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    L'Homme irrationnel
    note moyenne
    3,6
    4733 notes dont 427 critiques
    4% (17 critiques)
    33% (139 critiques)
    36% (155 critiques)
    18% (77 critiques)
    7% (32 critiques)
    2% (7 critiques)
    Votre avis sur L'Homme irrationnel ?

    427 critiques spectateurs

    Le film d'Ariane
    Le film d'Ariane

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    3,5
    Je n'avais pas aimé "Minuit à Paris" ni "Scoop" mais j'avais pris un plaisir fou à "Blue Jasmine" et adoré "Match Point" auquel son dernier film me fait penser, avec ce mélange bien dosé de cynisme et d'humour noir drapé de réflexions comiques et philosophiques. Abe Lucas est d'ailleurs un prof de philo à la dérive qui vient enseigner sur un campus de province. Précédé d'une réputation sulfureuse, suscitant crainte et admiration de la part du corps professoral et des étudiants, il promène son mal être et son désespoir dans les couloirs de l'université. Son alcoolisme et sa misanthropie séduisent néanmoins une collègue dont le mariage bat de l'aile puis une élève brillante qu'il commence par repousser avant d'en tomber amoureux. Il faut dire que Joachim Phoenix prête son charisme et son sex-appeal à cet enseignant fatigué. Sobre (au sens propre du terme évidemment), intense et touchant, il est formidable, tout comme Emma Stone, délicieuse et virevoltante. Ils forment un couple atypique et crédible qu'on voudrait voir s'aimer pour toujours. Mais le hasard, bien sûr, va compliquer les choses… car à la faveur d'une conversation à laquelle ils n'auraient jamais dû assister, Abe retrouve un sens à sa vie. Et c'est là que le film bascule vers une direction assez inattendue. L'immoralité la plus totale, les pensées les plus folles, un projet insensé et sinistre, redonnent à un scénario plutôt ronronnant, le twist farfelu qui lui manquait. Avouez que l'apologie du crime comme remède au vide existentiel ne manque pas de sel. Les dialogues font mouche et même si le film souffre, à mon avis, de 10 minutes un peu longuettes dans la dernière demi-heure, la fin, pour le moins cocasse, est réjouissante. Woody n'a pas perdu la main et sur cet opus aux tons chauds (le grand Darius Khondji à la photo), plane, comme souvent, un voile pudique de tristesse et de mélancolie. Photo de Le film d'Ariane.
    Bulles de Culture
    Bulles de Culture

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    4,0
    Très proche de Crimes et délits, on est comme toujours avec Woody dans une réflexion approfondie sur les raisons de l'existence. Cependant, on est ici dans un basculement jouissif de sa filmographie, là où le côté sombre et ironique prend enfin la pas sur son côté humaniste et propret. L'ivresse, la transgression, il y a du piquant dans ce film réunissant deux acteurs captivant, Emma Stone et Joaquim Phoenix, les nouveaux Scarlett Johansson et Jonathan Rhys Meyers.
    Christophe R
    Christophe R

    Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 266 critiques

    3,0
    "L'Homme Irrationnel" est un Woody Allen de plus, avec ses bons moments (la seconde partie du film) et ses loupés (la première partie du film donc). Le tandem Joaquin Phoenix / Emma Stone fonctionne très bien et sauve parfois le film de détours subtilo-manqués dont Allen est coutumier. Soyons clair, je n'ai rien contre Woody, hein, mais clairement je suis allé voir le film pour cet acteur immense qui ne me déçoit jamais (Joaquin Phoenix). Sans son comédien, pas certain que je n'aurais pas un peu dormi devant ça !
    De smet M.
    De smet M.

