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Le Secret de la chambre noire
note moyenne
2,9
256 notes dont 38 critiques
11% (4 critiques)
13% (5 critiques)
21% (8 critiques)
37% (14 critiques)
13% (5 critiques)
5% (2 critiques)
Votre avis sur Le Secret de la chambre noire ?

38 critiques spectateurs

orlandolove
orlandolove

Suivre son activité 38 abonnés Lire ses 1 514 critiques

2,5
Publiée le 13/03/2017
Avec son rythme lent, son atmosphère prégnante, et son histoire mystérieuse, "Le secret de la chambre noire" est très intrigant. J'apprécie ces films à tiroirs où l'imagination du spectateur doit relier les fils, mais il faut reconnaitre que le réalisateur ne livre que peu de clés à son intrigue tortueuse, d'où une impression bien confuse au final... Reste une mise en scène ultra précise, jamais mis en défaut.
Christoblog
Christoblog

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1,0
Publiée le 12/03/2017
C'est toujours difficile de voir un auteur qu'on respecte se planter. Je suis donc triste de dire que le dernier opus de Kiyoshi Kurosawa est vraiment très mauvais. Le réalisateur japonais rejoint la longue liste des réalisateurs étrangers dont le talent semble s'affadir irrésistiblement quand ils viennent tourner dans des productions françaises, avec des acteurs français (Kieslowski, Kiarostami, Hou Hsiao Hsien, Farhadi, etc). Certes, la mise en scène de Kurosawa reste d'une fluidité et d'une élégance souveraine. On le constate dès les premiers plans, d'une grande beauté. Mais malheureusement, le film se gâte progressivement, par l'effet conjugué de ses deux défauts principaux : des erreurs de casting majeures et un scénario approximatif. En terme de casting, je vais être clair. Tahar Rahim est nul, confiné une fois de plus dans ce rôle de petite frappe limitée et un peu sotte, dont il ne sait (peut ?) pas sortir. Olivier Gourmet est moins bon que d'habitude. Il semble très mal dirigé, à l'image de cette scène où il joue un état d'ivresse avec beaucoup d'approximations. Constance Rousseau est transparente à force d'être diaphane. Le scénario, quant à lui, semble écrit à la truelle. Rien ne tient, tout est critiquable. L'évolution psychologique des personnages est hautement improbable et les histoires de fantômes ne répondent à aucune logique (vu la fin du film, il faudra qu'on m'explique la scène du début durant laquelle Marie rencontre un recruteur au Jardin Botanique). Ajoutez à tout cela des effets indignes de Kurosawa (portes qui grincent, parquets qui craquent, chuchotement des morts qui flottent dans l'espace) et vous aurez bel et bien le pire opus du maître japonais.
raphaelK
raphaelK

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4,5
Publiée le 25/11/2017
Vers quoi mènent les couloirs sombres de ce cabinet des curiosités ? Vers le romanesque, émouvant et inattendu, incarné aux côtés de Rousseau par le décidément toujours parfait Tahar Rahim. Ce secret-là est beau, précieux et envoûtant.
ICARE4591
ICARE4591

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0,5
Publiée le 08/11/2017
le début du film avait l'air prometteur, puis passé le premier quart d"heure on s'ennuie ferme et ce jusqu'à la fin, un peu ma foi, surréaliste
AMANO JAKU
AMANO JAKU

