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L'Île de Giovanni
note moyenne
4,1
353 notes dont 53 critiques
17% (9 critiques)
43% (23 critiques)
21% (11 critiques)
15% (8 critiques)
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Votre avis sur L'Île de Giovanni ?

53 critiques spectateurs

lhomme-grenouille

Suivre son activité 801 abonnés Lire ses 2 923 critiques

2,0Pas terrible
Publiée le 07/06/2014

Ils se font rares les films japonais que les distributeurs français osent nous sortir de nos jours. En gros, soit on se bouffe des films pour bobos comme le sont ceux de Kyuchi Kurosawa ; soit on a le dessin-animé à la mode Ghibli. Bon bah là, ce n’est pas parce que « l’île de Giovanni » nous vient des Productions I.G. que cela va changer grand-chose à ce constat et c’est bien dommage. Non pas que je n’aime pas les dessins-animés à la sauce Ghibli, mais j’ai l’impression que c’est désormais devenu un standard vers lequel beaucoup de productions cherchent à tendre, au détriment de la diversité et – surtout – de la pertinence. Et pour être franc, ça m’emmerde, et tout particulièrement pour cette « île de Giovanni ». Parce que l’air de rien, je trouve qu’il y avait là un sujet énorme, susceptible de générer un univers plus qu’atypique. Des Soviétiques qu’on retrouve en plein Japon au lendemain de la guerre : j’achète ! Et pourtant, me concernant, ça ne l’a pas fait du tout. Pourquoi ? Parce que justement il y avait là quelque-chose d’original et que ça méritait un traitement original et – surtout – adapté. Or là, j’avoue que je ne comprends absolument pas pourquoi Nishikubo a tenu à noyer ça dans une ambiance totalement mièvre où tout le monde est gentil ; tout le monde est heureux ; où les cheveux volent au vent au milieu des fleurs et des rires. Même une arrestation ou une exécution se fait sur un ton tendre et mou... Alors je ne vous cache pas que j’ai cherché à excuser le film pendant que je le voyais. Je me disais que c’était ainsi pour témoigner le point de vue naïf qu’avait le narrateur à l’époque où il était enfant. Après tout, un enfant ne voit peut-être pas toute la cruauté qu’il y a à se faire déloger de chez lui ; de se faire pointer un flingue sur la tronche ou de voir la moitié de son village se faire déporter... Noooon... L’enfant, éternel innocent, est avant tout soucieux de jouer avec ces blondinets tous tellement mignons, et surtout de dragouiller la fille du chef qui, bien qu’elle soit sensée être russe, ressemble davantage à une bavaroise... Sûrement était-ce l’intention... Mais non, désolé, pour moi ça ne marche pas. Ce ton si doux et mièvre anesthésie toutes les scènes. Ça manque de chair ; ça manque de rudesse ; ça manque de crudité. On ne peut pas parler d’une histoire comme ça en mettant des soleils couchants partout et des gestes lents et délicats. Au bout d’un moment, il faut qu’il y ait une forme de crudité qui nous permette de ressentir les choses. Alors certes, c’est beau et l’histoire est bien foutue, mais la tonalité générale du film est à mon sens totalement hors-sujet. C’est bête, parce qu’il avait un univers particulier ce film et, visiblement, le studio à l’origine de ce film maitrisait la technique. Seulement voilà, il ne suffit pas de ça pour faire passer de l’émotion forte, et cette « Île de Giovanni » me l’a appris à mes dépends...

Septième Sens

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4,0Très bien
Publiée le 11/06/2014

