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    Psiconautas
    note moyenne
    3,8
    161 notes dont 17 critiques
    12% (2 critiques)
    29% (5 critiques)
    29% (5 critiques)
    24% (4 critiques)
    6% (1 critique)
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    17 critiques spectateurs

    Axel R.
    Axel R.

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    4,0
    Publiée le 27 mai 2017
    Une féérie trash. Sachez à quel genre de film vous attendre, car ce n'est pas la tasse de thé de tout le monde. Aimeriez-vous que Princesse Mononoke ressemble plus au Labyrinthe de Pan ? Que l'âne Trotro se retrouve dans Requiem for a Dream ? Que le Lorax voyant sa forêt coupé aille vivre dans le dépotoir de Gunnm ? J'exagère beaucoup, ce n'est ni mièvre ni aussi violent que les films que j'ai cités, mais c'est un peu l'idée. Le tout en comprenant au fur et à mesure sans avoir toutes les clés à la fin (mais rassurez-vous ce n'est ni Muloland Drive ni Pulp Fiction). C'est peut-être le côté frustrant de ce film : certaines pistes entamées demeurent en partie inexpliquées.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,0
    Publiée le 31 octobre 2016
    Psiconautas est un long-métrage d’animation adapté de la bande-dessinée et du court-métrage multi-primé, Birdboy. Autour de dessins presque enfantins, Psiconautas est un film fantastique très sombre où les personnages sont des animaux différents et originaux. Vivant sur une île dévastée par la catastrophe écologique, les petites bêtes adolescentes décident de quitter leur environnement sur un canard gonflable parlant, pour un avenir meilleur. Voici un conte dépressif teinté d’humour noir sidérant à ne pas confier aux plus petits. Le monde décrit des orphelins oubliés qui vivent dans des décharges et qui ne survivent par le sang. Autant dire que l’histoire fait davantage trembler qu’attendrir. Mais c’est le coup de maître de ces animateurs à créer un univers fantastique tout en instaurant une vision violente et tragique de la vie. On peut néanmoins soulever une petite remarque déplaisante sur les voix mal choisies qui ne forcent pas à la sympathie des personnages. Psiconautas, the Forgotten Children est un film très étrange qui provoque en nous un malaise face à une génération paumée mais pleine d’espoir. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
    Hiro D.
    Hiro D.

