Mon AlloCiné
    L'Homme irrationnel
    note moyenne
    3,6
    4733 notes dont 427 critiques
    4% (17 critiques)
    33% (139 critiques)
    36% (155 critiques)
    18% (77 critiques)
    7% (32 critiques)
    2% (7 critiques)
    Votre avis sur L'Homme irrationnel ?

    427 critiques spectateurs

    Estonius
    Estonius

    Suivre son activité 221 abonnés Lire ses 1 025 critiques

    4,5
    Après le décevant "Magic in Moonlight", nous revoici à un excellent niveau. Woody Allen est au cinéma un genre à lui tout seul ce qui fait qu'on a l'impression qu'il répète toujours la même chose, chaque film est donc une variation sur ses questionnements et ses angoisses. Le petit machin de rien du tout qui fait basculer une vie est l'une de ses obsessions, dans l'excellent "Match Point", c'était une balle de tennis, ici c'est une lampe torche. Au passage, Woody arrivé au soir de sa vie nous confie par la bouche de son acteur principal qu'aucun philosophe ne lui a apporté les réponses qu'il cherchait. Le film est effrayant dans sa logique "irrationnelle", mais il est passionnant et parfaitement maîtrisé avec comme toujours une direction d'acteurs inimitable (fabuleuse Emma Stone). Notons au passage l'amusante prestation de Parker Posey en femme cougar. Alors, la vie a-t-elle un sens ? Vous ne le saurez toujours pas en allant voir le prochain Woody Allen en 2016. Sacré Woody, il est super ton film !
    Macaron16
    Macaron16

    Suivre son activité 5 abonnés

    3,5
    Avec L’homme irrationnel, Woody Allen, prouve, une fois de plus après 50 années de carrière et près de 60 films, qu’il est peut-être un artiste mais surtout un grand professionnel du "film making". C’est aussi la force du cinéma américain de ne pas vouloir systématiquement produire de chefs-d’œuvre, mais de se contenter de beaux produits finis. Le cinéma est aussi une énorme industrie après tout. L’homme irrationnel, avec tous les ingrédients d’un film pour plaire au plus grand nombre, est un beau produit fini : un thème assez passe-partout, une histoire avec un début, un milieu et une fin qui s'enchaînent parfaitement dans une heure trente de film, deux personnages homme-femme excessivement bien joués, un peu d’intellectualisme teinté d’européanisme, un amour "déviant" qui revient à la "norme", le bien qui triomphe du mal, et une chute toute surprenante qui donne au film un ton dramatique que ne laissait pas suggérer un début plutôt léger. Pas de génie dans l’homme irrationnel, sauf si l’on range la carrière du réalisateur dans cette catégorie, ou si l'on considère que produire un film si bien balancé en est un signe. Dans tous les cas, le film nous fait passer un bon moment, n'est-ce pas déjà une très grande réussite ? Après une longue carrière qui sans aucun doute arrive à sa fin, parvenons-nous à propos de Woody Allen à la même conclusion que le personnage joué par Emma Watson : spoiler: a t-il fini par comprendre qu’il était moins anti-conformiste qu’il ne croyait ?
    Blog Be French
    Blog Be French

    Suivre son activité 26 abonnés Lire ses 111 critiques

    3,5
    Après Blue Jasmin et Magic in the Moonlight qui stagnaient dans un classicisme coulant, Woody Allen fait son retour à Cannes avec un film qui s'inscrit plus dans la veine de Match Point ou Scoop. Le réalisateur new-yorkais nous offre une véritable histoire de bouquins policiers, une sorte de polar à l'ancienne, sans tomber dans l'aspect fantasmagorique de ses précédents films. Le schéma narratif se devine rapidement, mais le traitement des différents personnages est tellement bien lié au sujet principal que le spectateur entre obligatoirement dans la trame du film. Ce polar couplé à une histoire d'amour prend forme grâce au duo Emma Stone-Joaquin Phoenix qui introduit à merveille la problématique suivante : un meurtre peut-il s'avérer légitime ? Si la jeunesse et la fougue de Jill abandonne cette question idiote à un domaine chimérique, ce n'est pas le cas de l'irrationnel professeur de philosophie qui tentera de jouer les justiciers masqués pour redonner un sens à sa vie. À travers une réalisation plus travaillée, Woody Allen transporte ses personnages d'un espace idéal à la réalité en un claquement de doigts. On retiendra notamment cette scène de baiser donné dans le palais des glaces d'une fête foraine, où les miroirs déformants côtoient des centaines d'ampoules incandescentes, et qui fait immédiatement revenir Abe du rêve à la réalité par le biais du regret. C'est avec ce genre de séquences qu'on voit que le cinéaste en a encore sous le pied ! Les quelques défauts se trouvent plus dans l'écriture… En effet, on regrettera un fin un peu abrupte, presque risible, et pas du tout conforme à ce que semble transmettre l'ensemble du film. Quand au personnage de la seconde amante, le rôle semble avoir été mis un peu de côté et en devient presque énervant sur la longueur. Globalement, le nouveau film de Woody Allen est plutôt une réussite. Alors certes, cela n'égalera jamais les chefs d'oeuvre de ce grand réalisateur, mais Irrational Man a quand même quelque chose de particulier, comme si une sorte de poésie semblait s'extirper de la rudesse générale de son sujet. Pas du grand Allen, mais un divertissement correct… Retrouvez cette critique et bien d'autres sur Be French !
    Stopton C
    Stopton C