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2,5
Publiée le 29/03/2017
Ah, Kiyoshi Kurosawa...voilà un metteur en scène fascinant : ces différents métrages nous entraînent souvent à la mince frontière du réel et du surnaturel tout en explorant les limites de l'esprit humain (souvent sa folie). Et, comme bien souvent, sa réalisation abuse de plans fixes impeccablement cadrés, de jeux de lumières parfaitement maîtrisés et d'un rythme lent, on se retrouve toujours devant d'incroyables métrages oniriques souvent tintés de poésie et ce, même si le sujet de base est assez sombre. C'est pour cela que j'aime découvrir chaque nouvelle bobine du Monsieur ; et, lorsque j'ai appris que son nouveau bébé avait été totalement tourné en France avec des acteurs français, ma curiosité n'en fut que plus attisée. Je ne vais pas m'attarder trop longtemps car je ne peux cacher ma déception devant "Le Secret de la Chambre Noire" mais cela me peine beaucoup de devoir critiquer Kurosawa alors que je n'ai jamais eu rien à lui reproché jusqu'à aujourd'hui. Tout d'abord, on ne peut que dire que nous sommes bien devant un film de Kurosawa : 01) un environnement « décomposé » (usines délabrées, terrains vagues, immeubles en construction, vastes demeures en ruine, des bâches aux fenêtres, une végétation envahissante...) 02) des personnages réfutant la réalité, n'arrivant plus à faire la différence entre vivants et morts 03) la présence de spectres illustrant une condition psychologique (spoiler: la double culpabilité du père et de Jean) 04) la réalisation maîtrisée qui filme le surnaturel de façon théâtrale, hypnotique et mystérieuse (les cadres fixes sur des jeux de lumières précis, les vibrations des sons, l'abus de hors champs, le miroitement des surfaces...) 05) une ambiance mélancolique et onirique proche de la poésie morbide. 06) des thématiques récurrentes et indissociables les unes des autres (l'amour pur et aveugle, la dualité modernité/tradition, l'ébrèchement de la famille, la précarité des conditions de travail) 07) une ambiguïté constante entre réel et folie...bref je n'étais absolument pas en terrain inconnu...cependant, il y a quelque chose qui m'a vraiment dérangé : j’ai l’habitude des films de Kurosawa et de leur rythme lent (j’aime beaucoup "Cure", "Doppelganger", "Retribution" ou encore "Charisma") mais là, ça passe vraiment pas. Je ne sais pas si c’est le fait que le film soit tourné en France (je sais : je ne suis pas très fan du cinéma frenchie mais je ne cherche pas pour autant à le dénigrer constamment !), mais on dirait que c’est encore plus LENT que d’habitude…sincèrement, c’est comme si j’avais vu une course d’escargots…au ralenti !!!! C’est dingue, avec le rythme habituel, le film serait passé comme une lettre à la poste…mais là je trouve qu’il y a facilement 15-20 minutes de trop qui ne servent à rien : les supprimer n’aurait absolument pas nuit à l’ensemble ! C’est réellement LE point noir qui plombe le film…et c’est dommage car l’histoire et le twist final sont vraiment bien : ce film me laisse totalement perplexe ! Revenons sur un point positif : le casting. Oui, sur ce coup là, c’est une belle réussite : Tahar Rahim qui est réellement bluffant dans son rôle de l’amoureux éperdu, Olivier Gourmet qui campe un père aussi touchant que méprisable pour une étonnante prestation, et Constance Rousseau est envoutante en charmante jeune fille s'effaçant peu à peu par amour pour devenir une sorte de mort-vivante phantasmagorique. Ils forment un triangle inbrisable qui soutient sur ses épaules le récit en participant grandement à l'étrange atmosphère surréaliste du métrage. Encore une fois, Kiyoshi Kurosawa nous livre une bobine onirique où le refus du réel flirte avec le surnaturel (Marie dit bien, en parlant de son père : « A force de mélanger l’illusion et la réalité, il finit par ne plus faire la différence entre les morts et les vivants. »). Cependant, à cause d'un rythme encore plus contemplatif qu'à l'accoutumée, "Le Secret de la Chambre Noire" peut perdre facilement son auditoire. En matière de projet de film français confié à un cinéaste étranger, je dois avouer que Paul Verhoeven s'en est mieux sorti avec "Elle". Malgré tout, je trouve cette initiative très intéressante et attend de voir les prochains....à quand un film « Made in France » chapeauté par Lars Van Trier, Takashi Miike, David Cronenberg, Takeshi Kitano, Sono Sion, Alex de la Iglesias ou encore Shinya Tsukamoto ?
Laurent C.
Laurent C.