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    5,0
    Publiée le 15 avril 2017
    J'ai eu l'occasion de voir ce film en avant première, je ne m'attendais pas à recevoir une telle charge d'émotion et de talent. Ça m'a profondément touché, j'ai hâte qu'il sorte pour retourner le voir. Pas pour les enfants, mais les adultes, n'hésitez pas, allez y il est puissant et il est le résultat du combat de ses réalisateurs qui ont beaucoup donné (même leur maison) pour le voir exister. Sachez quand même que la trame est assez sombre, si vous êtes déprimé ça peut aggraver votre cas, ou le contraire ^^.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    3,0
    Publiée le 4 septembre 2017
    Titre bizarre, affiche intrigante et bande-annonce what-the-fuckesque : autant dire qu’il avait quand même des arguments pour m’attirer dans les salles ce « Psiconautas »… Et ce que j’en retire au final c’est que c’était un film… bizarre. Alors après, moi j’aime bien le bizarre, à condition malgré tout que ce ne soit pas du bizarre que pour du bizarre. Or il est vrai que le début de ce film prenait malheureusement cette voie que je n’apprécie pas trop. Certes, les visuels et l’univers étaient très créatifs, mais je ne voyais aucune dynamique se mettre en place, et ça, pour moi, ça sentait très mauvais. Limiter un film qu’à un enchaînement de tableaux et ne pas utiliser cette donnée qu’est le temps – ou plus précisément l’écoulement du temps – pour générer un univers et/ou une histoire dynamiques, pour moi c’est une erreur que (je l’avoue) je ne pardonne pas à un film. Fort heureusement, même si l’intrigue est pas mal fragmentée au départ, elle finit malgré tout par se lancer et, sur la deuxième moitié, je trouve qu’elle fonctionne très bien. L’exploration est réelle ; j’ai senti qu’on me racontait une histoire et que cette histoire me permettait d’explorer un univers qui avait sa cohérence. Et franchement ce n’était pas du luxe, parce qu’au fond cet univers est ultra anxiogène et pas mal des éléments qui le composent m’ont parfois glacé le sang de malaise. C’est fou d’ailleurs comment ce film parvient à générer des moments improbables mais face auxquels je me sentais assaillis par des émotions contradictoires ( spoiler: C’est tout bête, mais par exemple, il y a dans ce film deux personnages ultra-secondaires qui me faisaient vaciller entre l’étonnement drolatique et le rejet de mauvais goût, c’était le fils/chien et le réveil/robot. Ces deux personnages ne m’intéressaient guère, et pourtant quand le chien décide de noyer le réveil, je me suis senti émerger par une étrange tristesse. Un truc assez lourd et bien maussade. ) A dire vrai, l’une des essences qui anime chacune des scènes est cet étrange cohabitation entre une réelle cruauté d’une part et un instant de tendresse ou de lucidité paisible d’autre part. parfois, les deux cohabitent chez le même personnage, d’un instant à l’autre, d’une situation à l’autre… Ce mélange entre dureté sans scrupule de l’univers et ces moments où soudain quelque-chose de fragile et d’à fleur de peau survient, j’ai trouvé ça vraiment subtile et – oui j’ose le dire – assez rare au cinéma. Dommage d’ailleurs que le film peine à ce point à gérer le souffle de sa dynamique car je trouve que c’est vraiment là que le bas finit par blesser. Parce qu’en plus d’un début à la peine, c’est aussi sur son final que le film, selon moi, se troue. Ce final, il tombe comme un cheveu sur la soupe. Alors qu’une dynamique était pleinement lancée, elle est interrompue brutalement par une conclusion expéditive et un générique de fin qui débarquent là sans crier gare. Et là, franchement, non ce n’est pas possible. Pas comme ça. Franchement, j’ai eu l’impression que le film avait été pensé pour durer vingt minutes de plus mais que pour des raisons de restrictions budgétaires il fallait en finir au plus vite. Dommage parce qu’en termes de sens, cette fin n’était pas si absurde que cela ( spoiler: se dire que fuir n’est pas la solution, mais que la porte de sortie se trouve dans une sorte de quête – illusoire peut-être – de revitalisation et de réhumanisation de l’endroit qui nous opprime, franchement moi ça me parle ). Mais bon, pour que ça marche, il aurait fallu que cette scène finale spoiler: de Dinki qui découvre l’arbre aux glands dorés survienne au bout de la dynamique lancée et pas pendant. spoiler: Là on était en train de découvrir toutes les facettes de Birdboy et de comment ce personnage essayait de s’y prendre pour dépasser sa condition. De la même manière, pour Dinki et ses trois amis, l’intrigue appelait à une révélation de l’autre côté de la traversée. Là – pif – une tempête refoule les prétentions de Dinki à jamais alors que juste avant elle avait échappé à mille fois pire. De la même manière – pouf ! – Birdboy se prend une balle qui le tue, alors que les précédentes ne l’avaient pas tué. Au regard de la progression de l’histoire, ça fait un peu fin en eau-de-boudin et c’est vraiment dommage. Mais bon… L’un dans l’autre, je ne veux pas vous la faire à l’envers non plus : même si je ne mets « que » 3 étoiles à ce film (et cela pour les raisons que je viens d’évoquer) il n’empêche qu’il possède selon moi une vraie patte, très singulière et très pertinente je trouve, qui mérite qu’on se penche dessus pour peu qu’on aime le cinéma. Donc voilà, ne vous attendez pas forcément à un chef d’œuvre, mais au moins « Psiconautas » a le mérite d’être un film marquant, très marquant, et cela à bien des égards. Or, ça, ça se fait trop rare de nos jours pour être boudé… A bon entendeur j’espère…
    Ufuk K
    Ufuk K

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    4,0
    Publiée le 28 mai 2017
    " pscinoutas" nominee lors des derniers european awards est un film d'animation particulier et rare. En effet dans ce conte pour adulte cruel et déregant qui dénonce la société de consommation, l'hyper indivualisme et du mal être de notre société est fascinant et hypnotisant. Un petit bijoux.
    Freakin' Geek
    Freakin' Geek

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    3,0
    Publiée le 27 mai 2017
    Mariant plusieurs styles graphiques, Psiconautas est vraiment un film d’animation surprenant peut être plus destiné à ceux attachés qui s’intéresseront avant tout aux illustrations plus qu’à une histoire assez décousue. Si le film ne donne pas l’impression de raconter grand chose, il s’en dégage malgré tout un message écologique au milieu d’un grand désespoir sur la montée de la misère. Véritablement étouffante, l’ambiance de Psiconautas ne pourra certainement pas vous laisser indifférent et demandera de prendre un bon bol d’oxygène en sortant de la salle. [lire la critique complète sur le site]
    Yves G.
    Yves G.

