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    Amour Fou
    note moyenne
    2,9
    80 notes dont 14 critiques
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    21% (3 critiques)
    29% (4 critiques)
    29% (4 critiques)
    7% (1 critique)
    14% (2 critiques)
    Votre avis sur Amour Fou ?

    14 critiques spectateurs

    tixou0
    tixou0

    Suivre son activité 279 abonnés Lire ses 1 102 critiques

    0,5
    Publiée le 5 février 2015
    Dieu sait que je suis "bon public" - dans le sens où le cinéma austère (par exemple..) ne me rebute pas du tout. Mais à la condition qu'il y ait du sens, du fond, de l'intérêt... Heinrich von Kleist, auteur de "La Marquise d'O.." (dont Rohmer fit un film, en 1976), de "Le prince de Hombourg" (dont Bellochio fit un film en 1996) et de "Michael Kohlhaas" (plusieurs fois adapté au cinéma, dont en 2013 par Arnaud des Paillières, avec Mads Mikkelsen) - entre autres oeuvres romanesques, théâtrales et poétiques, fit une fin romantique, à l'âge de 34 ans, en 1811 (en France, année de naissance du futur Aiglon, unique fils légitime de Napoléon 1er). Il se suicide, en compagnie d'Henriette Vogel (qu'il tue d'abord), une jeune femme mariée (atteinte d'une "maladie de langueur", mais se croyant incurable) avec laquelle il entretenait une correspondance amoureuse, depuis un an environ. L'Autrichienne Jessica Hausner (élève de Haneke - "Hôtel" ; "Lourdes") prétend raconter cet épisode ultime de la vraie vie du grand écrivain allemand (Prusse), avec "Amour fou". Si la forme est soignée, très esthétique, très recherchée (volontairement sans musique, autre que quelques intermèdes, répétitifs, assurés par Henriette et sa fille...), on cherche en vain cet "Amour fou",c'est-à-dire la passion d'absolu de Kleist.... On ne voit qu'un petit jeune homme oisif, proposant mollement à sa cousine Marie d'abord, puis à Henriette (par défaut) de mourir avec lui - cette dernière menant une vie étriquée de provinciale, bonne épouse et mère d'une fillette. Sans que l'on saisisse pourquoi ! Christian Friedel ("Le Ruban blanc" de Haneke) fait un Kleist crédible au physique - par comparaison avec les portraits de ce dernier. Seul point positif d'une réalisation sophistiquée, mais sans âme. Et d'un ennui abyssal... Petit retour sur mon expérience des films de JH : avais baillé sans remède à "Hôtel" (2004), mais m'étais passionnée en visionnant "Lourdes" - avec Sylvie Testud (2009)....
    OLR
    OLR

