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    Mémoires de jeunesse
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Mémoires de jeunesse" et de son tournage !

    Premier film

    Il s'agit du premier film cinéma pour James Kent, grand habitué des documentaires et des oeuvres pour la télévision. Il a notamment accepté de mettre en scène Mémoires de jeunesse car il a toujours apprécié de réaliser des portraits de femmes fortes qui ont marqué l'histoire, comme en témoigne son téléfilm sur Margaret Thatcher.

    Dates et Lieux

    Le tournage a débuté le 14 mars 2014 et s'est déroulé exclusivement en décors naturels sur près de 41 jours entre Londres, Oxford et le Yorkshire.

    Adaptation de différents formats

    La scénariste Juliette Towhidi s'est inspirée du livre original "Testament of Youth" mais également des journaux intimes de Vera Britain et des correspondances qu'elle a pu entretenir avec les hommes qui ont compté dans sa vie. La biographie consacrée à l'auteur et rédigée par Mark Bostridge et Paul Berry a également servi à enrichir le récit, d'autant plus que Bostridge était consultant sur le film, ainsi que la propre fille de Vera, qui a pu livrer des informations très personnelles sur sa mère à la production.

    Deuxième tentative

    Le livre original devait déjà faire l'objet d'une adaptation cinématographique en 1934. Mais le projet a été annulé.

    Une véracité troublante

    Les patients amputés lors de la scène de l'hôpital de campagne s'avèrent être des figurants recrutés auprès de l'agence "Amputees in Action" qui regroupe un nombre important d'anciens combattants de la guerre d'Afghanistan.

    Actor's studio

    Pour interpréter le rôle de Victor Richardson, qui devient aveugle au cours de la guerre, le comédien Colin Morgan a pris contact avec une association venant en aide aux soldats anglais ayant perdu la vue en servant le drapeau britannique. Il s'est ainsi entretenu avec plusieurs anciens combattants atteints de cécité afin de nourrir son personnage.

    Evolution esthétique

    Le réalisateur souhaitait que l'esthétique de son film soit en évolution permanente, à l'image de la dramaturgie. Ainsi, quand l'histoire débute, l'image est à la fois fluide et lumineuse mais à mesure que les événements gagnent en noirceur, elle devient plus nerveuse, notamment grâce à l'utilisation de la caméra à l'épaule : "Vers la fin, quand Vera est frappée par le deuil, la caméra la cerne en gros plans. On sent presque physiquement qu’elle supporte un poids sur ses épaules qui lui pèse de plus en plus. Le style du film évolue tout au long d’une véritable trajectoire esthétique."

    Une histoire transgénérationnelle

    Bien qu'il s'agisse d'un film d'époque, James Kent tenait à ce que Mémoires de jeunesse s'adresse à la jeunesse d'aujourd'hui grâce à l'universalité de son propos et notamment du fait que la jeune génération contemporaine, à l'instar de celle qui vivait au moment de la Première Guerre mondiale, ressent une distance toujours plus importante se creuser avec ces ainés. En effet, selon le metteur en scène, les époques du début du 20ème siècle et du début du 21ème siècle s'avèrent être de grandes périodes de mutations technologiques :


    "A l’époque edwardienne, (...) les plus âgés avaient connu l’ère victorienne très conservatrice, et (...) les mutations technologiques de ce début de XXème siècle – le téléphone, la voiture, l’avion, les armes, l’électricité – transformaient rapidement le monde. Vera, Victor, Edward et Roland étaient déjà dans un environnement en rapide mutation. Bien entendu, ils allaient découvrir que certaines inventions technologiques pouvaient être utilisées dans un but d’extermination de masse, ce qui ne s’était jamais produit auparavant. Ils ont pris conscience que le monde de l’après-guerre ne ressemblait plus à celui qu’ils avaient connu où l’optimisme dominait."

    Eviter la version officielle

    Un important travail de restitution a été nécessaire afin de toucher du doigt la dureté de ces temps d'affrontements, notamment pour les scènes d'hôpital où la production a cherché à s'inspirer des photographies de l'époque. Ce qui a posé bon nombre de difficultés quant à la recherche de ces photos :

    "C’est une grande chance d’avoir des archives photographiques, mais il faut se souvenir qu’il y avait beaucoup de clichés de propagande pendant la Première Guerre mondiale, contrôlés par les officiers. Les militaires du rang n’avaient pas le droit de prendre de photos et de les envoyer chez eux. Certains le faisaient quand même et ce sont ces clichés-là qui nous intéressaient le plus. C’est grâce à eux qu’on voyait les cadavres alignés au fond des tranchées et le climat épouvantable qu’ils subissaient. Pour le film, nous voulions évoquer le point de vue des simples soldats sur la guerre, et pas la version officielle", explique James Kent.

    Survivre et vivre

    Pour James Kent, le coeur du film devant toucher le public, au-delà des relations entre les personnages, c'est la capacité de chacun à surmonter sa détresse et de survivre à une perte douloureuse : "Je tenais à souligner qu’on n’a pas besoin de vivre une guerre mondiale pour connaître la souffrance et le deuil. On peut apprendre un jour qu’on a un cancer. On peut aussi perdre un proche dans des circonstances atroces. Nous connaîtrons tous la souffrance. Et nous devrons tous apprendre à faire face à cette souffrance. Qu’on soit jeune ou vieux, c’est là un message essentiel du film."

    Lettre de poche

    Pour interpréter au mieux son personnage, Alicia Vikander gardait sur elle, en permanence, un exemplaire d'une lettre que Roland avait envoyé à Vera, et qu'elle relisait dès qu'elle en avait besoin pour se mettre dans l'état d'esprit adéquat. Elle a également rencontré Shirley Williams, la propre fille de Vera Britain, lorsque cette dernière a rendu visite à l'équipe sur le plateau. Ce qui a notamment permis à la comédienne de mieux comprendre quelle femme son personnage avait pu être.

    On est tous humain

    Pour le réalisateur, l'une des scènes clés du film, est celle où le personnage de Vera fait face à un officier allemand en train d'agoniser dans un hôpital et comprend que les ennemis de son pays comptent aussi : "Des êtres humains de grande valeur. Quand on voit ce qui se passe en Irak à l’heure actuelle, c’est très facile de se dire « ce sont nos ennemis et ce sont des salauds ». Mais en réalité, chacun d’entre eux – comme nous tous – a une mère. Chacun d’entre eux deviendra parent à son tour. C’est ce que Vera constate en voyant cet officier allemand en train de mourir."

    Le meilleur pour la fin

    La scène qui conclut le film, où Vera, après avoir enduré la guerre, prononce un long discours pacifiste, a été filmé l'avant dernier jour du tournage. Ce qui a grandement facilité l'interprétation d'Alicia Vikander qui était d'ores et déjà imprégnée du parcours émotionnel de son personnage.
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