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note moyenne
3,3
38 notes dont 5 critiques
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5 critiques spectateurs

Peter Franckson

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2,0Pas terrible
Publiée le 19/06/2016

C'est le premier long métrage (après 3 courts métrages) de la réalisatrice brésilienne, Anita ROCHA da SILVEIRA et présenté à la 72e édition de la Mostra de Venise en septembre 2015 (section Horizons). Encore une histoire d’adolescentes, ici, 4 collégiennes qui vivent à Barra de Tijuca, quartier situé au sud-ouest de Rio de Janeiro. Une série de crimes (d’abord des jeunes filles puis un adolescent) survient dans les terrains vagues entourant les immeubles en construction. Pour le groupe des 4 filles, la peur se mêle à la curiosité et pour l’une d’elle, à la fascination. Elles vivent dans un monde sans parents, ni adultes visibles, passant leur temps, une fois sorties de l’école, à l’ordinateur et au téléphone portable. Cela rappelle l’ambiance du film (raté) « It follows » (2014), de David Robert Mitchell ; Le film américain se voulait « fantastique » tandis que le film brésilien est un hybride qui n’est, ni un thriller ou un policier (« Rio de Janeiro, les experts » !), ni un film fantastique avec des zombies par exemple [spoiler][seule la scène finale (trop tard !) où l’on voit apparaître des jeunes, sortis de nulle part, dans un terrain vague et sans explications, pourrait y prétendre][/spoiler]. Difficile de déterminer le sujet du film : l’éveil à la sexualité ? La prolifération des grands ensembles au Brésil ? L’influence de la religion catholique chez les jeunes (on y découvre une « bimbo » prédicatrice chantant Jésus !). Et en plus, le film est long et ennuyeux malgré une durée de 1h41mn. .

desiles ben

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0,5Nul
Publiée le 07/04/2017

Film racoleur pour voyeurs. On exhibe sans cesse des ados en mini-shorts se trémoussant de manière suggestive. Au bout d'une heure, on n'est toujours pas plus avancé. A réserver aux amateurs de nymphettes et d'histoires creuses.

traversay1

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3,5Bien
Publiée le 22/03/2017

Rio, côté pile, sans les plages, les favelas et les parties de futebol. Un quartier en construction où la végétation résiste encore un peu aux immeubles. Une série de meurtres sauvages avec un collège à proximité. Mate-me por favor (Tue-moi s'il te plait), premier long-métrage d'Anita Rocha da Silveira est un film sans adultes, sans police, sans parents. Ce n'est pas l'enquête ni même l'identité du meurtrier qui intéressent la réalisatrice mais bien plus les adolescents, les filles surtout, à la fois terrorisées et fascinées par ces assassinats. Bonbon pop acidulé, non dépourvu d'humour, Mate-me intègre une facette très morbide, le cocktail de ces différentes tonalités, sans oublier un aspect religieux aux couleurs fluo, débouchant sur un style très personnel et panaché. Si l'on peut se laisser séduire par la forme, qui révèle une cinéaste joliment douée, l'écriture du film reste lacunaire. Une sérieuse absence de psychologie voire de caractérisation sociale et quelques partis pris de mise en scène (la répétition de gros plans face caméra) freinent en grande partie une adhésion plus poussée à cet essai cependant prometteur.

dagrey1

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3,0Pas mal
Publiée le 20/03/2017

Un tueur en série sème les cadavres dans un terrain vague qui jouxte un lycée. Cette situation perturbe à peine la vie d’un groupe de lycéennes, vaguement effrayées par la présence possible d’un tueur dans leur environnement. "Mate me por favor" (Tue moi s'il te plait) est un drame argentino-brésilien de 2015. La présence d’un "tueur en série" est surtout un moyen, pour la réalisatrice Anita Rocha da Silveira, d'évoquer une génération entre frivolité et désir d’absolu. Le film se concentre sur les lycéennes et lycéens complètement addicts à leurs hormones et qui passent leur temps à se "galocher". Ce film kitsch alterne les séquences de discussions et d'embrassades sur fond de couleurs chatoyantes et de lycéennes pubères appétissantes. Les meurtres sanglants sont traités de façon périphérique. Ce contexte macabre est surtout une métaphore pour évoquer une génération qui veut vivre et qui est fascinée par le morbide. L'attitude de Bia confine à l'odieux lorsqu'elle "embrasse goulûment" une fille à la sortie des toilettes ou insulte gratuitement sa meilleure amie....peut être une façon pour la réalisatrice de souligner sa volonté de vivre dans l'urgence. Certains passages sont "décalés" notamment celui avec la jeune femme pasteur à l'impressionnant décoletté qui "prêche" sur fond de musique techno pour encourager les fidèles. Le casting est "mignon" tout plein: Valentina Herszage (Bia), Laryssa Ayres (Amanda) et Dora Freind (Renata). Le visionnage du film qui est surtout un exercice de style n'a pas été sans me rappeler "The neon demon".