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    4,0
    Cela fait maintenant dix ans que, chaque année, sans entrain, on va voir — cette expression n’a jamais été aussi vraie, tant on regarde peu ces films — le dernier Allen. Tous ont ceci de commun qu’ils se laissent aller à une facilité navrante de schématisation, suçant une idée jusqu’à la moelle et, s’il y en a un ou deux qui sortent du lot (citons Whatever Works pour son cynisme et Vicky Christina Barcelona pour sa sensualité), ils renvoient malgré tout à la caricature de lui-même qu’est devenu Woody Allen depuis Match Point : un névrosé amoureux surjouant son rôle. Or c’est exactement de cette façon grossière que débute Irrational Man : un professeur de philosophie dépressif, naturellement alcoolique, vaguement suicidaire et passablement — apparement — émoustillant pour la midinette d’amphithéâtre classique arrive sur le campus et va tout chambouler. Citations sur citations, devoir masturbateur qui s’intitulent certainement « essais critique sur la Critique de la Critique critique » constituent le quotidien de Abe, entre deux rasades de scotch. Pourtant, aussi énervant sur papier qu’il soit, la bonhomie étonnante de Joaquin Phoenix donne d’emblée à son personnage un caractère certes crâneur mais pas tout à fait perdu : déjà un humour devenu inhabituel chez Allen s’en dégage, humour qui suintera de ce personnage petit à petit comme pour se déverser dans l’ensemble du film. Ce qui étonne d’ailleurs au début, c’est la manière dont Allen se joue de ses clichés, alors même qu’on le pensait tout à fait incapable de se rendre compte que ses personnages en étaient. C’est justement par eux qu’il nous fait rire : cette scène où de jeunes étudiants s’extasient, du fond de leur cossu manoir, devant un pistolet, évoquant avec malice « la roulette russe » pour, une seconde plus tard, faire sous eux lorsque Abe, lui, ose le dangereux pile-ou-face en est un bon résumé. Mais si tout cela est plaisant, il ne suffit pas de sourire pour juger un film comme bon, d’autant que cet humour-là se fait encore un peu lourd et pour tout dire, on s’inquiète toujours sur la suite. Heureusement, quelque chose se passe et vient tout changer [...] Suite de la critique sur Pours Cinéphilie
    ninilechat
    ninilechat

    Suivre son activité 44 abonnés Lire ses 334 critiques

    4,0
    Tous les jours, la poule Allen s'installe sur son pondoir et hop! parachute un œuf. Non, j'exagère; pour Woody c'est une fois par an seulement, mais régulier! Mais l'œuf du jour est un œuf Fabergé! On ressort vraiment euphorique. Cet opus philosophique qui vire au thriller est irrésistible, et pour une fois chez Woody Allen, dites donc, c'est la morale qui gagne! (de justesse.... Abe Lucas, professeur de philosophie, arrive dans une fac de province (où il fait toujours beau, où les étudiants sont gentils et les étudiantes en short, où le corps professoral semble avoir comme préoccupation, non sa carrière, mais les collègues du sexe opposé) précédé d'une flatteuse réputation d'homme à femmes. Hélas, Abe est complètement dépressif et s'est laissé pousser le ventre. En gros, il enseigne à ses étudiants que de Husserl à Heidegger, tout n'est que bullshit. Tout cracra, avachi, et gonflant à l'extrême son estomac qu'il se montre, Joaquin Phoenix reste irrésistible! Il est même plus sexy que jamais, ce qui n'échappe pas à la sémillante Rita (Parker Posey), professeur de chimie. Même s'il ne bande plus, notre Abe se sent, lui, plutôt une inclinaison certaine pour une de ses élèves, la craquante Jill (Emma Stone) qui de son côté trouve Abe follement exotique, tellement plus que son gentil fiancé..... Comment Abe va retrouver dynamisme, goût à l'existence, projets d'avenir et naturellement vigueur sexuelle, c'est le sujet du film. C'est drôle, mais surtout extrêmement bien fait. Tout s'enchaîne avec une implacable joyeuseté.... Tiré au cordeau. Il n'y a pas une minute de trop! Là où le moindre thriller dure deux heures quinze, Allen a l'élégance de boucler son histoire en moins d'une heure quarante cinq, et on n'a rien manqué, je vous assure... Tous ces incontinents de la pellicule devraient en prendre de la graine. A voir de toutes façons, et tout particulièrement s'il pleut à verse et si vous avez raté votre train ou le passage du facteur. Preuve qu'on peut faire des films drôles -intelligents, sans vulgarité. La c'est toute la production française qui devrait en prendre de la graine...
    traversay1
    traversay1