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    1,0
    Publiée le 30 mai 2017
    Sur une île coupée du monde, après un grave accident industriel, les habitants survivent tant bien que mal. Birdboy est hanté par la mort de son père. Dinky ne supporte plus ses parents et décide de quitter l'île avec deux amis. Zacharias est un pêcheur, étouffé par une mère possessive, qui trafique de la drogue à ses heures perdues. Alberto Vázquez a adapté sa bande dessinée avec le concours de Pedro Rivero. Il en a fait un dessin animé d'un genre bien particulier. A mi chemin de Lewis Caroll et de Guillermo Del Toro comme l'annonce orgueilleusement l'affiche de ce film présenté l'an passé au Festival d'Annecy. "Psiconautas" est un plongée volontiers cauchemardesque dans la psyché torturé d'enfants malades. Leur mal trouve-t-il sa cause dans l'accident (nucléaire ?) qui frappe leur île ? Les premières minutes du film le laissent penser qui annoncent une histoire du genre de "Sa majesté des mouches" - pour la survie d'une bande d'enfants sur une île déserte - mâtinée de "Ferme des animaux" - pour le bestiaire de moineaux, souris, renards qui en constituent les personnages principaux. Mais "Psiconautas" se perd dans tous les sens, transformant sa concision (une heure seize seulement) en handicap. Les histoires parallèles se multiplient, qui nuisent à la cohérence du récit. Ainsi du détour que Dinky et ses compagnons d'échappée font dans une décharge toxique désormais gouvernée par une bande d'orphelins qui rappellent les gamins de "Mad Max 3" ou les oubliés de Bunuel. A force de filer trop de métaphores, de vouloir dénoncer tous les maux qui menacent nos sociétés (de la pollution industrielle à l'addiction aux drogues en passant par le racisme et le consumérisme), "Psiconautas" se perd et nous perd.
    Philippe M.
    Philippe M.

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    2,0
    Publiée le 25 mai 2017
    En une phrase comme en 100, je n'ai pas du saisir le sens du film. Le film est bien dessiné, les personnages évoluent dans un monde sombre et violent à l'extrême, et même si on s'immerge assez bien dans le monde, bah... Je ne sais pas. J'ai pas du comprendre tout le film puisqu'à l'issue du film j'ai trouvé que ça n'avait ni queue ni tête, pas d'explications sur de nombreuses questions qui me resteront sans réponse. Ça se trouve il est vachement mieux pour ceux qui comprennent, mais ça n'a pas été mon cas ! :s
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    2,5
    Publiée le 1 juin 2017
    L'univers des hommes-animaux est un univers qui ne m'a jamais vraiment attiré. Et dans cette fable écologique sombre qui n'est pas sans évoquer Burton, il ne faut pas chercher la beauté. On y côtoie en effet la mort, la saleté ou la violence, univers que côtoient ces affreux enfants abandonnés et que notre trio veut fuir à tout prix. Je ne lui trouve pas du tout cette puissance dont parlent certaines critiques tant l'histoire fantastique est étrange et le message confus sauf dans le cas de l'enfant-oiseau, personnage muet dont la transformation finale est un tragique constat de l'état de la terre.
    Laurent C.
    Laurent C.

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    2,0
    Publiée le 4 juin 2017
    Drôle de titre que "Psiconautas". Drôle parce qu'il est tout autant énigmatique que complaisant. Normalement, un titre a pour objet d'éclairer le film. Ici, il illustre l'incommensurable brouillon qui caractérise cette histoire. Ou plutôt ces histoires, le dénominateur commun étant une ile ravagée par un désastre écologique, où les ordures grandissantes côtoient les pires espèces. Une fois de plus, ce film d'animation choisit l'anthropomorphisme comme un film de Disney, sinon que le genre s'adresse à un public averti et adulte. Le format est très court, ce qui n'empêche pas l'ennui. Le grand défaut du film provient en effet des superpositions de personnages, de lieux, de situations, qui, au lieu d'éclairer le spectateur, le perdent, au risque de flirter avec l'incohérence. A la limite, il y a l'histoire de ce Birdboy qui traverse tout le récit et dont on se serait contenté. Mais le réalisateur rajoute toute une série de personnages, souvent escamotés, dont on ne parvient pas à comprendre l'évolution, encore moins l'intérêt. Pourtant, en soi, ce film aurait pu être une merveille. L'animation est en effet de toute beauté. Et c'est la très grande qualité de ce film. On est bluffé par la beauté des paysages, la lumière, les jeux de couleur. Finalement, ce drôle d'ovni pose bien la problématique de l'esthétique du cinéma. Un beau film ne se contente pas d'images même très belles, il faut d'abord une histoire, un scénario. Il est grand temps que les réalisateurs européens se rendent à l'évidence qu'on ne peut pas être metteur en scène et scénariste. Car ce "Psiconautas" aurait gagné à plus de lisibilité et d'explicitation narrative.
    lukeskyf
    lukeskyf

