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Barry Seal : American Traffic
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Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Barry Seal : American Traffic" et de son tournage !

Genèse du projet

En 2012, Doug Davison, de la société Quadrant Pictures, était à la recherche de nouvelles idées de films à développer. Il rencontre le scénariste novice Gary Spinelli. Après quelques pitches dont aucun ne semble enthousiasmer le producteur, Spinelli mentionne une dernière idée sur laquelle il travaille alors. Ayant récemment vu Argo, il s’était alors penché sur un autre scandale qui avait explosé à la même époque et qui impliquait la CIA. Après quelques recherches sur les acteurs-clés de l’affaire, il découvre alors l’existence de Barry Seal, un personnage fascinant de l’histoire récente des États-Unis, dont le bagou et le zèle avaient marqué tous ceux qui l’avaient rencontré. "Gary a commencé à me décrire en substance l’histoire de Barry et le déroulement de ses aventures. L’homme n’était pas juste un trafiquant, c’était un mari et un père de famille aimant qui menait une double vie", se souvient le producteur. "Le genre d’histoire que j’avais clairement envie de raconter."

Qui est Barry Seale ?

Barry Seale, ici interprété par Tom Cruise, est un ex pilote lié à la Trans World Airlines (TWA) dans les années 60 et 70. L'homme est ensuite engagé par le cartel de Medellín pour faire passer de la drogue aux USA par avion. Dans le même temps, il devient informateur pour la CIA et la DEA.

C'est quoi Iran/Contra ?

Le scandale Iran/Contra, dont Barry Seal s'inspire, a éclaté dans les années 80. Cette affaire n'est toujours pas élucidée ; elle mettait en cause des membres du gouvernement du Président Ronald Reagan, soupçonnés d'avoir vendu illégalement des armes à l'Iran, à l'époque grand ennemi des USA. Ils utilisaient cet argent afin de financer un mouvement révolutionnaire nicaraguayen, les Contras, sans l'autorisation du gouvernement des USA. Le but était de renverser le régime supposé communiste du Nicaragua.

Cruise / Liman, 2ème !

Après Edge of Tomorrow, Tom Cruise retrouve Doug Liman pour Barry Seal : American Traffic, évocation de l'histoire incroyable mais vraie d'un pilote travaillant pour la CIA et les cartels colombiens. À noter que le père de Doug, Arthur L. Liman, a participé à l’enquête autour du scandale Iran-Contra dans les années 80 :

"C'est effectivement un film personnel, mais pas forcément dans ce sens-là. C’est surtout que le personnage de Barry Seal me parle beaucoup, à travers son histoire et ses prises de risques quelles que soient les conséquences. Il a vécu une vie extravagante et scandaleuse, en dehors des règles, sans s’inquiéter de ce qu’on pensait de lui. C’est finalement cet aspect du personnage qui me parle le plus. Après vous avez raison : ce film parle d’une époque scandaleuse de l’histoire américaine à travers le point de vue d’un pilote engagé par la CIA, mais j’ai aussi pu avoir le point de vue gouvernemental sur cette histoire –un point de vue à l’exact opposé de "la chaîne alimentaire"– à travers le travail de mon père à Washington sur les enquêtes autour de l’affaire Iran-Contra", précise le metteur en scène.



Au coeur de Medellin

Pour raconter cette incroyable histoire vraie, Doug Liman a posé sa caméra au cœur de Medellin même, ville colombienne toujours marquée par Pablo Escobar, pour tourner ce biopic. Pour tourner les scènes qui se déroulent en Amérique latine, l’équipe se rendit en Colombie au cours du mois d’août 2015. Tom Cruise, Sarah Wright, Domhnall Gleeson et Alejandro Edda, qui avaient déjà tous tourné ensemble à Atlanta, étaient du voyage, flanqués naturellement du réalisateur, du scénariste et des producteurs.