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    2,0
    Publiée le 18 février 2015
    Une "dramédie" librement inspirée de l’histoire du suicide du poète Heinrich von Kleist en 1811. Berlin, début du XIXe siècle. Les guerres de la Révolution française et de l’Empire ont enlevé à l’Autriche une grande partie de ses possessions en Allemagne et toute l’Italie. Heinrich von Kleist (interprété par Christian Friedel), poète et dramaturge, est en proie à une mélancolie morbide et, malgré son âge, est las de la vie. Il cherche désespérément une âme sœur, non pas pour la vie mais pour la mort, qui acceptera de l’accompagner dans son suicide en mourant avec lui. Épris de sa cousine Marie, il lui formule sa proposition mais celle-ci refuse. Il jette alors son dévolu sur Henriette Vogel (l’excellente Birte Schnoeink), jeune femme mariée, qui accepte après avoir été diagnostiquée d’une maladie incurable. Pour son quatrième long métrage, Jessica Hausner signe un film mélancolique et loufoque dont la richesse scénaristique vient pallier à une audacieuse lenteur et une mise en scène très austère. Contrairement à ce que le titre indique, il n’y a point de scènes d’amour dans cet Amour Fou, ni aucun moment d’effusion sentimentale d’ailleurs. Les personnages s’embrassent (et s’étreignent parfois) pieusement, mais sans aucune exultation charnelle. Les décors et les plans reflètent d’ailleurs les relations des protagonistes : c’est simple, tout est droit et carré. Même les lits des époux sont à angle droit, histoire d’éviter tout coït. La majorité des plans sont fixes, ce qui gênerait moins si les personnages n’étaient pas si fixes eux aussi. Au milieu de toute cette droiture, les seuls moments où l’on perçoit du mouvement et quelques lignes brisées sont ceux où Heinrich et Henriette se dirigent en diligence vers Potsdam et qu’ils se baladent en forêt pour s’y donner la mort. A croire que leur tragique destin est plus excitant que celui des salons d’érudits. Du début jusqu’à la fin, le film semble avoir été tourné dans un théâtre : un grand rideau rouge drapé fixé au plafond nous ferait même penser que les personnages se mettent eux-mêmes en scène. Et comme dans une pièce, chacun est une caricature: le poète maudit égocentrique et mégalomane, la bourgeoise mariée soumise et résignée, les nobles mondains hypocrites, les médecins ignorants et charlatans… Tout semble faux et surfait : les couleurs des murs en carton pâte sont criardes et les costumes ressemblent à des patrons teints à peine cousus. On a l’impression de voir un print ad en 4 x 3 pour Benetton version XIXe siècle. Autre détail qui nous a saisi, l’absence de musique, qui aurait pu nous aider à comprendre le ton du film: tragique, comique, dramatique ? Les seuls airs que l’on entend sont des lieder allemands chantés par une Henriette accompagnée au piano par sa fille Pauline : l’histoire d’une violette qui veut se faire cueillir par une jeune fille qui ne la voit pas et l’écrase, ou encore Au-delà des montagnes bleues qui est l’endroit où visiblement les personnages aimeraient mourir. Ces chansons reflètent au final le triste destin de la protagoniste : celui de n’être aimé par personne et de trouver la paix dans la seule immortalité, c’est-à-dire dans la mort. Conclusion, le film est très bien construit mais manque cruellement de rythme. Il faut attendre 45 longues minutes pour se souvenir que le titre de ce qu’il nous est donné à voir est bel et bien Amour Fou (on est surpris d’ailleurs de s’en rappeler). Au final, on n’a pas eu vraiment envie d’aller au-delà des montagnes bleues et n’a cessé de s’imaginer pendant tout le film dans cette publicité pour Crunch à inventer des rebondissements pour rendre le film plus vivant (et ce qui est drôle, c’est que le type s’appelle aussi Heinrik). Donc notre conseil : si vous êtes déprimés ces temps-ci, n’allez pas voir Amour Fou. Mais si vous ne l’êtes pas, n’y allez pas non plus !
    ninilechat
    ninilechat

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    1,5
    Publiée le 10 février 2015
    Manifestement, Jessica Hausner est une grande admiratrice de Mikael Haneke. Las! il ne suffit pas de copier les procédés de ce cinéaste majeur (distanciation, froideur de l'œil qui filme, relative opacité des personnages) pour en avoir le talent.... C'est à un assassinat post-mortem de Heinrich von Kleist que nous assistons avec consternation. On connait bien en France ce dramaturge romantique, dont nombre de pièces ont été montées (Gérard Philippe dans le Prince de Hombourg...), sans oublier le beau film d'Eric Rhomer: La marquise d'O..... interprété par la lumineuse Edith Clever et l'excellent Bruno Ganz, éclairé comme des oeuvres d'Ingres par Nestor Almendros. Film dont on se souvient, et dont, manifestement, Jessica Hausner s'inspire aussi dans la composition de ses tableaux. Plus récemment, Arnaud des Pallières (après Volker Schlöndorff) a également réalisé un épatant Michael Kohlhass.... C'est dire si nous l'estimons, cet auteur dépressif!! Je crains donc que ses nombreux admirateurs ne trouvent par leur compte dans le portrait d'autiste obsessionnel qu'on nous propose ici.... Il s'agit de la dernière période de la vie de Kleist, précédant son suicide, en compagnie de sa maitresse, Henriette. On imagine donc l'écrivain (gravement dépressif, ça on le sait, quoique fort actif et prolifique) obsédé par l'idée de se suicider en compagnie d'une chérie. Henriette n'est pas le premier choix: il offre le poste à Marie, une cousine qui aime bien discuter philosophie avec lui et qu'il imagine donc amoureuse: elle ne le prend pas au sérieux, et même si elle est d'accord pour dire que, philosophiquement, la vie est une horreur, elle n'entend pas la quitter de sitôt... Il se retourne donc vers Henriette (Birte Schnoeink), jeune bourgeoise cultivée, musicienne.... qui souffre d'évanouissements. La faculté, qui n'a pas fait semble t-il beaucoup de progrès depuis Molière, détecte un cancer fort avancé.... à moins que cela ne soit juste un problème nerveux. Christian Friedel ressemble étonnamment à Kleist, d'après ses portraits. Engoncé dans ses cols, le visage uniformément grognon, le regard fixe, il dispute à Henriette l'oscar du plus mauvais acteur. Je crois que les deux malheureux sont simplement très mal dans ce qu'on leur demande, voix monocorde, faciès inexpressif.... Pourquoi Henriette suivrait elle ce si peu séduisant personnage? Elle a un très charmant mari, Friedrich (Stephan Grossman, le seul qui n'ayant pas l'air d'un parfait robot, sauve un peu la distribution), une ravissante fillette qui partage avec sa mère le goût de la musique, et elle ne souffre pas! On se demande bien ce qui, dans ces conditions, la pousserait à devancer l'appel..... Plus qu'un mauvais film, c'est une mauvaise action pour les protagonistes du vrai drame. Avec lequel il n'a évidemment rien à voir. Fuyez!! Je ne mets pas zéro à cause de la beauté de la plupart des scènes -directement pompées chez Rohmer /Almendros donc....
    traversay1
    traversay1

