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The Big Short : le Casse du siècle
note moyenne
3,7
6810 notes dont 549 critiques
9% (48 critiques)
30% (167 critiques)
32% (176 critiques)
17% (92 critiques)
8% (44 critiques)
4% (22 critiques)
Votre avis sur The Big Short : le Casse du siècle ?

549 critiques spectateurs

benoitG80

Suivre son activité 932 abonnés Lire ses 1 337 critiques

4,0
Publiée le 27/12/2015
"The Big Short : Le Casse du Siècle" passe par la case du documentaire, mais revisité à la sauce fiction d'après des faits réels et passionnants pour donner un résultat brillant et à la hauteur de son enjeu, c'est à dire informer le spectateur (et contribuable payeur) et le dégoûter à tout jamais des milieux financiers ! Et à ce niveau, ça fonctionne très bien car même si on est déjà aguerri du système et de cette crise de 2008, la façon dont ce sujet est traité mérite franchement qu'on s'accroche jusqu'au bout au déroulement hallucinant de cette histoire de magouille et d'enrichissement ! Car voir des visionnaires illuminés "calculer" leur coup à ce point-là (et là le verbe est plus qu'imagé !), afin d'arnaquer d'autres restés dans la pénombre, d'une manière aussi éclatante, rythmée et avec autant d'aplomb et de déterminisme laisse complètement pantois, avec une sensation d'être également le dindon plus que plumé de cette farce au goût amer ! Dire que la misère des uns fait le bonheur des autres, est démontré ici avec une énergie et une logique déconcertante... Peu d'action réelle certes, mais celle-ci est compensée par une fièvre, une fougue plus que présente, intense et palpable dont le crescendo va vers l'explosion finale ! Telle cette bulle dont l'image très forte prend tout son sens... Pour ce faire, les personnalités fortes, atypiques pour certaines (Christian Bale, Ryan Gosling, Brad Pitt,...) la musique, les incursions pédagogiques distillées à point, font de ce film un moment épatant d'efficacité. Ce cinéma de Adam McKay est intelligent en ayant le mérite de nous déciller et de nous réveiller un minimum sur le rôle (ou plutôt son absence !) que nous jouons en tant que minuscules petits pions exploités, d'un échiquier dirigé par de voraces amateurs d'argent prêts à tout pour en toujours plus ! Toujours plus en toute immoralité, quitte à ce que la plupart reste sur le carreau sans le moindre sou en poche ! Car au diable le fait de prendre parti et de dénoncer un scandale, alors qu'au fond, on peut en avoir le beurre, l'argent du beurre et la crème qui va avec... Reflet cinglant et cynique d'une triste société totalement déshumanisée, dont ce processus infernal et pervers se reproduit toujours à l'infini, sans penser espérer en voir un jour le bout.
flemar

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3,5
Publiée le 24/12/2015
Difficile d'écrire une critique de "The Big Short : Le Casse du siécel..." Tout d'abord la première chose à dire ne surtout pas se fier au titre...si tu cherches un film d'action ou si tu penses qu'il s'agit d'un film de braquage: PASSEZ VOTRE CHEMIN ! Non The Big Short est l'histoire de la plus grosse crise financière, crise dite des Subprimes... Le BA est flatteuse et ne refléte pas à mon sens le film. The Big short est un film complexe, technique et qui sera à mon avis difficilement accessible à la majorité. Les nombreux tutos sur les termes techniques et financiers me font penser à un livre du type "La finance pour les nuls". Sur un plan cinématographique j'aime beaucoup la facons dont c'est filmé, dont les séquences s'enchainent et la realisation de Adam MacKay. Le casting est énorme Christian Bale est comme d'habitude incroyable, Ryan Gosling plus ca va plus je suis fan, Steve Carell et Brad Pitt parfait egalement...Bref du lourd! Au dela de ca je ne sais pas que penser de ce film qui flirt entre le documentaire schizophrène, où au final les narrateurs nous racontent l'histoire des subprimes, tout en essayant de s'enrichir sur cette misère. De nombreux termes techniques sont utilisés.. CDO, CDO Bespoke, Interest Rate swap et/oCurrency swap....le film décrit assez bien cette finance spéculative mais je me demande si je préfère pas un bon doc d'Arte sur le sujet...ou alors carrement un film divertissant du type du Loup de Wall Street. Dans The Big Short si vous etes néophytes dans la finance il faut clairement etre concentré pour suivre ... mais au final ce qui est sur c'est qu'on sort de ce film en se disant que nous sommes les dindons de la farce et que l'on apprend pas grand chose de nos erreurs... A méditer et à voir si tu n'as pas envie de te détendre et si tu es un peu SM...
Gaetan R.