Prendre un train céleste et s'envoler vers des cieux inconnus. Échapper à la guerre en s'inventant un monde enchanteur, pour oublier la violence et la mort. Cinquante ans après que l'armée soviétique ait annexé l'île de Chikotan, Junpei se souvient pourtant de tout, et nous raconte comment il a vécu avec son frère Kanta ces années d'après-guerre. Depuis Le tombeau des lucioles, aucun film n'avait réussi à retranscrire avec autant d'intensité le quotidien de la guerre à travers des yeux d'enfants. Ces derniers, grâce à leur imaginaire débordant, nous emmènent dans une autre sphère, celle de la poésie et des couleurs flamboyantes. Plongés dans ce formidable songe, nous pouvons tout oublier car nous croyons, comme eux, que les étoiles sont là pour nous éclairer. Mais la magie, comme le rêve, ne dure qu'un temps et finit par s'estomper. À hauteur de ces deux frères, les soldats russes sont pour nous des énormes masses désarticulées prêtes à tout écraser sur leur passage. Puis, grâce à des musiques fredonnées par ces deux peuples d'une seule et même voix, nous comprenons vite la chose suivante : ces militaires veulent rentrer chez eux et sont, comme tout le monde, fatigués par une guerre qui n'a pris fin qu'officiellement. La plume lyrique de Sugita arrive à créer deux frères que rien ne séparera, deux enfants plus courageux que n'importe quel adulte, deux personnages s'inscrivant dans la digne lignée des chefs-d'œuvre de l'animation japonaise. On aurait pu raconter cet événement historique inconnu par un film en image réel. Mais où serait passer ces décors oniriques ? Comment traduire ce qu'ont en tête Junpei et Kanta ? Les mots seuls ne peuvent les expliquer, et le talent graphique nippon est alors primordial. Enchaînant les fondus au noir pour conclure ses scènes, Nishikubo réalise un morceau de bravoure, un hymne à la vie, et à l'espoir.

nikolazh

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4,0Très bien
Publiée le 03/06/2014

Une fois passées les premières images qui piquent un peu les yeux - mélange (raté) d'animation traditionnelle un peu cheap et de CGI mal intégrés au character desgin des personnages - et une fois l’œil habitué aux traits un peu tremblotants des décors, on plonge avec bonheur dans cette histoire d'enfance bouleversée par la guerre. Une histoire magnifique, pleine de petites scènes simples empruntes d’énormément de poésie, où les traits hésitants prennent tout leur sens, permettant de mettre en évidence l'aspect quelque peu onirique des souvenirs d'enfance, et conférant à l'ensemble une atmosphère très bien rendue sur laquelle l'oeuvre toute entière repose. Quoi de plus émouvant que de voir ces deux enfants, deux frères, s’émerveiller de ces petites choses du quotidien, et découvrir l'amour, alors que le monde autour d'eux s'écroule et ne cesse de les enfoncer. Un de ces petits bijoux qui parviennent à faire réfléchir sans jamais tomber dans aucun manichéisme (l'ennemi est même représenté de manière plutôt amicale) ni misérabilisme (les personnages n'abandonnent jamais) et à mettre en lumière cette candeur, cette force extraordinaire qu'ont les enfants face au monde cruel des adultes, et à rendre hommage à tous ces petits héros qui ont traversé les horreurs de la guerre et ont réussit à reconstruire le monde. Simplement magnifique.

alouet29

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4,0Très bien
Publiée le 18/07/2015

Tons camaïeux à tous les étages, couleurs froides, dialogues simples mais profonds et sensés, animation parfais saccadée, ... on est vraiment dans l'animation japonaise. Le fond du film est cru et dur, mais vu par des yeux enfantins. Les situations de l'après guerre sont très bien décrites. L'ensemble est émouvant.

heathledgerdu62

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4,0Très bien
Publiée le 12/07/2015

Un excellent film d'animation japonais sur la fin de la seconde guerre mondiale. Très marrant, enfantin, féerique. De beaux paysages. La japan amination est un genre à part. Très drôle, attachant, magique. Une magnifique œuvre sur la réconciliation des peuples.

Ghibliste

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3,5Bien
Publiée le 21/03/2015

Etrange film d'animation que "L'Ile de Giovanni"... Déjà, les choix visuels du réalisateur, Mizusho Nishikubo, sont critiquables : de la splendeur de ses jolis paysages et décors pastel, aux personnages animés et dessinés de façon plutôt sommaires, en passant par des plans 3D pas toujours bien sentis, on se retrouve avec un mélange des genres plutôt difficile à digérer. Heureusement, le sujet du film, traitant de l'après 2ème Guerre Mondiale au Japon, est passionnant et rare - il raconte ici l'arrivée des soviétiques sur une petite île du nord nippon. L'intrigue du film est intéressante, mais il y a quand même un moment où la ressemblance avec "Le Tombeau des Lucioles" d'Isao Takahata est trop évidente, et limite gênante... Mais bon, on a quand même droit à quelques moments très poétiques, je pense notamment aux scènes mignonnes entre Fiona et Giovanni, ou encore à celle du train électrique - le train céleste sera le thème onirique majeur du film. Mais surtout, c'est la bande son qui donne toute sa force au film... Le mélange des thèmes traditionnels russes et nippons formant un tout particulièrement émouvant. Après, on peut aussi reprocher au film d'être trop gentil étant donné les évènements qu'il nous narre, c'est vrai, mais au moins il évite tout manichéisme, comme l'écueil de la mièvrerie. Au final, "L'Ile de Giovanni" est un hymne au mariage des cultures qui, malgré ses défauts évidents, a su me toucher au coeur.