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    3,0
    Publiée le 4 février 2015
    L'autrichienne Jessica Hausner est une adepte d'un cinéma distancié, froid et quelque peu absurde, non dénué d'humour. Tout cela fonctionne plutôt bien dans des sujets contemporains (Lourdes). On sera moins affirmatif et plus circonspect quand elle s'attaque, dans Amour fou, à la bonne société berlinoise du début du 19ème siècle, compassée et étouffante. Les intentions de la réalisatrice sont à moitié mystérieuses quant à sa vision du romantisme allemand (et de Kleist) qu'elle n'est pas loin de ridiculiser tout en adoptant ses codes les plus évidents, non sans talent d'ailleurs. La composition des cadres et l'interprétation, notamment, sont remarquables, mais ...
    Joséphine L.
    Joséphine L.

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    2,5
    Publiée le 14 mai 2015
    Des images magnifiques, un scénario original mais on s'ennuie... beaucoup.
    grano
    grano

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    4,0
    Publiée le 15 février 2015
    On verrait cette histoire volontiers traduite sur une scène de theatre. Cependant l'intelligence de ce film réside dans une mise en scène subtile. Un scénario qui vous sort des poncifs attendus et vous emmène au-delà de vos à priori. Plus une certaine dose d'humour vous prenant à contrepied. En bref un film à la photo étonnante et à la lumière signifiante.
    Laurent C.
    Laurent C.

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    3,0
    Publiée le 14 février 2015
    Ce film a des airs proustiens et flaubertiens. La mise en scène est si froide, si ennuyeuse qu'on en perd l'intérêt.
    desiles ben
    desiles ben

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    3,5
    Publiée le 8 février 2015
    Très beau film à l'esthétique austère mais non dénué d'humour. Est-ce vraiment de l'amour qui unit Kleist et Henriette Vogel ou Kleist n'at-il pas creusé sciemment les imperceptibles fêlures d'Henriette pour l'entraîner avec lui dans sa chute ? Je me suis même demandé si, au fond, ce n'était pas le mari qui, laissant sa femme libre de choisir son destin, n'était pas le seul qui aimait vraiment... En somme, plusieurs heures après, je pense encore à ce film - preuve qu'il ne m'a pas laissé indifférent.
    Tumtumtree
    Tumtumtree

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    4,5
    Publiée le 5 février 2015
    Superbe petit film néoclassique ! Les acteurs sont charmants, les décors magnifiques, la langue allemande délicate, les costumes raffinées et l'histoire véridique. La mise en scène est fort réussie. Les plans variés se succèdent pour animer sans cesse de façon différente cette histoire qui risquerait de faire du sur-place. Cela rappelle "Bright Star" en un sens... mais en plus allemand... ;-)
    Vivons curieux !
    Vivons curieux !

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    4,0
    Publiée le 7 février 2015
    Jessica Hausner est une réalisatrice qui ne manque pas d’humour quand il s’agit de parler de ses films. A propos de son dernier long-métrage, elle s’amuse à nous rappeler qu’Amour fou est avant tout une « comédie romantique », ce qui est exactement le cas à condition de bien séparer les deux termes et de les distinguer des films que l’on attribue généralement à cette catégorie cinématographique... Lire la suite sur Vivons curieux !
    poet75
    poet75

