prend alors de la densité, même une force phénoménale et la couleur de l'hémoglobine a pour le coup sa raison d'être... Tarentino nous livre là une guerre terrible entre règlements de compte, intimidations, bluff, stratégie, dont les armes seront autant celles des mots que celles des balles ! On reste scotché le plus souvent à cet enchaînement de propos, de déductions et de théories, et à ce qu'il va déclencher en terme de réaction, le plus souvent radicale et imprévisible ! À ce petit jeu, tous sont le plus farfelus et impayables possible, mais le clou du clou est représenté par ce commandant Warren (Samuel L. Jackson), littéralement implacable et déterminé, malgré un humour et un semblant de bonhommie ! Déstabilisant certes un bon moment, et pourtant en même temps diablement intéressant, le film décolle donc franchement et comme prévu, avec tout ce qui est attendu ou inattendu au programme ! Une histoire à tiroirs qui fonctionnent dans plusieurs sens, dont les rebondissements à la sauce préparée par le célèbre cinéaste, sont tout à fait sa grande spécialité ! Et en définitive et ironie du sort, un sacré magot à récupérer !!!

Nyns

Suivre son activité 112 abonnés Lire ses 685 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 06/01/2016

Elle commence fort cette année 2016 ! Je vois tout se suite ce que certains pourraient reprocher à cet Hateful Eight (qui devrait d'ailleurs être moins apprécié que le numéro 7, Django) et pourtant moi j'ai passé trois merveilleuses heures à l'intérieur d'un terrible et sanguilonent blizzard d'une Amérique après guerre de sécession. Donc Tarantino a clairement pris son temps en "blabla" dans une première partie et c'est ça qui va pêcher. On nous habitue à ce que ça fuse dans tous les sens, actions, scènes chocs, bref ça va vite... Pas dans les huit salopards. Donc moi j'ai a-do-ré ce côté huis clos (tiens tiens encore un 8, enfin presque) bien dialogué et filmé en 70MM tout en longueur... Qui ne fait en fait que magnifier la seconde partie hautes en couleurs. Les fans de première heure moins emballés par les derniers seront comblés car franchement, impossible de ne pas penser à Reservoir Dogs, refaçonné à la sauce western. J'adore l'intrigue, mais qui est le plus fourbe des fourbes ? Ah ah ! Très bonne idée mon Quentin. Bon pour le côté chartier et bourré d'hémoglobine on savait déjà à quoi s'attendre. Mais le film offre aussi de belles surprises à un moment ou le cinéma peine justement à nous surprendre (James Bond, Star Wars...) ça tombe à pic donc ! Et puis ce qui est merveilleux avec l'ami Tarantino, c'est qu'on comprend tout de A à Z, rien est compliqué dans l'intrigue, c'est donc aussi pour ça que c'est si transgénérationnel. Bien sur il y a toujours ce petit côté pédant, du genre : -et les gars moi je fais des films qui ont de la gueule alors venez pas me faire "bip", mais bon, j'ai envie de dire on commence à connaitre l'animal. Je ne vois pas de défaut à ce film : tout ce qu'on attend d'un bon Tarantino est présent, pour qu'au final ça ne soit que du bonheur, vraiment. Au niveau des interprétations là on est au top, on voit qu'il se sont éclatés sur ce tournage et c'est très communicatif, tu m'étonnes. Là ou Django m'avait repoussé à force de cabotinage à trop hautes doses, ici on a que de l'authentique : validé ! Sûrement que les excellents personnages ont aidés... Je suis sûre que vous avez toujours rêvé de voir "L'Enfer c'est les autres" version tarantinoise, alors courrez-y !

PèreVinyard

Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 47 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 08/01/2016

Tarantino nous sort son deuxième huis clos aux allures de western. A la sortie du cinéma, je me suis posé cette question :Est-ce le meilleur de QT ? Tous les ingrédients sont en place pour créer un film d'anthologie et d'une grande intensité : - Un jeu d'acteur époustouflant (Tim Roth en tète avec une interprétation à la Waltz dans Django) - Une cabane étroite qui va renforcer les méfiances de chacun - Et du sang en abondance (normal c'est un Tarantino...) Le réalisateur nous offre ici son film le plus mature tout en restant fidèle à sa recette gagnante : de longs monologues et du sang, beaucoup de sang. Ce film est de meilleure qualité que son prédécesseur (qui était déjà d'un haut niveau) et il mérite largement, selon moi, le titre de film culte.