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    3,5
    Publiée le 4 juin 2017
    La réaction des spectateurs après un film n'est jamais l'évidence, parfois injurieuse, ou alors surprenante, et même drôle... Mais si le travail du réalisateur est de mener les spectateurs sur le chemin émotionnel qu'il a bâti pour lui, la réception par le public est soumise à tellement de paramètres différents que le résultat n'est jamais garanti, sans pour autant vouloir dire que le film a échoué dans ses intentions. Cependant, il y a des cas où, lorsque l'on est dans la salle et que les autres spectateurs s'installent, on peut commencer à spéculer sur la façon dont ils vont recevoir le film ; et parfois, il y a des cas où ça ne peut pas louper. Ainsi, installé dans mon fauteuil en train de lire comme à mon habitude avant que le film ne commence, je vois, j'entends surtout un groupe de jeunes personnes s'installer derrière moi. Ils étaient comme n'importe quel groupe de jeunes gens : un poil bruyant mais enthousiastes d'être ensemble. Ils riaient, plein de bonne humeur. Seulement, 1h16 après, lorsque la lumière s'est rallumée, dans le silence qui pesait dans la salle, une jeune femme du groupe en question a alors doucement demandé à ses camarades : "Vous saviez que ça allait être un truc comme ça ?! Moi je pensais que j'allais passer un bon moment devant un dessin-animé..." Car oui, "Psiconautas" est bel et bien un film d'animation qui fait partie de la catégorie des "dessins-animés", par opposition aux films d'animation en images de synthèses ou en volume. Néanmoins, ce film est loin, mais alors très loin de ce que le public trop peu initié appel couramment un "dessin-animé" duquel il n'a malheureusement comme référence que la bonhomie des classiques Disney, ou plus rarement la poésie des studios Ghibli. Qu'on se le tienne pour dit, ce film est dur, comme le souligne d'ailleurs son interdiction en salle aux enfants de moins de 12 ans. C'est une œuvre à part, mais sa puissance et son atmosphère en font un film hors norme et une superbe expérience. L'histoire est celle d'une île qui subit une catastrophe industrielle qui va dévaster le milieu. Les habitants survivant vont alors continuer à vivre tant bien que mal. Certains vont continuer une activité sans but, d'autres vont former des communautés d’extrémistes ; il y en a qui vont vouloir s'enfuir, et d'autres qui vont essayer d'arranger les choses. Déjà l'histoire ne respire pas la joie, mais ce n'est rien à côté de ce qu'est son traitement. Ce qu'on peut rapidement dire sur le film est qu'il est métaphorique. Il se veut une représentation de notre propre société dont les codes ont été plus ou moins détournés et stylisé ; comme la plupart des films d'animation d'ailleurs. Point d'êtres humains ici, place aux chiens, renards, lapins ou oiseaux ; mais là s'arrête la comparaison qui vous vient à l'esprit de penser à Disney et "Zootopie". Le film est sombre et sans concession. Il prend les problèmes de la société actuelle et décuple leur impact émotionnel en se basant sur des métaphores, visuelles ou non, qui entraîne le spectateur dans l'enfer quotidien des protagonistes. Tout ce qui fait la société actuelle semble passé à la moulinette pessimiste du film, du conflit générationnel à l'économie, en passant par le malaise social, les drogues, les forces de l'ordre ou encore une certaine idée du racisme. La symbolique est omniprésente et il est difficile de tout voir, mais visuellement, rien ne semble avoir été fait au hasard. Les métaphores marchent bien, mais elles sont peut-être trop simplistes et évidentes. Le spectateur se prend un discours trop direct qu'il digère plus qu'il n'interprète, qui ne le fait pas assez réfléchir et au final ne l'implique pas assez. L'autre gros problème est le rythme. Le film est clairement trop court et ne laisse pas le temps aux situations de se développer. Idem pour les personnages et je pense que c'était une erreur d'en faire un film chorale, car même si les personnages sont bien travaillé et sont bons, le spectateur n'a pas le temps de s'attacher à eux et donc l'empathie envers eux n'est pas au mieux. Même situation pour les problèmes que le film dénonce. La durée du film ne permet pas au spectateur de ressentir ces problèmes de manière émotionnelle et donc son ressenti face aux événements est moindre. Malgré tout, ce film est dur ! Il transpire le pessimisme et est à la fois sombre et sanglant. Il semble qu'il n'y ai pas vraiment trace du moindre optimisme là-dedans ; ors, pour s’investir autant intellectuellement qu'émotionnellement, l'être humain a besoin d'optimisme, de bien, de la catharsis. Cependant, quand on y réfléchit a plusieurs fois, il y a une once d'optimisme dans ce film, mais sous la forme d'un symbole qui ne saute pas aux yeux et donne sons sens au film : lorsque tout va mal, il faut prendre du recul, retourner à nos racines et la solution arrive. Visuellement, le graphisme de ce film est comme son intention : simple et sans chichis. Le dessin est sobre sans être simpliste et vide, la palette de couleur est volontairement orientée vers le noir et le rouge ce qui sert bien l'histoire, et l'animation est de bonne facture. La mise en scène réussit la prouesse d'avoir fait un film chorale de cette durée tout en gardant une narration fluide, mais le rythme est assez inégal tout au long du film et certaines séquences semblent quelque peu hors propos, comme la présentation du jeune cochon chez lui ou la rétrospective du passif des deux personnages principaux qui est trop expéditive. Au final, « Psiconautas » est un film difficile à appréhender, qui ressemble beaucoup à une œuvre étudiante avec toute la vigueur et toute la frontalité du discours. Malheureusement, le ressenti du spectateur en pâtie quelque peu, et la trop courte durée oblige à un rythme narratif trop élevé qui renforce la sensation de non-implication chez le spectateur. Ça reste cependant un très bon film dont le ton, le visuel et le discours méritent amplement de tenter plus qu'un coup d'œil.
    Santu2b
    Santu2b