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3,5
Publiée le 24/12/2015
J'ai été plutôt convaincu par "The Big Short : Le casse du siècle". Tout d'abord, par son parti pris scénaristique de suivre les "lanceurs d'alertes" d'un système financier totalement déshumanisé, où les chiffres vous donnent la nausée. Nulle glorification ironique d'un quelconque trader arrogant ici, comme a pu le faire "Le Loup de Wall Street", même si - soyons clairs - nos protagonistes ne sont pas tous totalement humanistes dans leurs intentions. Le point de vue est donc lucide et factuel et le message sans équivoque. Par ailleurs, le réalisateur a le bon goût de ne pas perdre de vue que le monde de la finance est, pour le commun des mortels, totalement opaque et totalement indécent. Ne nous mentons pas, qui est capable aujourd'hui d'expliquer clairement de manière exhaustive ce qu'a été la crise des "Subprimes" de 2007 et ses enjeux ? A ce niveau, l'intention est plutôt louable : le film est jalonné d'apartés "didactiques" décalées pour ne pas perdre le spectateur en route. En soi, le procédé est très pertinent mais malheureusement insuffisant. Plus d'une fois, Je n'ai pas pu m'empêcher de me dire qu'à moins d'avoir un Master en Economie, il est difficile de saisir toutes les subtilités des rouages de cette machinerie folle, narrées par le personnage de Ryan Gosling. En un sens, on peut se dire que c'est le but : retranscrire la confusion apocalyptique qu'a représenté cette crise financière aux USA puis dans le reste du monde. Les conséquences sociales dramatiques sont induites subtilement en filigrane On flirte ainsi avec un quasi-documentaire d'investigation. Cela apporte une réelle crédibilité à un film dont l'unique argument aurait pu être - du moins en apparence - son casting 5 étoiles (Steve Carell en tête), pour lequel je n'ai absolument rien à redire.
lhomme-grenouille