x-worley

Suivre son activité 85 abonnés Lire ses 314 critiques

4,5Excellent
Publiée le 10/01/2016

A chaque fois que je vais voir le nouveau film de mâitre Tarantino je m'attends a un chef d'œuvre, et une fois de plus je n'ai pas été déçu! Les Huit salopards c'est juste le plus formidable huit-clos jamais réalisé. Avec des quarts d'heures entiers de dialogues filmé "façon thêatre" qui font monter la tension, avec des références, de l'ironie et pour finir de l'ultra violence. Le tout porté par un chouette casting, Samuel L. Jackson est juste formidable! La bo est peut-être un peut plus "sage" que d'habitude, mais ça n'empêche pas Ennio Morricone de faire entendre!

Alex-Stryker59

Suivre son activité 14 abonnés Lire ses 226 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 07/01/2016

Mêmes défauts que Jackie Brown. Un peu léger pour un Tarantino, et je ne parle pas de la durée (excessive ?) de 3 heures, dont il faut attendre 45 min pour la première réplique drôle et 2 heures pour le premier coup de feu au revolver. C'est un polar-western qui s'éternise et un peu et traîne en longueur, néanmoins servi par la diversité des huit personnages qui se sont arrêtés dans cette cabane au milieu des paysages enneigés et au demeurant très beaux, premiers plans magnifiques et contemplatifs. Mais même l'enquête policière se fait attendre, ce n'est qu'au bout de 1h15 voire 1h30 que l'on comprend qu'il y a un traquenard. Avant, il n'y a presque pas de réelle histoire. Point intéressant : le film essaie de résumer les caractères mythiques du style tarantinien : narration non-linéaire, huis clôts comme dans Reservoir Dogs, tout de même quelques répliques drôles mais pas tant que celles de Inglourious et Django, j'ai oublié le contenu verbal de ces répliques dans L8S. Inglourious et Django étaient bien plus réussis. Avec Pulp Fiction, ils forment la trilogie dorée de Tarantino. L8S a trop de lenteurs et d'actions futiles comme Jackie Brown et même Kill Bill 2 si je me souviens bien. Néanmoins, le cadrage et la photographie sont dans la tradition de Quentin, les effusions de sang ne sont pas absentes, mais elles ne sont présentes que dans la dernière heure du film. Si vous vous voulez faire aimer QT à votre ado attardé, montrez-lui plutôt Django. Il risque de trouver L8S un peu barbant. J'ai vu le film dans un multiplexe, et pendant toute la séance environ une dizaine de personnes a quitté le film en plein milieu. Probablement pas de bons cinéphiles et sans doute des gens négligeants à l'égard des 10 euros qu'ils ont payé pour la place, mais cela n'était jamais arrivé aux séances de Inglourious et Django. Cela doit alerter Quentin. Est-il vraiment fait pour faire des films longs et "cérébraux" comme Lars Von Trier par exemple ? (Ceci dit même chez LVT il y a souvent trop de longueurs mes yeux...) L8S est le deuxième "Barry Lyndon" de Quentin. Ou le "Eyes Wide Shut" si vous préférez mais en tant que fan de Kubrick, je n'ai pratiquement jamais éprouvé de longueurs devant EWS. On a du mal à comprendre où Quentin a voulu en venir avec Les 8 Salopards. Est-ce qu'il a voulu nous dire "Regardez je sais filmer une intrigue avec une enquête sur homicide" ? Mais alors pourquoi cette première heure qui traîne en longueur ?? Le film n'est pas un étron ceci dit. Mais il faut être patient. Mention spéciale au personnage de Daisy Domergue (un nom bien occitan !) qui est surprenant. On se laisse considérer cette femme au début du film comme une attardée mentale à deux neurones. Mais mais mais ...

Marc T.

