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Another Day in Paradise
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Another Day in Paradise" et de son tournage !

Grand Prix au Festival de Cognac 1999

Another day in paradise a remporté le Grand Prix du Festival du Film Policier de Cognac 1999.

Pourquoi 5 ans après "Kids"

"Après que Kids est sorti, les propositions ont afflué", précise Larry Clark. "Il s'agissait essentiellement de films d'adolescents assez mauvais, déjà même au niveau du scénario. Il y avait également des projets plus intéressants. Des films produits par les grands studios hollywoodiens, mais ces cadres m'en interdisaient le montage final. Pas question que j'abandonne le "final cut" à d'autres mains que les miennes. Un beau jour, quelqu'un m'a envoyé le manuscrit du roman d'Eddie Little (...). J'ai aussitôt ressenti la profonde nécessité de le porter à l'écran. Pourquoi cet empressement ? Parce que ce récit me donnait la possibilité de retourner vers mon passé, de feuilleter quelques pages de ma propre existence à travers l'histoire de personnages fictifs."

Les origines du film

Another day in paradise est le pendant cinématographique du poème Tulsa, un essai photographique sur les délinquants aux Etats-Unis entre 1961 et 1972. Mais l'origine du film est un manuscrit, non publié, écrit en prison par un inconnu : Eddie Little.
"C'était un terrain que je connaissais, qui m'était familier", indique Larry Clark. "J'ai senti immédiatement que je connaissais Eddie sur le bout des doigts. Il aurait dû être mort depuis des lustres mais ne l'était pas (...). A la lecture du bouquin d'Eddie Little, j'ai vu défiler mes années de jeunesse. Instantanément, je me suis senti en phase avec cet univers, avec le style d'existence des hors-la-loi, des marginaux qui arpentent l'Amérique d'Est en Ouest, du Nord au Sud. Bien sûr, il existe énormément de films sur le sujet, amis je ressentais le besoin de donner mon point de vue, de brosser mon propre tableau de ce thème, d'y apposer ma signature. En fait, je voulais me distinguer de mes prédécesseurs dans ce domaine en collant au plus près à la réalité."

Vincent Kartheiser ("Bobbie")

Natif du Minnesota, Vincent Kartheiser a fait ses premières armes au théâtre, où il a notamment fait partie de la distribution de Henry IV et Henry V de Shakespeare, au prestigieux Tyron Guthrie Theater. Au cinéma, il s'est fait remarquer dans Alaska de Fraser C. Heston, L' Indien du placard de Frank Oz et Coeur sauvage de Tony Bill.

Natasha Gregson Wagner ("Rosie")

Fille de Natalie Wood et du scénariste Richard Gregson, belle-fille de Robert Wagner, Natasha Gregson Wagner triompha en 1998, au Festival de Sundance, dans First love, last rites de Jesse Peretz.

Censure

L'action du film se situe dans les années 70. Une courte scène d'introduction évoquait l'époque et la guerre du Viêt-nam... Elle a dû être coupée à la demande de la commission de censure américaine afin que le film puisse être classé "R" (r : "restricted", qui interdit le film aux mineurs de moins de 17 ans non accompagnés) et non NC-17 (interdiction aux mineurs et refus des chaînes de télévision et de la presse écrite d'en faire la promotion).

Larry Clark ne se laisse pas faire

Durant le tournage, Melanie Griffith et James Woods, familiers d'une certaine discipline hollywoodienne, avaient tendance à expliquer à Larry Clark comment opéraient les autres cinéastes. "Je leur répondais systématiquement que je m'en fichais complètement", dit ce dernier. "Les réalisateurs pensent en termes techniques de réalisateur. Pour ma part, je raisonne en libre artiste. (...) J'agis seulement en fonction de mon instinct, en fonction de l'histoire que je raconte. De tous les interprètes d'Another day in paradise, James Woods s'est montré le plus à l'aise avec cette liberté imposée. Il excelle à cet exercice, il adore. Pour les autres, ce fut d'abord un handicap. Dans l'improvisation, il faut savoir prendre des risques, se faire à soi-même confiance. S'abandonner à ses pulsions."

La motivation de James Woods

La passion de James Woods pour le sujet et son talent ont convaincu Larry Clark qu'il représentait le choix idéal pour Mel. L'acteur fut intéressé à ce point par le projet qu'il s'impliqua dans la production du film. "J'ai réellement admiré le premier film de Larry", déclare James Woods. "Il a un regard juste et anticonventionnel qui sait capter la vérité. Le script d'Another day in paradise rend compte de la réalité de la vie marginale, autant de sa brutalité que de son humour, et je savais qu'il ne deviendrait pas l'un de ces films mensongers qui la glorifie. Quand j'ai lu le script, j'ai su qu'avec Larry comme réalisateur, cela deviendrait un film passionnant".

Filmer la violence à l'état brut

"La façon dont la violence est habituellement montrée dans les films n'a rien à voir avec la réalité" dit Larry Clark. "Dans la vie réelle, la violence est très brusque, très intense." Le producteur Stephen Chin confirme : "Beaucoup de réalisateurs choisissent délibérément de styliser les choses que les spectateurs pourraient trouver choquantes, comme la violence et la drogue. Larry vous les livre avec une pureté et une franchise qui les rendent dévastatrices".

Ambiguïté sur l'époque et le lieu

Situé "quelque part" dans le Midwest américain, Another day in paradise entretient une ambiguïté volontaire sur les extérieurs. De la même manière, l'époque où se déroule le film est ambiguë. Larry Clark a en fait voulu un film moins précis sur les extérieurs et l'époque que sur les personnages, les circonstances qu'ils traversent et les conséquences sur leurs vies.

L'utilisation de la musique

L'utilisation de la musique dans Another day in paradise est nouvelle en ce qui concerne le genre policier. Alors que les films représentatifs du genre utilisent une partition lourdement dramatique pour accroître la tension, Larry Clark a préféré s'en tenir à un choix rigoureux des amateurs de blues et de gospels issus du Sud profond, particulièrement de l'Alabama et du Tennessee dans les années soixante.

Une scène pour Clarence Carter

Le producteur Stephen Chin a retrouvé Clarence Carter, un des derniers grands chanteurs de blues de l'Alabama, et l'a convaincu de se produire dans une scène du film spécialement écrite pour lui.
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