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4,0
Publiée le 03/01/2016
Mais qu’il est étrangement vendu ce « Big Short »… A lire vite fait les présentations de la presse, il avait l’air de se présenter comme un bien sage film plaidoyer contre les malversations financières de la crise de 2008, un peu en mode « les hommes du président ». Pourtant, maintenant que j’en ressors, je trouve qu’on est bien loin de ça. A dire vrai, le paradoxe que je trouve à ce « Big Short », c’est qu’il s’agit là d’un film mutant qui ne cesse de cacher son jeu et de mettre du temps à se dévoiler vraiment pour ce qu’il est. Est-ce volontaire ? Ou bien est-ce la conséquence d’un réalisateur qui a mis du temps à se chercher au cours de son processus créatif ? Honnêtement, je n’en sais rien. Seulement, le résultat est là, et honnêtement, sur moi, ça a quand même vraiment bien marché. Pourtant, pour être totalement honnête avec vous, c’était loin d’être gagné au départ. En effet, durant tout le premier quart d’heure, le film ne cesse de switcher entre plein de styles et plein de démarches différentes. Et vas-y que je te mets des images d’archives en mode documentaire à la « Inside Job » ; vas-y que j’enchaine avec des images tournées en mode « found-footage » avec un cadrage qui s’égarent, un focus qu’on refait en plein pendant la prise ; histoire de faire vraiment « image réelle » voire « image volée »… Et pourtant, au milieu de tout ça, voilà qu’on retrouve aussi des scènes beaucoup plus classiques, dignes d’un thriller financier à la « Margin Call », avec même parfois des scènes assez what-the-fuckesques où d’un seul coup, Selena Gomez ou un cuistot new-yorkais peuvent nous faire une petite leçon de pédagogie au sujet de la finance d’aujourd’hui (véridique). Ce mélange des genres a clairement un côté foutraque qui peut en égarer plus d’un, car non seulement ça brouille les pistes par rapport à la démarche réelle du film, mais en plus la vitesse d’exécution ne facilite pas forcément la compréhension. Et pourtant, le temps allant, je me suis moi-même surpris à me laisser prendre au jeu, et c’est là que ce « Big Short » a fini par révéler son jeu. Au fond, sur le sujet du monde de la finance du XXIe siècle, « Inside Job » avait déjà exploré le côté pédagogique, « Margin Call » avait déjà exploré la dimension « thriller en huis-clos » et « Le loup de Wall Street » avait déjà exploré la fresque bigger-than-life de ces criminels dont on adore voir l’ascension puis la chute. Que restait-il pour ce « Big Short » ? Eh bien la réponse donnée par McKay est simple : il restait à chercher un point d’équilibre entre les trois. Et le pire, c’est que, sur moi, ça a marché. Et à mon sens ça marche d’autant mieux que, justement, McKay joue des codes et trompe sur les cartes. On s’attend à une certaine forme de résolution, à une certaine forme de cheminement, comme le font la plupart des thrillers (et c’est génial parce que c’est la posture dans laquelle sont aussi les personnages !) et voilà que le sol se dérobe sous nos pieds à tous en découvrant progressivement la réalité du petit jeu auquel tout ce petit monde s’est risqué. Et franchement, sur ce plan là, sur cette manière de nous amener sur la réalité de cette crise, « The Big Short » réussit franchement bien son coup. « Inside Job » nous avait dit que cette crise était la faute à de la manipulation ; « Margin Call » nous avait dit que c’était la faute au cynisme, et « Le loup de Wall Street » nous avait dit que c’était la faute à l’avidité et au manque de moralité. « The Big Short » lui tend à nous proposer un portrait complémentaire. A travers lui, on voit comment cette crise est aussi le produit d’une bêtise collective, d’un manque incroyable de maturité, de lucidité et d’intelligence. Non seulement je trouve ça pertinent, mais limite je trouve que ça fait un effet peut-être pire que les films précités. Les autres films m’avaient révolté. Celui-ci m’a fait peur. Et j’ai presque envie de dire qu’il ne m’a pas fait peur à l’égard du seul monde de la finance, mais il m’a clairement fait peur par rapport à l’humain. En cela, ce « Big Short » est quand-même balèze, parce qu’il parvient finalement à faire ce que peu de films plaidoyers arrivent à faire : ils élargissent leur perspective. Ce film, même dans plusieurs décennies, même si on arrive à quitter cette logique politico-socio-économique dans laquelle nous sommes (chose à laquelle je ne crois que fort peu), il aura encore ce pouvoir (du moins sur moi) de nous refiler la chtouille sur la nature humaine et le comportement des individus face à une situation donnée. En cela, ce film fait le boulot. Il m’a plu, il m’a parlé, il m’a apporté. Que demander de plus ? Voilà de quoi redorer une année 2015 bien moribonde en termes de cinéma…
PèreVinyard