Suivre son activité 74 abonnés Lire ses 324 critiques

1,5Mauvais
Publiée le 15/05/2016

Je tiens tout d'abord à préciser que je suis un grand fan des œuvres de Tarantino, d'où mon énorme déception mêlée de colère à la fin du visionnage de celle-ci. Malgré certaines critiques négatives, je m'étais dit que le grand Quentin n'avait pas pu sortir un si mauvais film juste après le magnifique Django Unchained. Et bien si, il l'a fait. Pourtant, dès le premier quart d'heure, j'étais ravi du spectacle, tout me portait à croire que ces méchantes critiques avaient tort tant la photo était superbe, tant ces deux grandes gueules charismatiques de russell et Jackson crevaient l'écran, et tant leurs dialogues étaient acerbes. Mais très vite je me suis hélas rendu compte que ça tournait vilainement en rond, et ce dès l'arrivée de Chris Mannix. Terminés les dialogues incisifs et spirituels chers à Tarantino, place aux dialogues lourds tournant en boucle sur la guerre de sécession et la ségrégation raciale. Et l'ennui se poursuit dans la mercerie, où rien ne se passe et où les dialogues s'enlisent encore et toujours, et ce jusqu'à 2H00 pétante où un flashback nous dévoile enfin l'intrigue principale. Mais ce chapitre ne dure que 18mn et laisse rapidement place au chapitre final qui lui n'en fini pas de montrer - avec voix au ralenti terriblement horripilantes - une lente agonie qui on l'espère va s’achever très très rapidement. Quant arrive enfin le générique de fin, on se retrouve avec un sentiment de frustration et de colère. Oui, j'en voulais immensément à Tarantino d'avoir pondu ce film inintéressant et prétentieux à la suite d'une œuvre comme Django Unchained. Quel gâchis...

Florian Malnoe

Suivre son activité 44 abonnés Lire ses 492 critiques

4,0Très bien
Publiée le 19/07/2016

Difficile de passer après le brillant "Django", surtout avec un film du même registre, mais Tarantino s'en sort encore une fois royalement. Avec tous les ingrédients propres au réalisateur (écriture incisive, montée en tension progressive, exploitation de la violence cartoonesque, références à gogo dans les plans) il nous l'a fait "Reservoir Dogs" version western avec donc un huis-clos bien tendu comme il faut, mais aussi dans un cadre beaucoup plus hostile et ambiancé (l'Amérique post-guerre de sécession avec un blizzard bien contraignant). "Reservoir Dogs" n'est pas mon film préféré de la filmographie du bonhomme mais "Les huit salopards" demeure quand même d'une belle efficacité dans sa maîtrise formelle, dans son plantage de décors, et dans sa direction d'acteurs qui s'en donnent ici tous à cœur joie (mention spéciale à Jennifer Jason Leigh, sans doute l'un des rôles les plus fêlés de l'univers Tarantinesque). Petite réserve sur le scénario qui ne m'a pas botté plus que ça, mais par contre niveau atmosphère et mise en scène, l'animal il sait faire. Un bon gros moment de cinéma encore une fois donc.

Maximemaxf

Suivre son activité 257 abonnés Lire ses 261 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 09/01/2016