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 24 critiques

    4,0
    Woody Allen dresse le portrait d'Abe et de Jill, un thriller romantique manié avec une main de maître. On reconnait bien la patte du réalisateur et on en profite. La philosophie nous offre des moments de réflexion tout en nous permettant d'apprécier un film par un autre biais : on ne s'intéresse plus forcément aux actions mais à tout ce qui nous amène à agir... Suivez le lien !!!
    Carmen Cru
    Carmen Cru

    Suivre son activité 5 abonnés Lire ses 55 critiques

    1,5
    Si seulement...si seulement le barillet s'était arrêté un cran plus tôt, que le percuteur ait frappé une amorce au lieu d'une chambre vide, que l'amorce ait mis le feu à la poudre.... bon,bien sûr, le résultat aurait été un court-métrage - radicalement existentiel pour le coup ( de feu, oui ) - mais au moins aurait-on échappé à ce pensum logorrhéique et manichéen couronné d'un suspense final aussi téléphoné que vain. Sûrement le pire film d'Allen depuis l'affligeant To Rome With Love de triste mémoire.
    annereporter94
    annereporter94

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 831 critiques

    5,0
    Un cru de première qualité pour Woody. Inépuisable, celui-ci continue à alterner pures comédies et films plus psychologiques, tout en sachant conserver un ton qui lui est si particulier. Courez-y, vous ne le regretterez pas!
    alain-92
    alain-92

    Suivre son activité 240 abonnés Lire ses 837 critiques

    3,5
    "Je crois ferme dans le caractère totalement aléatoire et futile de l’existence" déclare Woody Allen. Partant de cette déclaration ce dernier long-métrage n'étonnera pas vraiment et n'apportera aucun bouleversement majeur dans l'œuvre du cinéaste. La trame reste fidèle à celle qu'il affectionne particulièrement et ne manquera pas de satisfaire ses admirateurs. Le scénario est habile et parfaitement construit. Les dialogues, toujours excellents sont souvent acerbes. Ils servent magnifiquement le propos. Des voix off ne semblent, toutefois, pas indispensables. Tous les personnages émettent des points de vue, font des suppositions qui divergent radicalement mais qui, toutes mélangées, nous rapprochent du principal protagoniste. Je retiens un face à face entre Joaquin Phoenix et Parker Posey. Dès ce moment, le film passe de la comédie pure pour virer dans une forme d'humour noir qui ne manquera pas d'étonner. La photographie du fidèle Darius Khondji reste toujours la même, belle et mordorée. La bande-son confirme l'attrait du cinéaste pour le jazz. Parker Posey trop rare sur nos écrans est parfaite. Le couple formé par Joaquin Phoenix et Emma Stone fonctionne à merveille. Fidèle à lui-même, Woody Allen n'impose rien mais signe un nouveau film que l'on découvre avec une certaine délectation.
    Cinéfillle
    Cinéfillle