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3,5
Publiée le 08/01/2016
En 2005, une poignée d’outsiders profitent de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des médias et du gouvernement, pour anticiper l’explosion de la bulle financière et mettent au point le casse du siècle. Le film est avant tout porté par un casting 5 étoiles (Christian Bale, Steve Carell, Ryan Gosling, Brad Pitt) qui ont tous acceptés de baisser leurs salaires respectifs afin de pouvoir jouer ensemble et on comprend pourquoi. Ce film (à la forme d’un documentaire) est passionnant à suivre tant par la qualité du jeu d’acteur (Bale et Carell en tête) que par cette fin qu’on connait tous. Ceci étant dit, la curiosité nous prend à la gorge pour savoir comment cette crise s’est formée. Le film se concentre avant tout sur les IMS (des prêts immobiliers). La cible des banques ? L’américain moyen. Cette personne qui rêve d’avoir une maison toujours plus grande, d’une voiture toujours plus grosse… et qui est prêt à emprunter pour que ses désirs soient réalisés. Seulement, le film insiste bien sur un point : Quoique la banque t’offre, ce ne sera jamais dans ton intérêt mais toujours dans le sien, si elle te donne 1.000 euros, c’est qu’elle en veut 2.000 en retour. De plus, je pensais que pour ce film il me faudrait un minimum de notions techniques afin de rentrer dans le film dans de bonnes conditions, mais non pas tant que ça. Les termes techniques sont assez bien expliqués. On retrouve une BO très intéressante. On notera les passages très métal de Bale à la batterie qui sont très saisissants. En conclusion, ce film est assez bon mais n’est pas accessible à tous. On rentre dans les coulisses de la finance et on nous montre que beaucoup de choses se font sans qu’on le sache et que nous ne sommes pas forcément maîtres de notre destin. Toutefois, le film s’essouffle à certains moments et nous empêche de plonger dans une immersion totale
didou65

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4,0
Publiée le 27/12/2015
Une comédie mordante sur un sujet grave : la crise financière de 2007. Avec un ton décalé, un humour cynique, une pédagogie surprenante, le casting de rêve Bâle, Pitt, Gosling nous fait comprendre la crise des subprimes hypothécaire américaine. Un film à recommander à tous les amateurs de thriller économique : même si on connaît déjà la fin, le suspens nous invite à découvrir la spirale folle de ces traders qui ont perdu tout sens de l'economie réelle !
LeFilCine

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4,0
Publiée le 26/12/2015
Seulement quelques années après la crise des subprimes de 2007, et le marasme économique qu'elle a engendré, les cinéastes américains s'emparent donc déjà de ce sujet brûlant. Adapté du livre éponyme de Michael Lewis, The Big Short décrit comment quelques financiers plus malins que les autres avaient réussi à anticiper l'éclatement de la bulle des crédits immobiliers. Le réalisateur, Adam McKay, a réussi à constituer un casting en or (Brad Pitt, Steve Carell, Ryan Gosling et Christian Bale) autour de cette adaptation cinématographique. Steve Carell et Christian Bale sont de très loin au-dessus de leurs petits camarades, et livrent des prestations bluffantes. Ce dernier interprète Michael Burry, l'homme qui le premier a compris que le marché des crédits immobiliers américain allait droit dans le mur. Il arrive à donner une excentricité et une personnalité remarquable à son personnage. Et on peut lister les mêmes qualités pour Steve Carell, encore meilleur dans un rôle ardu de capitaliste tourmenté. Le scénario n'élude pas les concepts financiers abscons (tout en essayant de les expliquer de manière humoristique) et est donc souvent complexe. En effet, il faut souvent s'accrocher pour ne pas perdre le fil du récit, très rythmé et fourmillants de notions économico-financières pointues. The Big Short est donc à conseiller tout particulièrement à ceux ayant des connaissances de base en économie. Dans le cas contraire, le récit devient vite incompréhensible. Mais ce que l’on retient surtout, c’est la formidable énergie que dégage le film, des acteurs totalement impliqués et brillants, et surtout ce démontage en règle du monde cynique et pervers de la finance et des banques.
vidalger

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4,0
Publiée le 23/12/2015
Ce thriller dont on connaît déjà la fin, sur le sujet plutôt barbant a priori de la haute spéculation financière de Wall Street, réussit le pari de nous passionner de bout en bout. La mise en scène dynamique, les patchs pédagogiques drolatiques, la pêche des acteurs, tout nous emporte à un rythme d'enfer vers l'explosion finale (et l'écœurement aussi!). Bale, Carell, Gosling, Pitt composent tous des personnages déjantés et qui réussissent à perturber une petite routine cynique basée sur l'entubage à grande échelle du bon peuple. On est loin des grosses machines starwariennes mais on a un peu plus l'impression que l'on fait appel à l'intelligence du spectateur.
Rainfall_Shadow