Bonne année 2016, et c’est parti pour la première grosse attente de l’année avec le nouveau Tarantino en date, The Hateful Eight, ou les 8 salopards. Et autant vous le dire maintenant, 2016 n’aura pas tardé pour nous offrir l’un des films les plus attendus de cette année, fraîchement sorti aux USA, très récemment sorti chez nous, les baguettes fraîches. Et cette fois je n’aurais pas attendu longtemps pour que ma plus grosse attente de cette année, et ceux pour deux raisons : la première, c’est parce que le genre du Western se fait très rare ces dernières années, et c’est rare d’en voir un en salle de nos jours. La seconde raison : Quentin Tarantino ! Tout simplement mon cinéaste favoris, un auteur reconnu par beaucoup et détesté par certains non fans, applaudit et souvent récompensé pour son esthétisme et ses références au genre codé du cinéma mais aussi décrié pour la violence extrême et sanglante de ses œuvres. Il n’y a pas un seul de ses films que je n’ai pas aimé ou carrément adoré : Reservoir Dogs, Pulp Fiction, Kill Bill volume 1 et 2, Inglourious Basterds, même Le Boulevard de la mort qui est son moins connu ne m’a pas déplu. Sans parler de Django Unchained qui m’a fait découvrir son cinéma et m’a donné envie de faire des critiques et de devenir cinéphile par la suite. QT reste donc dans le genre du western ici avec le second qu’il produit, écrit et réalise avec quelques similitudes avec ses autres films et aussi quelques nouveautés : Ennio Morricone à la musique et une première collaboration avec Jennifer Jason Leigh. Et même si l’avis n’était pas aussi enthousiaste qu’avec certains de ses autres films, je ne vais pas mentir : cette nouvelle tentative au western est une réussite, même si je ne retrouve pas une maîtrise identique à la plupart de ses films. Premier point positif de son huitième film : les acteurs sont tous impeccable, et on retrouve plusieurs habitués du bonhomme, on va voir ce que vaut nos salopards qu’on va vite adorer haïr. Samuel L. Jackson signait sa sixième collaboration avec Tarantino, et comme toujours il y va à fond, de la même manière qu’il entrait entièrement dans la peau caricatural et détestable de Stephen dans Django Unchained. Le personnage devient vite antipathique, chose voulu pour tous les personnages à la manière d’un Reservoir Dogs, et aussi étrange que cela paraisse il en devient bizarrement drôle dans son jeu que dans le délire jusqu’en boutiste du personnage. Kurt Russel, alias Stuntman Mike dans Le boulevard de la mort, encaissait le rôle du bourreau, John Ruth. Là encore, un personnage totalement méprisable mais pour qui, bizarrement, on se surprend à s’intéresser tant par ses échanges avec le Major Warren que pour ses brutalités contre sa captive. Venons-en justement puisqu’on a là, justement, la première collaboration entre QT et Jennifer Jason Leigh (et dire que Jennifer Lawrence avait été approché), et là autant le dire de suite, l’actrice y va à fond, dés les premières secondes sa gueule annonce clairement qu’elle n’a rien d’aimable : meurtrière, vulgaire et en plus une sacrée morue, tout pour déplaire et l’actrice s’en donne à cœur joie. James Park, plus anecdotique, revenait également aux côtés de Tarantino et si son personnage est plus tertiaire, le seul à ne pas être un salopard mais qui arrachera néanmoins quelques sourires. Parmi les copains à Tarantino, on notera bien sur Tim Roth et Michael Madsen, alias le court sur patte et le cowboy. Tout deux se révèle vite aussi charmant que haïssable aussi, mais chacun est excellent dans sa manière de l’être, le premier avec un style plus chic et raffiné, l’autre plus bourru et endurcie. Demian Bichir, le seul acteur qui m’est vraiment inconnu parmi les principaux, était plus en retrait que le reste mais le peu de moment qui lui sont donné le rendent tout aussi monstrueux que ses congénères. Bruce Dern, alias le confédéré, n’était pas en reste non plus et se montre également particulièrement odieux, même si ironiquement il arrive à nous faire éprouver de l’intérêt à son égard. Channig Tatum, Spoiler: alias le bousilleur de couille, marque plus que je ne l’espérais alors qu’en principe je suis très réticent face à cet acteur. On a donc là une parfaite panoplie de gros ordures de première, chacun à leur façon et c’est avec ce petit groupe qu’il faudra passer la tempête. Pour la musique, Tarantino opte en principe pour des choix musicaux dans chacun de ses films, c’est sa marque de fabrique. Mais il casse cette habitude ici avec une collaboration auprès d’Ennio Morricone. Son travail sur les films de Sergio Leone et Mission représentent un modèle pour ce qui est de la musique de film, et ça fait un grand bien d’entendre une nouvelle composition de sa part, lancinante et oppressante, y compris pour la chanson Apple Blossom composé pour l’occasion que l’on retient. Ça n’égalise pas son travail passé mais ça marque quand même. Côté visuel et mise en scène, on sent clairement que Tarantino veut adopter le style western en termes d’ambiance et de rythme, sans oublier ce qui faisait la particularité de ses films. A savoir des ralentis esthétisés comme dans Django, une narration non linéaire par chapitre même si ici on sent qu’il y a plus de linéarité que dans certains de ses autres films, un travelling rotatif lent autour d’un groupe de personnage et une caméra à ras-de-terre pour suivre les pas des personnages. Même si je regrette quand même une seule chose, c’est que pendant la première heure la lenteur se ressent par moment en longueur. Mais j’y reviendrais un peu plus sur la partie scénario. Sinon, la photo est d’ailleurs sublime, bien plus coloré et riche que la plupart des blockbusters à la Marvel. Les plans sur les paysages enneigés sont d’ailleurs de toute beauté, et la mise en image de Tarantino a une certaine symbolique, Spoiler: dés l’ouverture lorsqu’il filme, au ralenti, une représentation statufié de Jésus-Christ crucifié sous la neige avec la mise pesante de Morricone en fond, dés ce moment là on peut déjà se douter qu’on ne va pas suivre des anges pendant le film. D’ailleurs parlons-en puisqu’il reste à voir ce que vaut l’histoire que Tarantino a lui-même écrit, comme pour chacun de ses films en tant qu’auteur. Et autant vous mettre au parfum sur deux choses : la première, ce film est très verbeux, les dialogues ne manquent pas en trois heures donc si vous n’aimez pas les dialogues et long monologues, autant aller voir ailleurs. Et deuxièmement, si vous n’aimez pas suivre des personnages qui n’ont rien d’aimable et sont volontairement écrit pour être détestable et méprisable de la première à la dernière seconde, là aussi je vous conseil d’aller voir autre part. Tout ici repose justement sur les échanges entre les personnages et leur caractère entièrement dénué de moralité (sauf O.B mais lui il ne compte pas). Spoiler: Entre Marquis Warren qui s’est évadé d’une prison en tuant plusieurs combattants du nord pendant la guerre de Sécession, John qui maltraite violemment Daisy pendant tout le film, Chris Mannix qui est un gros connard raciste qui le fait clairement savoir, le groupe à Jody Domergue qui descend toute une mercerie pour tendre un piège à John Ruth ou encore Smithers Sanford qui a fait tuer plusieurs hommes de couleur pendant la guerre de Sécession, vous comprendrez que le but n’est pas de s’attacher aux protagonistes. Une fois arrivée à la mercerie, tout le film devient un huit-clos qui, petit à petit, gagne en méchanceté, en provocation et en cruauté assumé de la part du réalisateur. Mais pourtant, ces personnages sont si détestable qu’on se prend pourtant à s’intéresser à ce qui adviendra d’eux, cela est d’autant plus démontré par le fait que certains sont montré comme étant humain, rien que par le seul échange que partage Daisy et Jody qui montre clairement qu’ils sont proche. Mais pourtant, si j’ai adhéré en général à ce que Tarantino voulait faire, je trouve quand même que, cette fois, il va parfois un peu trop loin dans la violence, Spoiler: surtout pour la mort du mexicain Bob ou Warren lui explose littéralement la tête (j’insiste, littéralement), à ce stade ça en devient presque malsain, même si c’est voulu je pense que ce n’était pas nécessaire d’atteindre une telle extrémité. Sans oublier que, même si personnellement je ne me suis pas vraiment ennuyé, la première heure qui introduit les personnages n’est pas dénuée de longueur à travers certains monologues de personnages. Heureusement, cette première heure est en générale bien camouflé et rempli par un humour aussi bien présent dans les dialogues et les échanges que dans certaines réactions. Sachez d’ailleurs qu’on ne rit pas des personnages en eux-mêmes, mais de leur bêtise et de ce qui leur arrive tant ils sont haïssables. En général, malgré le fait que Tarantino ait parfois poussé les extrêmes un peu loin, tout ce qui fait que j’apprécie son cinéma est là. Tant dans la direction d’acteur et l’écriture du film que dans la narration purement machiavélique de ce huit-clos aussi bien sanglant que jouissif. Je sais pas si Tarantino va se focaliser sur des films à Westerns prochainement, mais si c’est le cas, j’en redemande alors.