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3,0
Publiée le 15/03/2017
Le cinéma japonais excelle dans l'art des fantômes. Mais cette fois, Kurosawa nous transporte dans un Japon tout autant européanisé qu'hors champs. On reconnaît pourtant notre vieil RER filmé du toit, les rues escarpées et bordées de maisons bourgeoises dans la banlieue Ouest, puis soudain, une sorte de manoir immense, totalement déconnecté du monde, hors réalité et hors temps, où un photographe s'amuse à prendre des modèles avec des appareils de début de siècle. "Le secret de la chambre noir" est un conte étrange, envoutant, où les fantômes du passé côtoient ceux de l'amour, où les morts errent et surtout où les plantes rares se perdent au détour du ruissellement des pollutions de mercure. Kurosawa a fabriqué une sorte de film hybride où le genre fantastique habite le genre sentimental et psychologique, où la cause écologique se confronte à la question de la mémoire et de l'histoire. Bref, il s'agit du coup d'un objet assez hétéroclite, hélas trop long, parfois à la limite de l'endormissement. Le spectateur regarde les personnages évoluer sans grande conviction. Pourtant les acteurs sont irréprochables. Ils pleurent quand il le faut, ils crient, ils deviennent fous. Mais tout cela manque sans doute d'unité, de rythme en tous les cas. On est loin du magnifique "Tokyo Sonata" du même Kurosawa où cette fois, le réalisateur préfère le baroque à la profondeur de ses personnages.
Sally Ecran et toile
Sally Ecran et toile

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3,0
Publiée le 07/03/2017
Tahar Rahim et Olivier Gourmet côte à cote dans un long-métrage franco-belgo-japonais ? Ca a de quoi intriguer, non ? D’ailleurs, c’est sans doute parce que nous apprécions véritablement le duo de comédiens qui nous attendions tant de ce film. A-t-il été à la hauteur de nos espoirs ? Pas totalement. Avec son atmosphère proche du film « Les Autres », « Le secret de la chambre noire » suggère les choses plus qu’il ne les montre, plante une atmosphère particulière où l’on se perd, dans un premier temps, avec délice. Sauf qu’au contraire du célèbre film d’Amenabar, la surprise n’a pas vraiment lieu tant on la voit venir… Son manque de suspense et son histoire convenue gâchent une bonne partie du plaisir cinématographique. Par contre, le savoir-faire du metteur en scène Kiyoshi Kurosawa et l’exploitation qu’il fait de la photographie nous laissent bouche bée. La lumière est très étudiée, le clair-obscur formidablement amené
Cinéphiles 44
Cinéphiles 44

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2,0
Publiée le 30/09/2017
Après des films remarquables tels que Cure, Vers l’autre rive ou Shokuzai, nous avions envie de voir ce que ferait Kiyoshi Kurosawa avec des comédiens français. L'idée du film est venue au cinéaste après avoir assisté à une exposition au Japon sur les débuts de la photographie. Le Secret de la chambre noire raconte l’arrivée du personnage de Tahar Rahim dans une belle propriété pour assister un grand photographe de mode, Olivier Gourmet, qui vit reclus avec sa fille, Constance Rousseau, sa désormais unique modèle. Cette dernière paraît prisonnière de son père et le film oscille entre le drame et le film fantastique. Mais cette étrange partie semble non maîtrisée et nous n’aurons aucune honte à ressentir l’ennui. Le Secret de la chambre noire fait planer un sentiment dubitatif qui ne sera malheureusement jamais mis en lumière. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
dominique P.
dominique P.

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4,5
Publiée le 10/03/2017
C'est un drame fantastique excellent. J'ai beaucoup apprécié. L'atmosphère est superbe. Surtout cette histoire est prenante et envoûtante (même si le film est un peu trop long).
Elena P.
Elena P.

