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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Ghost In The Shell" et de son tournage !

Rupert Sanders aux manettes

C'est Rupert Sanders, réalisateur de Blanche-Neige et le chasseur, qui a été chargé de mettre en scène l'adaptation cinéma de Ghost In The Shell. Ce dernier avait à coeur de respecter le matériau d'origine :

"Quand on a lancé ce projet, la première chose qu’on a eu envie de faire, c’était de venir ici à Tokyo, où tout a commencé. Nous voulions montrer aux créateurs et aux initiateurs de cette œuvre que nous prenions très au sérieux la mise en chantier de ce nouveau chapitre. Nous n’avions pas envie qu’ils soient déçus par ce projet, nous voulions qu’ils en soient fiers. C’était important pour nous de venir ici et dire "voici ce que nous avons fait, voici ce que nous allons faire"Nous ne faisons pas un remake. Nous réimaginons avec vous, à vos côtés. C’est un grand privilège, un grand honneur de travailler sur cette oeuvre. Je garde à l’esprit l’héritage de Ghost in The Shell et j’en écris un nouveau chapitre. J’espère m’inscrire dans la continuité de cette histoire, de la franchise Ghost in The Shell qui est déjà très vaste. Donc oui je ressens de la pression, mais on en a toujours en tant qu’artiste. Vous devez juste faire du mieux que vous pouvez et espérer réussir."

Spielberg sur les rangs

Le projet Ghost In The Shell version ciné a commencé à émerger début 2008, quand Dreamworks, la société de Steven Spielberg, achète les droits du manga de Masamune Shirow. Admiratif du travail du célèbre mangaka, le cinéaste met en route le chantier en compagnie du scénariste Jamie Moss et du producteur Avi Arad. Au départ, il est question d'un film dans la même veine esthétique que Sin City ou 300. Le projet est ensuite mis en stand-by pendant plusieurs années avant d'être ressuscité par Dreamworks en 2014, qui annonce le recrutement de Rupert Sanders à la réalisation. Le metteur en scène a d'ailleurs été contacté par Spielberg en personne.

Margot Robbie claque la porte

Avant que Le Major ne prenne les traits de Scarlett Johansson, le rôle devait être incarnée par Margot Robbie. Cette dernière a décliné l'offre pour se glisser dans les collants d'Harley Quinn dans Suicide Squad.

Scarlett Johansson, du White Washing ?

Le casting de Ghost In The Shell a dû faire face à une polémique de white washing. En effet, de nombreuses voix se sont élevées, notamment de fans, s'insurgeant du choix de Scarlett Johansson pour camper un personnage asiatique, le Major Motoko Kusanagi. L'actrice est revenue sur la polémique dans une interview : "Je ne pourrais pas prétendre jouer le rôle d’une personne de race différente. La diversité est une chose essentielle à Hollywood, et jamais je n’accepterais de jouer un rôle qui pourrait offenser les autres. Rares sont les franchises qui possèdent une femme en tête d’affiche et, d’un coup, je ressens la pression que ça apporte."

Quant au producteur Steven Paul, il s'est défendu en affirmant ne pas voir ce manga comme une histoire exclusivement japonaise, mais plutôt comme une histoire universelle. De plus, le réalisateur de l'animé original, Mamoru Oshii, a approuvé lui-même le choix de Scarlett Johansson : "Scarlett Johansson, dans le rôle de Motoko, à tous les points de vue, est allée bien au-delà de toutes mes attentes. Je suis certain que ce film sera plus splendide que tous les autres."

Le réalisateur Rupert Sanders revient également sur le choix de Scarlett : "Pour moi, c’est la meilleure actrice de sa génération. J’ai été flatté, honoré qu’elle accepte de jouer dans ce film. Beaucoup l’ont également défendue avec véhémence. Elle est incroyable (...) Pour moi, il y a peu d’actrices avec une expérience de 20 ans avec l’esthétique cyberpunk en elle. Elle a fait tellement de films pointus, de Lost in Translation à Under The Skin. Elle a une carrière incroyable. Elle a l’attitude, elle a cette dureté nécessaire pour le rôle du Major (...) Elle a réussi à donner les nuances nécessaires à son personnage."

Riley vs Pitt

Le personnage de Kuze devait être campé par Sam Riley avant que le rôle ne tombe finalement entre les mains de Michael Pitt.

Adaptation

Ghost In The Shell est l'adaptation des longs-métrages animés Ghost In The Shell et Innocence, sortis en 1995 et 2004. Le film reprend des éléments de l'intrigue de ces 2 animés réalisés par Mamoru Oshii. Il intègre également des éléments de la série Stand Alone Complex. À la base, Ghost In The Shell est un manga culte créé par Masamune Shirow en 1989.