alain-92

Suivre son activité 223 abonnés Lire ses 1 081 critiques

3,5Bien
Publiée le 07/01/2016

La photographie est magnifique. "Un sublime format 70 mm" pour reprendre les termes du réalisateur. Les extérieurs sont enchanteurs. Dans le seul et unique décor, qui restera le lieu clos où l'essentiel se déroulera, ce même format donne à chaque élément un relief particulier. L'utilisation de l'éclairage est remarquable. À tous ces éléments positifs s'ajoutent la très belle musique d'Ennio Morricone. Un casting tout à fait remarquable, aussi. Je retiens, entre autres, l'excellente prestation de Jennifer Jason Leigh. Après la réussite de Django Unchained, ce huitième film de Tarantino était l'évènement attendu. Pendant presque trois heures, un scénario bien ficelé, finit par saturer faute à quantités de dialogues trop volubiles. L'intérêt n'arrive pas à surmonter une certaine lassitude. "Cela va être un jeu pour le spectateur de se demander à qui s'identifier parmi ces huit salopards !" a déclaré l'excellent Samuel L. Jackson. Peut-être … Mais après quelques sursauts, les scènes dans lesquelles les acteurs se noient dans des litres d'hémoglobine restent trop appuyées et manquent de cet humour bien particulier, connu et reconnu, du réalisateur, qui ici, fait du surplace. Loin d'être dénué d'intérêts, ce film offre aux principaux protagonistes des partitions remarquables dans lesquelles chacun d'entre eux laissent exploser leur talent, pour notre plus grand plaisir.

