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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Il a plu sur le grand paysage" et de son tournage !

Retour aux champs

C'est le second film que Jean-Jacques Andrien réalise sur Pays de Herve (est de la Belgique). Il sortait en effet en 1981 Le Grand paysage d'Alexis Droeven, une fiction sur l'héritage de la ferme familiale par un fils qui hésite à s'installer à la ville. Il était déjà question de la mutation du monde agricole, de son industrialisation massive, tout comme dans Il a plu sur le grand paysage, une véritable suite documentaire.

Filmer les inquiétudes

Il ne s'agit pas, pour le réalisateur, de faire un film militant, dénonçant à grand coup de manifestations et de discours la politique du PAC (Politique Agricole Commune) et de l'OMC (Organisation Mondiale du Commerce). Le réalisateur précise sa pensée : "Dans ce film, il ne s’agit pas tant d’un tableau d’un monde révolu ou finissant, que de montrer des gens pris dans un processus de survie. Des gens qui ne cessent de se battre pour survivre. Filmer les inquiétudes, les peurs de l'inconnu et du vide, la colère et le désespoir mais aussi la révolte et les rêves de ceux pour qui l'avenir a toujours été un chemin étroit à travers une étendue indéterminée".

Enquêteur né

Pour son premier film sur le pays de Herve, Jean-Jacques Andrien avait passé trois ans à enquêter auprès des paysans, dans leur ferme et lors de manifestations paysannes, installé à Aubin-Neufchâteau, un village situé entre Aubel et Visé, non loin de Liège en Belgique. Il est revenu 30 ans plus tard, s'installant à Manaihant, près de Battice, pour observer les changements qu'amena la mondialisation chez les agriculteurs qu'il avait auparavant rencontrés. Il y constata une chute de la population active agricole (de 5% à 1.5%) alors que les exploitations se sont agrandies (de 30% à 50%), ainsi qu'une importante dépendance des paysans à la machinerie et une infiltration urbaine détruisant le lien social.

Un loooong documentaire

La préparation d'Il a plu sur un grand paysage commença véritablement en 2007. Jean-Jacques Andrien enquêta de nouveau auprès des agriculteurs, effectua ses repérages pour le film avant de tourner ses premières séquences en 2009, année de la crise laitière. Ce sont majoritairement des assemblées et manifestations agricoles qu'il enregistre alors. Le tournage principal ne débuta qu'en mai 2010 et se termina en octobre. Il consista en grande partie à rencontrer les paysans.

Un film de famille

Jean-Jacques Andrien est lui-même originaire du pays de Herve. Petit-fils d'agriculteur, il a passé son enfance dans les fermes de ses oncles et grands-parents, à travailler aux côtés de ses cousins, dans les champs et les étables. A son retour au pays en 1977 pour l'écriture du Grand paysage d'Alexis Droeven, il recommença à travailler dans la ferme d'un de ses oncles qui venait de décéder : "ce fut pour moi l’expérience d’une agriculture beaucoup plus industrialisée que celle que j’avais connue enfant mais il n’y avait pas encore la rupture identitaire que j’ai ressentie aujourd’hui". Autant dire que le réalisateur sait de quoi il parle lorsqu'il interview les agriculteurs d'Il a plu sur le grand paysage.

Cinéaste avant tout

Etant malgré tout citadin, installé à Bruxelles, Jean-Jacques Andrien, par son statut social, a vu s'élever une barrière entre lui et les agriculteurs. Il a en conséquence arrangé le tournage de son film en fonction de ses interactions avec ces derniers, modifiant constamment le scénario original : "ce qui m’a amené à les associer (les agriculteurs) à l’écriture du film et au tournage dans un débat permanent sur des propositions que je leur faisais et qu’ils me faisaient, mais où la décision finale me revenait nécessairement. Un groupe de travail a été créé dès le départ de l’écriture de ce film".

Un tournage à l'ancienne

Le réalisateur préféra tourner en argentique, selon lui plus adéquat aux idées de construction qu'il avait pour son film. Il cherchait notamment à tourner en lumière naturelle, même dans les espaces exigus qu'il filmait, et "capter les expressions les plus infimes -car retenues- d’un visage, d’un regard, les détails lointains d’un paysage...". Enfin, il voulait, selon ses termes, "constituer une mémoire vivante de la vie quotidienne de ces gens", et la pellicule lui paraissait plus appropriée à cette idée que la caméra numérique. Il a de plus tourné son film avec une équipe réduite, doublant ou triplant les casquettes pour certains, afin de "de créer un maximum de liberté (de paroles et d’actions) lors des prises de vues", toujours selon ses dires.
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