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5,0
Publiée le 24/12/2015
Un casting 5 étoiles pour un réel sujet de société façon film-docu à la Michael Moore ou comment vulgariser de complexes notions d'économies en un film de deux heures et quart. L'avantage c'est que ça permet de comprendre deux choses : comment le capitalisme est gangrené jusqu'au trognon et comment il est difficile d'être du bon côté quand toutes les strates sont pourries ! Mention spéciale à Steve Carrel qui après Foxcatcher poursuit sa métamorphose en acteur sérieux !
danna2509

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4,0
Publiée le 24/12/2015
En allant voir ce film cet après-midi, j'allais voir une comédie d'Adam Mc Kay, une de celles qui me font tordre de rire (Very bad cops, 2010; Frangins malgré eux, 2008, Ricky Bobby...,2006, et bien sûr la série des Burgundy). Le casting était alléchant quoique je me demandais ce qu'y faisait Christian Bale, excellent acteur mais pas forcément doué d'un potentiel comique renversant. Le fait est que The big short n'a rien d'une comédie hilarante. spoiler: L'histoire commence dans les années 70 puis passe très vite au début des années 2000, juste avant que la bulle immobilière n'explose et que le monde se prennent une des plus grandes crises de l'histoire du capitalisme. Adam Mc Kay nous offre un film à la fois pédagogique (on comprend un peu mieux la crise des subprime) et palpitant. Nous suivons le parcours de plusieurs personnages et le rôle qu'ils vont jouer dans ce problème à grande échelle. Il y a le visionnaire, l'opportuniste (ils sont plusieurs à vrai dire) et les experts tiraillés par leurs consciences. Il semble que ce soit tiré d'une histoire vraie ! C'est un film très différent dans le ton de ce qu'Adam Mc Kay a fait auparavant. On rigole parfois mais le but n'est clairement pas de nous clouer le cul par terre à coup de gags idiots. Cependant, on garde certains des traits qui constituent le cinéma du réalisateur comme la critique des puissants et le fait que l'intrigue soit porté par des crétins, ici ce sont les agents de la finance dans leur ensemble et il faut le dire, ils n'ont rien de drôle. Et pour les fans, il y a quelques clins d'oeil dont notamment spoiler: le placement incontournable de Sweet Child o' Mine de Gun's n' Roses. On pourra se demander ce que ce film apporte par rapport au florilège de films et documentaires qui ont déjà traité la question depuis 2009. Surement pas grand chose. Il a le mérite de nous permettre de nous recentrer sur ce problème et de faire intervenir tous les participants de cette crise : de l'agent immobilier au directeur de banque en passant par les petits gérants de fonds d'investissements. La force du film est ailleurs, dans la rencontre de ce réalisateur avec ce sujet. Jude Apatow avait opéré un changement notable avec Funny People (2008) confirmé par 40 ans mode d'emploi (2012). Adam Mc Kay, lui, opère une révolution. Son indéfectible intérêt pour les crétins sert ici une histoire très sérieuse. Son simple nom cautionne la dimension bouffonne de cette crise aux conséquences désastreuses. Notons, qu'ici encore, il met en scène à merveille les montées de testorène qui envahissent ces personnages jusqu'à leur faire perdre le sens des réalités (on pense à Samuel L. Jackson et Dwayne Johnson dans Very bad cops). Ces héros sont comme à chaque fois des rêveurs gonflés à la gagne. Mais cette folie qui fait rire dans ces précédents films devient dans The Big Short profondément inquiétante. Certains fans seront peut-être un peu chahutés, d'ailleurs quelques personnes sont sorties pendant le film, mais pour ma part, j'ai beaucoup apprécié ce film qui est allé à l'opposé de ce que je croyais allé voir.
pcone

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4,0
Publiée le 24/12/2015
"Shorter" en langage boursier, c'est parier contre. Tout le film repose donc sur l'explication (passionnante) de la crise des subprimes et l'arnaque gigantesque des banques qui a conduit à l'effondrement du système. Tiré d'un histoire vraie, l'histoire de ces quelques visionnaires qui ont tenté de révéler la vaste dérive du capitalisme. Un casting de rêve pour un film totalement pédagogique pour qui ne comprend rien aux termes utilisés par les traders et autres banquiers. Dans cet univers de corruption, il est difficile de pardonner à ceux qui ont orchestré la faillite et le chaos financier. Sur ton de comédie, un sujet grave et plus qu'intéressant !
selenie