STEPH24.

Suivre son activité 10 abonnés Lire ses 13 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 02/06/2017

Un casting hétéroclite, une bande originale signé Ennio Morricone,un blizzard, un chalet et M.Tarantino à la réalisation font de ce film un cocktail explosif ! Commençons par la réalisation (en 70 mm s'il vous plait).Les plans du Wyoming sont grandioses et le climat est envoutant. Mais ce paysage va vite changer, car une fois dans la diligence les voyageurs vont devoir se réfugier car le blizzard se rapproche. Et le film prend alors une autre dimension, la mercerie de Minnie (Minnie's Haberdashery) devient alors un no man's land, car de nombreuses tensions sont liées à l'après guerre de Sécession, Spoiler: d'ailleurs la mercerie est divisée en deux parties, le nord d'un côté et le sud de l'autre avec une table à manger faisant office de territoire neutre. Ces différentes tensions amènent alors certains protagonistes à faire des choix, sauf que le spectateur est berné, il est au centre de tous ces conflits, il est sans cesse désorienté et cherche à démêler le vrai du faux tel un Agatha Christie (les dix petits nègres). Là où Tarantino est très fort c'est qu'il gère très bien le SET UP/PAY OFF Spoiler: la scène où le Mexicain suspecte le personnage de Samuel L. Jackson de le traiter de menteur. Ces clins d'oeils sont jouissifs pour les fans de Tarantino. C'est donc un magnifique cluedo Westernien que nous propose cette oeuvre.

0101001101100001011101000110000101101110001000000100111101100110011001100110100101100011011010010110010101101100

Suivre son activité 90 abonnés Lire ses 365 critiques

5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 10/02/2017

Film parfait. Tarantino a fait son film le plus aboutit, le plus cynique. Là ou Django relevait d'un cinéma plus conventionnel, les 8 Salopards lui, viens bien tout saloper justement et se pose comme le film le plus violent et intense du cinéaste. Très carpentien dans son ambiance, le mélange longues phases de dialogue, brume sous une photo de ouf, 8 clos, et assourdissements d'Morricone fonctionnent à fond. Des gens ont parlé d'auto-parodie, et sous entendent du coup un relâchement de Tarantino. Bon déjà le cinéma de Tarantino s'est toujours basé sur un pompage et un réappropriage méticuleux de codes (et la liaisons de certains que l'on croyait impossible) de pleins de genres, en passant du nanar au western, aux films de samouraïs. Depuis qu'il a pris le melon (depuis Pulp Fiction en gros) il commençait déjà à s'auto référencer, il l'a toujours bien fait, et le fait toujours bien, disons qu'il n'oublie pas de faire un film et c'est le principal. Mais la ou la mauvaise fois est totale, c'est quand t'en entend certains dire qu'il n'y a rien d'original parce que c'est un huit clos comme Reservoir Dogs et un western comme Django. Mais c'est gens là n'ont absolument aucune race, qu'on se le dise bien. Parce qu'a y réfléchir (et faut pas trop pousser), The Hateful Hate apparait comme un putain de film noir, comme un film d'horreur, et venez pas dire que Tarantino a déjà fait ça. Pousser à ce point le vice, le cynisme, le nihilisme même, quand on croyait avec Django qu'il s'était calmé ça fait quand même franchement du bien. La ou le film reste une prouesse c'est dans son rythme, j'ai été tenu en haleine pendant les quasi trois heures et ce n'est pas pour rien. Oui les dialogues sont oufs, y'a trop de punchlines pour qu'on puissent toute les capter, mais Tarantino rend à travers ses plans et son découpage (et donc ses dialogues) des possibles phases chiante sou ça parle de bouffe palpitantes, avant que le crescendo nous prennent vraiment en otage à coup d'humour noir et de parties de cluedo. Le gars peaufine tellement sa mise en scène, qu'une scène aussi anodine qu'aller au chiotte grâce à l'ambiance devient un monument de tension. Même le propos est intelligent et est je trouve bien plus subtil que celui de Django surtout quand on se rend compte que les deux films véhiculent plus ou moins le même état des lieux. Reste un film super jouissif, les tares ou qualités propes (c'est celons) de Tarantino s'améliorent et gagnent en subtilité, c'est très méchant, jamais un film du gars n'aura été aussi gore et cynique. Il neige, c'est génial, y'a que des gros connards, et tu sais pas si tu prend ton pied ou non quand tu les vois crever, mais rien que les voir interagir te fait prendre ton pied. Meilleur film de 2016, deuxième meilleur Tarantino, meilleur rôle de Jackson, parfait.