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    3,0
    Publiée le 9 février 2015
    Inspiré de la vie et de la mort de l'écrivain Heinrich Von Kleist, ce film est une splendeur pour les yeux et pour l'oreille. Pour les yeux parce que chaque plan et chaque scène sont conçus comme de magnifiques tableaux vivants. C'est de toute beauté. Pour les oreilles parce que l'allemand y résonne comme une langue des plus sublimes, ce qui fait tomber certains préjugés. La langue de Goethe, quand elle est bien dite, est un régal pour l'oreille, vraiment! Malheureusement, malgré tant de beauté, l'histoire qui nous est contée m'a laissé quelque peu de marbre. Heinrich, l'écrivain qui n'exprime que dégoût pour la vie au point qu'il veut se suicider, est décrit comme un monstre d'égocentrisme. Impossible d'éprouver la moindre empathie pour ce personnage. Quant à celle qu'il veut entraîner dans sa mort après avoir tenté sa chance en vain avec sa cousine, la pauvre Henriette Vogel, mariée et mère d'une fille, elle est certes touchante, mais tout de même bien naïve et très sotte. Bien sûr, la réalisatrice prend soin de désigner des causes et, en particulier, la prétendue maladie dont elle est atteinte, mais tout de même! Heinrich n'a vraiment rien d'un séducteur! Difficile de trouver vraisemblable une telle histoire, même si elle s'inspire d'une histoire vraie. Mais justement le vrai n'est pas toujours vraisemblable... 7/10
    Daniel Schettino
    Daniel Schettino

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    0,5
    Publiée le 10 mai 2016
    Une comédie de classe incompréhensible. Une Comédie romantique ? Il faut le dire vite, car c'est un film vraiment repoussant. Pourquoi ce film désagréable et ennuyeux ne me fait-il pas sourire une seule seconde ? Le public visé par ce film ne doit sans doute pas rire du tout aux comédies dîtes populaires. C'est une vraie fracture sociale. Quant au romantisme, on le cherche en vain. En quoi est-ce un film romantique ? Et ce qui est le plus "drôle" dans le film, est qu'il parle toujours du peuple. Les personnages du film n'aiment pas le peuple, mais les gens qui ont fait ce film le comprennent-ils ? On s'accapare le peuple, on parle en son nom, sans le comprendre. Et bien je proclame haut et fort, que je n'aime pas ce film. Nous n'avons pas les mêmes valeurs. Pour moi ce film est un repoussoir au plaisir. Et ça je peux l'écrire.
    Marc L.
    Marc L.

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    2,0
    Publiée le 18 janvier 2018
    “Amour fou� retrace les derniers mois de la vie de Heinrich von Kleist, poète incompris devenu à son corps défendant l’emblème du romantisme allemand dans ce qu’il peut avoir de plus désespéré. Consterné par la lecture de Kant qui avait ancré en lui l’idée que la vie n’avait pas nécessairement d’objectif, Von Kleist décida que son but à lui serait de mourir. Vers 1810, le poète entama une relation avec Henriette Vogel qui devint rapidement son âme soeur. Epistolairement, ils préparèrent leur sortie, facilitée par la découverte chez Vogel d’une maladie incurable. Le 21 novembre 1811, Von Kleist tua la jeune femme d’un coup de pistolet avant de retourner l’arme contre lui. Cette oeuvre patrimoniale austère, centré sur le discours et les émotions intimes, observe l’existence monotone d’aristocrates finissants, inconscients des bouleversements politiques qui s’opèrent autour d’eux. Von Kleist cherche désespérément quelqu’un pour l’accompagner dans la mort, tandis que Vogel, quoique se sachant condamnée, hésite à renoncer à ce dont elle dispose encore. Cette valse à deux temps d’hésitations et d’élans sentimentaux contrariés a beau se diriger vers une issue tragique, la préciosité de ce portrait d’une génération et d’une caste laisse de marbre. Pire, elle prête parfois à sourire, tant ce qui torture ces deux êtres à l’esprit farci de littérature et de philosophie paraît loin du mouvement historique de leur temps. Peut-être était-ce là l’intention de cette réalisatrice aux ambitions bien peu lisibles. Peut-être faut-il être romantique, allemand, voire les deux pour pouvoir saisir l’essence de leur vertige existentiel. En tout cas, je n’ai pas appris grand chose sur Von Kleist, très peu sur l’Allemagne de l’aube du 19ème siècle...mais j’ai découvert que l’enculage métaphysique des mouches ne datait pas d’hier. En d’autres mots, je suis totalement passé à côté de cette curiosité au style atypique.
    In Ciné Veritas
    In Ciné Veritas

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    2,0
    Publiée le 25 mars 2018
    Présenté en 2014 dans la sélection Un Certain Regard du festival de Cannes, Amour fou de Jessica Hausner relate la fin tragique (suicide) du poète allemand Heinrich von Kleist. Ce film d’époque (début du XIXème siècle) au sujet grave souffre d’une certaine théâtralité. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
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