    Suivre son activité 100 abonnés Lire ses 777 critiques

    2,0
    Publiée le 18 novembre 2017
    Frappé d'une interdiction aux moins de douze ans à sa sortie, "Psiconautas" est un film d'Alberto Vázquez et Pedro Rivero. De teinte fortement écologique, le film se déroule sur une île complètement polluée, mettant en scène le pouvoir des adolescents face à celui des adultes inconscients. Regarder ce spectacle est avant tout ouvrir une boîte de Pandore. On pense tour à tour à Lewis Carroll, Guillermo Del Toro, Tim Burton ou Art Spiegelman pourquoi pas. Et c'est précisément ce qui fait le défaut de "Psiconautas : être un film beaucoup trop sous influences, sans personnalité. Même la bouille de Birdboy semble prendre ses traits sur "Le Garçon et le monde", film brésilien sorti quelques années plus tôt. Pourtant de courte durée, le film ne tient pas la distance. Après quelques prouesses et trouvailles réussies dans sa première partie, le scénario se met sérieusement à piétiner, sans que le spectateur ait eu droit à son choc fantastique attendu.
    Eglantine L
    Eglantine L

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    4,0
    Publiée le 18 septembre 2018
    On peut dire que Psiconautas est un file d-animation qui à du mérite.L'histoire et très recherché😊,j'aime les personnages surtout l'oiseau,un animé assez violent,qui peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes.Son histoire effrayant est kiffante.
    BigDino
    BigDino

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    3,0
    Publiée le 4 juillet 2017
    L'idée, excellente. Le choix du graphisme rudimentaire peut surprendre pour une production dont le sordide interdit le visionnage par de jeunes spectateurs, mais visuellement ça fonctionne finalement bien. Entre atmosphère glauque, réalité sordide et élan poétique, les auteurs tentent un audacieux pari qui échoue en partie parce que la poésie justement ne décolle jamais. La faute à un sordide martelé et omniprésent? Sûrement. Mais la raison en est aussi que les auteurs ont eu l'intention de traiter trop de sujets, et que la concision empêchant dès lors un trop grand développement, les idées sont traitées trop abruptement et les scènes semblent servir de support à l'idée et non l'inverse. Ainsi le message ne s'inscrit pas dans une intrigue générale, qui en semble d'autant alourdie à chaque fois qu'une réalité triviale et terre à terre et durement assénée prend le pas dessus. Quel dommage.
    JohnnyRV
    JohnnyRV

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    3,5
    Publiée le 30 décembre 2017
    Ce film d’animation est bien évidemment pas pour les enfants. Il est glauque, imprévisible et poétique dans pas mal de ses aspects. Il transmet différent messages plutôt basiques aux spectateurs mais le fait avec une telle noirceur et une telle originalité qu il nous emporte. Dommage qu’il n’est pas plus été distribué dans nos salles françaises.
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