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    4,5
    Imaginez : séance spéciale au paradis organisée à la demande de Kant, Kierkegaard et Sartre. Et un débat à suivre avec Dostpïevski. Le film projeté ? L'homme irrationnel de Woody Allen, variation acidulée et moderne d'un roman célèbre de l'auteur russe susmentionné avec moult allusions à la philosophie du trio cité plus haut. On donnerait cher pour assister à une telle rencontre. Restons sur terre et délectons-nous de ce nouveau Woody Allen, pas loin d'être au niveau de Match Point. Tant pis pour ceux qui prendront (trop) au sérieux cette histoire de professeur de philo dépressif qui va trouver un moyen radical de reprendre goût à la vie. C'est une fable noire écrite avec un timing parfait, des dialogues corrosifs, un sens de la morale subversif et une narration maligne comme tout avec deux voix off lesquelles, pour une fois, n'alourdissent que modérément le propos. Cependant, s'il y avait un reproche à faire, ce serait ce côté parfois trop explicatif qui aurait pu faire dérailler le film. Mais que nenni, se jouant des codes de la comédie universitaire américaine, L'homme irrationnel prend un sacré virage dans son récit quand il cesse d'être drôle pour se métamorphoser en thriller épicé de macabres pensées. Ce qui frappe d'emblée dans le film, c'est sa mécanique de précision qui ne laisse rien au hasard, diversifiant les points de vue pour mieux en revenir à son personnage principal. La part de jeu est constante dans cette oeuvre au demeurant conceptuelle et cérébrale qui rappelle un grand crû hitchcockien (en donner le titre serait criminel mais c'est assez facile à deviner). Autres qualités incontestables du film : son montage, ciselé, la qualité de sa photo, merci Darius Khondji, et son interprétation. Celle de Joaquin Phoenix est géniale et Emma Stone s'avère être une muse tout à fait talentueuse, apte à résister à son charismatique partenaire. Malicieux, désinvolte et rusé, L'homme irrationnel ne fait sans doute que reprendre les thèmes de prédilection de son réalisateur. La sauce prend quand l'assaisonnement réjouit et titille le palais. C'est le cas ici.
    officiel76
    officiel76

    Suivre son activité 29 abonnés Lire ses 328 critiques

    1,5
    c'est mauvais, c'est creux, c'est niais au delà du supportable, et surtout c'est joué par la cruche du siècle dont le seul jeu consiste à spoiler: rouler ses yeux de veau. ...une horreur. dommage, à la fin, on voudrait bien que ce soit elle qui meure, au moins, le film serait un peu trash. il y a même des scènes qui font penser aux plus mauvais sitcoms que l'on peut voir à la télé !
    millenium2012
    millenium2012

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    4,5
    Après deux films réussis (Blue Jasmine et Magic in the Moonlight), Woody Allen revient avec un nouveau film lui aussi réussi. Le scénario semble banal et simple : un prof de philosophie dépressif, joué par un excellent Joaquin Phoenix, atterri dans une petite université de la côte ouest des États-Unis, où il fait la connaissance d'une jeune étudiante étonnante (sublime Emma Stone) et entame une liaison avec l'une de ses collègues prise dans un mariage bancal (Parker Posey toujours parfaite dans ses seconds rôles). Mais, c'est sans compter sur la géniale inventivité de Allen qui fait passer son film, en un instant, de la comédie universitaire, à la romance, pour finir en film noir hitchcockien. L'Homme irrationnel est un film cynique, plein d'élégance et d'humour, qui traite des thèmes favoris du réalisateur: la morale, le hasard et la mort. Un petit film (par sa durée, bien sûr) mais grand par sa réussite, qui peut se résumer ainsi: un petit guide improbable et surprenant sur le crime parfait !
    Benji S.
    Benji S.