Sally Ecran et toile

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4,0Très bien
Publiée le 02/11/2014

Eté 1945. Alors que la deuxième guerre mondiale prend fin en Occident, l’île japonaise où grandit Giovanni (Junpei en langue du pays) se voit envahir par la Russie. Le jeune garçon vit dans une humble demeure avec son père (résistant), son oncle (vendeur au marché noir) et son petit frère (Kanta) à deux pas de leur grand-père pêcheur à l’éducation ancestrale bien ancrée. Leur vie n’est pas facile et cette guerre n’a bien évidemment rien arrangé. Très vite, les privations s’enchaînent et l’occupant prend de plus en plus de place dans cet espace jadis paradisiaque. Les familles des militaires viennent s’installer sur ce territoire nouvellement conquit au détriment de leurs occupants légitimes. C’est alors qu’arrive Tanya, fille de commandant soviétique et bientôt voisine des deux garçons. Très vite, une amitié va se nouer entre les jeunes représentants de deux peuples que tout oppose. L’innocence de l’enfance a le don de faire oublier la dure réalité des choses mais les âpres de la guerre vont vite les rattraper et leur vie va basculer lorsque les habitants de l’île se verront expulsés. Mizuho Nishikubo signe ici un long métrage brillant et touchant. Bien moins célèbre que son compatriote Hayao Miyazaki, il excelle dans la présentation d’un drame historique inspiré de faits réels. Les dessins sont certes moins bien léchés mais le scénario et la puissance du récit n’ont rien à envier au maître du genre. Amateurs de manga ou cinéphiles curieux trouveront un plaisir à s’immerger dans ce film malheureusement trop peu médiatisé. Dans la même veine que l’excellent «Tombeau des lucioles» Takahata , « l’île de Giovanni » est un film à découvrir !

douggystyle

Suivre son activité 330 abonnés Lire ses 3 455 critiques

4,5Excellent
Publiée le 03/06/2014

Alors que son enrobage enfantin laissait craindre une mièvrerie immature, ou pire une redite sans âme du Tombeau des Lucioles, c’est bel et bien un merveilleux conte lyrique que nous signe Mizuho Nishikubo. Ce réalisateur de japanimation y revient sur les lendemains difficiles de l’archipel nippone après la rédemption de 1945, et en particulier des ilots au nord du pays qui furent soumis au joug soviétique, en adoptant le point de vue de deux enfants dépassé par l’ampleur du conflit. Cette approche naïve de la situation, pourtant reconstituée avec beaucoup de réalisme, permet au dessin-animé d’amplifier le drame que vit cette famille sans jamais ne tomber ni dans le piège du manichéisme patriotique ni dans celui du tire-larme mielleux. En plus de cette animation qui s’appuie davantage sur les détails du décor et les couleurs que sur le design des personnages, de splendides scènes oniriques viennent ponctuer le parcours initiatique de ces deux frères, le tout formant un récit mélancolique plein d’émotions dont le mélange des langues (japonais et russes) ne fait que renforcer l’universalité.

Freakin' Geek

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2,5Moyen
Publiée le 31/05/2014