    Suivre son activité 3 abonnés Lire ses 9 critiques

    3,5
    L’homme irrationnel Le dernier film de Woody Allen? une très séduisante manière de poser en action les grandes questions de la philosophie: qu'est ce qui détermine l'homme: sa raison, ses principes moraux, sa volonté, ses passions, le hasard? Hélas pour nous humains, le cinéaste ne se contente pas de poser ces questions; il y répond aussi et nous fait plonger, certes avec la délicieuse mais si cruelle légèreté de traitement qui le caractérise, dans un océan de noirceur. Le professeur de philosophie blasé et revenu de toutes les théories dont il a abreuvé ses étudiants et qui l'ont amené à un terrifiant constat d'impuissance (à tous égards), reprend goût à la vie quand il croit pouvoir lui redonner un sens en servant une noble cause, en l'occurrence le meurtre d'un "salaud". Mais rien n'est aussi simple. Pour Woody, pas de héros, rien que des gens dupes d’eux-mêmes et de leur vanité. Tout comme le pseudo héroïsme du professeur, la pathétique romance vole en éclat. La jolie petite étudiante bourgeoise, qui rêve de s’offrir dans les bras de son professeur l’illusion d’être à la hauteur de ce qu’elle prend pour la malédiction du génie, s’effondre dès que le conformisme de sa petite existence étriquée risque d’être mis en danger. Au total, aucun espoir de grandeur pour l’homme de Woody, le blabla prétentieux de l’un et de l'autre ne recouvre qu’un vide existentiel où l’un "sombre" et l’autre continuera probablement d’errer sa vie durant. Mr Allen ne croit plus en l’homme, il rejoint ainsi définitivement ces moralistes français du XVII siècle dont il est le frère de cœur, humour et dérision compris. Mais sa chance, sa veine intarissable, c’est qu’il nous parle de ses compatriotes américains, ces puritains invétérés dont les troubles de l’âme ont des résonances d’infinie drôlerie à nos oreilles de vieux européens abreuvés de nihilisme. Ce qui fait de ce film noir une réjouissante comédie humaine dont l’impeccable mécanique semble être le pendant de Match Point dont elle inverse le dénouement.
    Pauline_R
    Pauline_R

    Suivre son activité 154 abonnés Lire ses 69 critiques

    3,0
    Un peu déçue par ce nouvel opus de Woody Allen. Le film comporte beaucoup de longueurs, avec des dialogues un peu poussifs et un scénario un peu bancal. Bref, c'est élégant, bien interprété avec notamment un JoaquinPhoenix en forme (dans tous les sens du terme) et une Emma Stone à la fra^cheur bienvenue, mais on s’ennuie souvent, pire, on finit par se lasser. Sans parler de la musique, quasi constante, qui ajoute à la monotonie du film. Heureusement les 20 dernières minutes viennent rehausser l'intérêt du film, on en vient même à sourire et à se dire "ah bien joué Woody !".
    islander29
    islander29

    Suivre son activité 294 abonnés Lire ses 1 131 critiques

    3,5
    On est dans un cru "moyen" de Woody Allen, à cheval entre romance et policier......Cela se suit sans beaucoup de surprise hélas ni de twist marquant......On appréciera plutôt la relation entre Emma Stone et Joachin Phœnix, qui elle est à mi chemin entre romantisme et philosophie (lui est prof de philo, elle étudiante)......Il y a une ou deux répliques cultes qui se veulent cyniques (quand certaines personnes meurent la terre est un peu plus vivable) et un film qui avance sans ennui, c'est déjà pas mal (c'est toujours agréable 90 minutes, on reste bon ou mauvais) .....On est chez un Woody Allen, assez conventionnel, pas de musique à vous faire grimper aux rideaux, pas d'humour sous autre forme que celui d'un cynisme assez noir...... On reconnait peu sa patte en définitive, mais le réalisateur depuis 15 ans cherche apparemment son chemin......Qu'il reste lui même me semble un bon conseil, car au cinéma come dans la vie, l'authenticité finit par être reconnue.....Pour résumer, le film vaut plus par le jeu de ses deux acteurs principaux que par la griffe à peine perceptible de Woody;..A vous de voir.....
    selenie
    selenie

    Suivre son activité 435 abonnés Lire ses 3 529 critiques

    4,0
    Woody Allen revient interprétant Nietzsche et son "Vérité et Mensonge au sens extramoral" où l'auteur philosophe sur l'homme rationnel et l'homme intuitif. Le tout servi dans un écrin de charme et de romance sous lesquels on distingue vite tout le cynisme et le fatalisme saupoudré d'un humour noir du meilleur effet. Woody Allen signe là un magnifique film qui confirme un retour de forme depuis Rome et Paris...
    dagrey1
    dagrey1

    Suivre son activité 58 abonnés Lire ses 178 critiques

    3,5
    Toujours sur un ton badin et sur un thème musical guilleret et récurrent, Woody Allen nous distille un polar sentimental à mi chemin entre matchpoint et la corde d'Hitchcock, l'aspect comique en plus. Le rôle principal convient à merveille à Joaquim Phoenix, cérébral dépressif et suicidaire avant de devenir un jouissif desinhibé. Bien sûr, le film est bavard et tourne à la masturbation intellectuelle, mais peut il en être autrement avec un film de Woody Allen?
    QuelquesFilms.com
    QuelquesFilms.com