    Suivre son activité 71 abonnés

    4,5
    Avec l'age certain prennent de la bouteille, d'autre s'enfonce dans un abime sans fond. Et bien Woody Allen fait partit de cette première catégorie. Il n'a rien perdu de sont talent et de son coup de patte artistique, chaque année il revient avec quelque chose qui en ravira plus d'un et bien cette année et la bonne pour moi après une certaine déception pour "Magic in the Moonlight". Globalement j'ai jamais trouvée Woody Allen mauvais ni moyen, ni même excellent ou jouissif mais plutôt une vision d'un réalisateur "bon" dans l'ensemble. Mais parfois il y a des années ou le cru est d'une excellences! Et bien pour moi 2015 en fait partie au même titre que "Match Point". C'est un réalisateur qui ne prend pas temps de risque que ça, mais arrivera toujours à trouver un public réceptif à ses films sociétale. Un Homme Irrationnel ma donc particulièrement touché par son rythme tendre et poétique avec sa pointe de thriller qui laisse en allène le spectateur mais tout gardant intact ou presque ce coter romanesque. On oubliera pas d'applaudir Joaquin Phoenix qui apporte une âme au personnage. Emma Stone a également livrer une belle prestation (Les muses de Woody sont toujours rayonnante.) La fin est quand à elle toujours une surprise, rien n'est laissé au hasard pour faire quelque chose comme nul autre avec la lampe qui fait bien la transition et répond de manière violente au philosophe sur le "hasard" et en fait donc un homme irrationnel comme plein d'autre élément durant le film notamment "le mensonge" sujet qu'il aborde au début du film et qui s’avérera être en plein dans la contradiction plus tard... A souligner aussi une narration très intéressante. Chapeau à l'artiste. 18/20
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

    Suivre son activité 907 abonnés Lire ses 2 629 critiques

    3,5
    Je l'attendais le dernier Allen, j'avais juste adoré Magic in the Moonlight et j'étais excité comme une pucelle de voir qu'il tournait encore une fois avec la ravissante, la splendide, l'inégalable Emma Stone ! Cette fille est d'une fraîcheur inouïe ! Alors au début du film je me reconnaissais un peu dans le personnage de Phoenix, je le voyais comme le personnage de Firth dans le film précédent mais qui aurait subi une dépression assez sévère. Je les voyais comme deux possibilités de comment je pourrai évoluer. Il a ma sympathie... Mais à partir du moment où il s'est mis à citer Simone de Beauvoir, j'ai su que je n'ai rien à voir avec cet homme ! Ce qui n'empêche pas le film d'être bon. Alors on est plus proche de Match Point dans certains aspects que de Magic in the Moonlight (peut-être qu'on est à la croisée entre les deux), on garde le charme fou de l'un avec son actrice d'une beauté pure (je parle de Stone) et de l'autre le côté plus dramatique et surtout le goût pour la chance, le hasard, ces petites choses qui font toute la différence. On pourrait presque appeler ça l'effet papillon, la plus petite des choses qui a de grandes conséquences. Je ne savais rien du film et je pensais voir une simple comédie romantique... et c'est pas vraiment ça, j'aime comment Allen nous fait vraiment lorgner du côté de la comédie romantique, tout est en place... et puis... hop non... La fin est vraiment brillante, c'est vraiment ce que j'ai adoré. Cependant j'ai trouvé le personnage de Phoenix un peu pénible par moments lorsqu'il donne ses cours de philo, c'est un peu rien du tout... c'est vraiment basique. Et je n'aime pas qu'il se cache derrière la morale pour ses actions, là où Firth dans le film précédent aurait cité Nietzsche et l'absence de morale. Enfin bon... c'est le personnage qui veut ça. Reste que j'avais envie qu'il s'en sorte. Après je n'ai pas compris pourquoi il était vraiment touché par le témoignage de la dame dans le café qui fait alors basculer tout le film de la comédie romantique vers "autre chose"... J'en aurai rien eu à foutre... mais rien du tout... Je ne suis pas déçu, mais je crois vraiment que je préfère les comédie d'Allen, celles qui sont des odes à la vie que ses "drames" ou films plus "sérieux".
    Anne M.
    Anne M.