pierreAfeu

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4,0Très bien
Publiée le 15/03/2017

Considéré comme le plus sûr de Rio, le quartier Barra da Tijuca est en plein développement. De grands immeubles en construction côtoient les résidences récentes qui accueillent déjà les classes moyennes supérieures de la ville. En son cœur, un immense terrain vague semble remplir le rôle que tiennent les sous-sols des films de genre américains, celui de réceptacle de toutes les peurs et des pulsions enfouies. Mate-me por favor utilise les codes du teen-movie et des telenovelas et les teinte d'un climat d'angoisse allant crescendo. Il ne faudrait rien craindre et se préoccuper seulement de flirts et de fêtes d'anniversaire, mais voilà qu'il se passe quelque-chose d'extraordinaire. Sonnant d'abord comme un film de filles qui se racontent des histoires et confrontent leurs rêves (cauchemars et fantasmes sexuels mêlés) à la réalité d'un crime commis lors d'un mystérieux prologue et suivi par d'autres meurtres sanglants, le film se concentre bientôt sur Bia, adolescente avide de découvertes et sur son grand frère João cherchant à (re)prendre contact avec un amour disparu (réel ou virtuel). Les autres personnages construisent un à un le portrait d'une jeunesse tiraillée entre le besoin d'appartenir à un groupe et celui d'exister pour soi. Entre le petit ami de Bia fasciné par une pasteure new look prônant l'abstinence tout en chantant que le sang est source de vie et les amies de l'adolescente en quête d'amour et de reconnaissance, chacun semble évoluer sur une piste de danse dont les hauts-parleurs diffuseraient les échos d'une guerre lointaine. Le film avance au rythme de deux mouvements désynchronisés, moteurs de l'être humain, la pulsion de vie et la pulsion de mort. C'est aussi le carburant des personnages et principalement de Bia dont la fascination pour la mort la conduira bientôt à se mettre à l'écart. Ainsi, alternant vivacité et lenteur, Mate-me por favor étire le temps au gré d'une narration syncopée dont les ruptures de ton nourrissent les interrogations d'une histoire qui s'opacifie peu à peu. Le rapprochement avec le cinéma de Gregg Araki est assez évident dans la manière dont Anita Rocha da Silveira construit des séquences pop, parfois kitsch en les enveloppant de mystère. Le film passe constamment de la lumière à l'obscurité, de la légèreté à l'angoisse, du soleil vif aux recoins sombres, habitant les mêmes décors à toutes heures du jour et de la nuit, la station de bus, le terrain vague, les immeubles lointains. La caméra est sûre d'elle, l'image est belle, le cadre précis, la composition des plans sophistiquée. La cinéaste nourrit son film de multiples détails venant un à un amplifier le trouble qui le hante. Entre la pasteure semblant sortie d'une émission de télé-réalité qui chante l'amour de Jésus, les blessures apparaissant soudain sur les corps des lycéens et la fascination que tous semblent partager pour le sang, le sous-texte sexuel est évident. Il s'agit finalement de quête de liberté, de désirs mêlés, de tous les questionnements de l'adolescence. Mate-me por favor s'inscrit clairement dans la mouvance d'un cinéma moderne qui sait mêler les genres pour nourrir une forme romanesque alerte et contrastée. Brillamment interprété, superbe formellement et subtilement construit, utilisant les codes pour mieux se structurer, le premier long métrage d'Anita Rocha da Silveira est vrai plaisir de cinéma.

http://persistanceretinienne.over-blog.com/

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