traversay1

Suivre son activité 373 abonnés Lire ses 2 689 critiques

3,5Bien
Publiée le 06/01/2016

L'ouverture de Les huit salopards est de toute beauté : musique d'Ennio Morricone, intrigue alléchante et paysages blancs comme l'hiver qui rappellent les rares westerns tournés dans la neige, de La chevauchée des bannis à Jeremiah Johnson. Mais le film va essentiellement se dérouler en huis-clos en une sorte de variante d'un célèbre roman d'Agatha Christie. Tout est parfaitement maîtrisé évidemment et on ne s'ennuie pas pendant près de trois heures avec le thème de prédilection de Tarantino traité en long et en large : le racisme. Cependant, avec un talent tel que celui du cinéaste, on attendait beaucoup mieux que ces longs bavardages qui feraient passer Woody Allen pour un cinéaste du muet et surtout ce déferlement de violence ultra gore qui ponctue toute la deuxième partie du film. Tout dépend évidemment du degré de tolérance du spectateur à la quantité de sang versé mais quand c'est trop, c'est tout bonnement lassant et, il faut bien le dire, très complaisant. Sentiment accentué par le peu d'humour distillé à moins de prendre le langage systématiquement grossier comme en étant (de l'humour). Et puis n'y aurait-il pas une certaine misogynie dans le traitement du personnage de Jennifer Jason Leigh ? Ce à quoi Tarantino répondra qu'il est conforme à l'époque. Passons. Difficile de mettre en avant une interprétation en dans la choeur des personnages (la direction d'acteurs demeure un des points forts du réalisateur) mais la performance de Samuel L. Jackson reste tout de même la plus mémorable. En fin de compte, il y a tout de même une petite impression de gâchis dans Les huit salopards. Ceci dit, ce n'est pas la première fois que l'on éprouve ce sentiment devant un film de Tarantino. Comme si, à 50 ans passés, le cinéaste tenait à sa réputation de sale gosse n'en faisant qu'à sa tête et s'autorisant le mauvais goût comme une marque de fabrique.