La vision Sanders

Peu après avoir donné son accord en janvier 2014, Rupert Sanders a proposé aux producteurs un roman graphique de 110 pages, totalement original, illustrant sa propre vision du film : "Je voulais revenir à l'univers d'origine de Ghost in the ShellLe langage visuel du manga a vraiment marqué mon imagination et j'ai donc utilisé de nombreuses images du livre dans ce montage-collage de l'histoire", confie le cinéaste.

Tournage

Ghost In The Shell a été tourné à Wellington en Nouvelle-Zélande. L'essentiel du tournage en prises de vue réelles s'est déroulé aux Stone Street Studios, plateaux de productions de pointe construits par Peter Jackson au cœur de Wellington, qui ont permis à l'équipe du film de piloter toute la mise en scène sans jamais avoir à circuler en voiture.

Des effets très spéciaux

Si le tournage du film a eu lieu en Nouvelle-Zélande, c'est aussi pour que l'équipe puisse travailler en étroite collaboration avec Weta Workshop, la société d'effets spéciaux fondée par Peter Jackson. En effet, ces derniers possèdent de très gros moyens avec des studios ultra-modernes et des génies des effets visuels. De quoi satisfaire Rupert Sanders, qui souhaitait faire un mélange astucieux entre décors en dur et effets spéciaux.

Incarner Batou

Le cultissime personnage de Batou, équipier du Major, devait au départ être interprété par Matthias Schoenaerts. C'est finalement l'acteur danois Pilou Asbæk qui a hérité du rôle. Ce dernier a d'ailleurs déjà croisé Scarlett Johansson dans Lucy de Luc Besson.

Casting multi-ethnique

Pour Rupert Sanders, il était essentiel d'imaginer un univers futuriste multi-culturel et multi-ethnique. D'où le choix des acteurs venus des quatre coins du monde, du Japon à la Nouvelle-Zélande, de l’Australie à la France, de l’Angleterre aux États-Unis, du Canada au Zimbabwe, sans oublier le Danemark, Singapour, la Pologne, la Turquie, les îles Fidji, la Chine, la Roumanie et la Belgique.

Voyage à Hong Kong

L'équipe de Ghost In The Shell a tourné durant 15 jours à Hong Kong, une ville qui a grandement inspiré Mamoru Oshii dans l'élaboration de ses longs-métrages animés. Rupert Sanders souhaitait ainsi se rapprocher du matériau d'origine et en respecter l'esthétique urbaine.

Mamoru Oshii donne son avis

Mamoru Oshii, auteur de l'animé culte de 1995, revient sur le travail de Rupert Sanders :

"Rupert s'est totalement approprié l'histoire. 
C'est le film le plus beau jamais réalisé sur cette histoire. Rupert a commencé par la composition, les couleurs et l'éclairage. En tant que réalisateur, il me semble qu'un metteur en scène doit pouvoir tourner ce qu'il a en tête et c'est ce que je souhaitais à Rupert. Scarlett Johansson a largement dépassé mes attentes dans le rôle du Major."

Pas de marionnettiste

L'équipe du film a choisi de ne pas reprendre le personnage du méchant culte appelé Le Marionnettiste dans l'animé original de 1995. Le producteur Avi Arad s'en explique : "Lorsque c'est un premier volet, la façon dont les personnages se comportent vis à vis des autres, leurs relations avec les personnes qu'ils aiment est déjà suffisamment source de beaucoup de matière. Donc il y aura beaucoup de méchants, qui mèneront une bonne partie de l'histoire, mais ils seront présents avant tout pour affronter Major sur le plan spirituel." Toutefois, le grand méchant du film, Kuze, interprété par Michael Pitt, vient de la 2ème saison de la série Stand Alone Complex mais comprend des éléments du Marionnettiste. Il ne sera pas non plus le chef d'indépendantistes comme dans la série mais un hacker redoutable.

Entraînement drastique pour Scarlett

Scarlett Johansson s'est initiée à diverses techniques de combat sous la houlette de l'expert en arts martiaux et entraîneur Richard Norton à New York et à Los Angeles plusieurs mois avant le début du tournage. "Mon travail visait à démystifier les mouvements de combat spécifiques autant que je le pouvais pour Scarlett", note Norton. "J'évalue ce que chaque acteur peut faire, je leur inculque quelques mouvements de chorégraphie et j'interviens dans les scènes de combat nécessitant certains outils".

La comédienne est devenue experte dans l'art de feindre des coups en s'arrêtant à quelques millimètres de son adversaire, déclare Rupert Sanders. "C'est terrifiant à voir. Elle a réussi à canaliser la colère sourde et l'humanité cachée du Major. Elle est également l'une des rares personnes capable de vider le chargeur complet d'un fusil mitrailleur automatique sans fermer les yeux".