    Suivre son activité 83 abonnés Lire ses 985 critiques

    3,5
    Woody Allen et les frères Coen suivent plus ou moins la même trajectoire, alternant comédies et films plus dramatiques. Cet Homme irrationnel s'inscrit dans la seconde catégorie, même si le début est plutôt placé sous le signe de la comédie de moeurs et du jeu amoureux. Un événement de rupture oriente ensuite le récit vers une dimension plus sombre où le réalisateur laisse libre cours à son goût pour les intrigues criminelles, quelque part entre Crimes et Délits, Meurtre mystérieux à Manhattan et Match Point. Une dimension où il laisse aussi libre cours à l'expression de sa philosophie, en opposant le rationnel et l'irrationnel, la "masturbation intellectuelle" et la vraie vie, l'illusoire désir de maîtriser les choses et l'importance implacable du hasard. Pour exprimer tout cela, il revisite deux thèmes classiques de la littérature et du cinéma, l'esthétique du crime parfait et la "moralité" du crime. Il convoque ainsi Hitchcock et Dostoïevski, mais également - et c'est plus original - Sartre et le courant existentialiste français, pour un détournement à sa façon. En gros : l'enfer c'est les autres et le meurtre d'un de ces autres est une action qui peut donner du sens à l'existence. Voire la rendre joyeuse en comblant un vide... Woody Allen traite cette matière avec un mélange d'humour et de noirceur, de cynisme et d'absurde, qu'on lui connaît bien. Pas de grande surprise, donc, mais l'ensemble se suit avec intérêt et plaisir. Comme toujours, c'est subtilement écrit, bien réalisé (en explorant les subjectivités des deux personnages principaux par le biais de deux voix off successives) et bien rythmé par le montage. La photo de Darius Khondji est plus sobre qu'à l'accoutumée, mais réserve quelques effets intéressants, notamment lorsque la silhouette de Joaquin Phoenix apparaît vibrante et presque irréelle dans un beau contre-jour. La BO jazzy est agréable. Et enfin l'interprétation s'avère convaincante (sans tic allénien dans la diction), avec une petite surprise : Joaquin Phoenix, en héros romantique ventru et tourmenté, se fait voler la vedette par Emma Stone (déjà présente dans Magic in the Moonlight) qui est d'une justesse parfaite. Quelques bémols cependant : une valse-hésitation générale entre légèreté et gravité qui empêche le film d'atteindre des sommets dans l'une ou l'autre tonalité, quelques évolutions trop attendues et un dénouement que l'on aurait pu espérer plus fin. Mais cela reste globalement un "bon Woody Allen", comme on dit.
    Polly6789
    Polly6789

    Suivre son activité 39 abonnés Lire ses 37 critiques

    4,0
    Je ne sais pas si c’est la vieillesse ou Emma Stone qui inspire à Woody Allen des décors aussi bucoliques mais L’Homme Irrationnel reprend les mêmes décors enchanteurs que dans Magic In The Moonlight tout en y accolant certains questionnements tragiques d’un bon Match Point. Réfléchit, bien amené et comme souvent assez cruel, L’Homme Irrationnel est un concentré de ce qu’on aime chez Woody Allen: une bonne tragi-comédie sans fioritures. Non, Woody Allen ne fait pas toujours “les mêmes films”, il a simplement une patte, une manière de filmer et une manière de narrer qui lui sont propres. Et c’est toujours un régal. La suite en suivant le lien
    Loïck G.
    Loïck G.

    Suivre son activité 102 abonnés Lire ses 302 critiques

    4,0
    N’étant pas un fan absolu de Woody Allen, j’avoue que cet opus est parmi ceux qui me réconcilient avec un réalisateur qui s’est visiblement bien amusé à tricoter ce genre d’intrigues pseudo-existentielles, pour un prof de philo légèrement sur la touche et qui voit son destin basculer le jour où une discussion de bistrot le ramène à la vraie vie. Ce qu’il en fera est autre chose, mais Woody Allen, le scénariste cette fois joue avec malice sur des tableaux divers, où la noirceur n’est que palabres, et le thriller, un placebo. Un amalgame de circonstances qui paradoxalement se révèle dans un dépouillement scénique total, bien agréable. Joaquim Phoenix et Emma Stone forment un excellent couple, contre-nature. Des interprètes de première urgence. Pour en savoir plus
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top