lhomme-grenouille

Suivre son activité 848 abonnés Lire ses 2 963 critiques

3,0Pas mal
Publiée le 08/01/2016

Ah ça ! Il n’y a pas à dire : quand c’est un gars comme Quentin Tarantino qui est aux commandes, ça se sent dès les premières minutes ! Cadres, musiques, dialogues : tout chez lui est tellement pensé et pénétrant ! Rien pour que sa scène d’intro, maîtrisée de part en part, ce « Huit salopards » vaut déjà amplement le déplacement. Et puis voila que les minutes s’égrainent et qu’une logique commence à se mettre en place. Ça parle, ça parle beaucoup, ça parle longtemps. Ah je ne dis pas que ça parle mal, mais on comprend très vite avec ces « Huit salopards » que le verbe va être roi et que – autant se l’avouer – mieux vaut s’y préparer. Parce que oui, voyant à quel point l’intrigue laissait la place aux bavardages de chacun, j’en suis venu à vérifier, en pleine projection, la durée totale du film. Eh bah dis donc ! Presque trois heures ??? La vache ! Il faut se motiver tout de même ! Parce que bon, on ne va pas se mentir, ces « Huit salopards » n’est pas un film où règne une action riche et trépidante ! Et pourtant – et j’en suis le premier surpris – l’expérience ne fut pas si désagréable que ça. Moi le premier, je ne suis pas très fan des badinages interminables de l’ami Quentin. Je sais les apprécier quand il parvient à les mesurer et à les orienter malicieusement sur le sujet qu’il traite. Ainsi, autant « Django » ça a marché sur moi, autant « Boulevard de la mort » ça m’a horripilé. Dans ces « Huit salopards », les personnages s’étendent beaucoup certes, mais cela finit toujours par présenter une utilité. Et même si on peut reprocher le caractère un peu statique de l’intrigue (puisque quasiment tout le film se passe dans une seule et même pièce) cela ne manque pas de lui attirer un petit charme, un charme qui – justement – ne peut se construire selon moi que si on y consacre du temps... D’ailleurs, c’est peut-être un petit peu con de dire ça mais, là où beaucoup verront dans ce film une simple reprise auto-référencée de « Reservoir Dogs », moi je ne peux pas m’empêcher d’y retrouver les charmes de ces bons vieux polars anglais où, dans un huis-clos presque intimiste, on se complaît à en apprendre sans cesse plus sur les relations entre les personnages. Personnellement, il m’a fallu un certain temps, voire même un certain effort, pour que ça marche sur moi. Mais bon, au bout d’une bonne heure et demie, le temps ne fut plus un problème pour moi. J’avais réussi à imprimer le rythme et j’étais impatient de voir comment l’ami Quentin allait démêler sa pelote. Or, pour le coup, la seconde moitié du film a été pour moi un enchaînement étrange de sentiments contrastés. Autant j’ai adoré la manière dont petit à petit l’intrigue s’est révélée à moi, parvenant à mettre en place une tension progressive qui par instants m’a vraiment saisie, autant certaines boursouflures m’ont régulièrement sorti de mon trip. Quelques scènes crues m’ont dérangé, non pas parce qu’elles étaient réellement violentes, mais plutôt parce qu’elles étaient gratuites (Spoiler: que Kurt vomisse du sang en pleine bouche de la pauvre Jennifer, franchement je pense que celle-là il aurait pu l’éviter). De même, sur son final, ces « Huit salopards » auraient quand même gagné à s’écourter un peu, voire même à s’écourter beaucoup. Au final, je suis ressorti de tout cela très mitigé, mais malgré tout mitigé dans le bon sens. Certes, pas mal de choses m’avaient laissé dubitatifs, mais d’un autre côté pas mal d’autres choses m’avaient marqué positivement. Après tout, je suis ressorti de là heureux, satisfait d’avoir assisté à de beaux choix de cinéma. Et en toute franchise, au milieu de cette armée de faiseurs sans talent ni audace qui occupent actuellement nos salles obscures, c’est déjà là une très belle chose de prise. Après, c’est à vous de voir…

tixou0

Suivre son activité 229 abonnés Lire ses 1 545 critiques

1,5Mauvais
Publiée le 31/12/2015

Ce 8e film de Tarantino (comme l'intéressé le rappelle avec modestie dans le générique de début) est une grande déception. Ce cluedo pour relais de poste perdu dans le blizzard (après un interminable début en "stage coach") n'a guère de fond (en dépit du discours "lincolnien" ressassé - jusqu'à la fin), et ne sait jouer, jusqu'à la nausée, que sur une esthétique grand-guignolesque, avec "effets" confinant souvent au ridicule, d'ailleurs (pauvre JJL - "l'héroïne", "hateful" parmi les "hateful" - côté maquillage, elle est servie...). Ni "western", ni "thriller", ni "drame"... juste de la boucherie gratuite. Reste l'interprétation - habitués et petits nouveaux. Mais permet seulement 1,5 point de consolation.

Lordukman

Suivre son activité 3 abonnés Lire sa critique

2,0Pas terrible
Publiée le 06/01/2016

Vu tout à l'heure en avant première .... Je ne vais pas faire un commentaire aussi long que le film, par contre il sera peut-être plat comme le film... Le film est sauvé par la musique et les chansons... C'est très très long, à un moment je me suis dit qu'est ce que je fais là... mais rien, rien n'arrive, les dialogues ne sont pas au niveau, l'humour il était où, 2 ou 3 rires dans la salle... Quand au nombreuses référence sur lutte des races... oui ca va 5 minutes, mais ca bouffe de longues minutes... La fin a pu me surprendre, mais pas de stress, pas d'angoisse, pas d'émotion pendant le film... bref j'ai pas du tout adhéré... pourtant je suis plutôt bon publique pour les films de Tarantino d'habitude même si je n'ai pas tout aimé. Il manque le dynamisme, la percussion d'un kill bill ou reservoir dog, les dialogues décalés, l'humour noir. On est pas dans la parodie d'une série B, on est dans un film de série B. Je ne parlerai pas des personnages, certains sont complétements sous exploités, et ne servent pas l'histoire. Par contre le jeu des acteurs est plutôt bon. Je suis à contre courant des commentaires, mais j'assume.

Les meilleurs films de tous les temps
  • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
  • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
Back to Top