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5,0
Publiée le 08/03/2017
c'est subtile et pourtant tellement puissant ! Une ôde à l'amour, à son souvenir, parfois traumatique, qui nous emporte quelque part entre la vie et la mort... à méditer
cylon86
cylon86

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2,0
Publiée le 07/03/2017
Décidément la France semble attirer des cinéastes en quête d'une certaine liberté artistique. Après Paul Verhoeven avec ''Elle'', voilà que Kiyoshi Kurosawa s'en vient tourner un film de fantômes à Gennevilliers ! C'est improbable mais les faits sont là, le cinéaste s'intéressant au parcours de Jean, jeune homme devenant l'assistant de l'implacable Stéphane, un photographe utilisant encore un daguerréotype pour immortaliser ses sujets, leur infligeant alors des temps de pause interminables. Passant son temps à photographier sa fille lors de longues séances, Stéphane inquiète Jean qui ne tarde pas à jeter son dévolu sur sa fille tout en pénétrant dans un monde plein de mystères... Si Kurosawa n'a rien perdu de sa force de sa mise en scène en tournant en France, s'avérant capable de faire frissonner avec très peu d'éléments et une puissance de mise en scène indéniable, il n'en a pas moins gardé ses défauts, ''Le secret de la chambre noire'' croulant sous les longueurs avec une bonne demi-heure de trop venant enterrer une partie du potentiel offert par le film. Si le cinéaste maîtrise la frontière entre le réel et le fantastique, il semble avoir toujours autant de mal à cerner les limites et le potentiel de son récit, s'attardant sur des éléments peu intéressants quand d'autres mériteraient d'être plus exploités. Certes, il n'en demeure pas moins très bon dès qu'il s'agit de créer une ambiance mais l'on aurait voulu frissonner plus et s'ennuyer moins. Parmi ce joli casting francophone (dans lequel on retrouve Olivier Gourmet et Mathieu Amalric), on remarquera surtout la jolie prestation de Tahar Rahim dans le rôle principal. Un rôle difficile que l'acteur aborde avec charisme et aisance, maîtrisant vraiment toute la palette de son jeu au contraire d'une Constance Rousseau en roue libre dont la fausseté du ton vient un peu péter l'alchimie de l'ensemble qui, au demeurant, reste souvent fascinant.
Panatsias N.
Panatsias N.

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2,5
Publiée le 15/02/2017
J'ai été voir le film en avant-première, je suis pas trop adepte des plans trop éloignés et de fantôme, film un peu long, parfois on s'y perd dans le scénario, j'aurai aimé des plans plus serrés pour Olivier gourmet et tahar Rahim , acteurs que j'aime. Voilà c'est un avis personnel.
Cinemaniakmontreal
Cinemaniakmontreal

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2,0
Publiée le 21/11/2016
Avec Le Secret de la Chambre Noire, Kiyoshi Kurosawa rate malheureusement son passage en France avec une oeuvre qui souffre de la comparaison avec son Creepy paru plus tôt cette année. ♥♥ Je me méfie toujours énormément des cinéastes qui font le choix de s’exiler à l’étranger. Je crois que malheureusement trop souvent, ceux-ci perdent leur sensibilité locale au profit d’un pseudo-universalisme qui au final édulcore trop souvent l’auteur jusqu’à le rendre insipide. Si le constat est dur, reste que nous avons plus connu de The International (Tom Tykwer) que de Copie Conforme (Abbas Kiarostami). Toutefois, lorsque j’ai eu vent que Kiyoshi Kuroswa, auteur des légendaires Cure, Retribution ou même l’excellent Creepy au dernier festival Fantasia, allait tourner un film en France, je me disais qu’il y avait là un auteur à la signature si intègre qu’il ferait indéniablement parti de ceux qui réussissent leur passage à l’étranger. Malheureusement, Le Secret de la Chambre Noire se trouve davantage dans le coin des déceptions. Coiffé d’une distribution de première force (Olivier Gourmet, Tahar Rahim et Mathieu Amalric notamment), Le Secret de la Chambre noire nous raconte l’histoire d’un photographe (Olivier Gourmet) obsédé par les photos anciennes et de son assistant (Tahar Rahim). Rapidement, le travail sombre dans une spirale de souvenirs douloureux et de magouilles douteuses auxquels se mêlent divers personnages plutôt glauques notamment la fille du photographe et un promoteur immobilier sans scrupule. D’entrée de jeu, le jeu des acteurs est la grande déception, spécialement lorsque l’on regarde les solides noms présents au générique. Aucun d’entre-deux ne semble s’en tirer avec mention honorable et ils offrent tous une composition un peu fade, sans émotion ni intensité. On sent que l’ensemble manque de direction et les acteurs trop laissés à eux-même. La psychologie des personnages est également trop faiblement développée et affecte l’ensemble de la crédibilité du récit. Manque d’inspiration Certains plans demeurent par contre magnifiquement cadrés et nous rappelle tout le talent du cinéaste Kiyoshi Kurosawa. Ceux-ci sont toutefois trop anecdotique dans une histoire qui ne prend jamais véritablement son envol ni ne pose les bases solide d’un suspense. Si Kurosawa avait réussi l’incursion hors du cinéma d’horreur avec Tokyo Sonata, Le Secret de la Chambre noire n’arrive pas à la hauteur des standards auxquels le célèbre cinéaste nippon nous a habitué.
weihnachtsmann
weihnachtsmann