Ils furent rejoints sur place par les acteurs colombiens, dont Mauricio Mejía, qui interprète pour la troisième fois de sa carrière, après deux séries colombiennes (« El Chapo », 2017 et « La Viuda Negra », 2014), le célèbre baron de la drogue Pablo Escobar. "Les paysages colombiens sont très variés et nous ont permis d’y tourner des scènes censées se dérouler au Panama, au Nicaragua et au Costa Rica. Nous avons trouvé des pistes d’atterrissage et des environnements qui correspondaient exactement à ceux que nous recherchions pour illustrer ces pays. Nous avons parcouru la Colombie en long en large et en travers à bord d’une armada de petits avions", nous explique Doug Liman.

Tournage endeuillé

Le 11 septembre 2015, deux membres de l'équipe du film ont péri dans un crash d'un avion de tourisme survenu après une journée de tournage à Medellin, en Colombie. Un troisième passager, qui travaillait lui aussi pour la production, a été grièvement blessé.

Tom Cruise en coloc

Durant le tournage en Géorgie, acteur (Tom Cruise), réalisateur (Doug Liman) et scénariste (Gary Spinelli) partagèrent la même maison, échangeant et affinant leurs idées jusqu’à tard dans la nuit, pour être à nouveau opérationnels le lendemain à l’aube. Selon les mots de Doug Liman, "c’était un camp d’entraînement-atelier de cinéma comme je n’en avais jamais connu auparavant."

Tom Cruise comme vous ne l'avez jamais vu

Doug Liman revient sur sa collaboration avec Tom Cruise :

"On parle toujours du côté intrépide de Tom Cruise, à cause de ses cascades, de son escalade d’un gratte-ciel, de sa scène accroché à un avion… Mais le vrai courage de Tom Cruise est de laisser des réalisateurs comme moi l’amener vers des rôles très éloignés de ce qu’il fait d’habitude. Dans Edge of Tomorrow, c’était un énorme lâche. Dans American Traffic, c’est un opportuniste qui parvient toujours à tirer son épingle du jeu, même face à la Maison Blanche, la CIA ou les cartels colombiens. Il est totalement impudent, et n’a aucun scrupule à tirer parti et profit de tous ceux qui croisent sa route. Malgré ça, il y a quelque chose de très attachant chez lui. Encore plus quand il prend les traits de Tom Cruise. Vous ne pouvez que vous attacher à lui. Alors qu’il assure une livraison illégale d’armes pour la CIA en Amérique du Sud, il se dit "Pourquoi ne pas embarquer de la cocaïne sur le retour ?". C’est un personne qui s’affranchit des règles, qui ne s’excuse jamais. Un affranchi très extravagant. Tom n’a jamais joué un tel personnage auparavant."

Décors réels aux USA

Barry Seal American Traffic suit la famille Seal de la fin des années 70 à 1986, période durant laquelle on voit s’amasser leur fortune. 1981 est une année charnière pour eux, lorsqu’ils doivent lever le camp au milieu de la nuit, déménageant de Bâton Rouge (Louisiane) à Mena (Arkansas), avec l’aide de la CIA qui permet ainsi à Barry de mener ses opérations à l’abri des regards indiscrets des autorités fédérales et de l’état. Avec un mois de temps alloué et une bonne dose de magie cinématographique, le chef décorateur Dan Weil et son équipe transformèrent la petite ville de Ball Ground, dans l’état de Géorgie, en Mena, version 1981. L’équipe du film, comptant plus de 300 personnes, investit Ball Ground cinq semaines durant. Cette petite communauté de 1900 âmes se situe dans le comté de Cherokee, à une heure de route environ du centre d’Atlanta. Avec la chaîne des Appalaches en toile de fond, l’équipe tourna au centre-ville de Ball Ground, à l’aéroport du comté, et dans une maison située aux alentours, dans la ville de Cumming.