    Suivre son activité 38 abonnés Lire ses 21 critiques

    4,5
    Dès les premiers plans on reconnaît la touche inimitable de Woody Allen : un fond de jazz, un humour grinçant et surtout un ton léger, presque désinvolte pour une histoire racontée dans un rythme rapide sans temps mort. "L'homme irrationnel" est à la croisée des chemins, entre comédie cynique, film à suspens façon Hitchcock, bavardages existentiels et histoires de couples. Le résultat est un film qui rappelle je trouve "le sortilège du scorpion de jade" ou "Scoop" dans sa façon de mêler humour noir et suspense .Woody Allen trace un portrait au vitriol de l'intellectuel dépressif et moralisateur et accorde une fois encore une belle place à Emma Stone. Film à savourer sans modération.
    HolyGeist
    HolyGeist

    Suivre son activité 6 abonnés Lire ses 9 critiques

    3,5
    Préambule: Attention se n'est pas une comédie. Le coté "slow paced" m'a un peu perdu par moment, l'introduction à l'histoire étant un peu longuette notamment. Sinon le sujet est maîtrisé, la réalisation simple et efficace, Emma Stone me surprend pas mal, et Joaquin Phoenix avec du bide c'est bizarre.
    cylon86
    cylon86

    Suivre son activité 467 abonnés Lire ses 2 991 critiques

    3,5
    Après le séduisant "Magic in the Moonlight", Woody Allen retrouve Emma Stone pour un film qui ne semble pas payer de mine mais qui s'avère bien plus profond et intelligent qu'il ne le laissait paraître. En plus d'être une étude psychologique (et philosophique) de caractère, "L'Homme Irrationnel" s'aventure dans le polar, façon Woody Allen. Et à peine a-t-on le temps de se rendre compte où le cinéaste va aller qu'il est déjà ailleurs. Imprévisible, surprenant et teinté d'une bonne dose de cynisme, le film brille par cette façon légère qu'il a de traiter de thèmes intelligents et de nous amener vers une conclusion logique mais surprenante. Loin de se répéter bien que brassant les mêmes préoccupations, Allen semble s'amuser et nous livre une œuvre imparfaite mais néanmoins très réussie. L'interprétation magnétique de Joaquin Phoenix et le charme d'Emma Stone n'y sont d'ailleurs sûrement pas pour rien dans cette réussite.
    Laurent C.
    Laurent C.

    Suivre son activité 162 abonnés Lire ses 288 critiques

    4,0
    "L'homme irrationnel", c'est Abe Lucas, un professeur de philosophie, fraîchement débarqué dans une université provinciale, posée contre la mer. Il souffre de mélancolie, depuis la mystérieuse disparition de sa femme, une mélancolie sourde qui l'empêche d'écrire et d'espérer. Sur les conseils de sa collègue, Rita Richards avec laquelle il flirte sans conviction, il choisit pour muse la délicieuse Jill Polard, formidablement interprétée par Emma Stone. Woody Allen revient en force avec quelques films décevants, voire ennuyeux, en dehors du très brillant Blue Jasmine. Il mène son nouveau fil avec brio et intelligence quittant les univers européens pour revenir à son pays d'origine, les Etats Unis. Chaque détail du scénario, a priori sans intérêt pour l'histoire, est d'une importance capitale. Ainsi, le réalisateur construit un récit précis et magistralement ficelé. Le titre énigmatique s'éclaire à la fin du long métrage qui constitue en quelque sorte l'histoire d'une psychopathie ordinaire. La photographie et la lumière servent d'écrin à des personnages complexes, tout aussi attachants que détestables, sur le fil en permanence, dans une société guindée. Allen sort enfin de ses propres affres psychologiques pour tourner autour de ses personnages. Tout est intelligent, rien n'est jamais excessif, et c'est sans nul doute la capacité du réalisateur à l'épure qui rend le film si réussi. Le spectateur frissonne autant qu'il rit, alors que peu à peu la folie du héros devient dangereusement évidente. Bref, "l'homme irrationnel" est un film truculent et délicieux, qu'il faut savourer à pleine bouche.
    Michel C.
    Michel C.

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    4,5
    Attendu au tournant, Woody ne déçoit pas !!! Vraiment j'ai apprécié cette nouvelle proposition : musique excellente, belles photos, mais surtout un scénario incroyable... renversant !!! Emma Stone - nouvelle muse de Woody - est attachante en étudiante amoureuse (perso, je trouve son rôle génial jusqu'au moment où elle ne sait rien, et farfelu ensuite) mais Joaquim Phoenix est parfait - philosophe la journée, dépressif au départ, un peu porté sur le scotch, épanoui en seconde partie de film....Dans la droite ligne de "match point" ou "scoop", une réussite qui devrait cartonner.... Excellent !! **
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