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2,5
Publiée le 08/03/2017
Une histoire de revenants et de fantômes... on ne sait pas qui est réel ou qui habite véritablement cette étrange maison. Cependant la déception est grande de part le secret qui n'en est pas vraiment un, par cette histoire immobilière qui n'a aucun intérêt et cette fin banale et si attendue...... Reste la musique et la belle ambiance fantastique
traversay1
traversay1

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2,0
Publiée le 08/03/2017
A la fin de la projection de Le secret de la chambre noire, le spectateur peu séduit se posera immanquablement la question : et si, avec la même trame, le film avait été tourné au Japon, le résultat aurait-il été meilleur ? Réponse immédiate : très certainement, l'univers fantasmagorique de Kiyoshi Kurosawa se mariant davantage avec les brumes nippones et les cerisiers en fleurs qu'avec une grande bâtisse bourgeoise en périphérie parisienne et le RER comme mode de transport. Le point de vue est occidental évidemment pour qui les fantômes japonais ont quand même plus d'allure que leurs collègues européens. Le secret de la chambre noire est terriblement lent pendant sa première heure et son glissement progressif vers le fantastique, s'il donne un peu de rythme au film, en accentue finalement les limites d'un scénario prévisible par la suite et qui n'est pas loin de sombrer dans une veine grotesque que l'on pensait étrangère au cinéma de Kurosawa (à moins qu'on ait placé le réalisateur un peu trop haut, hypothèse qui rend corps si l'on considère son avant-dernier film, Creepy, encore inédit dans nos salles et très décevant). Le seul suspense du film est immobilier, ce dont on n'a cure tandis que l'intrigue bascule vers des rivages que n'importe quel cinéphile, surtout amateur de fantastique, a déjà vu et revu. Ce qui n'arrange pas l'affaire est la fadeur des dialogues et une interprétation à plusieurs vitesses comme si les acteurs n'étaient pas dans le même film : c'est dans doute voulu mais cela rend le métrage bien faible et inopérant en matière d'émotion. Tahar Rahim hérite hélas d'un rôle qui n'est pas fait pour lui et le caractère de son personnage est totalement incohérent. Olivier Gourmet, en vieux routier, assure ses arrières mais on l'a vu bien meilleur auparavant. Seule Constance Rousseau, avec son physique diaphane et intemporel, impressionne par sa délicatesse et son évanescence. Au point qu'elle pourrait sans problème jouer dans le remake du film en japonais. Maigre consolation tout de même pour un film que la greffe d'un pays à un autre n'est pas chose si facile. Verhoeven avec Elle et Farhadi avec Le passé ont pourtant prouvé qu'ils pouvaient être crédibles et même davantage sans renier leur univers mais en l'adaptant avec justesse aux contingences d'une ambiance française. Pour Kurosawa, ce n'est vraiment pas le cas.
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