Reconstitution des décors d'époque

Afin de donner aux rues de Cumming un aspect vieillot, on saupoudra les trottoirs de sable. Toute la signalétique et les panneaux modernes furent enlevés et remplacés par des équivalents d’époque. Pour les besoins de l’histoire, plusieurs banques durent être recréées, plus rétro les unes que les autres. Dan Weil utilisa des magasins existants, parfois abandonnés et leur offrit un véritable lifting. L’équipe installa aussi 26 cabines téléphoniques dans les rues de la ville pour les coups de fil que Seal ne peut pas passer ou recevoir à la maison. 

L’équipe des décors réalisa les devantures de plusieurs des faux magasins et commerces (Royale Global, Royale Sports, Royale Televisions et Royale Liquor) dont Barry se servait pour couvrir ses activités illégales. "Ça ressemble à des peintures de Norman Rockwell. Comment pourrait-on imaginer que des armes et de la drogue transitaient par cette petite ville paisible ?", commente la productrice Kim Roth.

Entre Ron et Doug

Le projet Barry Seal est d'abord passé entre les mains de Ron Howard avant que ce dernier ne cède les rênes du long-métrage à Doug Liman.

De Fair Game à Barry Seal

Barry Seal a été utilisé par les deux côtés, le gouvernement américain et les cartels. Et il finit par être sacrifié. C’est une thématique qu’on retrouvait déjà dans Fair Game, centré sur l'affaire Valerie Plame :

"Ce film est une sorte de réponse à Fair Game, quelque part. Dans Fair Game, le gouvernement a vraiment écrasé Valerie Plame en la sacrifiant au profit de ses propres intérêts. Dans le cas de Barry Seal, Tom Cruise a le dernier mot. Il ne laisse jamais le gouvernement prendre la main sur lui. C’est à ce niveau qu’on peut voir un lien avec Fair Game : je suis ravi de raconter enfin l’histoire de quelqu’un qui tient tête au gouvernement", confie Doug Liman.

Les cartels, la poule aux oeufs d'or ?

Entre la série Narcos, les films War Dogs, Paradise Lost ou Infiltrator, le cinéma et les séries prennent en ce moment à bras le corps le thème des cartels de la drogue et de l'infiltration, notamment en Colombie. Le pays est en effet tristement célèbre pour son trafic de drogue international, popularisé par la figure de Pablo Escobar. À noter que le personnage de Barry Seal, avant d'être interprété par Tom Cruise, a été campé par Michael Paré dans Infiltrator, par Dylan Bruno dans Narcos et par Dennis Hopper dans le docufiction La Stratégie de l'infiltration.

La veuve de Barry Seal impliquée

Durant la préparation du film, la productrice Kim Roth rencontra Debbie Seal avec l’espoir annoncé d’obtenir sa bénédiction et d’entendre ses souvenirs et ses réflexions sur la vie du couple et de leur famille. La veuve de Barry partagea généreusement nombre de photos et de vidéos. Au cours de cette rencontre, il s’avéra évident que Barry était encore et toujours l’homme de sa vie. "Nous avons toujours voulu aborder cette histoire avec respect, en évitant de juger ou de condamner", explique la productrice. Pour Tom Cruise, ce travail long et passionné n’aurait pas été possible sans l’implication de ses colocataires occasionnels, Gary Spinelli et Doug Liman. "Je ne fais pas juste des films pour faire des films", déclare l’acteur qui a lui-même piloté certains avions du film. "Le cinéma et le fait de raconter des histoires me passionnent. Je veux donner le meilleur de moi-même et m’entourer de gens qui partagent cette passion et cette soif d’essayer, d’explorer."

Dénicher des voitures...