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4,0
Publiée le 23/12/2015
Énième film sur la crise financière dont on a déjà pu voir des films dont l'excellent "Margin Call" (2012) de J.C. Chandor. La construction du récit est à la fois décousu et complètement cohérente désirant être le plus clair possible. En effet là où "MarginCall" était un peu trop technique (car secondaire) ici il y a un réel soucis d'être compréhensible et pédagogique. Le récit est donc parsemé de plusieurs apartés, soit par le narrateur soit par des "exposés" pratiques expliqués par des guests de circonstance. C'est à la fois tellement effrayant et effroyable que, comme l'indique le film, le public va vite refermer les yeux.
Thomas B.

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5,0
Publiée le 13/12/2015
Je vais avoir du mal à m'organiser pour parler de ce film tellement il y a de (bonnes) choses à dire. Mais quel bon film ! Au début, la réalisation mène a confusion mais on s'y habitue peu à peu, le scénario qui fait monter le suspense petit à petit et les cassures créatives (souvent humoristique en utilisant l'humour noir) apportent beaucoup au spectateur (parce que les termes financiers ne sont pas à la portée de tous). Les personnages s'adressent directement à l'audience, associé à cela le montage et la réalisation (presque façon documentaire), on a vraiment l'impression de faire partie de l'équipe, on est immergé dans l'histoire, on a envie d'y prendre part. Une équipe qui est la seule à savoir que la crise des subprimes va arriver, on sent donc la crise (et avec ça la tension) approché, et la façon dont ils vont éviter ce traquenard est brillante. Le jeu d'acteur est exceptionnelle notamment Christain Bale, mais je tire ma révérence à Steve Carrell qui prouve après Foxcatcher qu'il est un excellent acteur (il est sans aucun doute un candidat sérieux aux oscars). Enfin la morale derrière ce film est vraiment ludique et est brillamment exposé par toute l'équipe de ce film. Un grand bravo et un grand merci.
J-C D.

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3,5
Publiée le 24/12/2015
Vue en VOST, c’est l’histoire authentique de l’enchaînement des escroqueries de la bulle des subprimes qui a mis à terre l’économie mondiale avec ses dramatiques conséquences socio-économiques. Un dossier complexe, impeccablement réalisé, d’autant plus malaisé à suivre que les notions financières et bancaires qui le composent sont hermétiques pour la majorité des gens (saufs les financiers et les banquiers !) et qu’elles s’enchaînent à très grande vitesse. Heureusement, des coupures pédagogiques humoristiques ont été prévues pour les cancres. Suspens digne d’un thriller intelligent, dont la fin est connue, mais dont les mécanismes de détail sont ignorés . Intéressant et utile à voir ne serait-ce que pour savoir comment le crash boursier était évitable car prévu de longue date et pour savoir les suites données.
fcaponord

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5,0
Publiée le 23/12/2015
:red super film qui navigue excellemment bien entre le drame, la comédie et le thriller sur la genèse de l'éclatement de la bulle des subprimes, ces oblig pourries basées sur l'immobilier (réputé indestructible) qui ont été le centre du scandales ayant fait dévisser les bourses mondiales, mais qui surtout ont occasionné d'énormes drames sociaux......mais les pro de la finance ont bien compris l'ampleur du désastre à venir en sachant que c'était les contribuables qui au final allaient être mis à contribution, car à cette époque 1 seul banquier avait été incarcéré (le pauvre malchanceux)...et puis comme ces abus et ces détournements de droit n'ont pas été compris par la majorité de la population (du fait de la complexité des montages dans un système frauduleux ou la grande majorité des financiers se sucrait sur la base de leur mauvaise foi =>accorder des crédits à tx variables à un profil insolvable), ce sont les étrangers qui ont été désigné du doigts comme étant la cause à tout ces maux.... ce film bénéficie d'une superbe distribution, rendant totalement crédible ce monde de folie dans cette atmosphère effrénée, avec de savoureux clins d’œils comiques (la finance expliqué aux nuls) ! :) à découvrir ! :$
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