Kitano le plus humain de tous

L'acteur/réalisateur mythique Takeshi Kitano incarne Daisuke Aramaki, charismatique chef de la Section 9. Contrairement à ses agents comme le Major ou Batou, ce dernier n'a jamais eu recours à des opérations dans le but d'améliorer son corps par la cybernétique. Il est donc le personnage le plus humain de tous. Foncièrement loyal envers les membres de son équipe, Aramaki ira jusqu’à mettre sa carrière en jeu pour assurer leur survie. C'est aussi un mentor et un père de substitution pour le Major. Rupert Sanders admire depuis toujours le travail de Kitano, comme acteur et réalisateur.

Loin de maîtriser la langue anglaise, l’acteur a préféré parler japonais sur le plateau et donner la réplique dans sa langue natale, ce qui s’intègre parfaitement à l’histoire. Quand ils sont en mission, les membres de la section 9 communiquent par télépathie et à distance par l’intermédiaire d’un implant cybernétique appelé commutateur mental : "Les commutateurs mentaux me permettent de parler japonais et d’être simultanément traduit dans la langue de chacun des membres. Ça serait fantastique si c’était possible dans la réalité", explique Kitano.

Juliette Binoche maman de Scarlett

Le Docteur Ouelet, éminent scientifique de Hanka Corporation et créateur du Major, était représenté sous les traits d’un homme dans les précédentes versions de la saga. Dans le film, le Docteur est incarné par Juliette Binoche. Rupert Sanders, il était important de mettre l’accent sur le côté maternel du personnage :

"Le docteur Ouelet est la véritable mère du Major. 
Elle l’a construite. Et il y a quelque chose qui m’a frappé : le docteur Ouelet se consacre à sauver l’humanité. Elle croit que si on ne cherche pas à échapper à notre condition de mortels, on ne pourra pas survivre. Malheureusement, son travail est financé par l’armée qui ne partage pas les mêmes motivations", indique le metteur en scène.

Juliette Binoche ajoute : "La science-fiction n’est pas mon truc mais mes enfants m’ont incitée à faire le film. Quand j’ai lu le scénario la première fois, je n’ai rien compris, parce qu’il s’agit d’un monde imbriqué dans un autre. C’est comme quand on lit Shakespeare pour la première fois : on n'y comprend rien. Mais quand on apprend certains mots et certaines références, cela devient drôle et exaltant".

Une BO culte

La bande-originale des animés Ghost In The Shell a été composée par Kenji Kawai. Rupert Sanders a repris sa musique devenue cultissime pour certaines séquences iconiques reconstituées dans le film live comme la "naissance" du Major. Le reste du score a été composé par Clint Mansell (Requiem for a Dream).

Régime pour Michael Pitt

Pour incarner le méchant du film, Kuze, Michael Pitt a fait preuve d'une grande implication, travaillant sur son élocution et sa façon de bouger, rédigeant des dizaines de pages sur le parcours de son personnage :

Rupert Sanders commente : "Quand il a commencé à tourner, cela faisait des mois qu'il suivait un régime en ne mangeant que des aliments crus. Il faisait de la boxe et du Pilates tous les jours. Il était non seulement mince comme une liane et musclé, mais il avait aussi mis au point un personnage d'une grande profondeur. Il s'est construit une petite maison à partir d'un container de transit installé à l'arrière des studios, où il avait un punching-ball et un cendrier. Et il a rempli des carnets de centaines de peintures‎ de Kuze. C'est merveilleux de voir un grand comédien comme lui à l'œuvre."

Une caméra de haute technologie

Pour le directeur de la photographie, Jess Hall, la plupart des caméras numériques produisaient une image trop nette pour saisir la qualité picturale de l'animé. Il a donc travaillé avec Panavision à la conception d'objectifs sur mesure pour l'Arri Alexa 65 : “Nous employons des focales grand angle avec une perspective limitée afin de ne pas avoir trop de distorsions, ce qui est aussi typique de l'anime. Ils donnent également des couleurs plus douces, plus subtiles, qui me plaisent beaucoup”, précise le technicien.

Conception des costumes

Les costumes de Ghost In The Shell ont été conçus par Kurt Swanson et Bart Mueller, tandem qui a collaboré à des films divers tels que Hunger Games La Révolte ou Dallas Buyers Club :

"Je voulais un styliste qui soit issu de la mode de tous les joursJe souhaitais qu'on découvre notre univers à travers des groupes de gens comme on en voit dans la vraie vie. Personne ne s'habille de la même façon", explique Rupert Sanders.

Si les costumes de l'animé sont très marqués par les années 80, le cinéaste voulait faire en sorte que le film ne paraisse pas figé dans une ère révolue: "Il était important pour Rupert que le style du film soit contemporain et qu'on puisse s'y retrouver", indique Kurt Swanson. "Il adore les grands classiques de la science-fiction, ce qui nous a donc servi de point de départ."

Mais les fans seront surtout heureux de découvrir le costume thermoptique emblématique du Major – une deuxième peau qui lui permet de devenir invisible. Conçu par Kurt et Bart en collaboration avec le studio WETA, le costume est le fruit de plusieurs mois de recherche et de développement.

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