La mission de dénicher les voitures d’époque revint au coordinateur des véhicules Tim Woods, qui chercha tous azimuts, dans la région d’Atlanta, comme sur E-Bay ou Craigslist. Naturellement, les belles américains ne devaient avoir subi aucune modifi cation. Un des objets de sa quête : le modèle Trans-Am légendaire, apparu dans le film Cours après moi Shérif (1977), avec Burt Reynolds. Pour briller à l’écran et permettre aux acteurs de travailler en toute sécurité, ces voitures de 30 ans (et plus) furent repeintes et largement révisées. Le reste de l’équipe ne put que constater l’excellente remise en état de ces voitures mythiques, dont une Corvette Stingray de 1970 (bleu marine avec intérieurs noirs), un Cadillac Seville de 1982 (deux tons de bleu) que Barry Seal offre à Lucy Seal, et une Mercedes 450 SL de 1984 (crème).

Les autres véhicules du film incluent la Ford Pinto de Judy Downing, l’AMC Gremlin verte de JB, le minibus Volkswagen des Snowbirds, la Ford LTD marron de McCall et toutes les voitures de police d’époque. En plus des voitures sélectionnées par Tim Woods, les figurants étaient encouragés à venir avec leurs propres véhicules vintage, et certains de ces bijoux d’un autre temps sont fièrement présentés par leurs propriétaires dans le film.

Et des avions !

Pilotes confirmés et passionnés, Doug Liman et Tom Cruise étaient particulièrement attachés à la place et à l’utilisation des avions dans le film. L’habileté de la star a largement impressionné son réalisateur : "Tom a accompli lui-même toutes les scènes de vol, il a même acheminé un de nos avions jusqu’en Colombie. Ce sont de petits appareils, et on pourrait se dire : tu parles d’un coup ! Mais c’est justement le genre d’avions que Barry pilotait. Il faisait des vols de 10 heures dans de petits coucous. Barry partait avec des réserves de carburant, Tom a lui fait des escales pour se ravitailler. Pas moi, j’ai pris un vol Delta !" Quant au coordinateur aérien Frederic North, qui a oeuvré sur plus d’une centaine de films, il déclare : "c’était une nouvelle expérience pour moi, de travailler avec un acteur principal qui a un tel savoir-faire et une telle passion pour l’aviation. Tom était bien conscient que Barry Seal avait l’habitude de voler à basse altitude, et il était tout à fait prêt à relever le défi".

Il revenait à Fred North de trouver les différents appareils requis, tous fabriqués entre 1967 et 1975. Dans le film, Tom Cruise pilote ainsi un Aerostar 600 à six places, et un Cassna 414, contenant jusqu’à 8 passagers. Il avait toujours Doug Liman pour co-pilote. Mais la véritable star du film est le Fairchild C-123, surnommé la « grosse dame » et prêté par le musée de l’aviation de Beaver County, en Pennsylvanie. Cet appareil, également surnommé le « cochon du tonnerre », pèse 16 tonnes à vide et peut voler à une vitesse maximale de 367 km/h. Il a été retiré de la circulation en 1981.

Les prises de vues

Producteurs, réalisateur et star avaient été séduits par le travail du chef opérateur César Charlone sur le film de Fernando Meirelles, La cité de Dieu (2002). Ils avaient conscience que son style réaliste et cru serait un atout majeur pour leur film. "Une importante partie de l’histoire se déroule en Amérique du Sud et la présence de César s’imposait d’elle-même", commente Doug Davison. Mais sa consoeur Kim Roth reconnaît : "César était un peu notre joker. Aucun de nous n’avait travaillé avec lui, ni ne l’avait rencontré. C’est un magicien qui tourne constamment. Il a largement contribué au rythme et à l’énergie de ce film".

Pour réaliser ce tour de force, et de magie, César Charlone a utilisé les caméras Arri Alexa XT et Alexa M. L’Alexa M est une toute petite tête de caméra reliée à son corps par un câble de 12 m, permettant ainsi une grande liberté de mouvements et une utilisation dans des lieux exigus. Armé de lunettes Cinemizer OLED de Zeiss, le directeur de la photo pouvait vérifier le cadre et l’image sans avoir à s’encombrer d’un moniteur vidéo.
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