Au moment où Le Tombeau Des Lucioles, le grand classique d'Isao Takahata fête des vingt cinq ans, Production I.G. a décidé à leur tour de revenir sur les événements tragiques qui ont suivi la fin de la seconde guerre mondiale au Japon. Des événements historiques rarement racontés par chez nous qui font de ce film un témoignage inédit. Junpei et Kanta vivaient paisiblement avec leur père sur la petite île isolée de Shikotan au Japon qui n'a vu arriver la guerre que très tardivement. A la défaite, ils voient subitement débarquer les Forces Russes qui ont décidés d'occuper l'île et d'en chasser les habitants. Ils se retrouvent dans une ville russe à survivre dans des conditions misérables. Moins réputé en France que les Studios Ghibli, Production I.G. est cependant un acteur important de l'animation japonaise. On leur doit entre autre l'excellente adaptation de Ghost In The Shell par Mamoru Oshii et plus récemment Lettre A Momo qui s'inspirait déjà beaucoup des oeuvres d'Hayao Miyazaki. Si le réalisateur Mizuho Nishikubo se défend de s'être inspiré du Tombeau Des Lucioles pour L'Ile De Giovanni, le destin tragique de ces deux jeunes enfants font immanquablement penser au film d'Isao Takahata. Le style graphique de Production I.G. se reconnait tout de suite. Un mélange d'animation traditionnelle et d'images de synthèse qui donne aux différentes scènes des qualitées inégales. En tant que fidèle collaborateur de Mamoru Oshii, le réalisateur Mizuho Nishikubo suit son modèle à la lettre pour un résultat vraiment mitigé, bien loin des créations magnifiques du Studio Ghibli. On peut passer de scènes très soignée à d'autres plus griffonnée qui pourrait même faire penser aux oeuvres de Bill Plympton. Si on n'est déjà pas très emballé par le parti pris graphique, le scénario du film n'est pas non plus très convaincant. Une impression de déjà vu et surtout un aspect dramatique qui n'est vraiment développé que très tard dans le film font qu'on met du temps à s'attacher aux personnages et à leur sort. Le film veut édulcorer son coté dramatique par des scènes oniriques tirée du roman Train De Nuit Dans La Voie Lactée qui manquent de poésie. Peut être parce que le roman n'est absolument pas connu en France. De qualité graphique assez inégale, L'ïle de Giovanni n'est certainement pas le dessin japonais à montrer aux détracteurs du genre. Pas non plus captivant dans son histoire, le film mérite le détour juste pour les faits historiques qu'il relate. Production I.G. nous avait quand même habitué à mieux.

Don Keyser

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4,0Très bien
Publiée le 04/11/2014

"L'île de Giovanni" est un long-métrage d'animation original et aussi tiré de faits réels. De ce fait, l'histoire est très plaisant avec un scénario bien écrit et prenant. Quant à la réalisation, elle offre une belle mise en scène et les personnages apportent chacun leur part d'émotions. Ainsi, le film est divertissant grâce à un ensemble captivant petits et grands.

rollioni

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3,5Bien
Publiée le 28/05/2014

Au niveau graphique, c'est dans le réalisme poétique avec des teintes peu éclatantes mais assez douces, notamment la nuit ou dans la pénombre des forêts......Je vous conseille de lire le synopsis avant de voir le film car il y a notamment dans la première heure, pas mal d'évènements qui prête à confusion, entre l'invasion russe et les enfants de l'ile qui doivent s'exiler...... J'au plus aimé l'aspect réaliste du film avec la guerre et l'exil, que la partie rêve dans les étoiles (rare mais comme un refrain) dont le graphisme ne m'a pas convaincu spécialement, on a vu de plus beaux ciels étoilés chez les peintres, Van Gogh ,notamment..... Dans la salle , il y avait surtout des étudiants, étudiantes, et c'est vrai que le film a une connotation plutôt romantique, même si la fin est plus proche du pathos que de l'élégance poétique...... Reste une belle histoire nostalgique sur la guerre de 39, 45, des graphisme esthétiques, plus travaillés que les mangas et un discours sur la guerre plutôt rassurant......A vous de voir.....

Jeremy Cherami

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4,0Très bien
Publiée le 20/06/2015

Giovanni ou l'art de trouver son etoile du bonheur en toute circonstance. Moins larmoyant qu'un Tombeau des lucioles mais tout aussi percutant!

gandalf001

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2,5Moyen
Publiée le 06/04/2015

L'île de Giovanni est techniquement réussi mais l'histoire est à tout moment triste en usant de procédés assez simples et classiques. L'histoire du train finit rapidement par lasser.

Emilie B.

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5,0Chef-d'oeuvre
Publiée le 14/03/2015

j'adore ce film il est touchent et remplir d'émotion sa passe de la guerre en allemand et le japon

gerald_w-a

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3,0Pas mal
Publiée le 22/02/2015

Le graphisme de cette japanimation a des partis pris parfois surprenants, voire décevants. Quant à l'histoire, si on peut comprendre qu'elle ait été adoucie parce que "regard d'enfant", elle manque d'une violence (même s'il y a des moments tragiques) qui ferait qu'on se souvienne de ce film plus longtemps.

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